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lundi 27 avril 2015

Mercredi 6 mai, 18 h 30 Barbierie'Z Schéhérasadiennes à Rennes, Librairie Planète IO


"Pourquoi les Mille et une Nuits ?"
Après 
"Pouvoir et têtes coupées"
Après 
"Les tourments d'un père"...
je vous propose

"BARBIERIE'Z Schéhérazadiennes"

mon 4ème volet de l'oeuvre anonyme 
"Les contes des Mille et une Nuits"

Un épisode échevelé "oreille attentive et bon vouloir" à propos "d'histoires" de famille, de fratrie, entre naïvetés amoureuses, rires et prises de pouvoir, au féminin-masculin. 

Toujours avec émir, vizir, sultan, passions invraisemblables, humiliations, coup de poing, pendaisons, luths, femmes audacieuses et hommes aveugles... ou pas. Ma vision.


07, RUE SAINT LOUIS, 35000 RENNES 
- 02 99 79 35 14 - 
DU LUNDI AU SAMEDI DE 11H À 20H

dimanche 12 avril 2015

Suite d'un samedi "conter contant" avec Xavier Lesèche. Sollicitez les roseaux... ils diront l'histoire. Foi de héron ou de vautou

La felouque file sur les flots ridés du canal. La voile de lin velouté s'amplifie sous le vent. Les babouches de Sâadi et de Sââd s'enfoncent dans un tapis épais et soyeux qu'ils ne se seraient pas attendus à découvrir dans une felouque. L'un turban rouge et l'autre turban vert, chacun de leur regard se promène des rameurs à la table basse décorée d'un bouquet de tulipes aux camaïeux époustouflants, des mouvements d'un serviteur tout vêtu de blanc  au soulèvement de la théière d'où il verse, dans de petits verts décorés d'entrelacs dorés, un long et filet de menthe poivrée qui déjà, avant leurs papilles, embaume leurs narines.
Saadi et Sââd sont confondus, surtout Saâdi. 
Quelle histoire, mais quelle histoire ! 
Face à eux, les yeux fermés, Abdallah Aboulhacen sourit-il à la douce musique du joueur de oud installé à ses côtés, ou bien à la surprise de ceux qui sont en train de devenir deux amis ???? 
Quelle histoire, mais quelle histoire ! 

Soudain sur les bords de rive les roseaux frémissent. Trop tard. Trois regards suivent dans le bleu du ciel l'envol d'un héron cendré.
Col cos les grenouilles se marrent. Allez-y roseaux contez l'histoire. 
Ils le feront, si vous les sollicitez. Avant tout ils remercient Xavier Lesèche conteur, pour son accueil et ses transmissions, Hervé, Germaine, Marianne et Manon, Claire et Clarisse, ainsi que Jacques et Francis pour leur sympathie. Ils souhaitent à tous et à chacun un beau dimanche jaune, bleu et joyeux.
 Freesias et tulipes à l'écoute sont déjà.


jeudi 5 juin 2014

Contes d'Afriques et autres ce 5juin à la Librairie Planète Io


L'Afrique du Burkina Faso a déposé, sous les doigts de Sélifa,


 son  musicien ce soir, n'goni, 


tama, 


djembé et 
balafon, 



dans l'univers de l'oasis bienvenue et tranquille qui se cache derrière la Librairie Planète IO, 7 rue Saint Louis,  souvent lieu de premières 

Contes merveilleux africains et contes d'auteur ont été dits par Sylvie elle-même. 
Sous pêcher, dans lequel parfois l'archer de la violoniste Sylvie, la conteuse, allait se frotter au feuillage.

Face à Sylvie et à Sélifa, quelques paires d'oreilles ; qui se sont laissées aller à l'écoute de ces deux artistes à la communication si intuitive qu'à peine perceptible. A en oublier la baisse de la température.  
Sélifa osa les faire chanter. 
Faire chanter sept paires d'oreilles en langue du Burkina Faso relevait de l'exploit linguistique. Exploit il y eut. A croire que tous et toutes avaient répétées auparavant.  
L'ensemble ? 
Des textes sur le thème d'une volonté pacifiste et amoureuse. D'où le coeur sur le n'goni. Quel sujet plus beau que celui de la Paix ? 

J'en profite pour annoncer que la Librairie Planète Io, m'offre une double carte blanche,  mensuelle. Elle démarre 
en juillet, 
les jeudis 3 et 10, dès 18 h 30 à l'ombre du même pêcher.  
7 Rue Saint Louis où les libraires sont à la disposition des lecteurs. 
Je vous y attendrai pour vous offrir mes facéties drôlatiques fantaisistes et conteuses. Donc, à bientôt. Pour vous y accueillir. 
Un chapeau sera mis à disposition pour votre sympathique contribution.
Lania 07 70 34 90 72 - Contact

mardi 29 avril 2014

Meli met l'eau des contes à la Librairie Planète IO samedi 26 avril

C'est fini.
Ce qu'il en reste : le temps suspendu et la qualité de l'écoute, la chaleur et la surprise des participantes qui venaient écouter des contes pour la quasi première fois, exception faite par l'une d'entre elle qui avait pu écouter Lania lors d'une randonnée sur le thème des Cinq Continents dans un quartier rennais. (photos)
 Une vraie randonnée doublée de la sorte de texte ainsi nommé, qui se musicalise aisément. Ainsi le public s'amuse à chantonner et s'emporte à chanter. .

 Quartier de Villejean ou Machu Pichu ?
Légende du Baobab
Prestation en duo avec Krystin Vesterälen qui a su délicatement rythmer la succession des textes au sanza (petit piano africain à touches de fer) (photo)
Ainsi, chaque paire d'oreilles s'en est allée en pays Breton par Brocéliande et le château du roi Hardor, en Russie, par l'Orient, avec le conte merveilleux de Soslan et Kosler, de Sud en Ouest  et de bastide en forge de Paimpont avec un extrait du spectacle de Lania intitulé "La Petite Marie"


Gentilles croix blanches qui appellent au respect de jours et deviennent effrayantes lorsque, de nuit, passant devant elles, une voix  interpelle la Petite Marie. 
"Qui passe ici ce soir ? Qu'elle me cure la dent ! Cela fait sept ans qu'elle ne l'a pas étée"
Une phrase à vous faire porter les mains aux oreilles ! 
Bref, une belle contée. Ce n'est pas Krystin Vesterälen et Lania qui l'ont dit, mais les oreilles attentives et la maîtresse des lieux. 

Sinon... Voudriez-vous organiser une soirée chez vous, en votre domicile ? Rien de plus simple. Appelez Lania au 
07 70 34 90 72 ou
passez par là passez par mail
lcomlania@gmail.com 
et Laniàbientôt, avec plaisir. 

lundi 20 décembre 2010

"Quand le Moujik"... à Moulins c'était le 17 décembre

On a manqué y aller en troïka pour de vrai. Remerciements à Pierre pour sa conduite. Je me rappelais bien qu'il y a dans ce village une descente très prononcée et de ce fait une remontée qui se parerait d'un tire-fesses sans démériter au premier niveau alpin.
Les photos sont en attente. Dommage. Restent les mots : Quelles belles tirées sportives et rieuses pour tâcher d'extraire le navet du sol gelé ; quel beaux rires à propos du Bielka (traduisez Ecureuil) philosophe qui s'inquiète de savoir s'il y a 28 ou 29 jours en février. Il semble que je sache personnifier l'écureuil comme si j'étais lui-même. L'idée ne me déplaît pas. Et quelle belle écoute à propos du conte merveilleux intitulé "L'eau de Jeunesse". Je trouve d'ailleurs à ce conte de plus en plus de sens cachés et pertinents. Particularité de la soirée : un public adulte ; des oreilles masculines en nombre, intéressant. Une délicieuse adolescente qui a su accepter la perche -voire le bras- que je lui offrais. Et à propos de la Perche, rappelons celle qui témoigne auprès du Silure Moustachu que "non non non le lac de Rostov n'a jamais brûlé de la Saint Pierre à la St Elie, autant dire de juin à août !" Belle histoire.
Merci à Anne pour nous avoir réchauffées de ses belles et bonnes soupes de légumes, et à Myriam, responsable de la bibliothèque, pour m'avoir si bien transmis son enthousiasme à propos de ma façon de faire.
Après "Coquine la pomme de terre a la frite et vous l'entendez bien " à Visseiche en 2008, restera dans la région de La Guerche "Quand le Moujik..." un enchaînement de contes russes qui déambule.

mardi 17 août 2010

Emprunté au site http://neep.free.fr/Bienvenue_Carillons_et_Cloches_de_Toulouse.html
le clocher Saint-Jacques de Muret de nuit,

et emprunté ailleurs, le poème Ballade à la luneAlfred de Musset
(1810-1857)

C'était,
dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?
[...]
Qui t'avait éborgnée,
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?
[...]
Et qu'il vente ou qu'il neige
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?
Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Ceci pour vous inviter à copier coller le lien qui suit : http://neep.free.fr/Bienvenue_Carillons_et_Cloches_de_Toulouse.html
Vous découvrirez la vie d'un clocher célèbre, celui de l'Eglise Saint Sernin de Toulouse, romane s'il en fut, et quelques autres. Belle visite

Hier j'ai promené la chienne de Rozenn

Une inquiétude au coeur car la chair de ma chair, mon enfant chérie -expression empruntée exceptionnellement à une délicieuse amie- était partie pour une heure et cinq heures plus tard n'était toujours pas rentrée. D'ordinaire, je ne m'effraie pas, elle ne vit pas avec moi, mais en ce moment ce n'est pas le cas. Que faire. Pour les gendarmes, pas avant demain. Alors aller me calmer. Me calmer ? Rien de mieux que de promener la chienne de Rozenn. Justement elle ne se lasse pas de venir me caresser la main et de me lécher avec amour. Je cède.
Sans savoir que j'avais rendez-vous avec lui. Il m'attendait. Au bout du chemin de sable. Sur la rive qui me faisait face. Dans son manteau de plumes grises, dressé sur ses longues pattes, le bec tourné vers moi. Un héron. Celui des Gayeulles ou un autre. Il s'est raidi dans un mouvement imperceptible. Nous nous regardions. A-t-il eu peur ? Snoopy en s'asseyant l'a-t-elle dérangé ? Voilà qu'il prend son vol et plane m'offrant son double à la surface des eaux. Et je n'ai pas mon appareil, ne me reste que les mots et la superbe photo de Michel Maréchal, un ami généreux.

Je vous invite à feuilleter son album photo "amateur" sur Face Book.
Voilà. Hier j'ai promené la chienne de Rozenn. Ayer, Yesterday, Vchtiera...

Au fait, vous seriez-vous inquiété, je me dois de vous rassurer, j'ai retrouvé la chair de ma chair, dès mon retour, odalisque allongée sur le canapé noir et blanc.

mercredi 19 mai 2010

Enfants, adulte, leurs premières fois. (18 05 10)

Ce matin j'ai voyagé en Métro. Banal. Pas vraiment. Un groupe d'enfants monte. Le Métro démarre. C'est l'enthousiasme général. Kevin à mes côtés rit de joie. Comme d'autres camarades. Je le questionne. Est-ce la première fois ? D'un grand sourire il répond que oui. Il existe encore des enfants qui ne sont jamais montés dans le Métro. Je me suis crue en 1969.
Ce matin, si je n'ai pas rêvé, le maire de la ville, Monsieur Delaveau voyageait dans le Métro. Banal ? J'avais moi aussi ma première fois.

vendredi 9 avril 2010

Daniel Lhommond, c'est le Périgord.


Il chante. Il conte. Il emmène. On le suit. On attrape au vol des universels (Les femmes veulent toujours nous changer. Elles changent)Il régale.
Embarquez. De Vénézuela, au Canada en passant par le Mexique, sans oublier le pays, les personnages se succèdent et émeuvent. Sans oublier de rire. Alors, laissez-vous faire et rejoignez-le.

Moi Quercy, lui Périgord. Un point commun ? La chaise rouge. J'adore. C'est encore possible demain , 10 avril, ¨Théâtre du Cercle Paul Bert, rue de Paris.

samedi 6 mars 2010

La petite gousse de vanille : K d'hâvre ex kis




Il était une fois une petite gousse de vanille qui tomba d'un banc A quatre pieds. et l'oiseau l'emporta sur la rivière BLEUE.
C'est alors que tout à coup SURVINT
le gorgonzola enfariné, encapuchonné. Elle l'embrassa AVEC
fougue pour ensuite s'élancer à travers champs. DESTINATION
Casablanca. L'avion décolle au-dessus DU
désert de Gobi, le plus fascinant et dangereux qui SOIT.
De cette façon l'ouvrage fut signé et on enterra le grand PERE
qui était en fait le père fouettard du lézard de BAMAKO
tous les tambours résonnaient derrière le baobab. Dans le TROU,
à en chantonner des petits trous, des ptits trous toujours PTITS
et ptons et ptis épient dans les buissons . Les ficelles les entourent ET
aboutit tout penaud dans un champ de blé à côté d'un toucan. (un soir banal entre mère et fille)
Vanille, fille
de Manille
Verte anguille
de parfum
se bille
de résille
s'habille
En talons aiguilles
se tortille
se vrille
séguedille
s'enquadrille
Vertige d'ormille*
elle brille
Vanille la fille
de Manille
Signé La Gousse
*ormille (orme, ormeaux, botanique : arbre très grand, de la famille des ulmacées,
bois utilisé en menuiserie
bois de cet arbre

mercredi 2 décembre 2009

Un message plus-que-charmant... je le dépose




"..... agréablement surprise par votre message, si chaleureux,et lorsque j'ai découvert votre site, j'en ai étais enchanté. J'ai adoré votre écriture ! Quelle musique, quelle plasticité ! et les images si proches, si chères..... Je suis contente de vous avoir rencontrer."
Celle qui m'écrit ceci s'appelle Macha, elle est Russe. Et en deux mots elle me rapproche de la langue maternelle, pardon de celle de ma mère. Un récent enregistrement me prouve qu'un enfant de parent étranger, obligé d'apprendre la langue d'un autre pays, reste sous l'influence de la langue de sa mère. Et la laisse couler à son insu. Dans son rythme par exemple, en ce qui me concerne.
Macha est peintre. Le tableau de gauche, intitulé "Le Bateleur" est extrait du site leseizeanges. Je l'ai découverte grâce à une amie. Toutes deux "exposent" leurs toiles sur http://www.les16anges.net/macha_volodina_winterstein/index.htm pour Macha et
http://www.les16anges.net/catherine_lierman/index.htm pour mon amie Catherine bretonne, festnozienne née au Maroc, soit quelques unes de ses inspirations.
A Elles deux, à Tous et à Vous qui passez par hasard, belle fin de journée.

samedi 21 novembre 2009

21 novembre 2009 Festival de la Soupe c'est gratuit et c'est à Maurepas de Rennes


Quand : ce 21 novembre 2009
Lieu : la maison de Quartier -non loin de cet endroit photographié- Au radar, suivre les effluves.
Horaire : à partir de 17 h 30
Peut-être prévoir
  • de venir avec son bol pour déguster sa soupe préférée ? Ou
  • de bondir sur le site de la Maison de Quartier de la Marbaudais à Rennes ? http://www.mq-maurepas.org/ un petit peu en retard pour la date de cette année cependant (et si j'avais mal lu, hier au Centre Social : info à vérifier)

vendredi 20 novembre 2009

La main menteuse de TH ? Non, celle étrangleuse, peinte par Maupassant.-18 11 09 actualité de Main en main-

La main étrangleuse
On faisait cercle autour de M. Bermutier, juge d'instruction qui donnait son avis sur l'affaire mystérieuse de Saint-Cloud. Depuis un mois, cet inexplicable crime affolait Paris. Personne n'y comprenait rien.
M. Bermutier, debout, le dos à la cheminée, parlait, assemblait les preuves, discutait les diverses opinions, mais ne concluait pas.
Plusieurs femmes s'étaient levées pour s'approcher et demeuraient debout, l'œil fixé sur la bouche rasée du magistrat d'où sortaient les paroles graves. Elles frissonnaient, vibraient, crispées par leur peur curieuse, par l'avide et insatiable besoin d'épouvante qui hante leur âme, les torture comme une faim.
Une d'elles, plus pâle que les autres, prononça pendant un silence:
— C'est affreux. Cela touche au « surnaturel ». On ne saura jamais rien.
Le magistrat se tourna vers elle:
— Oui, madame, il est probable qu'on ne saura jamais rien. Quand au mot « surnaturel » que vous venez d'employer, il n'a rien à faire ici. Nous sommes en présence d'un crime fort habilement conçu, fort habilement exécuté, si bien enveloppé de mystère que nous ne pouvons le dégager des circonstances impénétrables qui l'entourent. Mais j'ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où vraiment semblait se mêler quelque chose de fantastique. Il a fallu l'abandonner, d'ailleurs, faute de moyens de l'éclaircir.
Plusieurs femmes prononcèrent en même temps, si vite que leurs voix n'en firent qu'une:
— Oh! dites-nous cela.
M. Bermutier sourit gravement, comme doit sourire un juge d'instruction. Il reprit:
— N'allez pas croire, au moins, que j'aie pu, même un instant, supposer en cette aventure quelque chose de surhumain. Je ne crois qu'aux causes normales. Mais si, au lieu d'employer le mot « surnaturel » pour exprimer ce que nous ne comprenons pas, nous nous servions simplement du mot « inexplicable », cela vaudrait beaucoup mieux. En tout cas, dans l'affaire que je vais vous dire, ce sont surtout les circonstances environnantes, les circonstances préparatoires qui m'ont ému. Enfin, voici les faits:
J'étais alors juge d'instruction à Ajaccio, une petite ville blanche, couchée au bord d'un admirable golfe qu'entourent partout de hautes montagnes.
Ce que j'avais surtout à poursuivre là-bas, c'étaient les affaires de vendetta. Il y en a de superbes, de dramatiques au possible, de féroces, d'héroïques. Nous retrouvons là les plus beaux sujets de vengeance qu'on puisse rêver, les haines séculaires, apaisées un moment, jamais éteintes, les ruses abominables, les assassinats devenant des massacres et presque des actions glorieuses. Depuis deux ans, je n'entendais parler que du prix du sang, que de ce terrible préjugé corse qui force à venger toute injure sur la personne qui l'a faite, sur ses descendants et ses proches. J'avais vu égorger des vieillards, des enfants, des cousins, j'avais la tête pleine de ces histoires.
Or, j'appris un jour qu'un Anglais venait de louer pour plusieurs années une petite villa au fond du golfe. Il avait amené avec lui un domestique français, pris à Marseille en passant.
Bientôt tout le monde s'occupa de ce personnage singulier, qui vivait seul dans sa demeure, ne sortant que pour chasser et pour pêcher. Il ne parlait à personne, ne venait jamais à la ville, et, chaque matin, s'exerçait pendant une heure ou deux, à tirer au pistolet et à la carabine.
Des légendes se firent autour de lui. On prétendit que c'était un haut personnage fuyant sa patrie pour des raisons politiques; puis on affirma qu'il se cachait après avoir commis un crime épouvantable. On citait même des circonstances particulièrement horribles.
Je voulus, en ma qualité de juge d'instruction, prendre quelques renseignements sur cet homme; mais il me fut impossible de rien apprendre. Il se faisait appeler sir John Rowell.
Je me contentai donc de le surveiller de près; mais on ne me signalait, en réalité, rien de suspect à son égard.
Cependant, comme les rumeurs sur son compte continuaient, grossissaient, devenaient générales, je résolus d'essayer de voir moi-même cet étranger, et je me mis à chasser régulièrement dans les environs de sa propriété.
J'attendis longtemps une occasion. Elle se présenta enfin sous la forme d'une perdrix que je tirai et que je tuai devant le nez de l'Anglais. Mon chien me la rapporta; mais, prenant aussitôt le gibier, j'allai m'excuser de mon inconvenance et prier sir John Rowell d'accepter l'oiseau mort.
C'était un grand homme à cheveux rouges, à barbe rouge, très haut, très large, une sorte d'hercule placide et poli. Il n'avait rien de la raideur dite britannique et il me remercia vivement de ma délicatesse en un français accentué d'outre-Manche. Au bout d'un mois, nous avions causé ensemble cinq ou six fois.
Un soir enfin, comme je passais devant sa porte, je l'aperçus qui fumait sa pipe, à cheval sur une chaise, dans son jardin. Je le saluai, et il m'invita à entrer pour boire un verre de bière. Je ne me le fis pas répéter.
Il me reçut avec toute la méticuleuse courtoisie anglaise, parla avec éloge de la France, de la Corse, déclara qu'il aimait beaucoup cette pays, cette rivage.
Alors je lui posai, avec de grandes précautions et sous la forme d'un intérêt très vif, quelques questions sur sa vie, sur ses projets. Il répondit sans embarras, me raconta qu'il avait beaucoup voyagé, en Afrique, dans les Indes, en Amérique. Il ajouta en riant:
— J'avé eu bôcoup d'aventures, oh! yes.
Puis je me remis à parler chasse, et il me donna des détails les plus curieux sur la chasse à l'hippopotame, au tigre, à l'éléphant et même la chasse au gorille.
Je dis:
— Tous ces animaux sont redoutables.
Il sourit:
— Oh! nô, le plus mauvais c'été l'homme.
Il se mit à rire tout à fait, d'un bon rire de gros Anglais content:
— J'avé beaucoup chassé l'homme aussi.
Puis il parla d'armes, et il m'offrit d'entrer chez lui pour me montrer des fusils de divers systèmes.
Son salon était tendu de noir, de soie noire brodée d'or. De grandes fleurs jaunes couraient sur l'étoffe sombre, brillaient comme du feu.
Il annonça:
— C'été une drap japonaise.
Mais, au milieu du plus large panneau, une chose étrange me tira l'œil. Sur un carré de velours rouge, un objet noir se détachait. Je m'approchai: c'était une main, une main d'homme. Non pas une main de squelette, blanche et propre, mais une main noire desséchée, avec les ongles jaunes, les muscles à nu et des traces de sang ancien, de sang pareil à une crasse, sur les os coupés net, comme d'un coup de hache, vers le milieu de l'avant bras.
Autour du poignet, une énorme chaîne de fer, rivée, soudée à ce membre malpropre, l'attachait au mur par un anneau assez fort pour tenir un éléphant en laisse.
Je demandai:
— Qu'est-ce que cela?
L'Anglais répondit tranquillement:
— C'été ma meilleur ennemi. Il vené d'Amérique. Il avé été fendu avec le sabre et arraché la peau avec une caillou coupante, et séché dans le soleil pendant huit jours. Aoh, très bonne pour moi, cette.
Je touchai ce débris humain qui avait dû appartenir à un colosse. Les doigts, démesurément longs, étaient attachés par des tendons énormes que retenaient des lanières de peau par places. Cette main était affreuse à voir, écorchée ainsi, elle faisait penser naturellement à quelque vengeance de sauvage.
Je dis:
— Cet homme devait être très fort.
L'Anglais prononça avec douceur:
— Aoh yes; mais je été plus fort que lui. J'avé mis cette chaîne pour le tenir.
Je crus qu'il plaisantait. Je dis:
— Cette chaîne maintenant est bien inutile, la main ne se sauvera pas.
Sir John Rowell reprit gravement:
— Elle voulé toujours s'en aller. Cette chaîne été nécessaire.
D'un coup d'œil rapide j'interrogeai son visage, me demandant:
— Est-ce un fou, ou un mauvais plaisant?
Mais la figure demeurait impénétrable, tranquille et bienveillante. Je parlai d'autre chose et j'admirai les fusils.
Je remarquai cependant que trois revolvers chargés étaient posés sur les meubles, comme si cet homme eût vécu dans la crainte constante d'une attaque.
Je revins plusieurs fois chez lui. Puis je n'y allai plus. On s'était accoutumé à sa présence; il était devenu indifférent à tous.
Une année entière s'écoula. Or, un matin, vers la fin de novembre, mon domestique me réveilla en m'annonçant que sir John Rowell avait été assassiné dans la nuit.
Une demi-heure plus tard, je pénétrais dans la maison de l'Anglais avec le commissaire central et le capitaine de gendarmerie. Le valet, éperdu et désespéré, pleurait devant la porte. Je soupçonnai d'abord cet homme, mais il était innocent.
On ne put jamais trouver le coupable.
En entrant dans le salon de sir John, j'aperçus du premier coup d'œil le cadavre étendu sur le dos, au milieu de la pièce.
Le gilet était déchiré, une manche arrachée pendait, tout annonçait qu'une lutte terrible avait eu lieu.
L'Anglais était mort étranglé! Sa figure noire et gonflée, effrayante, semblait exprimer une épouvante abominable; il tenait entre ses dents serrées quelque chose; et le cou, percé de cinq trous qu'on aurait dits faits avec des pointes de fer, était couvert de sang.
Un médecin nous rejoignit. Il examina longtemps les traces des doigts dans la chair et prononça ces étranges paroles:
— On dirait qu'il a été étranglé par un squelette.
Un frisson me passa dans le dos, et je jetai les yeux sur le mur, à la place où j'avais vu jadis l'horrible main d'écorché. Elle n'y était plus. La chaîne, brisée, pendait.
Alors je me baissai vers le mort, et je trouvai dans sa bouche crispée un des doigts de cette main disparue, coupé ou plutôt scié par les dents juste à la deuxième phalange.
Puis on procéda aux constatations. On ne découvrit rien. Aucune porta n'avait été forcée, aucune fenêtre, aucun meuble. Les deux chiens de garde ne s'étaient pas réveillés.
Voici, en quelques mots, la déposition du domestique:
Depuis un mois, son maître semblait agité. Il avait reçu beaucoup de lettres, brûlées à mesure.
Souvent, prenant une cravache, dans une colère qui semblait de démence, il avait frappé avec fureur cette main séchée, scellée au mur et enlevée, on ne sait comment, à l'heure même du crime.
Il se couchait fort tard et s'enfermait avec soin. Il avait toujours des armes à portée du bras. Souvent, la nuit, il parlait haut, comme s'il se fût querellé avec quelqu'un.
Cette nuit-là, par hasard, il n'avait fait aucun bruit, et c'est seulement en venant ouvrir les fenêtres que le serviteur avait trouvé sir John assassiné. Il ne soupçonnait personne.
Je communiquai ce que je savais du mort aux magistrats et aux officiers de la force publique, et on fit dans toute l'île une enquête minutieuse. On ne découvrit rien.
Or, une nuit, trois mois après le crime, j'eus un affreux cauchemar. Il me sembla que je voyais la main, l'horrible main, courir comme un scorpion ou comme une araignée le long de mes rideaux et de mes murs. Trois fois, je me réveillai, trois fois je me rendormis, trois fois je revis le hideux débris galoper autour de ma chambre en remuant les doigts comme des pattes.
Le lendemain, on me l'apporta, trouvé dans le cimetière, sur la tombe de sir John Rowell, enterré là; car on n'avait pu découvrir sa famille. L'index manquait.
Voilà, mesdames, mon histoire. Je ne sais rien de plus.
Les femmes, éperdues, étaient pâles, frissonnantes. Une d'elles s'écria:
— Mais ce n'est pas un dénouement cela, ni une explication! Nous n'allons pas dormir si vous ne nous dites pas ce qui s'était passé, selon vous.
Le magistrat sourit avec sévérité:
— Oh! moi, mesdames, je vais gâter, certes, vos rêves terribles. Je pense tout simplement que le légitime propriétaire de la main n'était pas mort, qu'il est venu la chercher avec celle qui lui restait. Mais je n'ai pu savoir comment il a fait, par exemple. C'est là une sorte de vendetta.
Une des femmes murmura:
- Non, ça ne doit pas être ainsi.
Et le juge d'instruction, souriant toujours, conclut :
— Je vous avais bien dit que mon explication ne vous irait pas.
Déposé(e) grâce à http://www.reves.ca/songes.php?fiche=412. Bonne lecture, à bientôt

mardi 17 novembre 2009

Jeannie Jeannette Hier ma Jeannette riait

Jeannie Jeannette Hier ma Jeannette riait

"Mon enfant s'appelle Jeanne" dit la Maman,
L'enfant sait. Elle rit. Comme Jeannie Jeannette. L'amie.
Elle s'appelait Jeannette.
Jeanne, a les joues rebondies. La fossette rieuse
Jeanne a deux dents. Elle est curieuse. Dans l'abri-bus tout attire Jeanne.
Suspendue dans l'indienne blanche sa tête, tourne tourne girouette, ainsi vont vont camions autos enfants passants.
Jeanne gonfle les joues, pince les lèvres, fronce le nez.
Fait sa petite moue. Je souris. Cligne l'oeil. Jeanne rit. Jeanne aux joues rebondies cligne l'oeil

Tut tut !!! vient le bus. Tout le monde monte dans l'autobus
Jeanne Larieuse est joueuse. Jeanne joue dans l'autobus
Suspendue à l'indienne blanche Jeanne gonfle les joues. Pince les lèvres. Fronce le nez. Fait sa petite moue.
Moue rieuse, cramponnée à l'indienne blanche, Jeanne se penche. Dansle dos de la Maman tous les clients rient.
"Coucou ma Jeanne ?" dit la Maman
Beu leu beu leu beu leu beu leu
"je joue le jeu de la moue rieuse Maman" .
Tout le monde rit.
Dans le dos de sa Maman Jeanne fait la moue aux passants. Ils rient.
Comme hier ma Jeannette riait Comme les mouettes rient Comme Jeanne rit aujourd'hui

dimanche 8 novembre 2009

Toulouse rose, Toulouse bleue, Toulouse air. Toulouse sons....

La nuit vient, doucement habillée de rose et de violet
Au coeur du village une porte est ouverte
A quoi pense-t-elle la belle Mariama au salon des Peintres Occitans de Balma ?
16 H : Novembre luxuriant
Quelle heure est-il ?
Contraste
Deuxième, troisième et quatrième générations Kezako ? A 380 ou dauphin ? Tour...
Chin'air ou idée au gramme
... Petit tour. Kezako ? Dauphin ou A 380 ?
Se lever plein soleil
Les désuets lampadaires du hall de gare de Bordeaux
Un quai nantais, vacances obligent, noir de monde.

Pendant que l'automne, qui s'installe en ce début novembre, dépouille le jardin de ma Maman les oiseaux du jardin du voisin sopranent à tire-larigot.


vendredi 16 octobre 2009

L'inattendu. "Mais oui, madame riez, je ris aussi"

Inattendu. Elle a pris le métro à revers.
Inattendu. Pas de voie inscrite sur le tableau, seulement deux initiales : GR (grande randonnée ?)
"Votre train est sur le quai n° 13 de la Gare Routière Madame !" dit l'homme en casquette soudain bienvenu. Tête de Madame, qui partie à l'heure s'inquiète et s'apprête à ne pas être en retard : omission de compostage et au pas de course.
Elle n'est pas seule. Foule sur le quai. Ambiance. Brouillard. Silence. Apparition de l'autobus. Du conducteur qui en descend. Face à lui des hommes, des femmes compactement silencieusement silencieux. Soutes ouvertes. Dépôts des sacs et paquets. Soutes fermées. Sans parole, les uns installent leurs ordis, leurs oreillettes, leur livre ou journal, reprennent leurs rêves, finissent leur nuit.
Et si quelqu'un criait "bonjour !" ?
Personne ne crie bonjour. Le brouillard avale l'autobus.
1 h 20 plus tard, arrivée au grand soleil. 20 ' d'attente. Café, photos. Accueil casquetté
"Vous allez à Bordeaux ? Vous avez une réservation ?" Affirmatif. Bug bug bug, réponse inattendue :
"Voiture 14, asseyez-vous où vous voulez !"
La Dame en profite pour s'installer côté salon. Ce n'est que sur la fin du voyage que quelqu'une osera s'installer face à elle. Bonne idée, du genre à faire penser à Emmanuel Mounier. Une jolie conversation. Comme en connivence. Un très bon moment. Heureusement différent de la séquence qui suit. Quoique.
La dame est sur la plate-forme. Le train ralentit. Cahote. Heurt d'un sac mou du talon. Déséquilibre. La Dame lève et bouge ses longs bras. Les bat, les agite. "M'aggriper, m'aggriper" Tout va très vite. Ne s'aggripe à rien. Pire. S'enfonce cul dans marches, en un V qui n'a rien de victorieux.
Et de penser à ce qui se passerait si la porte s'ouvrait. La voilà qui s'étrangle de rire. Malgré la surprise, le choc et la douleur. En pensant à toutes ces histoires de têtes coupées qu'elle collectionne. Le rire, c'est bien connu, est communicatif.
"Ne vous excusez pas, faites comme moi, riez !"
dit-elle à la jeune femme qui le faisant à gorge déployée lui demande tout piteusement
"Pardonnez-moi, je ris alors que je devrais vous aider. "
Et d'une main, et même deux, voilà la dame remontée. Inattendu.

jeudi 27 août 2009

Un instant, des Zozos.... Pour Mademoiselle au Pull Joliment Thé-hier du bus n° 18

Intuition : sera-t-il question de nez rouge ? Les moineaux prennent place.
Ils découvrent une belle entrée
un beau sourire
et un nez, couleur bleu casqué !

"Oh ! ça existe ? C'est vrai Papa, regarde ! J'y crois pas !!!!"
" J'te dis qu'ça existe Petite, c'est même mon meilleur copain ! Na !"
Ou la là, pas commode Nez Rouge.
I sait plus où il est l'Nez Rouge ! Au secours. "Tu peux m'aider ? J'ai un plan de la Voie Lactée"
Faut suivre le papillon rouge ? T'es sûr ? (J'suis sûr !) Merci, j'y vais.
Pendant qu'elle y va... servons-nous un p'tit thé à la menthe !
Salut Nez Rouge..., quoi, que dis-tu .... une forêt de sapins blancs.... magnifique, excellent, fabuleux, ramènes-en un
Que se passe-t-il entre Nez Bleu et Nez Rouge ?

Tout le monde tend l'oreille

Pas facile à comprendre pour les Grands. ça tombe bien c'était pour les Enfants. : bag moalkjemllkjsouqdflkj baelkjr dkkkoooooooooooooooaaaaaaaaa, borborygmes bonjour, ils zadorent. Tout est bien qui finit bien.