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lundi 31 mars 2014

Hasard ou pas....Hasard me mène-t-il ? Malmenée il me mène emmène, je le suis.

Mais lequel mène l'autre ? 
Un premier rendez-vous, un second rendez-vous. Ce début de semaine est administratif. Le timing est lancé, cependant fin du timing, sur une interpellation inattendue. Hasard s'y met-il. met un terme au timing. Il y a le hasard. "C'est pas vrai, c'est toi, super, comment vas-tu, tu as quelques minutes ?"
Tiens pourquoi ne pas répondre "oui".
 "Oui" est réponse. Et nous laissons aller, d'un commun accord, cette matinée qui s'annonce si belle. Elle est ensoleillée.
Nous traversons la ville. Direction le parc du Thabor. 
La bonne idée c'est surtout d'y pénétrer par la rue de Paris. Depuis la rénovation de la cascade et des fontaines, le premier regard, la première écoute sont idéalement idylliques. Nous sommes toutes deux, tout sourire.
Et nous nous étonnons00. Et, tant nous sommes naïves dans notre enthousiasme, nous le communiquons à une visiteuse qui découvre le parc pour la première fois. Elle vient du Morbihan. Elle est de passage. Chacune son chemin. En haut de l'escalier : séparation.

Mon amie prend des photos, jet d'eau dans feuillage, noisetier africain, grand comme un baobab, Rire. Porte vers le Monde du Milieu. Pour rire nous traversons la petite passerelle aux airs asiatiques. Pour rire j'étreins Dame Nature, par l'intermédiaire du tronc singulier qui s'offre à nous. Chacune son imaginaire : pour elle le tronc devient trône. Nous passons devant la cascade. Photographie. Je rejoins le petit pont qui culmine tout en haut de la cascade, par l'escalier aux marches début XXe. Photo. Mais toi aussi je te prendrai. Je rebrousse chemin dans l'escalier et nous nous croisons à l'exact endroit où il y a quelques temps, un petit rossignol m'avait charmée de son chant.
Nous poursuivons la promenade. Nous rendons hommage au barde breton Glenn Mor, http://www.glenmor.net/autour_de_glenmor.php remarquons deux oiseaux rigolos, retrouvons la promeneuse, enchantée par la beauté du parc : elle lui rappelle le parc de Montsouris de Paris. Petite conversation à propos de l'époux de la dame en résidence à l'hôpital. Elle s'en excuse et nous remercie de l'avoir extraite de ses soucis. "C'est le vent actuel chère Madame : le temps est à la parole partagée". Elle rit. Nous nous séparons pour nous rendre à la volière. Mais bien sûr, Giskan, photo pour le buisson rouge ardent, derrière le banc bleu. 
Nous nous installons face à la volière : c'est merveilleux. Les perruches sont en agitation printanière. Tantôt le perchoir est couvert de perruches bleues dont une seule, ou guère davantage, verte. Le temps d'une distraction vrououououou un envol bleu se déplace sur le second perchoir. Je me demande toujours comment on peut croquer les oiseaux : ils sont sur le départ à tout moment. 

Par contre, qui voilà donc, qui se pose, arrogant, sur la brouette verte ? L'ami rouge-gorge ! Nous promet-il un p'tit rafraîchissement ? "Il vient pour toi" me dit mon amie, "regarde dans ta poche si tu as de la monnaie, moi je n'en ai pas !" précise-t-elle désappointée mais rieuse. Devant ma tête elle ajoute "J'ai toujours entendu dire ça !" Je regarde, je possède trois pièces jaunes. "Tu vois, je te l'ai dit, il est passé pour toi et tu vas obtenir de l'argent !"- Argent, grenat, ces six lettres m'ont toujours faite rêver, rêve ma belle.

Facile de rêver, puisque une ribambelle d'enfants de moins de trois ans se présente bientôt. Trop marrant. Leurs assistantes maternelles sont attentives. Il y a pourtant le petit de deux ans qui montre déjà son esprit aventureux. Il n'a pas oublié son véhicule tout terrain : une poussette de poupée. Son air sévère, son insistance pour tirer les roues des embarras créés par le gravier me rendent admirative. Un grand  BOUDCHOU ce petit. 

Nous quittons la volière mais je ne résiste pas à à me présenter auprès des charmantes Assistantes Maternelles [l'ARAM http://www.arram35.fr/] 
Propos, le conte, les comptines, les histoires, les chansonnettes... à bientôt. Oui, j'ai une carte. Oui, aussi, je pratique la visualisation. A votre disposition, pour les deux sujets. Séance individuelle ou collective. Pour le conte "Au Pays de Boudchou" et ses nombreuses péripéties, ou le Voyage Immobile tous deux par le 07 70 94 90 72 si vous le voulez bien. Pour obtenir d'autres informations ou connaître ma voix en direct.  Alors... à bientôt.
Nous sommes allées rendre visite aux oies, canards, coqs et poules et peut-être même bébé dindon -ma foi, nous nous posons encore la question : dindon ou poule étrange. La roseraie traversée, il est temps de nous séparer et de ramener nos pénates là où 
Hasard n'avait pas décidé de les ramener.

jeudi 27 mars 2014

Les hasards du 27 mars

Un ronronnement lancinant, des silos monstrueux, une place disparue. Je me dépêche d'échapper au chantier. 
Des bijoux, un piano, des séchoirs.... l'étonnante cohabitation du lieu me laisse perplexe. Et je me dis hum hum... à revoir. 
Un interlocuteur dévasté, qui ne tient pas debout, qui bafouille. De quoi douter de ses réponses. Je quitte les lieux bousculée. 
Heureusement, la vision à revoir est discutée et finit par "un à ce soir : on poursuivra la conversation"
Du coup, le pas léger, la place évitée, je choisis, de découvrir l'habillage de la vitrine de mode. Je parle de l'habillage de la vitrine, pas de celui des mannequins. Mais le premier souligne bien le second. De loin déjà, l'attirance joue. On s'approche. Une réussite.  Un régal. Au ras du sol une symphonie. La décoration est tout, sauf banale, cela fait plusieurs fois que je la remarque si bien que, curieuse, je la place sur mon trajet, dès que je peux. Plus qu'intéressante, véritable acte artistique, loin de toute facilité, elle est plasticienne. 
On pourrait la dire simple. Pas si simple. A vue d'oeil une seule tache vert printemps, ponctuée d'une écharpe rose ou orange ; rapprochons-nous, soyons folles, des milliers de petits pots de tulipes chacune pliée façon origami. Vert, rose, orange, une triple dégustation tonique. Quoi de plus beau par Rennes chargée de gris sous bruine brestoise que cette pacifique armée de fleurs,  flowers,   floras, blüme, цветок, kwiat, しょじょせい, 贞节(性). 
Pas de photo, restent ces mots qui pourraient bien donner envie, à vous aussi, d'y aller voir ? 
En matière de vitrines rennaises il en est une autre que j'aime bien découvrir à chaque changement de saison, passé Pâques, ou passé Noël, départ ou retour de vacances. Pour l'admirer je n'ai pas besoin de changer de trajet. Il me suffit d'attendre le Bus. Je sais qui la monte.  Et je me régale de sa délibérée naïveté. Oui, j'écris enfance. 


Et, jamais deux sans trois, une troisième vitrine. 
La troisième vitrine m'oblige à détourner mes pas, pour filer rue Saint-Louis et la retrouver. Elle est audacieuse, elle a de la personnalité, elle porte un nom, elle s'appelle "La minuscule galerie". Une grande, qui a une marraine, que nombreux lecteurs et lectrices connaissent. J'ai cité, "La Librairie Planète IO". Allez-y, elle aussi est une séductrice. A bientôt, ... à m'en parler.  


mercredi 26 mars 2014

"Alors j'écoute" Petit billet du jour à propos du jour d'hier 25 mars

Il faut faire attention aux petits signes, se tenir à l'écoute, être réceptif ainsi doit-on être à l'écoute du monde. 
Alors j'écoute. 
Ces enfants de moins de trois ans, qui s'offusquent alors qu'ayant remarqué deux trois fourmis sur le sol, clac, j'en écrase une. Petite fourmi, grande honte, je n'oublierai pas leurs yeux effrayés autant qu'étonnés. Plus jamais mais jamais et toujours sont deux mots beaucoup trop longs.
Alors j'écoute.
Cette amie qui me joint et qui passe quelques journées dans un hôtel, dont on dit qu'il est forcément hospitalier : et c'est vrai. 
Je n'irai pas les mains vides. Je lui pose la question. Autant lui faire plaisir. Sa réponse me fait rire. Je la répète. Des bonbons  ALOCIR ? Elle illustre son désir "Cela fait quatre jours que je n'ai pas mangé, qu'au moins je puisse les sucer !" Sa réponse la fait rire. J'entends son sourire à l'oreille. 
Des bonbons ALOCIR elle a eu, et à la violette aussi. 
Quand j'ai remarqué ces derniers, je n'ai pas pu m'empêcher. Toulouse est un des liens qui nous rapprochent. Elle avait dit aussi "des revues". Des revues elle aura. 
Et dans la foulée, parce qu'elle est sous mon nez et que je ne l'avais jamais remarquée, une mise au carré sur l'avenir intitulée "poil à gratter". 
Quelques heures plus tard me voilà devant le complexe hospitalier. Une ville dans la ville. Des parcours colorisés pour ne pas se pommer. J'emprunte le sien, le bleu. Et soudain j'entends mon nom de conteuse. Je m'étonne. Depuis combien d'année ne suis-je pas venue ici. 
Alors j'écoute. 
J'apprends donc que ce grand et beau jeune adulte, fils d'une amie, fait un séjour dans ce lieu pour insuffisance rénale. Nous échangeons quelques propos, lui parle de ma nouvelle activité. Il m'apprend que c'est super, qu'il connaît et qu'il apprécie beaucoup. "La porte est ouverte Noé, n'hésite pas, j'ai besoin de cobaye" 
Et je m'éclipse. En me questionnant sur la probabilité que j'avais à le rencontrer ce jour-là ? 
Peu après je me retrouve devant des ascenseurs dont les portes coupe-feu ne sont pas pour me rassurer. Où sont les boutons d'étages ? Me voilà perplexe et ça se lit sur mon visage. Je pressens que certains vont me proposer de l'aide. Oh la honte, ne pas savoir prendre un ascenseur. Heureusement, l'un d'eux s'ouvre et un représentant en blouse blanche bloque la porte. Ouf, je triomphe d'un grand merci en comprenant où sont les fameux boutons.  
Un étage plus loin  la mer souffle ses parfums iodés. Le bon couloir s'offre à moi, tel un promontoire bienvenu, puisque la chambre de cette amie sera la dernière. J'y plonge. 


Nous voilà dans un petit "salon" Dommage, pas de banquette pour faire faire une relaxation. Je n'aime pas la position sur une chaise, sauf urgence. Chance, il n'y a pas. Malgré ce tuyau "qui lui pend au nez" lui donnant de profil une allure "éléphantueuse", mon amie est rieuse. Bientôt elle prend connaissance de mes achats. 
Alors j'écoute 
Son éclat de rire en découvrant le carré poil à gratter. Le regard que nous échangeons tient de la connivence. Souvenirs accentués. A ce nom, naît illico dans nos esprits, cette baie que les garçons -du sud-ouest of course- ouvraient devant les filles avec un air de "connoisseurs" : alors elles déguerpissaient. Et ils les poursuivaient, pour glisser dans leurs dos les fameux poil à gratter du cynnorrhodon. 
Ah les prédateurs. Ils étaient morts de rire, à l'idée de voir les filles se gratter, jusqu'à se déshabiller pour se gratter davantage. Ah ah ah la bonne blague dont mon frangin se régalait. La baie du cynnorrhodon se nomme aussi "gousson" : ah ah ah "goussons-nous davantage" 
D'où le lien à linker. .  
Elle rit deux fois plus en montrant l'illustration. Un chat, prénommé Fripouille. Elle commente "c'est fou ça, mon chat s'appelait Fripouille" aussi.   Silencieuses mais rieuses, nous nous questionnons sur la probabilité qu'elle avait de faire cette constatation là. Et moi j'éclate de rire parce que je sais que le hasard nous interpelle et que surtout c'est une scientifique. Aucune fusion entre nous mais bien des échanges sympathiques. 
Quand je la quitte, je me dis que plus jamais nous n'achèterons de pastilles à la violette ; qu'il n'y a pas que les enfants à apprécier les couleurs ; que les ordinateurs certes, outils intéressants, sont à ce niveau-là, bien envahissants ; et que je n'ai aucune envie de me retrouver un jour dans ces lieux. Je prends une décision de nouvel an. Courir chaque jour que le créateur me propose. 
Pour finir à propos du hasard ou des probabilités. Dans l'une des revues que je lui ai apporté, on parle d'une jeune illustratrice de 35 ans et de son premier ouvrage nommé "Serrez sardines". Quelle probabilité y avait-il pour que  je découvre à la fois cet ouvrage, lu à deux délicieuses petites filles l'après midi même, dans le cadre de Lire et faire Lire, et l'article sur sa dessinatrice. 
J'écoute... votre réponse. 
Bonne dégustation à tous et toutes par Toutatisseuh !

samedi 19 février 2011

Le gros Sultan et l'Oiseau impertinent -3ème-

Plumé bien plumé l'Oiseau et toujours chanteur. Car il chante encore. Il dit "J'ai toujours de la chance, . Je voulais être douché et on m'a douché et même massé. Il est gentil le Sultan qui fait pour moi comme pour son enfant ! Merci Sultan"

Le Sultan en a assez de cet Oiseau qui chante. Il ne veut plus l'entendre et il interpelle le cuisinier "Cuisinier fais donc taire cet oiseau de malheur !"
Le cuisinier ne s'est pas gêné. Il s'est adressé à l'oiseau "Sale Oiseau de malheur qui ne veut pas cesser de chanter, regarde un peu comme je vais t'y obliger" Et sur ce faut voir comme le cuisinier lui arrache ses dernières plumes ; faut voir comme il lui brûle ses derniers duvets ; faut voir comme il étire sa gorge et lui fourre-enfonce, de ses doigts boudinés des tronçons de fenouil, des baies de genièvre, des morceaux de piment, des baies de raisin, des épices, du cumin jusqu'au dernier bouquet parfumé, au thym-laurier. Fourré jusqu'au silence !!

Quelle erreur. L'Oiseau fourré, plumé, ébouillanté, décapité continue de chanter "Je suis chanceux, me voilà parfumé, lotionné thym-laurier. Sultan tu as bon goût. Tu dois avoir bien faim !"

Le Sultan l'entend. Il hurle "Cuisinier fais-moi taire cet oiseau de malheur, sinon..."

Sinon ? Le cuisinier n'hésite pas, il attrape l'Oiseau et le jette-plonge dans une marmite où chauffe un bouillon déjà fameux.

Ouf, l'Oiseau se tait. Le silence est réconfortant.
C'était trop penser.
L'Oiseau mijotant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité se remet à chanter. "Quelle chance, me revoilà au hammam. Hum Sultan comme il sent bon ton bouillon, comme il me plaît ton brouillard. Vas-y Sultan rajoute du bois !"

Le Sultan est exaspéré. "Cuisinier, fais le taire, sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas. Il bombarde l'Oiseau de petits pois.

Contre toute attente l'Oiseau est ravi. Et contre toute attente l'Oiseau bombardé, hammamant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité que pensez-vous qu'il fasse ? Oui, il chante. Il dit "Waouh voilà qu'on m'offre mon jeu préféré le jeu de billes. Merci Sultan, tes gens sont de bonnes gens !"

"Cuisinier !" hurle le Sultan, "fais-le taire sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas, il présente la tajine au Sultan qui la goûte.
Il la goûte yeux fermés. Cette tajine à Loiseau est délicieuse. La sauce est d'un grand velouté, d'un fameux fondant, d'une belle saveur. A se damner. C'est le bonheur. Dommage que le bonheur soit épuisé. Le Sultan a tout mangé.

Dommage pour le Sultan. Soudain il souffre. Son ventre lui fait mal, boute selle, boute selle, son ventre lui fait mal à le plier, à le déplier, le replier, mais rien n'y fait. Le Sultan souffre. A pleurer. L'Oiseau lui, se met à chanter "Quel ventre, Sultan, ce n'est pas en ventre, c'est une piste de danse ! Je m'y prélasse et j'y danse. C'est un palace !"

"Cuisinier, fais-le taire, fais-le taire !"
Le cuisinier va chercher un médecin. Pendant ce temps le Sultan souffre. Il se plaint à voix haute, à grands cris, à bouche que veux-tu. Si grande ouverte que l'Oiseau pointe son bec, ouvre ses ailes et s'envole.

Il s'envole et se moque : par-dessus le palais, par dessus la palmeraie, par-delà l'oasis, par-dessus la grande place. Et tout le monde se rassemble pour l'écouter. Le Sultan gros et gras est méchant. Il ne veut pas qui il ne veut pas quoi. Ce Sultan ne doit pas rester là. Et tout le monde fais partir le Sultan.
Après tout peut-on empêcher les oiseaux de voler ? C'est clair, c'est non. C'est non, c'est net. (19 O2 11 - adaptation de "Le Sultan obèse et l'oiseau impertinent", édition GRUND)

lundi 31 janvier 2011

Quel bonheur


Brrr, un peu frisquet la matinée. Levons les volets. Brrrr toits et pare-brises sont gelés. Il fait très froid dehors. Sourions. Il fait soudain plus doux dedans. Tartine de miel et thé chaud nomade sont délicieux à croquer et siroter.
Qui plus est, un spectacle bien sympathique nous ravit. Nous émerveille.
En revenant de randonner hier, j'ai ramené-posé-planté sur le balconnier de fines branches. "Ne vois-tu pas Lania que les oiseaux s'y poseraient" dit la plus jolie fleur de ma vie Nous sourions. Ils s'y posent. Les mésanges.

Le rouge gorge. Tous deux supris par moi-même

Qui s'y trouve si bien ce dernier, qu'exceptionnellement il ne pense pas à défendre son territoire.
Et qui plus est, un colibri ! Heuh qu'as-tu dit, un colibri, t'es sûre ?

A y regarder de plus près -houps Monsieur est discret il s'envole- il n'eût été que seul. Et bien plus que colibri, geai.


Sinon, il y aurait eu miracle.
Je ne suis pas très étonnée. Il y a de plus en plus de geais du côté de la coulée verte, quartier rennais de la Bellangerais. Par contre de mésanges, trois, qui vont et viennent, piquent-picorent, sautent-sautillent. S'envolent sous le nez du rouge-gorge qui déjeune. Etonnant. Spectaculaire. Nous voilà toutes deux de belle et bonne humeur, davantage. Belle et bonne humeur à vous aussi, qui passez aujourd'hui

Petite poésie : L'oiseau (Emilie Dickinson)
Un oiseau sautait dans l'allée
Ignorant que je l'avais vu ;
Coupant un ver en deux moitiés,
il se mit à le manger cru.
Puis il but un peu de rosée
Dans les brins d'herbe mouillée,
et fit un saut de côté :
il passait un scarabée.


J'en profite pour vous tenir au courant de la naissance d'un nouveau site breton à dé-voiler : http://barrezladifference.fr/ On peut y découvrir, malgré les aléas de la vie, la bonne humeur et le partage. Allez y voir.
Et d'autres fondus d'oiseaux qui comme Lania, possèdent un balcon :
http://www.mediapart.fr/club/blog/v-pors/300111/des-nouvelles-du-rouge-gorge-de-mon-balcon#comments
Pour la fontaine givrée, petite précision : elle n'est pas rennaise, elle est toulousaine et prise ce 24 janvier 2010.

dimanche 22 août 2010

22 août Inversion. Snoopy me promène quartier Bellangerais


Bonne pâte, Snoopy accepte que je photographie quelques flowers d'un magnifique rond-point. Celui de... celui des.... Tennis. Vous aviez deviné. Au pétale près, c'est facile. Bien sûr, il est tôt, le soleil, ami fidèle des photographes à nul autre pareil, fait la grasse matinée. Approchons-nous de plus près


Les oeillets d'Inde jouent les doublures.

Les marguerites géantes aussi. Qui connaît leur nom l'offre !
Une espèce inconnue écarquille les yeux devant tant de chaleur.

Ma main s'éloigne soudain. "Oui oui Snoopy, tu t'ennuies, j'ai compris. Je te suis"

Coureurs, canards, cyclistes, coggeurs Snoopy me promène du côté de St Martin

Oui da, oui da, je te suis Snoopy. Nous voilà sur le canal. Bicyclettes et joggeurs à tout va, s'en donnent à coeur joie. Depuis que nous nous promenons sur le bord du canal nous avons fait des connaissances. D'eux d'entre elles s'approchent de nous pour nous saluer. Le temps de nous cancaner quelques news façon "Radio Berges", elles s'éloignent avec allure. Pendant que Dame Nature arbore ses broderies de nuit certains s'astreingnent à des défis !
Snoopy est prudente. Ou intelligente. Elle choisit -je n'y suis pour rien- de suivre la berge, plutôt que d'être responsable de la chute d'un cycliste.
ec
Voilà un extrait de vélo Voilà quatre pieds à vélo
et un tango sur l'eau
Nous poursuivons notre promenade au bord de l'eau. Ce sabot vert appartient-il à une vache ?

Pauvre vache ? Soit il lui manque un sabot, soit il manque une vache à la terre ! Et pendant ce temps canes et canards cancanent, poules et poules d'eau s'épouldonnent" et les oiseaux s'égosillent. Pourquoi ne le font-ils pas quand je vidéotte ? On pourrait penser qu'il n'y a pas de voiture dans les parages. Qu'on se détrompe. Par dessus le canal enjambe le pont. (ça me rappelle un vers célèbre) Et passent les voitures.

Et devant le progrès les feuilles s'inclinent et arabesquent.

Auprès de la berge, devant les demeures de ragondins -ce serait bien si l'un d'eux apparaissait- canes et canards se préparent comme humains en salle de bain. Plutôt rigolo.
Force est de constater qu'il n'est pas facile de vidéoter, chienne, fût-elle intelligente, au poignet. Cependant j'anticipais comme une gourmandise le ballet que ce canard ferait sous mes yeux. Alors, j'ai usé.

Me rappelle la couverture d'un célèbre "Chasseur Français" auquel un certain père, était abonné.
"Finalement Snoopy ça n'te dirait pas d'aller chez Monet, dans l'heure ?" A peine a-t-elle compris que je suis déjà sur le dos de la belle Snoopy, qu'elle ouvre ses ailes'et que nous aterrissons dans le jardin d'eau du célèbre Claude Oscar Monet, peintre, né tout comme l'auteur, une année zéro. [Anecdotique mon cher Watson. Anecdotique. Je souris car je le conçois]. Photo pour preuve

S'il en fallait. Lien pour voler jusqu'au site, si vous le désiriez. http://www.fondation-monet.fr/fr/

vendredi 13 août 2010

Chant champ champi pignon !!! l'automne sera champignons

Je promène la chienne de Rozenn


C'est fou ce que je vois en promenant la chienne de Rozenn
La nature se défoule : des hamacs géants, pour canopée habitée.


des amoureux transis,


des jeux d'enfants désenfantés,


des résidences de pics-verts,

une ramure de cerf,

des familles de canes, canards et canetons,
une colonnie de champignons de Paris
et ce matin des fous rires sur le tronc d'un châtaignier.
Juste comme je passais.
Je vous ai vus pitchous, je vais vous mettre en boîte Champignons Zinconnus.

Ou dans le gouffre de Padirac.


C'est au choix. Que préférez-vous ?
Rester chez votre hôte ? Adjugé. Belle journée.
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dimanche 8 août 2010

Ballade Bellangeraise avec Snoopy de Rozenn : mots et photos

Snoopy de Rozenn
Je la promène


Clavier
déroulé replié Pie posée
Parfum
Cytise enflammé
Deux p'tites PP
deux pies parallèles !

Rosée
du bosquet
Un lapin occupé

Snoopy de Rozenn
Sylvie
Fenêtre tirée, toujours endormie, aujourd'hui vendue
Cueillette
Encapsulées
d'écailles d'argent
2011 Promesse bleuets
sur le Balconnier
Instants bonheur
Lendemain
Snoopy de Rozenn
sur la butée verte promenée

Oskar, scopain de Snoopy.
Et si je ramenais une pomme de
pin ?

Snopy de Rozenn
je la promène. Tout devient géant.

Le cerf l'est, Au dessus des buissons
Qui brâme. Parfois
Dressant ses bois

Dans le parc, les jeux, la maison du pic vert
à peine je la montre du doigt

qu'il s'installe parallèle au tronc
et zioups prend son vol.
Mince et ma photo ?
Pas de photo, restent les mots
Pic Vert était beau.
Pourquoi seul ? Pourquoi moi ?

Trois pas plus loin Qui vient là ?

Noir blanc, le chat d'école Ne quitte pas Snoopy des yeux

Des cornes sur clair de nuit
Un escargot réfléchit

C'est l'heure.
Ils sont partis se coucher.

C'est l'heure Rentrons Snoopy
l'avion vrombit, l'hélice s'emballe

Rentrons.
Snoopy suit. Atterrir.
Salue Lhérisson.
"Ah te vl'à toi
Cache-toi sinon demain il pleut !"
Snoopy a l'autorité naturelle de sa maîtresse. Lhérisson s'enfouit sous le lierre.
La porte se referme
sur une sacrée chienne
et la promenade du Poirier Nivet.

Instants bonheur

mardi 16 mars 2010

13 03 2010 le poète rejoint l'ether. Petit vrac, grande peine


Que serais-je sans toi, qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes, des lèvres d'Eluard s'élèvent des colombes, le nid vivant du souvenir de Jean, d'une part la nature, mais sans les gens je ne me serais pas attaché, cette douleur de l'absence, entre deux eaux, Entraygues, vivre debout, refuser les situations de compromissions, aimer à perdre la raison, j'ai souvent pensé c'est loin la vieillesse mais tout doucement, la vieillesse vient, mourir c'est ne plus s'arrêter de rire et cette place de la Résitance noire de monde, qui a parfois traversé la France. Faut le faire. Faut le voir pour le croire. Il était dans nos têtes, dans la mienne, pour cause de radio. Ah ! la radio, j'ai toujours adoré la radio, cependant merci, la TV, aujourd'hui.

lundi 14 décembre 2009

lundi 14 décembre 2009 l'hiver s'avance, le Père Noël se prépare









D'abord il a pensé à la solution copenhaguéenne de rechange : l'autobus.
Puis, considérant la marche à pied agressive par cette froidure, il décide de venir à bout de la bouderie glaciale de son véhicule perso. Plus de bouderie. Celui-ci frissonne de plaisir sous les caresses répétées. Mais à deux mains d'abord, en grandes envolées ensuite, après mûre réflexion, il fait le choix raisonnable du co-voiturage. Car au même moment ça tintinnabule côté nuages. Il lève les yeux au ciel. C'est à peine s'il les croit. Cependant il cède devant la bonhommie du Vieil Homme : "Besoin d'un p'tit secours mon ami, suffit de me donner l'adresse, j'ai mon GPS, tu seras à l'heure mon petit !"
C'est comme je vous le dit, à 8 h 54 aujourd'hui, sous mes yeux j'ai vu le Père Noël arrêter son traîneau sur mon parking et mon voisin s'envoler en sa compagnie. Prévoyant, la célèbre vedette avait quitté sa célèbre usine et ses lutins pour une reconnaissance de son nouveau trajet. C'est bien connu, les hommes déménagent tellement souvent que les repérages sont nécessaires. L'homme au manteau noir, joyeux, a accepté cette proposition bienvenue autant qu'inattendue.
"Tu as les joues bien rouges Odilon qu'est-ce qui t'es arrivé ?" -c'est le prénom de mon voisin Odilon, c'est le de Odile dont c'est la Fête aujourd'hui, Bonne Fête les Odiles- dit-donc, lui ont demandé ses collègues de bureau.
Pouvait-il répondre autre chose que, un peu gêné "Heu, oui, je suis venu pieschkom et j'en ai fumé une petite, avant d'entrer"
Qu'auraient-ils pensé s'il avait tout simplement dit la vérité "J'ai accompagné un instant le Père Noël qui testait son GPS ; sympa il m'a laissé devant la porte ? Pouvait-il la dire ?.... C'est comme toujours : il y a des vérités à éviter)
Horoscope du jour : soyez audacieux : tentez tout.

samedi 21 novembre 2009

21 novembre 2009 Festival de la Soupe c'est gratuit et c'est à Maurepas de Rennes


Quand : ce 21 novembre 2009
Lieu : la maison de Quartier -non loin de cet endroit photographié- Au radar, suivre les effluves.
Horaire : à partir de 17 h 30
Peut-être prévoir
  • de venir avec son bol pour déguster sa soupe préférée ? Ou
  • de bondir sur le site de la Maison de Quartier de la Marbaudais à Rennes ? http://www.mq-maurepas.org/ un petit peu en retard pour la date de cette année cependant (et si j'avais mal lu, hier au Centre Social : info à vérifier)

mardi 17 novembre 2009

Jeannie Jeannette Hier ma Jeannette riait

Jeannie Jeannette Hier ma Jeannette riait

"Mon enfant s'appelle Jeanne" dit la Maman,
L'enfant sait. Elle rit. Comme Jeannie Jeannette. L'amie.
Elle s'appelait Jeannette.
Jeanne, a les joues rebondies. La fossette rieuse
Jeanne a deux dents. Elle est curieuse. Dans l'abri-bus tout attire Jeanne.
Suspendue dans l'indienne blanche sa tête, tourne tourne girouette, ainsi vont vont camions autos enfants passants.
Jeanne gonfle les joues, pince les lèvres, fronce le nez.
Fait sa petite moue. Je souris. Cligne l'oeil. Jeanne rit. Jeanne aux joues rebondies cligne l'oeil

Tut tut !!! vient le bus. Tout le monde monte dans l'autobus
Jeanne Larieuse est joueuse. Jeanne joue dans l'autobus
Suspendue à l'indienne blanche Jeanne gonfle les joues. Pince les lèvres. Fronce le nez. Fait sa petite moue.
Moue rieuse, cramponnée à l'indienne blanche, Jeanne se penche. Dansle dos de la Maman tous les clients rient.
"Coucou ma Jeanne ?" dit la Maman
Beu leu beu leu beu leu beu leu
"je joue le jeu de la moue rieuse Maman" .
Tout le monde rit.
Dans le dos de sa Maman Jeanne fait la moue aux passants. Ils rient.
Comme hier ma Jeannette riait Comme les mouettes rient Comme Jeanne rit aujourd'hui