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samedi 14 juillet 2018

#Abécédaire d'une variation titrée de textes de #contes. (Contes des 5 Continents - #GRUND)

Si l'
Amour inconstant par le
Bateau volant entre
Colibri et cigognes s'éloigne
De la malédiction paternelle
Entre bonheur et malheur... il doit
Fuir hors du labyrinthe sur le Tamis à
Grains quand la
Hache montre la route à la Bouche le bras et la
(I)
Jambe, chassant loin du
Kazakstan le
Lapin en or de l'Azerbaïdjan. Alors les
Métamorphoses insolites du forgeron Sogum lui feront connaître qui est le père de son
Néant. Obligation : suivre le Chemin en
Or et apprendre comment
Petite tête et petite
Queue se rencontrèrent à la
Recherche du père. Au
Sabbat des sorcières la
Traversée du lac sera impérative. Du
Royaume des morts, l'amour pèlerin de l'au-delà, sortira la
Vérité de l'araignée.
WWoublement réelle, de l'
X à l'
Y Grec





mardi 10 juillet 2018

#CaféAssociatif #GuyRopartz : on y entre à #trottinette

Elle s'appelle.... je vais garder son incognito. Je vais l'appeler Elle. Elle n'est pas venue depuis les dernières vacances dites "de Pâques". Elle est ravie : ça se voit à son grand sourire qui illumine son doux visage.
Elle range sa trottinette, la jolie fillette.
Un jus d'orange Elle ?
J'arrive avec le jus d'orange et quelques livres, apportés pour Elle.

Elle en feuillette un et s'étonne à trouver dedans, comme une carte, une souris verte (elle chantonne), une sourire rouge, une souris bleue, une souris grise.

Veux-tu que je te lise où veux-tu lire Elle ?
Ele éclate de rire et répond qu'elle ne sait pas lire encore.
Alors je te lis, tu écoutes.
Je lis à Elle "La poule qui pond des pommes de terre" de Michel Piquemal 
On se marre bien et Elle garde en mémoire les mots 
"croupion" "couver" 
l'expression "sinon je te passe à la ??? Elle rieuse poursuit le jeu  : 
"à la casserole" 

Bien sûr Elle m'interroge "On peut jouer à cache cache ?"
Bien sûr je joue le jeu. Le rideau du mur, gris jusqu'à l'infini, c'est coton. Il cache bien. Pourtant, Elle gagne.

Je dépose 5 doudous sur une table : elle m'y rejoint, intriguée par une petite assiette en bois de tilleul sur laquelle repose en vrac quatre poulettes.
Il manque la boule motrice ou moteur. Alors on incline le poignet et les poulettes picorent picorent picorent puis ne picorent plus. C'est bien : Elle, elle parle :

----=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=--=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

"Il était une fois une girafe à la langue bleue.




Elle était triste.
Pourquoi ?
 car elle n'avait pas d'amis.
Pourquoi ?
parce que sa langue était bleue
Et alors ?
Alors elle part,  à la recherche d'amis.
Et alors ?
Elle marche, marche et dans un champ, elle rencontre Lelapin.

Tu as l'air bien triste Girafe pourquoi ?
Parce que je n'ai pas d'amis

Pourquoi ?
Parce que ma langue est bleue et pas rouge comme toutes les langues !

et bien tu as un ami maintenant, c'est moi.

Et sans prévenir Lelapin saute aussitôt au cou de Girafe pour l'embrasser.  Mais  il saute trop vite, trop haut, trop fort  et Girafe s'étale par terre dans un nuage de poussière
Lelapin est ennuyé. Il ne sait pas quoi dire.
Girafe se redresse

"Ce n'est pas grave" lui dit-elle "Mais la prochaine fois, au lieu de me sauter au cou pour de vrai, Lelapin saute-moi au cou mais pour de faux et suis-moi maintenant mon ami !"




Et alors ?
Alors lGirafe et Lelapin, deux nouveaux amis, arrivent au bord de la mer. Le soleil étincelle, la mer chante et jette sa musique sur le sable. Et qui rencontrent-ils





Deux pinces, deux petits yeux noirs  et une carcasse rouge marron bleue et une petite voix qui salue
Bonjour je m'appelle Albert LeKrabe et je t'aime
et vlan Albert s'avance vers Girafe. Il entoure une de ses patte  d'une de ses pinces.
Et Girafe surprise crie "Aie, tu m'as pincée" 

Albert LeKrabe est tout penaud. Il ne sait pas quoi dire

"Ce n'est pas grave" lrépond Girafe, "Mais au lieu de me pincer pour de vrai, la prochaine-fois, pince-moi pour de faux !  Et suis-moi maintenant avec LeLapin. vous êtes mes amis !" 

Et alors ?



Alors Girafe, Lelapin et LeCrabe remontent le long de la plage.


Ils rencontrent Pieuvre. elle porte un maillot de bain rouge à points blancs et ses 9 tentacules longs longs longs et agités.



"Comment tu t'appelles ?" Je m'appelle Pieuvre  et je t'aime Girafe, dit Pieuvre, en lançant sur elle deux de ses tentacules pendant qu'elle n'en lance qu'une sur LeLapin et LeKrabe.

Tu serres beaucoup trop dit Girafe :-(
Tu serres trop dit Romain LeLapin :-(
Tu serres trop dit Abert Lecrabe :-(

"Je ne serre pas je vous embrasse" PieuVre  fait la tête : un oeil à l'endroit, un oeil à l'envers, elle a l'air bien triste.


Ne sos pas vexée Loeuvre, tu n'as pas fait exprès" dit Girafe "Ce n'est pas grave, j'aime que tu m'aimes" lui dit Girafe, mais au lieu de nous embrasser  pour de vrai la prochaine fois, serre-moi, serre-nous nous pour de faux ! Et Girafe éclate de rire. Et tous éclatent de rire.

Et si on se baignait les amis ? propose Pieuvre
Mais voilà, Girafe, Lapin et LeKrabe répondent chacun l'un après l'autre : "je ne sais pas nager !"

"Ce n'est pas grave" répond Pieuvre, et de dire "les amis, accrochez-vous à mes tentacules"


Sous le soleil Girafe, Lelapin et Lecrabe goûtent l'eau avec plaisir, chacun accroché à une tentacule-bouée de Pieuvre.

Bonnes vacances et bons bains les amis, dit Elle qui a imaginé l'histoire.

FIN de l'histoire, ce 10 juillet 2018

Comme en Écosse le surnaturel devient normal.

Il fait beau
dans l'eau du Bosphore Memet frappe la mer.
il frappe la mer avec un gourdin.
Au même moment, Kadir fait son footing. Bientôt il s'arrête, 
attiré par une forme humaine dans l'eau jusqu'aux cuisses. 
Avec le gourdin la forme humaine soulève des éclats de vague. 
Khadir est intrigué.
Memet, que fais-tu dans l'eau ce matin ?
Tu le vois bien, je bats la mer !
Tu bats la mer , mais pourquoi faire ?
Pour faire du lait !
On ne fait pas du lait avec la mer Memet !!!

Ah bon... et si c'était possible.
Memet se remet à battre la mer.

Oui, et si c'était possible.





dimanche 15 avril 2018

"Conte de l'Oiseleur" aux 30 ans de la @LPO de la #Bellangerais, Rennes à la Taupinais ce jour....Elina et Maël nous regardaient passer

Elina et Maël nous regardaient passer. Nous quittions La Taupinais après avoir conté deux fois 1 h  en compagnie de Annie et de Gilbert.  Deux beaux moments, de belles oreilles, celles des adultes comme celles des enfants, une belle brochette à chaque contée.
Le thème en était les oiseaux
et pourtant nous étions installés dans la chèvrerie ;
sur des bancs de bois et
des "bancs" de paille
avec sous le toit un nid d'hirondelles et leur ravissants gazouillis.
Je reconnaissais les deux enfants.
Les beaux yeux bleus de Maël et le joli sourire d'Elina. Ils n'osaient nous parler.
Nous reprenions la jolie voiture verte d'Annie. Qui justement était garée derrière la voiture de leur sympathique Mamie. Laquelle m'a rattrapée, comme j'aurais fait,  pour me dire
"ils sont très fiers que vous soyez garées derrière nous !"
bien sur que je les avais reconnus mais je ne voulais pas faire de bévue. Je leur ai promis que je ferai un article -je le rédige à l'instant presque sous leurs yeux-

Le thème en était tellement les oiseaux que je vais rappeler pour Elina et Maël en vacances à Rennes auprès de leur sympathique Mamie

"Le chant de l'oiseleur" 

Une nuit, dans un royaume éloigné, un roi, le bien-nommé Pierre Dailleurs, avait rêvé.
D'un oiseau qui avait un chant magnifique.
Le lendemain il n'a qu'un seul désir : écouter ce chant de nouveau. Mais... comment faire, c'était un rêve ! Peu importe, il fait appeler son responsable des volières royales "Le Grand Oiseleur", son serviteur.
"Grand Oiseleur j'ai rêvé cette nuit d'un oiseau qui sifflait un chant ravissant, étonnant, merveilleux, Va et ramène-moi cet oiseau, il me manque."

L'oiseleur répond qu'il accepte mais il demande "De quelle sorte d'oiseau s'agit-il mon roi !"

Le roi se met en colère,
il répond qu'il n'a pas de réponse
qu'il n'a pas vu l'oiseau
qu'il l'a seulement entendu.
Dans sa colère il donne au Grand Oiseleur 7 jours pour trouver l'oiseau enchanteur.

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Pauvre Oiseleur. Il n'aime pas les colères du roi. Toute colère le met en souffrance. Celle du roi le terrorise. 
7 jours c'est court. Il doit agir immédiatement.
Il se décide et prend son filet, sa flûte, ses appeaux, une cage et comme il chantonne 
"j'ai descendu dans mon jardin
j'ai descendu dans mon jardin" il descend dans les jardins de Pierre, le Roi Dailleurs. 
Il prend l'appeau. Il en joue. 
Un oiseau noir au bec jaune sort du nid et se met à chanter aussi agréablement que possible à ses oreilles. L'oiseleur se félicite 
"Je le tiens le fameux oiseau, je le tiens !!!!!!" 
L'oiseleur jette son filet
attrape l'oiseau noir au bec jaune
le met dans une cage 
court voir le roi Pierre Dailleurs 
et lui montre l'oiseau.
Le roi Dailleurs répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux !"
C'était pourtant "le Beethoven" des oiseaux, autant dire le merle. 

Pauvre Oiseleur : plus que 6 jours.
Le lendemain avant même la levée du jour, 
l'oiseleur prend 
l'appeau 
sa flûte
son filet
une cage 
et il s'en va cette fois dans les champs. 
Pas besoin d'appeler l'oiseau. Il est sur une branche et il chante 
"L'alouette est sur la branche (bis)
faites un petit saut l'alouette l'alouette
faites un petit saut l'alouette comme il faut !"
L'alouette fait si bien le petit saut que l'oiseleur 
allonge son bras et abat le filet
sur celle qui chante, grisolle, tirelire ou turlutte.
Il la met dans une cage et
court la porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était une alouette.

Pauvre oiseleur : plus que 5 jours. Le lendemain matin armé de
sa flûte
son filet
une cage il rejoint la rivière en chantant 
"Mon petit oiseau o
a pris sa volée
Mon petit oiseau o
a pris sa volée
A pris sa à la volette
A pris sa à la volette
A pris sa volée"
Il arrête de chanter quand il  remarque



 Libellule en vol, façon hélicoptère, au-dessus des étincelants reflets de la rivière,  

les joncs et les ajoncs et le bel oiseau jaune...



aux ailes noires qui se tient sur la branche 
L'oiseleur allonge son bras
jette son filet sur
l'oiseau qui siffle dideluo... didlio...
le met dans une cage et 
court la porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond ""C'est pas lui, Oiseleur trouve-moi mon bel oiseau au chant merveilleux"
C'était un loriot.

Pauvre oiseleur : plus que 4 jours. 
Il prend
sa flûte
son filet
la cage et il s'en va dans la forêt. Il trouve un oiseau au long bec qui chante


té té té dé dé tété té té sur une branche
L'oiseleur  allonge son bras
jette son filet
sur l'oiseau qui siffle  té té té dé dé tété té té.
le met dans une cage et 
court le porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était une grive.

Pauvre oiseleur : plus que 3 jours. 
Flûte
filet
cage sous le bras l'oiseleur s'en va  
dans la plaine en chantant à tue-tête

"Comme un enfant aux yeux de lumière
qui voit passer au loin les oiseaux
comme l'oiseau bleu survolant la terre
vois comme le monde, le monde est beau"


 Dans un buisson il joue de l'appeau 
et un minuscule oiseau, pesant à peine le poids d'une fraise dagatha, sort d'un buisson 

Photographie Clément Caivau : Nature.ch

L'oiseleur jette son filet sur le tout petit oiseau  qui siffle d'une voix très aiguë. 
Il le met dans la cage
et court la porter au
roi Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était un roitelet. 

Pauvre oiseleur : plus que 2 jours.
Flûte
Filet
Appeau
Cage, l'oiseleur file dans le parc. Auprès de la fontaine jaillissante il joue de l'appeau du rossignol.  Et chante de son chant remarquable l'oiseau de la nuit
Cette fois c'est le bon oiseau.
L'oiseleur jette son filet sur le rossignol, 
met l'oiseau dans la cage
et court la porter au roi Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"

Pauvre oiseleur : plus que 1 jour, 1 seul jour .
Que peut-il faire le gentil oiseleur puisque l'oiseau n'est ni le merle, ni l'alouette, ni le loriot, ni la grive, ni le roitelet, ni  le rossignol ? Que faire ? 
La nuit, dit-on, porte conseil le gentil oiseleur décide de s'endormir. 
Et le lendemain matin, dès le lever du jour, il prend sa flûte et laisse courir ses lèvres embrasser la anche et ses doigts courir le long du tuyau et jouer au gré des trous de sa flûte. 

C'est alors qu'au même moment le roi Dailleurs prend son petit déjeuner. 
Tout en dégustant sa chocolatine au chocolat blanc, ses oreilles perçoivent un chant inconnu.
Il sursaute, se met debout  et répète, "c'est le chant de mon oiseau, c'est le chant de l'oiseau dont j'ai rêvé, Et il appelle son oiseleur préféré :
Oiseleuuuuuuur Oiseleuuuuuuuuur"
Il appelle l'oiseleur.
Où est la cage de l'oiseau  Oiseleur ?
Mon roi j'ai le regret de n'avoir trouvé aucun oiseau.
Bien sûr que si, je viens de l'entendre. Montre-moi l'oiseau sinon ....
Alors l'oiseleur montre sa flûte et répond 
"Ce que vous avez entendu, mon roi, est le chant de mon âme, chanté  par ma flûte aidée de mon souffle !"
Aussitôt le roi répète : 
Le chant de ton âme... chanté par ta flûte... c'est le chant de mon oiseau merveilleux. Chante encore Oiseleur, chante pour moi. Le roi Dailleurs est émerveillé. "Bravo oiseleur et merci beaucoup" et il se tourne vers son premier ministre pour lui donner l'ordre d' organiser une grande fête". 
A la fête, tout le monde danse au chant de l'oiseleur.


Depuis dans ce pays, le roi Dailleurs a 
libéré tous les oiseaux des volières dans lesquelles ils se trouvaient
et même offert sa liberté au délicieux Oiseleur.

D'après "le chant de l'oiseleur"  chez cerf - bohème press - 1981

jeudi 17 novembre 2016

Conte à deux voix et quatre mains par Aurore et Lania : "Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse"


stabiloter  - commande c (cmd C + V = COPIER-COLLER



Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse




Il était une fois parce qu'une fois suffit bien
Cette vieille histoire qui s'est déroulée un jour au village de Patanksa.

Ce jour-là Monsieur GranVan soufflait fort très fort son grand vent féroce. Il bouscula Monsieur Boule-Haut si violemment que celui-ci ne put faire autre chose que de se retrouver tête en bas, dans un inattendu face à face avec Miss Pleulouse.   Ma foi, ce n'était pas si mal que ça ; ma foi, c'était même une belle aubaine ; ma foi, depuis le temps où il n'osait déclarer sa flamme à cette délicieuse, aux cheveux verts courts et bouclés qu'il aimait depuis longtemps c'était le moment. Pourtant il n'osait pas s'exprimer. Combien de fois avait-il imaginé l'instant où il la prendrait dans ses bras, où il la serrerait très fort, où il lui dirait "Je t'aime un peu beaucoup passionnément..." et à cet instant il n'en aurait pas dit davantage. Il n'irait pas jusqu'au "point du tout" de Pâquerette Pitchounette. Ce jour-là monsieur Boule-Haut
se répétait silencieusement et autant de fois qu'il pouvait, du fond de son coeur "Merci GranVan, merci GranVan !"
II - GRRRR  !
Soudain, au moment où Miss Pleulouse s’apprêtait à lui répondre, sorti d’on ne sait où, apparut un ogre!!!!!!!!! Il attrape Pleulouse sans tambour ni trompette et l’emporte  dans sa caverne. Affolé et en colère, Monsieur Boule-Haut s’est élancé à la poursuite du RK, le Ravisseur-Kidnappeur.
Il allonge ses bras mais il se sent retenu. Il comprend d'un regard :  ses pieds, depuis trop longtemps enfoncés dans le sol, l'empêchent de se lancer à leur poursuite. 
Il appelle ses amis « A l’aide, mes amis à l’aide » 
Les amis répondent dans un même choeur de voix 
« T’inquiète, on va t’aider ! » Et à leur tour, ils ont tendu les bras. C’est alors qu’ils ont compris qu’ils ne pouvaient que tendre leurs bras en direction de… tant leurs pieds, trop enfoncés dans le sol, les retenaient.
Le pauvre Boule-Haut était consterné. Sous ses yeux, au bout de ses  bras tendus, au bout de ses dix doigts, Monsieur Lorgrelaid, le RK ravisseur-kidnappeur s’évanouissait au bord de l’horizon, là bas et c’était lui qui tenait la Belle Pleulouse serrée entre ses bras.
III - Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 
Dans le silence de la consternation, une voix fluette s’est élevée  « Comptez sur moi, Monsieur Boule-Haut, je vais vous aider ! » c’était la voix du dernier-né ZarbreVoiZin. 
« Nous aider ? Toi ? » ont répondu les Vieux ZarbreVoiZin "à quoi tu penses, tu es si minuss minuscule trop petit rikiki rabougri, laisse-nous rire" Et de rire. 
Le dernier-né ZarbrVoiZin sait que tout le monde l’appelle Minus.  A cette agglutination de noms, il se vexe. « Le Minus minuscule trop petit rikiki rabougri peut tout. Surtout si vous lui donnez le temps de répéter trois fois de suite sa phrase magique, haut et fort comme une comptine, la voilà ! »
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 
Il se tait.
Tous se taisent.
Et puisqu’il l’a dit il répéte et vous qui lisez ou bien écoutez, vous allez l’aider en répétant en même temps que lui, trois fois de suite haut et fort !
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, skratch» 
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, skratch» 
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, skratch» 
Tous les amis ZarbreVoiZin ont crié « Bravo Minuss »
Parce qu’au troisième scratch leurs corps ont frissonné, leurs pieds se sont soulevés et ils se sont arrachés du sol. La troupe s’est mise en marche aussitôt.
Monsieur Boule-Haut  tout  excité hurlait 
«Allons-y les amis, poursuivons  l’odieux Lorgrelaid 
« Félicitation Minuss » a dit l’un des amis puis il a répété , « heu pardon SkRATCH ! » 
C'est vrai. On n’a plus jamais appelé Minuss « Minuss », dès ce jour on l’a appelé SkRATCH. Et depuis ce temps, lui qui souriait peu souvent, il rit aussi souvent qu’il peut. Heureux à l’idée d’aider quelqu’un.

IV -LA POURSUITE ! 


Une deux une deux c’est en marchant qu’on fait son chemin la troupe marche marche marche bien décidée à retrouver Miss Pleulouse.

Sur le chemin, les amis de Boulehaut croisent  un drôle de bûcheron. Il se précipite vers eux en agitant sa hache. Ce n’est plus une hache c’est une arme fatale. Scratch a le courage au coeurIl tend sa jambe aussi loin qu’il peut. Le bûcheron la rencontre. Il trébuche.  L’ennemi au sol ne bouge plus d’un pouce. 

Une deux ! une deux ! c’est en marchant qu’on fait son chemin, la troupe marche marche marche Les amis de Boulehaut reprennent leur chemin.

Mais sur le chemin cette fois une bande de chauves-souris veut les agresser. Tout le monde s’arrête. Scratch ne perd pas courage. Il motive sa troupe. Il suggère 
« Surtout ne vous arrêtez pas, secouez-vous plutôt les gars » 
Toutes les chevelures dansent. Déstabilisées les chauves-souris s’envolent. Mais certaines reviennent et les amis n’ont plus qu’une seule envie : s’en aller !

SKratch veille « Surtout ne partez pas, répétez plutôt avec moi 
« Chauves-souris par ci, Chauves souris par là, et patati et patata, skratch» 
« Chauves-souris par ci, Chauves souris par là, et patati et patata, skratch»
« Chauves-souris par ci, Chauves souris par là, et patati et patata, skratch»

La formule magique agit : au troisième scraaaaaatch les oiseaux noirs s’immobilisent dans le ciel, agglutinées les unes aux autres les chauves -souris deviennent de lourds nuages noirs totalement immobiles. 
Marche que je marche c'est en marchant qu'on fait son chemin la Troupe reprend la route.

Mais cette fois au bout d'un virage ils butent sur Rivière Sanpon. Tu sais nager, toi ? Tu sais nager toi ? Tu sais na….. » 
Catastrophe, aucun ZarbreVoiZin ne sait nager. Rien d’autre à faire que de réfléchir. Comment passer l’obstacle ? Tous les neurones se mettent en marche quand une voix retient l'attention de tous.

« Que voulez-vous faire ?» dit un choeur de voix
Le choeur de voix est celui de la famille Saules-Pleureurs qui ne pleure pas. Un vrai drame.

IV - LA POURSUITE
  • « Nous voulons traverser la rivière » dit la troupe
  • « Nous pouvons vous aider » disent les Saules-Pleureurs « mais à une condition ! »
  • « Laquelle ? »
  • « L’Orgrelaid est passé avec une prisonnière et il nous a volé notre mouchoir de soie fleurie. Sans mouchoir de soie fleurie nous ne pouvons plus pleurer : rapportez-le nous ! »
  • « Orgrelaid, dites-vous ? Condition acceptée. Vous allez retrouver votre mouchoir, nous sommes justement à la poursuite d’Orgrelaid »

Alors à l’instant de ces paroles les Saules-Pleureurs des deux rives ont, croisi croisa, croisé tissé leurs branches souples. La troupe a traversé le pont en sifflant une vieille chanson

la chanson du Pont de la rivière Kwaï encore appelée Le soleil brille 


Peu après, le chemin s’est mis à grimper sous leurs pieds, ils le suivent, précipice d’un côté, rochers de l’autre. La route est difficile. Soudain ils entendent des gémissements. Silence. Tous tendent l’oreille et dans le silence chacun réalise que les  plaintes sortent d’un buisson. L’un des Zarbre VoiZin se penche. Il s’écrie 
« C’est une hirondelle ! elle est en souffrance » 
Il plonge ses mains dans le buisson. L’oiseau se laisse aller aux mille précautions délicates. Quand il retrouve sa liberté dans les mains du sauveur, elle les remercie tous et déclare 
« Si un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi ! » 
Et la pauvre petite hirondelle s’envole, les ailes toutes froissées.

En la regardant s’envoler les ZarbreVoiZin découvrent l’entrée d’une grotte. Ils s’approchent. Quelqu’un pleure de nouveau.
« C’est Pleulouse, c’est sa voix, Pleulouse  pleure, aidez-moi, sauvons-la ! »
Monsieur Boule-Haut a reconnu la voix de sa bien-aimée.

Entre la caverne et Boule-Haut il y avait un interstice. Monsieur Boule-Haut regarde à travers et chuchote à ses amis 
« Je vois Pleulouse, elle pleure et, oh l’horreur, elle est tondue ! »

Il a parlé tout bas, mais Pleulouse l’a entendu. Elle tourne la tête. Ses yeux et sa bouche s’illuminent d’une joie délicieuse. A son tour elle chuchote 
« Lorgrelaid a parlé cette nuit. Il a dit que seule une graine de volubilis pourrait me rendre mes cheveux, svp cher BouleHaut rapportez-la moi !»

Où se trouve-t-elle  cette graine ?
Pleulouse ne répond pas, elle ne sait pas. Monsieur BouleHaut est très ennuyé… quand il se souvient de la promesse de l’hirondelle. 
« Si tu as besoin de quelque chose, appelle-moi ! » Il l’appelle.

FRirondelle ne tarde pas. Dans l’instant elle apparaît légère, fine, audacieuse 
« Ai-je manqué un appel ? Avez-vous besoin de moi ? Ai-je mal lu votre SMS ? »
Monsieur BouleHaut est tout content 
« Merci d’être venue FRirondelle, smartphone ou sms j’ai une petite difficulté, je ne sais comment la résoudre ! »

Et elle de l’interroger « Que se passe-t-il ? » 
Et lui de répondre ce que toi Lecteur, tu sais déjà.

« C’est pourtant simple » répond-elle, « il suffit de… » et elle disparaît sous les yeux ahuris de Monsieur BouleHaut et de tous ses amis. Heureusement, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, la disparue est revenue.
Du bout du bec elle donne à monsieur Boulehaut de petites graines noires, des graines de volubilis

« Toutes sont magiques, mais une seule offrira à Mademoiselle Pleulouse ce qui lui manque. Cependant une condition aidera Mademoiselle Pleulouse à retrouver ses beaux cheveux verts. »

  • « Quelle condition ?» dit l’amoureux

« Que vous lui donniez vous-même la bonne graine Monsieur Boulehaut»

Dans la main de Monsieur Boulehaut les graines apparaissent. Trois pas lui suffisent pour entrer dans la caverne. Mais qui arrive sur ses talons  ? Monsieur L’Orgrelaid lui-même. Il hurle, il rugit celui-ci : « Que faites-vous là dans mon grenier, ces graines sont empoisonnées »

  • « Pas du tout tout pas du tout, mais non, mais non » chante Monsieur Boulehaut
  • « Je ne vous crois pas », hurle Monsieur LOrgrelaid "et si cela était, vous ne pourriez pas les utiliser" et hop il secoue la main de Monsieur BOulehaut et ouvre grand sa gueule : il avale toutes les graines d’un seul coup. Alors ses pieds s’élèvent s’élèvent s’élèvent ; alors sa gorge gonfle gonfle, et comme il éclate en l’air toutes les petites graines noires se répandent ici et là et donnent naissance à une merveilleuse forêt de volubilis qui montent montent montent en tourbillons bleus verts roses et violets vers le ciel. 

C’est la confusion, tout le monde se précipite pour trouver la graine unique, mais comment la reconnaître ?
Pendant ce temps Monsieur BouleHaut se demande quel est ce petit point noir installé sur le dos de sa main droite et qui pourrait bien vouloir tomber s’il ne le ramassait pas. Et si c’était la bonne graine. Quelque chose lui fait penser que c’est la bonne graine. Le coeur battant Monsieur BouleHaut s’avance vers Mademoiselle Pleulouse ;
« J’ai quelque chose à vous donner Mademoiselle Pleulouse, c’est une petite graine de volubilis, prenez-la, vous trouverez bien une façon de lui donner vie » Mademoiselle Pleulouse prend la graine et la pose sur son crâne chauve. D’un seul coup Mademoiselle Pleulouse retrouve tous ses merveilleux cheveux verts.

Elle passe une main légère dans ses longs cheveux verts. Monsieur BouleHaut ramasse sur le sol un morceau de tissu blanc.
« Qu’est-cela ? » dit-il « N’est-ce pas le mouchoir de nos amis Saules Pleureurs ? » Et il ramasse le mouchoir qui manque tant aux  Saules Pleureurs qui ne pleurent plus.

Tous les ZarbreVoizin applaudissent sauf SKratch qui se réveille et demande
  • « Mais pourquoi applaudissez-vous ? » 
  • « Suis-nous » disent-ils et tu sauras le fin mot de l’histoire »
C’est vrai notre histoire n’est pas terminée.
Toute la troupe repart au pays. En chemin sur qui bute-t-elle ? 
Sur  Rivière Sanpon ! Comment faire ? Personne n'a appris à nager.
Monsieur Boule-Haut secoue le mouchoir.
Les Saules-Pleureurs qui ne pleuraient plus pleurent de joie et tout contents croizi croiza croizi, ils croisent leurs branches  et créent un pont d’un seul tissage. 
Boulehaut et sa troupe traversent. Marche que je marche c’est en marchant que l’on fait son chemin, lls poursuivent leur trajet. 

Ils passent sous les chauves-souris. Elles sont toujours  suspendues en l’air et immobiles comme des statues.

IIs passent prudemment près du bûcheron. Immobile, celui-ci ne bouge pas même  le petit doigt. 

CONCLUSION



Quand la troupe heureuse arrive à Patanksa les cloches du clocher sonnent joyeusement. Au bout d’un grand escalier une haute porte de bois plein est grande ouverte.  Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse pénètrent dans la chapelle décorée de fleurs de volubilis ipoméa



Pan pan pan pan pan pan Mariage.
SKratch signe dans le Grand Livre des mariages : il est le premier témoin.
Pan pan pan pan 
pan pan pan pan
pan pan pan PAN….. Grand banquet et Grande Fête. Au menu du premier  
Kig ha farz Kouign aman et cidre doux 
Au menu de la seconde biniou bombarde cornemuse ou vielle à roue, accordéon, violon pour faire danser les danses que vous connaissez : an-dro, rond, passepied, jabadao, ridée, 
aéroplane* 

et dérobée 


et si vous tendez l’oreille les amis, je crois bien que tous dansent déjà une gavotte. Vous qui lisez, à votre tour allez-y, dansez dansez. 
S’ils ne sont pas morts Pleulouse et BouleHaut sont toujours vivants : auprès d’eux Skratch et les ZarbrVoiZin sont tout heureux.

Oeuvre à deux voix et quatre mains Aurore Esposito et Lania conteuse - 25 août 2015 - repris le 17 novembre 2016
Ah ah ah je ne connaissais pas cette danse appelée "aéroplane" : elle me plaît beaucoup. Bravo aux bretons d'Acigné.