Affichage des articles dont le libellé est Rennes-Cuba. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rennes-Cuba. Afficher tous les articles

jeudi 18 août 2016

Conte et goûter sur le lieu de la Prairie Nicolas à Quimperlé

C'était le mardi 16 août.

Il faisait très chaud. Les enfants auraient-ils terminé leur sieste ? Leurs parents et grands parents auraient-ils le courage de se déplacer malgré la chaleur ?

Réponse positive.
Les uns ont accompagné les autres et les autres étaient une bien bonne trentaine.
Le thème "Voulez-vous monter dans mon bateau ?"était d'actualité puisque une 2CV remontait le courant de la Laïta
Je m'installe et pose devant moi le tapis de mon "Royaume Noiréor" sur lequel je dépose un crabe, une pieuvre, un homard ou une crevette, un papillon.
"Elle va lire un livre ?" "ça me plairait !"
J'écoute tout en faisant. J'entends. Je commente. "J'en ai toujours un sur moi"
je précise :
"Chers enfants je ne vais pas lire, je vais dire ; je ne suis pas conteuse parce que j'ai entendu des gens conter, je suis conteuse parce que j'ai lu très tôt, beaucoup lu et j'ai inventé plein d'histoires et tant d'histoires qu'on me disait des choses gentilles comme "Tais-toi" me disait-on "Tais-toi, tais-toi, mais faites-la taire ! Mais où va-t-elle chercher tout ça !" Heureuse je finissais dans ma chambre à lire davantage. Chers enfants, oui, j'ai des livres partout, la preuve, j'en ai un aujourdhui-même dans ma tortue." La Tortue leur plaît beaucoup.
Par quoi je commence ?
Par la pieuvre me répond une enfant qui a fort envie de saisir la mienne. J'en profite :
"Bonjour Eric Satie, la pieuvre est dans la caverne, elle s'amuse avec un crabe....
Puis je dis une introduction conteuse polonaise, histoire de poursuivre illico presto dans la fantaisie, celle d'une poésie russe dans laquelle toutes sortes de bateaux sont nommés et où de barque en radeau on s'en va chez Maman qui fait de bons gâteaux,... si jamais on m'offre un cadeau.
Ensuite la chanson, avec le même titre, bien connu des Maman et Mamie dont l'oeil s'enchante.
et je me laisse aller à l'imaginaire d'un enfant qui me propose un ingrédient auquel je n'avais pas pensé.  Va pour l'ancre.
En même temps, leçon de grimaces parce que ce sont des grimaces*

  • que je veux durant le refrain difficile à apprendre "Ton bateau l'est pas beau"
  • que fait Albert LePaPillon en se réveillant un matin devant la goutte de rosée
  • que le papa, la maman et le grand frère de DJakoumba font, alors que DJakoumba écrase des gnioules sur la grande pierre avec des petites pierres afin de mieux les croquer. Elle en mange beaucoup trop, c'est sûr elle va être dévorée par le Lion, "il arrive", dit Maman, "il s'approche" dit Papa ; "il est là" et il va te manger dit Grand Frère ! 

Suspense et grimaces sur le front de tout un chacun chacune. Belle réactivité des enfants, filles ou garçons. Et ouf, super, Djakoumba va devenir conteuse.
Il est justement l'heure du goûter dans la prairie Nicolas. Je dis FIN
J'entends "On a tout notre temps Lania !"
J'essaie l'alternative "Conte court ou conte long ?"
Surprise : l'adhésion est totale au conte long.
J'en profite
"Toundra, Taïga, Nef Volante et Vaniouchka" Voulez-vous monter dans mon bateau recommence. Après bien des rencontres vive le mariage. Vive le repas, la fourchette dans le dos du porc à la peau rosée. J'y étais. Albert aussi. Qui m'a dit "Monte sur mes ailes, je t'emmène dans la Prairie Nicolas, tu verras une 2cv  remonter la Laïta et des enfants qui veulent écouter tes histoires. Des histoires, ça alors mais je n'en connais pas.
Croyez moi, croyez moi pas, j'ai raconté des histoires dans la prairie Nicolas. La preuve est là :
Photo de Monsieur Flescher - extraite du journal Le Télégramme


* vite, concours de grimaces - photos.

Conte et goûter sur le lieu de la Prairie Nicolas à Quimperlé

C'était le mardi 16 août.

Il faisait très chaud. Les enfants auraient-ils terminé leur sieste ? Leurs parents et grands parents auraient-ils le courage de se déplacer malgré la chaleur ?

Réponse positive. Les uns ont accompagné les autres et les autres étaient une bien bonne trentaine.
Le thème "Voulez-vous monter dans mon bateau ?"était d'actualité puisque une 2CV remontait le courant de la Laïta
Je m'installe et pose devant moi le tapis de mon "Royaume Noiréor" sur lequel je dépose un crabe, une pieuvre, un homard ou une crevette, un papillon
"Elle va lire un livre ?" "ça me plairait !"j'entends. Je commente. "J'en ai toujours un sur moi"
je précise : "Chers enfants je ne vais pas lire, je vais dire ; je ne suis pas conteuse parce que j'ai entendu des gens conter, je suis conteuse parce que j'ai très tôt beaucoup lu et inventé des histoires et tant d'histoires que je faisais l'unanimité "Tais-toi" me disait-on "mais où va-t-elle chercher tout ça , mais tais-toi, mais fais-la taire !" et heureuse je finissais dans ma chambre à lire davantage. Chers enfants, oui, j'ai des livres partout, la preuve, j'en ai un aujourdhui-même dans ma tortue." La Tortue leur plaît beaucoup.
Par quoi je commence ? Par la pieuvre me répond une enfant qui a fort envie de saisir la mienne. Bonjour Eric Satie, la pieuvre est dans la caverne, elle s'amuse avec un crabe....
Puis je dis une introduction conteuse polonaise, histoire de poursuivre illico presto dans la fantaisie, celle d'une poésie russe dans laquelle toutes sortes de bateaux sont nommés et où de barque en radeau on s'en va chez Maman qui fait de bons gâteaux,... si jamais on m'offre un cadeau.
Ensuite la chanson, avec le même titre, bien connu des Maman et Mamie dont l'oeil s'enchante.
et je me laisse aller à l'imaginaire d'un enfant qui me propose un ingrédient auquel je n'avais pas pensé.  Va pour l'ancre.
En même temps, leçon de grimaces parce que ce sont des grimaces*

  • que je veux durant le refrain difficile à apprendre "Ton bateau l'est pas beau"
  • que fait Albert LePaPillon en se réveillant un matin devant la goutte de rosée
  • que le papa, la maman et le grand frère de DJakoumba font, alors que DJakoumba écrase des gnioules sur la grande pierre avec des petites pierres afin de mieux les croquer. Elle en mange beaucoup trop, c'est sûr elle va être dévorée par le Lion, "il arrive", dit Maman, "il s'approche" dit Papa ; "il est là" et il va te manger dit Grand Frère ! 

Suspense et grimaces sur le front de tout un chacun chacune. Belle réactivité des enfants, filles ou garçons. Et ouf, super, Djakoumba va devenir conteuse.
Il est justement l'heure du goûter dans la prairie Nicolas. Je dis FIN
"J'entends "on a tout notre temps Lania !"
J'essaie l'alternative "Conte court ou conte long ?"
Surprise : l'adhésion est totale au conte long.
J'en profite
"Toundra, Taïga, Nef Volante et Vaniouchka" voulez-vous monter dans mon bateau recommence. Après bien des rencontres vive le mariage. Vive le repas, la fourchette dans le dos du porc à la peau rosée. J'y étais. Albert aussi. Qui m'a dit "Monte sur mes ailes, je t'emmène dans la Prairie Nicolas, tu verras une 2cv  remonter la Laïta et des enfants qui veulent écouter tes histoires. Des histoires, ça alors mais je n'en connais pas.
Croyez moi, croyez moi pas, j'ai raconté des histoires dans la prairie Nicolas. La preuve est là :
Photo de Monsieur Flescher - extraite du journal Le Télégramme


* vite, concours de grimaces - photos.

dimanche 17 avril 2011

dimanche 28 novembre 2010

A domicile "La pomme de terre à la frite et vous l'entendez bien" ...


ça réchauffe par ces temps d'hiver. Pendant la randonnée de Beauregard, les oreilles ont suivi le Cacique Indien qui descendait des Hauts Plateaux pour savoir enfin comment les dieux font ? Font quoi, à qui, avec qui ? Vous pourriez vous poser la question si vous me demandiez de conter chez vous, à domicile "La pomme de terre a la frite et vous l'entendez bien". Rire, chansons, émotion, chaleur assurées. Merci aux organisateurs de la randonnée de Beauregard pour m'avoir donné la parole. Merci au vice-Président de la MIR. Pour m'avoir fait confiance. Merci à la MIR, Maison Internationale de Rennes. Merci au groupe LLAPAKU
Hasta luego

samedi 20 novembre 2010

20 novembre 2010 :Semaine de la solidarité à Beauregard, quartier rennais.

Il était une fois, il y avait il n'y avait pas, c'est déjà du passé. C'était beau c'était bien.
Côté LLAPAKU, un répertoire bolivien des Aymaras et côté Contes un répertoire sud américain, slave, oriental, africain. Une alternance en lien. Un public attachant : 4 adultes et une bonne trentaine d'enfants !!!! Clin d'oeil.
Ascension du Machu Pichu

Hommage au Soleil. Hommage à une célèbre sculptrice des lieux.
Symposium de sculptures pour un hommage à Aurélie Nemours.
BaoBaB grand fort beau haut et prétentieux "Courbez-vous ! Admirez-moi !"

Nous foulons le cadran solaire en musique avec LLAPAKU et leurs instuments de musiques flûtes de pan et tambours avec German, Miguel, Marie, et les trois autres musiciens du groupe LLAPAKU.

Arrêt devant les jardins associatifs situés derrière la Maison du Parc.Il est bon d'apprendre pourquoi l'Epouvantail assis sur le banc semble effondré. Où l'on voit qu'il n'est pas drôle d'être jeune grand, beau, riche, et toujours célibataire, mais qu'il est bon d'avoir un jardinier et avec son aide de se salir histoire de trouver chaussure à son pied. Tout du moins en Géorgie.
Mot-clé Jardinier, le mot est lâché. Emilie notre guide, nous invite à rencontrer Rémi, un des jardiniers associatifs des 17 parcelles. Nous écoutons ses explications passionnées.

Légende de l'oiseau brésilien Uirapuru, oiseau difficile à remarquer au milieu de la forêt amazonienne du fait de son plumage terne. Quand il chante, tous les autres oiseaux et animaux se taisent. Celui qui a la chance de l'entendre ne peut plus jamais être malheureux. (D'après la conteuse et écrivaine Béatrice Tanaka in "La Fille du Grand Serpent" Contes du Brésil)
J'ai pour ma part, adoré apprendre qu'on pouvait améliorer la terre en semant un mélange de graines de moutarde et autres. Quand le semis opusse, le jardinier coupe le tout mais le laisse sur place à pourrir pour nourrir la terre.
Nouvelle direction : les serres de l'Epi et les Jardins du coeur.
Bienveillante représentation de la Pacha Mama Déesse de la Terre

Passage au-dessus de la rocade. Les rythmes des Hauts Plateaux Andins nous entraînent sur le chemin. Les musiciens sont excellents. C'est un plaisir que de les écouter et de nous laisser aller à danser derrière eux. APP : arrêt plaisir paroles.

Les pommes de terre sont nées des plateaux andins, mais il est international qu'ont se fatigue à les ramasser, surtout en pays Lissou (à deux pas du Thibet, quatre du VietNam). Mots-clé : grand-père et tambour. German nous apprend que le chant que le groupe vient d'exécuter concernait justement la pomme de terre.
Arrêt sous les serres de l'EPI. Insertion par le maraîchage, vente de paniers de légumes bio, toutes les explications sont transmises sur les contraintes et les techniques issues du Bio et la nécessité de l'existence de telles structures.
Et l'on reprend le chemin. Les rencontres se croisent. On papote avec celui-ci,

On papote avec celle-là. L'ambiance est très agréable. Chacun découvre et constate que Beauregard n'est pas seulement constitué d'immeubles, d'un "phare" et d'un centre commercial. Beauregard est un quartier ouvert sur la campagne.
Retour à la Maison du Parc.

Le groupe LLAPAKU nous offre une partition rondement menée et frappée : nous la suivons avec plaisir, sourire et mains qui claquent.
Toutes les bonnes choses ont une fin. Une bonne fin. Conclusion café et jus de fruits marché équitable pour ne pas les nommer. Excellente idée chaleureuse car il faisait frais et humide ce jour.
Une dernière parlote destinée aux quatre adultes [dont celui au penbazh] Grand Chef Cacique descendant des Hauts Plateaux pour lever le doute et savoir non pas pourquoi, mais "Comment les Dieux font avec les Déesses"

Parlote pour eux comme pour TousToutes
La dernière histoire nous entraîne sur le continent Africain. C'est celle d'une petite gourmande courageuse. Mots-clés : papa, maman, mon frère et le lion. Face à moi, deux panneaux. Quelques mots : Sénégal, Bamako, la Famille. Roââârh, foi de lion dévoré. Cerise sur le gâteau. Mais pas la dernière.
Retour par l'autobus. Je parle avec mon beau voisin. Il est géorgien, comme l'histoire du jardinier. Cool ! Et de deux.
Et de trois, un livre de contes du Niger devrait prendre place sur mes étagères. Merci beaucoup Madame l'aimable Professeure de Français. Sans oublier l'évocation inattendue de Gigi Bigot et Pépito Matéo ! Excellent. Merci Nadège. Reste à féliciter les initiateurs de cette randonnée. La boucle est bouclée, comme bien souvent dans le conte. Il y avait. Il n'y avait pas. Qui l'a dit ? Pas moi ! dit la conteuse. FIN

dimanche 27 septembre 2009

Festival de la Rue de L'Orguenais 27 09 09 à Bruz 2

"C'est un jardin extraordinaire, il y a des canards qui parlent anglais"
chante Charles Trenet. Moi je dis
C'est un jardin extraordinaire, il a une gardienne...et un veilleur de jour
un océan vert, et des poissons moqueurs
et deux enfants tranquilles
" On y trouve aussi une femme jardin", dit le Maître Jardinier
Un monde en boule, parfait...ement
transparent ; Oeilbleu-Oeilrouge, le dragon qui crache du feu....
en hilarant ! Plutôt marrant les enfants ? Eventail s'il vous plaît, finissons l'étape jardin...
en saluant la jolie lanterne, dupliquée de la chaleur mémorable de ce 27 septembre 2009

dimanche 30 août 2009

Dernier Trans @ Rennes avec le groupe FATRAS

Côté photo c'est le grand fracas. Où est passée ma carte mémoire. My god !!!
Vous ne verrez pas le seul écossais portant kilt au tartan vert et rouge.
Vous ne verrez pas, les chaussures qui applaudissaient, montre en main.
Vous ne verrez pas non plus la mairie plongée dans l'obscurité et l'Horloge, seul élément avec la scène à être éclairé.

Après la poubelle en feu à l'abri-bus du Dizuit -fallait pas se Leray, elle brûlait bel et bien- la célèbre place rennaise s'enflamme grâce aux FATRAS, bel et bien attendus. Impressionnants. Ils sont Huit. Tiendront-ils tous ? L'un remet les pendule à l'heure "Non, nous ne sommes pas une fanfare !" Olà, il y a fanfare et fanfare Messieurs. Mais OK, tout est OK, car à la vérité, trompette, trombone, tuba, tout de noir vêtu celui-ci, guitare, hautbois, accordéon -aux couleurs noir rouge- et batterie font en effet, un véritable orchestre. La suite dévoile une chorégraphie à la tête et aux jambes bien menées. Bravo les Filles.

Ils sont Huit, beaux, jeunes, souriants, talentueux, dynamiques et compétents. L'actualité ne leur fait pas peur, ils piochent dedans et osent la valse. Ils ont de l'humour et s'effacent pour mettre en avant l'accordéoniste bout-en-train. Bravo Lalo : on n'oubliera pas ton "Tu as trahi, vas-y,... imagine !" Mince ce dernier fallait pas l'écrire.

Plus fort, Soliste et Musiciens rockquent si bien que les célèbres transats rennais rockquent et que les mains frappent. On n'a jamais vu transtats rockquer autant, ni mains frapper davantage. De "La Chanson d'Amour" à "Aquarelle" les FATRAS emportent les Transats.

Ils osent tout bio et avec brio, par exemple, le premier dernier bavoir 2009 Transats en Ville et clôturent à leur façon
"C'est pas avec une rime qu'on fait un poème, c'est pas avec une note qu'on fait un requiem"
De quoi donner envie de s'offrir leur CD. http://www.myspace.com/fatrasmusique

On a vu Les Mal Polis (impertinents toulousains), Les Souricieuses (lorraines ravissieuses) et Les Fatras (des gars de pas très loin d'ici, de Bain-de-Bretagne, des ???? pas trouvé) Bon choix. Ils l'ont dit : merci au public vautré, à Marie à la console, et Bruno à la sélection. Y a pas photo. FIN

samedi 15 août 2009

Disons que le but était de découvrir le viaduc de Millau... 3

Une dernière "rêvée". FIN
Tendres regards

Impressionnant
Traduction-Emotion


Trois clochetons bleus sur épicéas

Je monte, je monte, dit la jolie voiture bleue - plus que 1000
Celui que je n'ai pas mangé

Derrière nous

Rien ne peut nous arriver : nous voilà protégées
Question bisou, jamais mieux servi que par soi-même !
A chacun ses façons



Le but était de... Mais peut-être pas que... ? C'est quoi, ce circuit du côté de Sylvanés ? Du côté de cette église russe orthodoxe. Et si ? Et oui. La jolie petite voiture bleue suit le circuit. Il faut tourner à gauche. Elle tourne à gauche. Mince, Leuil a manqué une charmante et rigolote barrette de moutons affairés à tondre la pauvre herbe qui leur restait. Pas grave, il y en aura d'autre. Oui, il y en eut d'autres et surtout une toile d'araignée que l'objectif a saisie. Malheur, de l'autre côté du muret surgit une harpie qui vitupère "vous êtes chez moi ! vous êtes chez moi". Et Leuil de s'étonner "l'araignée aussi" ? "Oui, elle est chez moi !" Trop tard, elle est dans la boîte. La jolie voiture bleue repart vite, déçue d'avoir dérangé l'autochtone du coin. Humour oblige, on peut compter sur son professionnel sens de l'accueil : sa maison est un gîte.
Y a pas que des gens gentils ! pense la jolie voiture bleue.
Et de poursuivre son trajet. Il faut tourner à droite. Elle tourne à droite. Il faut monter dans la montagne. Elle monte la montagne. Le chemin se fait étroit et bordé de digitales. Elle est prudente. Et soudain elle s'arrête. "Regardez !" Et six yeux découvrent trois bulbes de bois gris blanc bleuté qui s'extirpent de la forêt et se découpent sur le ciel bleu. Comme du côté de Kirov. Comme du côté de l'Oural. Mais à deux pas. Tout près. L'émotion est proche et sincère. S'il y a bien le but il y a l'inattendu. Et il est fort. La jolie voiture bleue reprend son périple et jusqu'au bout du chemin, exceptionnellement, pour cause d'ancienneté à respecter. Cette fois les photos du jour seront meilleures que les mots. [Mais pour en savoir officiellement plus :

Disons que le but était la découverte du viaduc de Millau...2

Amusant, revoilà la vedette, le viaduc. Ne dirait-on pas qu'il se reflète dans le plan d'eau ? Tiens, mais qui c'est celui-là ?

Le plan d'eau se partage

Echappée belle



Mais que le but n'est que le but. Emue, la jolie voiture bleue a entamé la descente sur Millau, tourné à droite pour remarquer le savoir faire "tuillier", au rond point direction, direction ??? Question de choix. Réfléchissons. Un p'tit tour, deux p'tits tours, marrants et utiles les ronds points mais "putain con"* expression breveté "toulousaine" fait vraiment chaud. Et si je me rendais d'abord à ce plan d'eau qu'on m'annoncenous nous rendions d'abord sau pln d'eau. Au troisième p'tit tour, elle tourne à droite et hop là, passe la petite chapelle. Et s'immobilise sous quelques platanes, au pouvoir rafraîchissant. La jolie petite voiture bleue en lâche ses portes. Pas si mal d'avoir emporté l'éventail chinois.

C'est l'heure de la sieste et celle d'une douce somnolence, à peine soulignées par le lent roulement des boules des tireurs sur le sable (le geste est sérieusement ralenti... mais lourdement précis), les chorégies des canards, cygnes oisons et canetons et le fabuleux concert gratuit des cigales.
[Pour en savoir davantage sur elles http://basel.scharyyse.free.fr/cigale/index.htm : finalement elles ont quelque chose à voir avec la surprise du jour]
Elles furent nombreuses dont ce cygne qui sous les yeux de l'une, soudain s'agite. Elle appuie sur l'obturateur au hasard. Pas si mal.
La pépie gagne la jolie voiture bleue. Et si nous trouvions l'hôtel ? Sans aucune difficulté, comme dirait les enfants, "les roues dans le nez". Passe une fin d'après midi et un début de soirée très agréable, quoique un peu sportif. Une envie prend à la jolie voiture bleue, d'aller à Montpellier-le-vieux. Qui connaît la route comprendra. Elle monte. Elle monte. Elle monte. Beaucoup. Presque au sommet, p"alpitations" aidantes, la jolie voiture bleue, plutôt urbaine et excellente en demi-tour opérationnel, s'accroche à un conducteur qui l'a comprise. Superbe descente sur Millau. Et au premier feu rouge, remerciements appuyés au conducteur souriant : y a pas que des gens méchants tout de même ! Le repas est tipical et agréable, dans une petite cour verdurée : impossible de laisser passer la souris d'agneau, pas plus que le célèbre aligot. Olé. Et repos bien mérité. Pour envisager de découvrir.... un autre coin de l'Aveyron.