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vendredi 6 juillet 2018

#Rennes #Cancale, en #IlleetVilaine, une p'tite bourriche d'#huîtres s'il vous plaît

Le temps n'est pas beau beau beau à se baigner
Nous sommes le 2 juillet.
T'en penses quoi de rejoindre Cancale ou la Guimaurais est à partir à 17 h ?
"Que du bien" répond-Elle, et ce sera Cancale.

Personne sur la route. Elle veille sur mes amendes "Tu es à 117 c'est à 110"La batterie se recharge.

Elle ne connaissait pas la descente par la côte.
Bingo ! Elle découvre et s'en réjouit : les couleurs, merveilleuses, du bleu clair à l'émeraude en passant par le céladon ; le Mont, là-bas tout là-bas au loin, tu peux te garer là ? Ah non, pas de parking, nous traversons Cancale étonnamment les parkings sont vides; Mais bon, normal, nous ne sommes que le 2 et c'est un mardi... Tu pourras marcher un peu ?
"Pas'prablème !"

Alors nous nous garons sur les hauts de Cancale là où il y a la statue qui me fait toujours penser  à Rio, et les belles maisons 1935-60, leurs niches en murs pour abriter des personnages Bretons ou Bretonnes en faïences vernissées et la descente sur le parc à huîtes.

Aux marchés aux huîtres, quelques stands sont encore ouverts.
Tout au bout, un grand jeune homme nous propose "un service ?" : nous commençons par deux huîtres, pour Elle, moi je n'en consomme pas ; elles me rendent malade.

Mais comme disait ma mère "Faut pas dire : fontaine je ne boirai pas de ton eau".
Un échantillon titille un désir d'y revenir. Nous y revenons : là, assiette pleine, citron, huîtres creuses et plates fines se fréquentent. Nous dégustons.
C'est ça le bien-être... non loin, tout prêt une mouette (goéland n'aurait pas rimé mieux avec "être") lorsque soudain... tout comme dans le conte de La Rose Bleue de Chine sur celle de l'Empereur, quelqu'un pose la main sur mon épaule. José m'interpelle ainsi d'un geste affectueux "ça vous dit un petit verre de vin blanc frais ?"
Un visage ouvert, une chevelure brune, des yeux rieurs et pétillants me font face... Auriez-vous refusé ? Moi pas.  Il s'excuse "Bon c'est un verre pour deux..." je pense c'est parfait, surtout que voilà le verre remplit à bord. Mais comment pourrait-t-on refuser ? J'adore cette spontanéité  dénuée de tout interprétation négative. Ahhh la belle histoire de Saad et Saadi, ou, traduction offerte par ma délicieuse amie Nora, de la Chance et la Joie.

Et suivront près de trois quart d'heure et voire, bien plus que davantage, d'un échange entre Étrangers Padissi. Français et Françaises mâtinés matinées d'origines Russe, Espagnoles, Polonaises et Ch'ti : pas banal et très intéressant. La parole est à l'honneur et les conseils  fusent de notre par à toutes deux : faut visiter Brocéliande : expositions, randonnées dans la belle forêt, miroir aux fées, arbre d'or, tombeau et fauteuil de Merlin et conteurs. Nous parlons quotidien aussi, travail, familles, secrets... tiens dans la foulée, à propos de secret, je conte à Isabelle l'histoire du roi March' et de son cheval Morvarch. On est si bien ensemble qu'on a presque du mal à nous séparer. Alors José et Isabelle, avez-vous suivis nos conseils ? Ou bien nous direz-vous ce qui vous a inspiré dans notre Ille et Vilaine si agréable et si belle.

Merci beaucoup à tous deux pour votre générosité et pour ce beau moment. Et allez savoir les doués de Douai car On ne l'oubliera pas cher José, c'est vrai, Onénénus... Onénénus alors à notre tour, un jour, là-bas dans votre Nord et... ! vive les Ch'ti

mercredi 28 décembre 2016

Samedi 14 Janvier 2017 RDV Librairie Planète IO, Lecture extraits textes Asli Erdogan, écrivaine emprisonnée à Istanbul





Bonjour

Mettre en prison un, une écrivain, écrivaine me "tue"
Comme me tuerait d'y mettre un musicien, un chanteur, un philosophe, un journaliste, un peintre, voire, un conteur ou une conteuse...

Je suis d'accord pour soutenir les mots d'Asli Erdogan, qui est passée au tribunal, à Istanbul, le 29 décembre 2016. Elle risquait un emprisonnement à vie. Elle a été "désemprisonnée" Cependant en quelque sorte, même libre, elle reste emprisonnée : elle risque toujours un emprisonnement à vie : nul droit de quitter le territoire, confiscation de son passeport et reprise du procès courant mars. En ce qui me concerne, j'ai écouté attentivement l'ambassadeur de Turquie à Paris : ses propos parcimonieux ne laissaient pas penser que sa liberté serait acquise.  Alors... Lisons, lisons Asli et faisons "hurler l'écriture" qu'elle aime tant. Portons haut ses mots, ses phrases, ses textes.  



@FreeAsliErdogan


Je suis toujours d'accord pour soutenir les mots d'Asli ErdoganBeaucoup l'ont déjà fait de Toulouse à Bordeaux, par Lyon ou Paris et même le Québec... 
Je le ferai comme prévu le samedi 14 janvier mais un peu avant c'est à dire dès 16 h. Toujours dans la librairie au célèbre plancher blanc et vert et à la non moins célèbre porte bleue, la librairie Planète IO, à Rennes.

Je ne suis pas "lectrice professionnelle" J'aime seulement lire à voix haute. J'en profite pour inviter quiconque à me rejoindre et à lire pour dire la Parole, celle d'Asli Erdogan ou celle d'autres auteurs : vous pouvez amener votre choix de textes thème prison, thème liberté, thème dictature, thème écriture. On peut choisir un livre dans la  librairie, proposition conviviale de Bernard et Bernadette.   
Un thème ? Dois-je lâcher des mots ? 
Je vous laisse choisir. Et me rejoindre sur 
"Le bâtiment de Pierre", 
"La ville à la cape rouge" et son dernier ouvrage, ses chroniques,
"Le silence même n'est plus à toi" disponible à la librairie.
En amitié de mots, de langues, d'idées, de lectures. A bientôt



"L'art de conter n'est-il pas un peu celui d'attiser les braises sans se brûler les doigts" 
En tant que conteuse, cette phrase ne pouvait m'échapper.

jeudi 12 mars 2015

Une vidéo qui m'a attirée à propos du livre "Mina et les Livres"


un petit régal succulent et non pas "suxssulent",

Et si vrai dans l'introduction qu'à mourir de rire (sauf notre fille) et d'autant plus apprécié,  qu'aujourd'hui même deux livres de plus se sont ajoutés à mes étagères. Un de plus qu'hier. Ouf.

Et d'autant plus étonnant qu'il y a peu, alors que je contais à des cm2, voilà que l'un d'eux me demande  "mais Madame, montre-nous le livre et les images"

J'ai souri et j'ai continué à conter sans tenir compte de leur intervention.

Un mot vient encore à mon esprit : "visualiser : un art pas si simple ?"

dimanche 27 septembre 2009

Festival de la Rue de L'Orguenais 27 09 09 à Bruz 3

Il n'y avait pas que les conteurs. Il y avait les "banquetteurs" et aussi les "cuivreurs"
et aussi les "sandwicheurs"

et un cha-cha-cha

et deux chapo-peaux deux chapoteurs sans compter le "rayeur" G. ne me demande pas de l'enlever, c'est "trop pas" fait exprès ton Tisheurt horizontal et les toiles verticales
On m'a demandé gentiment de photographier ces trois-là, c'est fait : quel regarde.
Les pauvres, une seule partition pour 3 (oui je galèje, je galèje)
Un manche de basse ou des ombres sur livrets

un fin profil ensoleillé ?


Un porte-trompette naturel
et des extraits d'instruments

























Le chef d'orchestre des "cuivrés".
Le Chef d'Orchestre des "Cuivrés" qui termine façon Titanic, en s'envolant.
Au fait quelle heure est-il ?


Reflets. Le macadam chauffait.
Il est midi pile !

Démonstration.

Déjà vus, ces trois-là. Oui. On m'a demandé de les photographier. Je les ai photographiés.

Festival de la Rue de L'Orguenais 27 09 09 à Bruz

Un p'tit air de Panama
Mondo Bizarro ?
Ce musicien-là n'est pas venu "à vélo" !
Rencontres hasardées : verticales et horizontales Merci chères bénévoles pour votre sympathique sourire.
Et pour le final, avec Véronique et moi-même et Croqu'notes c'est... en attente.
Ma carte 4GB, un atavisme, ne veut pas déposer ses images. RRRRRRRRRRRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Bonne nuit ceux de l'Orguenais. Bravo et merci.

samedi 9 mai 2009

GGGGGGGRRRRRRRR : nouvelle version de Rennes-Guigamp

Ils vont où ? Rennes Guingamp ! Ouahou ! c'est fou ! Et pour ceux qui n'y vont pas... reste l'écran Esplanade de la Liberté et les festivités qui suivront. Et en plus, il FAIT BEAU.
Eux aussi il y vont, souriants et bruyants, Bou bou !!!

En rouge et noir, lui aussi il ira et je le remercie des trois mots échangés en souriant

Eux aussi ilsy vont, en famille, papi compris
Pâvoisons, pâvoisons, à Brest, poser les pavois et pavoiser on sait faire
Ils ne savent pas qu'ils piétinent l'herbe éguerrante
Eux aussi ils iront, avec tous ceux qui sortirent derière eux
Lui aussi, il ira. Incroyable, il passait juste à ce moment-là
Elles aussi elles iront : les voilà prêtes
Quelques derniers préparatifs, perruque noire et fouet rouge pour majorette.
Le roi vient incognio. Accompagné de son neveu Gauvain qui fait tout pour le dissimuler.

Pas du tout
C'est clair Guenièvre ne sera pas seule !
Et bien voilà, c'est fait c'est fait et ça se saura ! La preuve !!! Trop tard pour y penser.
Guenièvre s'interroge. Doit-elle y aller ? Ne doit-elle pas ? Au diable le roi Arthur ! Un peu d'air ne fait pas de mal. Et Lancelot est si beau !!!
Les Korrigans ont rallié Lancelot à l'expédition. Malheur ! Voilà qu'il croise Guenièvre. Dès l'instant il n'a plus de doute : c'est bien pour elle qu'il a détaché l'épée du rocher. On le comprend, comme elle est belle !
Mélusine subit l'influence nettement hypnotisante du jour. Elle quitte son bain et décide de faire la Belle, heu non pardon L'Equipe.
Le chef des Korrigans préfère ne pas intervenir. D'autant plus qu'il a besoin de prendre un p'tit remontant. Ce n'est pas facile d'être roi pas plus que chef. L'avant-poste ne semble pas convenir à Morgane. Elle dit en montrant du doigt, "si ça continue ainsi, je retourne dans ma vallée de Brocéliande !" "Non non Morgane, pas de caprice aujourd'hui. Surtout que les chevaliers nemanqueront pas. Tu pourras jeter ton dévolu sur qui voudra !" Ils ont installé un avant poste.
Les joueurs rennais ont invité tous leurs korrigans préférés. Du rouge et du noir partout. Les Korrigans se la jouent tout d'abord discrets : ils se cachent derrière toute femme habillée de rose.
Stendalhien ! Le pays est plongé dans le rouge et le noir. Il y avait l'Univers, il y eut le monde, le mondes les Cinq Continents, les Cinq Continents, l'Europe, l'Europe, la France, la France, les régions, les régions, chacun la sienne mais surtout aujourd'hui la Bretagne. La mienne. Et oui, faut pas, faut passsss se fier à l'accent.
Le même jour, le joyau de mes prunelles me quitte, pour l'autre région de référence. Celle où, quand ils parlent avec l'assent, ils ne le savent pas eux-mêmes. -Témoignage ce dernier Noël , en direct du jardin du donjon du Capitole- Je lui achète l'Equipe titré en Breton. C'est la moindre des choses. Puis, nous partons. Bus, métro, gare... quelques photos à peine commentées.

samedi 11 avril 2009

Merci Maëlis, au prénom breton, vivant à Toulouse, et en vacances à Rennes chez sa mamie de Gaillac

Il était une fois, à la Bellangerais, y'avait un boulanger, un fameux boulanger. L'avait pas son pareil pour faire sa tendre campaillette.

Dans la rue je marche tête basse. A fleur de sol je vois "La toulouzaine", la marque du rideau de fer. Plus haut dans la boutique colorée je remarque : le rideau de fer n'est pas encore levé. Je réfléchis. Tu n'as plus la pêche. Et tu ne vas pas compter trois pas au-dessus de la mendiante roumaine. Rebrousse poil. Dans le bus où je m'assieds, en face de moi bouge un délicieux imper orange, de petits yeux bruns et malicieux. Soudain tout pétille. Of cours, la petite fille a dit un mot magique Gaillac ! Inattendu et rigolo. Le mot me rappelle le stage de voix. C'est là qu'il sera. Tu es de Gaillac ? Tour du monde en un point d'interrogation. Elle sourit et sa mamie dit de Toulouse. Tu descends où ? Tu veux une histoire ? De petite fille ? Elle hoche la tête. Je pars. Elle me suit. Sa mamie aussi. Jusqu'à Patton-la Bellangerais.
Merci Maëlis, au prénom breton, vivant à Toulouse, en vacances à Rennes, chez sa mamie de Gaillac. Pour ma nouvelle version de "la P'tite Marie" qu'on t'a peut-être déjà lue. Merci

mardi 6 janvier 2009

6 janvier 1853... Une assiette de frites fines, s'il vous plaît !


Et si on parlait de la Pomme de terre, de la Patate, de la Papa, de la kartoffen.... Parlons-en.

Vive la pomme de terre qui adouçit les colères


Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand-mère ?
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand-mère ?
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand-mère ?

Cette histoire n'est pas une histoire de soupe
Cette histoire est une histoire colérique qui s'est déroulée précisément à New York
et plus précisément à l'Hôtel Saratoga Spring
et pour être encore plus précise, le même jour qu'aujourd'hui, un mardi, mais de l'année 1853. Cette histoire est une vieille histoire.

Peu avant midi, le Directeur de l'établissement Saratoga Spring passe en revue tout son personnel, dans le grand hall, devant les grands miroirs dorés à l'or fin et chacun se tient droit comme I. De la plus craintive des femmes de chambre, parce que nouvellement embauchée, jusqu’à l’élégant réceptionniste, sans oublier les cuisiniers, le groom et le maître d'hôtel, personne n'échappe au regard pointu autant que pertinent du Maître des lieux. Dans le même temps, dans chacune des têtes, celle du directeur compris, les mots pourboires et pouvoirs tourbillonnent . Monsieur Cornelius Vanderbilt, célèbre hollandais d'origine, illustrissime magnat des chemins de fer, est attendu pour le déjeuner et côté pourboires et pouvoirs, Cornelius Vanderbilt s'y connaît.

Mais, vous demandez-vous, comment passe-t-on des chemins de fer à la pomme de terre ? Simplissime

Le directeur claque des doigts. Le personnel quitte les lieux. Il était temps. Le réceptionniste annonçe Monieur Cornelus Vanderbilt. Le directeur s'avançe vers le visiteur, lui fait moultes courbettes. Il l'accompagne à l'entrée de la magnifique salle à manger. Le Maître d'Hôtel prend le relais. Quelques pas suffisent pour mener l'hôte prestigieux à la table qui lui est réservée. Un menu de cuir noir aux lettres d'or apparaît comme par magie dans les mains du Maître d'hôtel. Monsieur Cornelius Vanderbilt s'en saisit du bout des doigts encore gantés. Il désigne en entrée, une truffe au sel, en plat principal un tournedos Rossini avec son couvre chef de foie gras du Quercy Blanc et insiste pour qu'il soit accompagné, hérésie sublime, de ses frites habituelles.
Monsieur Cornélius Vanderbilt adore les frites.
Le Maître d'hôtel disparaît dans les cuisines. Sur un geste du plus grand magnat des chemins de fer, et à la satisfaction générale de quelques autres convives dispersés dans la magnifique salle à dominante rouge et or, un chef d'orchestre fait entonner par ses musiciens l'air qu'il sait être le préféré du célèbre convive, le "Caprice Cubain " de Gottschalk. Comme la célèbrité du jour sourit de plaisir, le maître d'hôtel verse dans son verre en cristal quelques gouttes du Petrus qui lui est désormais réservé.

On apporte la truffe au sel. Le Maître d'hôtel se retire mais pas trop cependant. Il veut rester attentif aux improbables déplaisirs qu'il pourrait lire sur les lèvres du réputé convive. Comme il avançe et se penche pour demander « La truffe convient-elle à Monsieur ? »
Monsieur se recule et répond
« Non seulement elle me convient, mais elle est incomparable ! »

D'un geste invisible l'assiette disparaît. Le Maître d’Hôtel de même. Monsieur Cornélius Vanderbilt n'a que le temps de tapoter sa moustache du bord replié de la belle serviette blanche aux armoiries du Saratoga Spring. Le tournedos Rossini trône sous ses yeux, comme la tranche de foie gras, comme l'hérésie sublime, ces frites qu’il adore. Le Maître d’Hôtel lui souhaite une excellente dégustation et se retire de quelque pas, toutefois attentif à ses réactions. S'il n'eut aucun doute à propos du bonheur que donne au magnat la dégustation de la galette de foie gras sur le tournedos Rossini, il est aux aguets lorsqu'il le voit froncer les sourcils dès la première frite croquée. Il s'est déjà rapproché lorsqu’à la seconde frite le notable avançe la lèvre supérieure à la hauteur du nez tout en fronçant les sourcils. D'un ton professionnel il s'inquiéte « Quelque chose ne va pas comme vous le souhaiteriez Monsieur Vanderbilt ? »
Il se retrouva face à avec deux doigts exhibants une frite dite « trop huileuse »

Plus rapide que l'éclair, il saisit l'assiette et disparaît dans les cuisines. Monsieur Georges Crump est aux fourneaux. Il se retourne et reste bouche bée. Il pense "mes frites, trop huileuses !!! Mes frites trop ..." Sur son front son turban jaune safran avançe puis repart en arrière de stupéfaction ! Incroyable, On lui demandait une nouvelle coupée de frites et On précise "cuites à point !" Ce qui voudrait dre qu'elles ne l'étaient pas. Lui, le spécialiste de la friture il ne saurait pas frire les frites à point !

Des frites cuites à point ! Tout New York sait qu'il est passé maître en l'art de ce savoir faire.
Le regard du Maître d'hôtel est si sévère que Georges Crump prépare aussitôt non pas un mais deux nouveaux bains d’huile. Il attrape de nouvelles frites. Il les passe dans un premier bain à 150 ° puis les retire pour les passer dans un autre bain porté cette fois à 170 ° ! Il est en train de les retirer, quand le Maître d'Hôtel réaparait. Il surprend son regard satisfait. Cela le rassure.

Dans la magnifique salle à manger Monsieur Cornelius Vanderbilt saisit une nouvelle frite. Le Maître d'Hôtel se retire de quelques pas. Quand le célèbre convive saisit la seconde frite, il suspend sa respiration. Il n’a pas le temps de réagir que Monsieur Cornelius Vanderbilt se lève et assiette en main déclare
« Que se passe-t-il aujourd’hui dans vos cuisines, c'est pire que pire, celles-ci sont beaucoup trop épaisses ! » Quelques secondes plus tard, le magnat lui-même pousse la porte à double battant d’un pied nerveux et déclare à Monsieur Georges Crumpe « J'en veux de plus fines ! » puis il disparaît.

Monsieur Georges Crump est ahuri, stupéfait, soufflé, figé, muet. Le départ consterné du Maître d’Hôtel lui rend la parole
« Plus fines, je comprends, plus fines, je dois les couper plus fines, j’y vais »

Et il y vaa. Il attrape quelques Manon et entreprent de les couper dans la longueur. Soudain il en retourne une et, quelle idée a-t-il, il se met à la couper en rondelles tout en marmonnant
« ah vous voulez des frites fines Monsieur Cornelius Vanderbilt et bien vous ne vous serez pas déplacé pour rien croyez-moi. Vous allez avoir des frites fines c’est moi qui vous le dit" et dans l'élan, pomme de terre après pomme de terre, il tranche les Manon de plus en plus fines et si fines que la pensée soudaine qu’elles pourraient se briser entre les doigts du magnat au moment même où il les saisirait le fait rire aux éclats. Quand il pense en avoir suffisamment coupé il les plonge dans un nouveau bain à 170 ° degré, point. Une seule fois. Pas davantage. Juste à point. Le maître d’Hôtel reviEnt précisément à l’instant où il les dépose dans un plat de porcelaine. Liquéfié par la vision inattendue le Maître d'Hôtel tourne la tête vers le cuisinier et déclare, troublé « Mais k ka qu'avez-vous fait là Georges Crump ? Cette fois vous… »

Georges Crum lui coupe la parole en oulignant les siennesd'un geste vif « Je sais, je serai renvoyé, peu m'importe, il voulait des frites fines, il aura des frites fines ! »
Un Maître d’Hôtel est un homme impassible. C’est un maître d’hôtel impassible qui dépose l’assiette de frites fines sur la célèbre table ronde habillée d’une nappe d’une blancheur remarquable. Impassible mais aux aguets. Et trois pas de biais, en arrière du célèbre magnat des chemins de fer. Celui-ci saisit délicatement la première frite et la croque. Le Maître d'Hôtel le devine surpris. A la seconde, le Maître d'Hôtel comprend l'intérêt du célèbre convive : il garde la frite en main quelques secondes supplémentaires. Pour l’observer. Quand la troisième frite est croquée, le Maître d'Hôtel découvre un homme comblé qui mangera jusqu'à la dernière. Ce que fait le célèbre magnat lui demande d'une voix enthousiaste, voire joyeuse :
« Faites moi venir celui qui a si étonnamment répondu à mon désir ! »

D’un tour le Maître d’Hôtel se rend aux cuisines.
Le turban jaune safran de Monsieur Georges Crump ne bouge pas d’un poil lorsque ce spécialiste indien de la friture répond « si c’est pour me renvoyer, faites-le moi savoir par écrit ! »

Le Maître d’Hôtel répond en éclaant de rire qu'« il n’est aucunement question de vous renvoyer mon ami, plutôt de vous féliciter, je vous conseille de me suivre ! »

Quelques minutes plus tard, "l'ami" ouvre grand ses yeux de merlan frit en découvrant que Monsieur Cornelius Vanderbilt se lève et vient vers lui l'air satisfait et la main tendue. Comment refuser. Dans l'échange il comprend qu'il tient là le plus le plus magnifique des pourboires. Une belle poignée de dollars.

L'ingénieur Cornelius Vanderbuilt, devenu le richissime magnat des Chemins de Fer retourne vers sa table. Il donne un nouveau regard à Heorges Crump. Il l'interroge.
« Dites-moi, cher ami, de si belles frites doivent avoir un nom exceptionnel ? Quel est-il ? »

Georges Crump ressent un grand moment de silence. Il est désemparé. Ses frites sont des frites ni plus ni moins. Puis il se rappelle le chuchotis qu'elles ont fait en tombant dans la friture. Il répond
« Vous avez raison Monsieur Cornelius Vanderbil, ces frites portent un nom : elles s’appellent des ........... !" (Merci tu as bien deviné lecteur, des chhhhhhhhhhiiips !"

La fin ?
Monsieur Georges Crump et son turban jaune safran disparurent derrière la porte à double battant.
Monsieur Cornelius Vanderbilt termina son repas sur la douceur de son dessert préféré, des Poires Belle-hélène, une petite goutte de fine et quelques nouvelles mesures d’un Caprice Cubain fort apprécié. Il souligna le tout non pas par la dégustation d'un quelconque barreau cubain, mais bien plutôt par celle d'un
Robusto de Cohiba qu n'attendait qu'une chose : être allumé.

Le Maître d’Hôtel tout comme le directeur, eurent droit à la fameuse poignée de mains. Les trois Paix : Pourboire pour l’un, pouvoirs pour l’autre et plaisir pour Monsieur Cornelius Vanderbilt.
Sachez-le, qu’elles s’appellent Manon, Francine, Monalisa la Coquine ou Belle de Fontenay, qu'elles soient classiques et très Bintje, toutes, bien croquées, vous raviront le palais A en avoir la patate toute la journée.

Ya pas que "Ettenad" in the life, il y a también la "spihc" surtout celle de Georges Crump
et devant celle-là, même Lania s'incline

Texte écrit par Lania le 6 janvier 2009 d’après trois lignes d'une anecdote lue sur le net.

dimanche 22 juin 2008

Gilles Lapouge




Je ne résiste pas à vous offrir ce lien -un peu commercial c'est vrai, mais après tout, ses livres existent en bibliothèque- Je suis contente de l'avoir vu, une fois, de lui avoir parlé deux fois. Chaque fois aux Etonnants Voyageurs. Je me sens très proche de son besoin de mirages.http://www.lire.fr/portrait.asp/idC=35821/idTC=5/idR=201/idG=3 Et si proche que j'aimerais"le recevoir" dans une bibliothèque of course, lire certains extraits de ses ouvrages et l'écouter parler. Il me fait sérieusement rire. J'ai toujours été ailleurs -surtout sans bouger- Je n'ai jamais été aussi près de mon rêve. J'ai ses coordonnées. Données par lui, en personne et sourire et toute proche de Rufus. Il me vient une idée à l'instant même. Chut. Vous la ferai savoir. En attendant, ne le lisez pas trop. Sinon. Quoique ! (Deuxième illustration : vue de mon balcon, station Les Arcs, les Alpes tout schuss hum, ça rafraîchit !)

samedi 26 avril 2008

Pour rencontrer Odile qui rencontra ....

C'est sur : http://terrasseentchat.blogspot.com/ Ex : Lenteur : mot féminin -of course- : manque de rapidité, de promptitude. La lenteur est un sujet de réflexion, actuel. Qualité - défaut - nécessité - pertinence - partage. Pas plus tard que ce jour, revenant d'un intéressant hommage rendu à Germaine Tillon -disparue alors qu'une exposition se déroule en son nom- Odile attendait l'autobus. Le soleil face à elle diminuait ses capacités visuelles. Cependant elle finit par remarquer dans le grand carrefour, sur le passage piéton un homme -ou plutôt la silhouette d'un homme de grande taille et de belle prestance. Il allait avec lenteur. Grande lenteur. Il relevait et penchait la tête plus souvent que nécessaire. Etait-il fatigué ? Avait-il besoin d'aide. Elle s'inquiéte. Arriverait-il avant que le feu ne passe au vert ouvrant le passage aux automobiles ? L'homme enfin atteint le trottoir. Il lui paraît fragile. Faiblesse physique ? Le questionner ? L'interroger ? L'aider ? Odile hésite. Que pourrait-il penser de son intervention. Sa propre mère n'apprécierait pas du tout. Il lui semble l'entendre : "non mais voyons, je ne suis pas vieille encore !" Mais pourquoi pas ?
Autour d'elle plutôt des jeunes gens, indifférents au pas de l'homme. C'est peut-être cela qui la décide. La voilà qui traverse. Ne pas l'agacer, l'agresser, le vexer. Elle l'aborde avec diplomatie et sourire. Il est intelligent et sage. Il avoue sa faiblesse. Il lui tend son bras. Les voilà qui échangent quelques propos. Il lui offre un bonbon, "pour vous remercier" dit-il et mieux, une histoire à propos de Tréhorenteuc et du Guillotin et de "la vache aux quat'e viaux" En gallo, qu'il lui traduit. Soudain il lui signifie qu'elle peut le laisser. Il semble sincère. Elle le trouve un peu moins fatigué. Elle accepte inquiète tout de même pour cet homme fragile qui pourrait être son père. Fait-elle bien de le laisser ? Il ne va pas tout près. Elle lui accorde crédit. Lancée, elle rentre chez elle à pied. Elle pense qu'elle a croisé un témoin d'un passé qui espère ses passeurs. Il faudra qu'elle pense à s'offrir un p'tit magnétophone pour l'avoir sans cesse dans sa poche. Elle repense à Maya. Promis, se dit-elle, tu vas lui extirper sa berceuse bretonne à celle-ci, qu'elle le veuille ou pas. Non mais alors, une vraie berçeuse du Finistère, c'est à ne pas taire. C'est à récolter. Pain sur la planche.

jeudi 17 avril 2008

Le poète Aimé s'en retourne, retrouvons ses images et davantage



Pour Wifredo.


A petits pas de pluie de chenilles
A petits pas de gorgée de lait
A petits pas de roulement à billes
A petits pas de secousse sismique
Les ignames dans le sol marchent à grands pas de trouées d'étoiles
De trouées de nuit
De trouées de SainteMère de Dieu
A grands pas de trouée de paroles dans un gosier de bègue
Orgasme des pollutions saintes
alleluiah



et cet autre poème, grâce au sublime Daniel Maximin




J'habite une blessure sacrée


j'habite des ancêtres imaginaires


j'habite un vouloir obscur


j'habite un long silence


j'habite une soif irrémédiable...

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/antilles/
Aimé Césaire