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samedi 5 novembre 2016

Atelier conte d'ici et d'ailleurs contes des cinq continents. Parce qu'il fallait une thématique.

Mais pourquoi pas, puisque c'est celle que j'ai professionnellement choisie en comprenant, à force de me l'entendre dire que "je n'étais pas d'ici" ????

Mais revenons à la reprise des ateliers.
L'un, le lundi, sera "bijoux - j'ai travaillé un an auprès d'une créatrice- 
L'autre sera "Contes d'ici et d'ailleurs, des 5 continents" 
Quel public a choisi, sauf exception, de faire cet atelier : 
11 filles et deux rêveurs, pourraient dire certaines sachant que ce sont deux garçons. Ils me font plaisir ces gamins et je ne peux m'empêcher de penser à Jean-paul Gauthier. Je l'ai entendu expliquer que s'il est allé vers la création, c'est parce que sa grand-mère lui demandait de regarder les nuages et d'aller derrière les nuages. "Imagine, ce ne sont plus des nuages, qui sont-ils ?" Et il rêvait.
L'une des enfants ne semble pas avoir envie de participer à l'atelier. Elle fait la tronche, c'est évident. Elle vient me dire qu'elle n'est pas contente, qu'elle ne doit pas être avec moi, que le conte ça ne lui plaît pas.
Je pense "mais pourquoi pas" Et je la rassure : "Tu as raison de me le dire, mais tu es sur la liste, alors tu n'as plus le choix, tu dois rester avec moi et je veux bien te garder mais à une seule condition." 
L'air à l'envers elle me demande laquelle
"D'ailleurs la condition ne vient pas de moi, elle vient du Conte"
Elle répète un bout de ma phrase toujours décomposée. : "du conte ?"
"Oui, le Conte n'aime pas les Troncheurs." 
Tous les enfants, ensemble ou presque, me demandent "ça veut dire quoi les "troncheurs" ?
"Les troncheurs sont ceux qui font la tronche. Le Conte dit que faire la tronche, c'est pas joli, le Conte n'aime pas ça, il préfère "les joyeurs" Je me tourne vers l'enfant "As-tu envie de faire la tronche jusqu'à Noël ? puisque nous allons nous retrouver jusqu'à Noêl chaque semaine ? Si oui, tu ne restes pas avec moi et c'est moi qui ne te veux pas ?"
Elle me sourit et me dit "je reste"*
Je les regarde tous : "Donc, chaque vendredi vous deviendrez tous, garçons ou filles des joyeurs, on est bien d'accord ?" Tous hochent la tête en riant. "Ok, moi aussi, je suis un Joyeur"
Jeu de balle pour se rappeler nos prénoms (surtout moi)
Ensuite petite question banale : parmi tous les contes que vous connaissez quel conte préférez-vous ? ça fuse "Cendrillon, La princesse au petit pois, Shavko" Tiens, un conte Russe, ce n'est pas pour me déplaire.
Courte conversation 
"Qu'est-ce qui te plaît, Aline, dans Cendrillon ?" La gentille fée, sa baguette, les jolies robes" 
"Oh bé pas moi, c'est justement pour ça que je préfère la Princesse au petit pois" 
"Alors Camille qu'est-ce qui t'attire dans La Princesse et le petit pois ?" 
"C'est qu'elle n'est pas une princesse ordinaire !" tiens tiens ce n'est pas une princesse ordinaire.
"Et toi Auguste qu'est-ce qui te plaît dans Yashko ?" 
"Ce sont ses aventures" 
"Nous en diras-tu une ?" Là, tollé général 
"On pourra en dire ?" 
"Bien sûr" 
Et là une bonne partie des enfants m'a regardée, pétrifiés.
Je feins l'étonnement "Qu'y a-t-il qu'est-ce que j'ai dit, j'ai dit une bêtise !" 
"Non Lania mais mais...(hésitation) on sait pas trop encore lire ?" 
"Quoi vous ne savez pas encore lire ! (bien sûr je fronce les yeux et la couleur noire de ces derniers, puis j'éclate de rire et jubile 
"C'est parfait, vous n'avez pas besoin de savoir lire pour écouter et pour dire ! Vous n'avez que besoin de voir avec vos oreilles : sachez-le vos oreilles aiment aussi voir" 
C'est la stupéfaction sur les visages. Bien entendu vous avez deviné ce sont des nouveaux, des petits, des CP, des petits choux. Ils sont adorables. Et en plus ils me reconnaissent : je les ai eu en maternelle il y a deux ans. Et ils s'en souviennent.
Autre question banale : "Y en a-t-il parmi vous auxquels les parents ou les frères et soeurs disent qu'ils parlent trop ou qu'ils les saoulent ?"
Le devinez-vous, ma petite opposée, ma petite "troncheuse", lève le bras encore plus haut que les sept autres.
Et moi je pense "quel dommage que les parents ne sachent pas écouter leurs enfants" J'ai écrit ça moi... heu non... faites comme si je ne l'avais pas écrit, je n'aime pas raturer, j'efface pas.

Sachez qu'ainsi, de comportement en réponse, nous avons fini l'atelier en compagnie de la délicieuse chanson intitulée Tibo et composée par Gérard Hecquefeuille (KliKez et vous le et la découvrirez) et de Steeve Waring avec son célèbre "Le matou revient" que je raconte comme un conte, tout en chantant le refrain. Bientôt je les invite à devenir tous ce chat si vivant qu'ils le théâtralisent. Je pousse un cri, car ils ont tous l'air "effrayants" et qu'ils m'effraient pour de vrai. Ils se marrent bien. Moi aussi surtout parce que pas un seul n'est à l'écart. Et surtout pas l'enfant qui m'a dit qu'elle n'était pas capable d'écouter sans bouger. Du coup j'ai proposé à chaque enfant qu'on l'autorise à déambuler. Elle n'en a rien fait. Elle est restée cool calme tranquille et est devenu Matou comme tous les autres. Sans faire de bruit, sans se distinguer de quelque façon que ce soit sauf par l'adhésion au groupe. Un bel et bon moment pour redémarrer.


Le portable sonne. C'est le moment de nous séparer. "C'est déjà fini ?" "ça vous a plu ?" Tous des Joyeurs (peut-être même plutôt des Joyors, j'y pense)

dimanche 25 septembre 2016

Randonnée contée à Montreuil Le Gast avec Annie Gossmann et Lania

Bonjour


Sous un soleil de juillet en septembre la randonnée a été faite dans le cadre de l'Association Rennaise "Les Tisseurs de Contes" Ce fut un plaisir de rencontrer un public disponible et des oreilles de qualité aimant autant rire qu'écouter. Rien n'a manqué : des cailloux, à la vache, au pré.... rien.

De la cloche née en 1953 et honorée ce jour d'un canon bellement entonné du haut des escaliers de la nouvelle Mairie  de Montreuil le Gast inaugurée la veille, très récemment (précisément, la veille de la randonnée) au double petit pain chaud et sucré de Monsieur Larroque le Boulanger de la place des Cornières, celle d'un joli village du Sud-ouest, aujourd'hui obtenu en 3D, le moment fut un fameux "road-contie"

 Je crois pouvoir l'écrire. 
 Annie Gossmann, qui pour l'heure se cache derrière cette meule étonnante, pourrait dire de même.
Une étape étonnante : cet arbre n'est-il qu'un seul et même arbre ou deux (en 1) Les deux possibilités me font rêver. La croix voisine a fait apparaître un rossignol qui égrenait ses trilles. Le moine qui s'occupait de ses rosiers dans le jardin du monastère, intrigué l'a écouté, puis suivi..... Légendaire : Wanted : parti à la recherche du rossignol est-il vraiment revenu au monastère ?
D'un accord commun les conteuses pensent que la randonnée à Montreuil le Gast cet après midi fut un plaisir.  A tous et à chacun, chacune un grand merci, harpiste Morgane et Organiste de Barbarie Sylvain aussi (Manivel'Swing")

mercredi 18 novembre 2015

Anniversaire avec Lania : magies du verbe. Parole hypnotique.

Les photos le prouvent. Lania, conteuse, raconte une histoire et ceux qui l'écoutent lui obéissent sans savoir pourquoi.

Pourquoi justement ?

La soirée est forcément rieuse.

Mais que fait-elle, que va-t-elle faire de nous ? 
Même les plus sceptiques ont le sourire.
 Vous avez dit Forge ? Quelque part en Ille et Vilaine
 Semblançay du côté de Tours, festival de la Pomme de Terre
Artiste Assoiffé - Bar de Rennes -

Contes en 3D relaxation comprise, une spécialité de la conteuse.
Voulez-vous la joindre : 07 70 34 90 72 - lcomlania@gmail.com

samedi 5 septembre 2015

Vent, vent oh la la quel vent !

mardi 30 juin 2009

Il était une fois

Sur le balcon d’une grande ville une petite Nina jouait avec son poupon. 
Soudain crac, le bras tombe. 
Pauvre poupon mais heureux le bras.

"Au revoir petite Nina, A moi les voyages, à bientôt"
Puis il réfléchit "Partir oui, mais comment ?"


Une voix dit "T'inquiète, je m'en occupe"
C'est Vent qui a parlé. Lebras laisse aller ! "Si tu le dis, d'accord Vent, je te suis !"



Le Vent saisit LeBras et hop là il l'emporte mène
mène-mène, tourne-mène-emporte-mène l'emporte.....  
surprise jusqu'en haut du plus haut des immeubles rennais, l'immeuble blanc diamant dit "les Horizons" 
hauts 
Là-bas tout là bas, tout au bout des étages il y aune terrasse et une fontaine. Sur le rebord de la fontaine  une enfant y tourne-danse et danse tourne, et tourne tourne danse danse, dans sa jolie robe blanche. danse-danse et tourne-tourne les bras hauts levés
Lebras admire l'enfant qui danse sur le rebord de la fontaine dans sa robe blanche. 

Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, 
mène-mène, tourne-mèn, mène-emporte-mène 
Lebras sur la pointe de... de... de la montagne Himalaya


Lebras a le nez au frais et les joues rosies. Il se penche et découvre Le Gange, le plus célèbre des fleuves indiens. Le Gange  descend des neiges éternelles, il saute de rocher en rocher puis file, paisiblement, à travers les plaines pour s'unir en delta à l'Océan


Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, 
mène-mène, tourne-mène, emporte-mène 
Lebras jusqu'au dernier étage de  Miss Toureiffel la jolie parisienne


Lebras  n'hésite pas. Lebras demande un baiser à la jolie demoiselle.
« Belle, belle demoiselle, joliment tête en l'air, donne-moi un baiser" dit Lebras.
Miss Toureiffel rit et se penche. Elle dépose un baiser de feu de fer sur la joue cramoisie de Lebras.
"Merci beaucoup Miss Toureiffel"et Lebras regarde le tout Paris « C'est beau ici »
Miss Toureiffel lui fait un cligne-l'oeil. Mais pas le temps de répondre.

Déjà le vent s'en mêle, hop là, 
mène-mène, tourne-mène-emporte-mène, 
Lebras, s'en va loin très loin, plus loin, 
au-delà du tout au bout de  l'Océan Atlantique, dans le port de New-York.
Il atterrit sur la main de la statue de la Belle et Verte Liberté


"Bonjour, petit Français de Paris" dit la belle femme apaisée, "Chatouille-moi s'il te plaît il y a longtemps que je n'ai pas ri" 
Bzizzzzzze, guili-guili les chatouilles enchantent la belle dame verte.

Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, 
mène-mène, tourne-mène-emporte-mène 
Lebras s'envole et atterrit 
sur les hautes terrasses du Machu Pichu.

C’est un exploit. « Ha ha ha hi hi hi ainsi rit Pachamama la déesse de la Terre, Ha ha ha hi hi hi elle rit. 
"Ho c'est haut ici, j'ai le vertige" dit Lebras 
et il descend les escaliers 
il descend les escaliers les escaliers qui n'en finissent pas de descendre il les descend tout pentus qu'ils sont. 
Les rires s'éclatent d'un roc à l'autre. Dans la vallée profonde ils se répercutent. Valse d'échos jamais éteinte. 

Déjà le vent s'en mêle, hop la, 
mène-mène, tourne-mène-emporte-mène 

et Lebras s'envole et atterrit au bord des chutes du Niagara.
Un petit escalier descend le long de la roche. Attentions "marches glissantes" : ne pas chuter.  Les chutes font un bruit très puissant. Le bruit s'amplifie. Les oreilles se bouchent. Les cheveux prennent la douche, le visage s'humidifie. Lebras enfile l'imperméable jaune et son petit chapeau jaune. Lebras il monte dans le petit bateau qui danse sur le bouillonnement, moussu comme bière blanche, de l'immense et haut rideau d'eau. 

Mais déjà le vent s'en mêle, hop la, 
le mène mène, le tourne-mène-emporte 
et Lebras s'envole et atterrit sur le balcon de Petite Nina.

"Maman Maman" dit la petite Nina, "mon poupon a perdu son bras !!!" . 
"Qu'est-ce que tu racontes, Fiyette, ton poupon est dans tes bras" dit sa maman. Tel qu'il est, il est tout entier et il veut se remettre à jouer" 
Fiyette ouvre les yeux, Elle baille à tout va, comme un lion.
« Ah ah ah ah  comme j’ai voyagé dans les airs, si tu savais Fiyette ce que j’ai vu !"

« Qu’as-tu vu Poupon, dis-le moi ! »

« J’ai vu à Rennes
La haute tour blanche des Horizons
J’ai vu au Tibet
Les hauts sommets de l’Himalaya
J’ai vu à Paris
la belle Tour Eiffel
J’ai vu à New York
La statue de la Liberté
J’ai vu au Pérou
Les terrasses du Machu Pichu
J’ai vu du lac Erié
Les chutes du Niagara
Et je tai vu Toi
sur ton Balcon Nina
« Crois-tu que j'ai vu tout ça Nina ?
"Pour le balcon je sais que tu l’as vu Fiyette, tu es même dessus. Pour le reste toi seule sais, quant à moi qui ne sais pas, je sens que je vais savoir !" 
Et Fiyette raconte. 
Voilà, c'est fait. 
Et ri ri, la petite souris a tout pris. 

Et ri ri, le conte finit ici.


Tout petite histoire du jour : 5/09/15
Sur la dalle de Villejean Lania  a trouvé une jambe tout en entier, visiblement abandonnée. Presqu'une histoire vraie !
Le conte est tout, le conte est rien
la mensonge, le vérité
vous invitent à rencontrer
c'est fait.