lundi 18 février 2008

Une conteuse à Toulouse A la MJC Pont des Demoiselles



pour rendre visite à ce joli visage mutin, une conteuse qu'elle ne connaît pas. Contes en pyjama : j'ai moi-même emmené ma chemise de nuit et mes chaussons d'argent. L'heure est à la tisane : 19 h. J'arrive en avance : elle installe son décor en compagnie de quelques animateurs du lieu -deux sont du Mans : y a plus de rennais, ya plus de toulousains.... je plaisante, sourire- Je me présente et en deux temps trois mouvements j'apprends que les Sybilles -Sybille est son prénom- sont des oracles : autant pour moi. L'un de mes personnages s'appelle ainsi mais je ne connaissais pas la référence. Ce qui me plaît, ce sont les deux rouleaux de prés verts étendus sur le sol ; les deux gros pochons d'où elle sort, le geste auguste, coussins de couleurs étoilés et doudoux divers. Les lampes de nuit qui projettent des dessins animés ; son rideau de fond qui miroite doucement ; son trône or et rouge ; quelques fleurs et marionnettes indiennes ; sa voix avec micro je crois ; son entrée en matière un peu moins mais elle fait rire les enfants et prétexte leur sagesse ; ses histoires ; celle de Palestine Marrouské -je me trompe peut-être- ; celle d'Afrique, du Baobab blessé et au cours de celle-ci la jeune enfant de moins de deux ans qui déambule en prononçant comme une gourmandise baO baB bA ObAb BAOBaB ; la dernière, jamais dite par moi, mais peut-être l'une de mes préférées : la petite sirène d'Argentine : parmi le petit public, au cours de celle-ci, la même enfant qui se promène seule au monde : elle se prend et mime la vague. Nous sommes tous ailleurs : les adultes ont le sourire aux lèvres : ils flottent. Je me demande si ce n'est pas nous qui prétextons les contes pour les enfants pour les écouter de nouveau et même en découvrir d'autres ; ah les enfants, merveilleux prétextes. Ah la jolie voix cristalline de Sybille -marionnettiste aussi- son joli costume coloré et miroitant, et ses belles mimiques et cette façon de devenir l'un des personnages puis tout aussitôt celui qui suit. Théâtral mais en accord avec la scène. Et le tout grave, joyeux, grave, vivant, tendre, souriant, émouvant. Et le petit verre de tisane. Pour en savoir plus sur Sybille : La Ch'tite Bohême Cie - contact : sybille-bligny@wanadoo.fr Ce qui me plaît : cette jeune maman aux longs cheveux bruns qui entre avec ses deux garçons et avec laquelle j'échange conversation. La colline de Fourvière soudain apparaît dans la pièce. Nous nous retrouverons. Secret entre nous : chut, aujourd'hui, c'est fait : vive le net.
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