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samedi 7 janvier 2017

2017.... Les rois mages sont déjà passés

l'année 2017 file son septième jour

7,  chiffre de chance s'il en est
21, pour en avoir trois fois plus
2 +  0 +  1 +  7 = 10 soit 1, l'esprit agissant
(  5 - 12 - 14 ) 21
(  6  -  7 -   8 ) 21
( 10 -  2 -   9 ) 21
   21 -21 -21  j'adore 

de quoi offrir mes VOEUX 
les meilleurs
les plus chaleureux
les plus conteurs 
(ou compteurs), 
à tous ceux et celles 
qui me lisent, 
sans oublier les autres.
Au programme donc, cette année, semble-t-il et preuves scientifiques à l'appui :-)
spiritualité, réalisation, réunion, paroles et bienveillance



Première devinette dont une double réponse aurait pu me laisser sans voix 

Qui nous suit sans cesse sans jamais nous quitter ?
le soleil, le chemin, la musique, nos parents...
.... ils ne manquent pas d'idées, les réponses ont fusé dont celles-ci :
Allah, Dieu.
Un instant... je fus coite. Rires. A bientôt, avec plaisir.
    

vendredi 6 mai 2016

Conte du mensonge le plus doux - 4 - FIN

Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même !"
Le lendemain tout pareil de même, le surlendemain tout pareil de même, le lendemain du surlendemain et d'autres lendemains de même.
Forcément à force d'engloutir du pain, fût-il Matlouh, imbibé de beurre salé, j'ai grossi terriblement. Alors on l'a dit au roi. Alors un jour trois soldats sont arrivés pour m'emmener. Dès que je les ai vus entrer, et pourtant j'étais gros, j'ai filé, filé filé. Ahhhh la liberté ça n'a pas de prix.

Sauf que je suis tombé sur la troupe d'un seul soldat mais qu'il a  si bien su me ceinturer que je me suis retrouvé dans une nouvelle prison.
Je te l'ai dit Sultan, je suis observateur. "Oh pécaïre la chance" comme ils disent du côté du Roussillon, sur le mur il y avait du miel, du bon miel et du beau et du fin et du naturel et en matière de miel Sultan, tu ne dois pas douter de moi, je m'y connais. Dans l'enthousiasme je me mets à genoux et je dis "Par Allah ! Dieu fais que je puisse avoir deux pains ronds et gonflés cette fois !"
Le lendemain Allah ! Dieu ! Tous m'exauçaient. Au matin deux soldats poussaient la porte d'un seul coup de pied portant chacun deux petits pains ronds et gonflés et chauds, chauds comme j'avais demandés.


J'ai fait glisser le premier. Et il s'imbibait alors je me gavais
J'ai fait glisser le second. Il se gavait et je m'imbibais ou l'inverse. Un délice des dieux. Alors il se gavait et moi je m'imbibais ou l'inverse. Et quand j'ai eu fini de me gaver je me suis dis... bon vous savez ce que eme suis dit. Je me le suis dit ce jour, le lendemain de ce jour, le surlendemain, le lendemain du surlendemain, et toujours deux petits pains gavés de miel chaque jour, ça vous perd son homme. Voilà que je grossis, grossis, grossis. Voilà qu'on le répète au Roi et le roi demande à me voir, alors me voilà devant le roi. Il est sur son trône, beau trône et je le salue, tête basse autant que je peux. mais lui il demande à ce qu'on me relève et il me parle 
"Alors dis-moi, tu es un humaine ?"
Je le rassure "Oui mon Roi, je suis un humain !"
"Alors dis-moi, je crois savoir que les humains aiment les maisons, aimes-tu les maisons ?"
Je le rassure "Les humains aiment les maison oui mon Roi, moi j'aimerais bien en avoir une !"
Et bien le roi me rassure "Tu l'as ! Vous l'amènerez dans sa maison" dit-il aux gardes et il continue "Mais dis-moi les humains aiment-ils les jardins"
je le rassure "les humains aiment les jardins et moi je les adore mon Roi !"
Il me rassure "Gardes montrez-lui la maison au jardin !"
Et clac clic clac ça cliquette autour de moi, je suis bien encadré. Et quand ils s'arrêtent je découvre une très belle demeure, et son jardin, vide. On me laisse. Je suis heureux comme un roi. Je viens de trouver au fond de ma poche des graines de pastèque. J'adore la pastèque. Oh cette fraîcheur, oh cette couleur et ces pépins qu'on s'amuse à jeter, j'adore j'adore, je me précipite je sème. Nous sommes au 7ème ciel. Une seule graine donne. Ses tiges envahissent le jardin. Ses tiges fleurissent. Des fleurs par centaines. Mais seule une donne une pastèque. Mais quelle pastèque ! 


Pastèque un peu géante 
Enorme, monstrueuse, il me faut au moins une hache pour l'ouvrir ! A peine ai-je pensé cela que deux soldats arrivent en courant. Je m'écarte prudemment. Ils abattent la hache sur la pastèque, m'attrapent et me fourrant dedans, referment la pastèque sur moi Sultan. Oui, je tremble Sultan, oui Sultan j'ai eu peur, les graines s'entremêlent dans mes cheveux, la chair de la pastèque me dégouline sur mon visage. Même si la pastèque est grosse et grande je n'arrive pas à m'y remuer, je suis un tantinet englué. Et je m'interroge. Que va-t-il m'arriver ? A cet instant précis la pastèque se met à rouler rouler rouler et brutalement, elle s'immobilise. Je m'interroge : que m'attend-il ? A cet instant précis on me lance, moi, ou plutôt la pastèque. Et voilà que je rebondis saute tressaute semble-t-il tout le long d'un escalier et que la descente s'arrête net. Je suis groggy. Que se passe-t-il ? J'entrouvre les yeux : je découvre que je viens de descendre un escalier de nougat truffé de noix et noisettes mêlées de miel. Une oeuvre d'art. Tout interloqué j'entends la voix d'un de tes gardes Sultan. Tête penchée sur moi et moi tête en l'air, il me dit 
"Il me semble que toi, tu pourrais bien aller raconter  "le conte du mensonge le plus doux au Sultan !"
"Et j'aurais quoi ?"
"Tu pourrais obtenir la main de la Princesse future Sultane !"
J'ai fait la moue. J'ai répété "La main de la sultane, pourquoi pas mais raconter le conte du mensonge le plus doux sûrement, allons-y !"
"Suis-moi"
"Et voilà comment je me suis retrouvé devant toi Sultan pour te raconter cette histoire"

Le Sultan était absent. Les yeux au plafond, rien e plus sur que son arrivée  au 7ème ciel. Il souriait comme si de rien n'était, l'air benoit. Quant à la princesse, elle contemplait son père en s'interrogeant  "Quand donc redescendra-t-il mon père, cet apiculteur est très intéressant"
il y a eu un grand silence.
J'allais m'en aller quand le Sultan a claqué des mains dans ses grandes manches. Je me suis retourné : penché en direction des cuisines il interpellait les cuisiniers : "Qu'on prépare le repas de noces !"

7 jours durant de noces. 7 jours de vêtements de princesse. 7 jours de chants. 7 jours de danses du voile. 7 jours de musique. 7 jours de confidences. Puis la 7ème nuit et les 777 desserts au miel. J'étais là, je leur ai laissé la nuit. j'ai choisi mon dessert préféré : le rouleau semoule et miel. 


Quand je l'ai porté à mes lèvres le miel et la semoule se sont déroulés déroulés déroulés si généreusement que j'ai écrit, pour vous lecteurs lectrices ce conte tout sucré. Il ne vous reste plus qu'à y goûter. 
Il ne vous reste plus qu'à y goûter
Mille et un remerciements mielés (Non, pas mielleux, ni nivelés, mielés)

Conte du mensonge le plus Doux - 3

... nous n'avons plus revu l'abeille mais de nuage en nuage nous sommes parvenus au 7ème ciel Sultan
As-tu entendu Sultan ? Le 7 ème ciel. Alors si vous ne connaissez pas le 7ème ciel, je vous le recommande. Tout y arrive. Par exemple, avec mon cheval on s'est promenés, on a observé, on a regardé, goûté, éprouvé. Forcément, tout cela,  ça vous assoiffe, j'ai eu soif. Pas la peine de chercher un robinet, un bar, une fontaine. Sous un grand soleil au 7ème ciel Sultan, tu dis "j'ai soif" l'ombre peut s'emparer de toi. 

Et le temps de m'interroger sur elle j'ai perçu un seau tenu par une main et derrière la main une demoiselle délicate, délicieuse, désirable. Forcément j'ai voulu poser ma main sur la sienne. Là j'ai cru recevoir toute l'eau sur la tête. Une douche au lieu d'un verre, c'est un peu différend. Je me suis dis "calme ton geste". J'ai calmé mon geste et c'est avec douceur que la main a accepté de poser le seau sur le sol. Quand j'ai ôté ma main, la main est restée dans la mienne. Oui oui, Sultan, tu ne rêves pas,  la main s'est détachée de son poignet. Je l'ai observée. J'ai remarqué des points scintillants. J'ai goûté la main. Elle était sucrée. Je l'ai léchée. Soudain plus de main. 

J'ai réfléchi Sultan. Je sais que je ne dois pas réfléchir, mais j'ai réfléchi. C'est ainsi que j'ai touché l'avant-bras. Il est venu dans ma main. Lui aussi portait des petits points scintillants. Je l'ai lêchè. Soudain plus d'avant-bras. Dois-je vous dire que d'avant-bras en bras et cou et corps... j'ai tout léché. Forcément, plus de jolie demoiselle. Et à cet instant précis j'ai entendu un bruit, un cliquetis. J'ai tourné la tête. J'aurais pas dû déguster la jolie personne, à vue d'oeil, sans le capitaine, 2015 soldats sont arrivés si près de moi que j'ai vu que le premier était en chocolat noisette miel. Qu'auriez vous fait, je vous le demande, moi j'adore le chocolat noisette miel,


j'ai cassé cassé cassé tous les morceaux et j'ai goûté léché sucé et tout a fondu. Alors j'ai continué. Le deuxième, le dixième, le quatre-vingt dixième. Jusqu'au capitaine. Un vrai régal.

Soudain j'entends un bruit Sultan un cliquetis métallique,
un cliquetis métallique
je pense à des étincelles. J'ai tourné la tête sur la droite. J'aurais peut-être pas dû manger tout le régiment Sultan. Un autre  vient et je vois bien que je ne lui échapperai pas. Me voilà saisi et clac clac et reclac  enfermé dans une prison.

Je suis observateur Sultan. J'ai tout de suite vu Sultan, les quatre murs... ils étaient recouverts du meilleur beurre salé au sel de Guérande et je m'y connais Sultan en sel de Guérande, le meilleur sel au monde ! Enfin pour moi. Aussitôt j'ai pensé "ah si l'on m'amenait un petit pain double chaud et sucré de Monsieur Larroque le boulanger de la place des corbières... histoire de mêler les origines. Un rêve quoi ! Pas tant que ça. Le lendemain matin deux soldats poussent la porte et je remarque aussitôt que chacun d'eux tient un petit pain rond et plat et chaud. Misère... deux vrais Mathlouf !

Je n'en crois pas mes yeux. Aussitôt j'en prends un et je le glisse sur le mur et le pain se gave de beurre salé et moi je m'imbibe de pain gavé au beurre salé ou peut-être l'inverse. C'est bon, d'une façon ou d'une autre bon c'est si bon que voilà le pain avalé. Et que je me précipite sur le second Mathlouf et le fais glisser le long du mur. Hum Dieu que c'est bon dieu que c'est bon et je prie "Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même"  (à suivre)

samedi 20 février 2016

I - Conte du Rameau Rouge d'Irlande de Alain Déniel et Willi Glasauer dans Epopées, chez Casterman

S'il est une épopée que je ne me lasse pas de lire en même temps que des notes sur le Mabinoguion, c'est bien celle de l'ouvrage cité en titre.

Et notamment l'histoire célèbre du héros irlandais Setanta.


Il était une fois ou il n'était pas le petit Setanta.

Il est fils du dieu Lug et étrangement conçu, il est aussi le fils de la fille du druide Cava. Elle s'appelle Detchiré.

Setenta vit auprès de sa mère. Il grandit. Il parle. Déchirer échange avec lui. Elle lui parle de sa famille.

Quoi donc Maman, j'ai un oncle ?
Quoi donc Maman j'ai un cousin ?
Quoi donc Maman mon oncle est roi. Je veux rencontrer mon oncle roi et mon cousin, où dois-je aller  pour les rencontrer ?

Detchiré regarde cet enfant vif et audacieux. Il n'a que 7 ans. Mais face à elle, il se tient bien droit sur ses jambes, bien droit et décidé.
Elle lui répond qu'il ne peut pas les rencontrer, il est trop petit, le chemin est trop long, la montagne à franchir est beaucoup trop haute, et qui plus est son cousin Follovinn devra lui accorder sa protection et s'il ne le veut pas, lui Setanta, cousin ou pas, serait obligé de revenir : il sera parti pour rien..

Setanta ne veut rien savoir. Il demande à sa mère où se trouve le château de son oncle.
Quand elle lui répond qu'il est à Evinn Macha, il répond
"Je vais partir"
Detchiré répond que pour cela il faudra appeler un guerrier Ulates pour l'accompagner.

Setanta est un enfant qui a déjà montré que ce qu'il voulait il l'obtenait Ce qu'il a décidé il l'a décidé. "
"Tout cela prendra trop de temps ma mère, je pars aujourd'hui, tout seul !"

Et à la grande surprise de Dechtiré, qui ne veut rien en croire, Setenta prend l'escalier, entre dans sa chambre, attrape dans son coffre à jouets crosse de bronze, balle d'argent, épieu tout brûlé, et bouclier de bois qu'il enfile sur son dos puis il dévale l'escalier, bouclier sur son dos et si rapidement, que c'est à peine si Detchiré remarque un courant d'air. 

"Setanta revient" Sur le seuil de sa demeure Detchiré a beau hurlé, c'est trop tard. L'incroyable gamin  disparaît au bout du chemin.  

Comment a-t-il passé sa première nuit ? Au château de son oncle.
Bien vite Setanta s'ennuie sur le chemin, il le trouve long et il décide de le raccourcir.  

Oui mais comment ? 
L'idée ne tarde pas à venir à son esprit. 
Il va jouer à la balle. Il en a une en argent, il la lance, la frappe avec la crosse de bronze et se précipite derrière en ne la quittant pas des yeux. Dès que la balle rebondit sur le sol, hop là du bras droit avec sa crosse, il la frappe de nouveau. 
Une fois deux fois trois, bientôt ce jeu ennui Setanta. 
Il décide de jouer avec son épieu. 
Il le jette en l'air et se précipite pour le frapper avant même qu'il ne retombe sur le sol. ne fois deux fois pas le temps de s'ennuyer et à la troisième fois, Setanta attrape l'épieu et prend appuie sur le sol. Dans ce mouvement, Setanta s'élance dans les airs et franchit ainsi la montagne de Fuat. Pour un raccourci c'est un raccourci. De l'autre côté il se réjouit. Il a atteint Evinn Macha. Il découvre  le château de son oncle, le château du Rameau Rouge.  Et ce qu'il remarque en premier au bas du château c'est un groupe de trois fois cinquante enfants qui jouent à la balle au trou. Super Sétanta adore jouer à la balle au trou. C'est parfait. Il va jouer avec les enfants. Il entre sur le terrain. justement, la balle vient vers lui. Il se baisse, il l'attrape. Il la pose dans le trou. Aucun silence n'a jamais été aussi silencieux que le silence qui a suivi parmi les trois fois cinquante enfants. Les voilà tous plantés d'étonnement et bouche bée.  Tous se demandent "Qui c'est celui-là ? Qu'a-t-il fait ? D'où vient-il ?" 

C'est Follovinn, fils de roi et cousin de Setanta qui réagit le premier. 
"Vous êtes d'accord avec moi, les amis, ce garçon n'a pas le droit de jouer avec nous.
Nous ne l'avons pas placé sous notre protection"
Trois fois cinquante têtes se hochent et trois fois cinquante bouches déclarent "c'est vrai, punissons-le, prenons nos épieus !"

"Allons-y, punissons-le !" Ils y vont. Chacun attrape son épieu et, les pieds bien plantés dans le champ, trois fois cent cinquante épieux s'envolent droit sur Setanta.


Les enfants réagissent. Eux aussi possèdent tous un épieu au bout brûlé. Il va voir cet inconnu qu'ils ne sont pas les derniers à manipuler leurs épieux. Chacun lance le sien à la tête de Setanta. Mais Setanta met en avant son petit bouclier de bois  et tous les épieu vont se ficher dessus.
Il faut imaginer la stupeur des enfants. La surprise passée, ils attrapent tous leur balle d'argent et ils les jettent toutes à la tête de Setanta. Nouvelle stupéfaction. Sous leurs yeux Setanta récupère une, deux, trois, quinze, cinquante et 150 balles d'une seule main !
Rapidement ils réagissent, il va voir cet insolent inconnu. Les enfants attrapent leurs crosses de bronze et les lancent contre Setanta. Septennat saisit la sienne  et arrête chacun des crosses avec elle. Puis il les fait disparaître derrière son dos, en éventail façon queue de paon.
Pour les cent cinquante enfants la surprise est sans égale. Et ce n'est pas fini, car ce qui se passe sous leurs yeux est encore plus surprenant. Setanta se contorsionnent devant eux.
Regardez ses cheveux comme ils se hérissent, comme ils se dressent,  disent les uns... on croirait voir les flammes rousses d'un feu !
Et de fait Setanta se prête à une étrange métamorphose
C'est pas fini, dit un enfant, regardez ses yeux, l'un est minuscule comme le chas d'une aiguille et l'autre regardez comme il s'étale. On dirait l'entrée d'un cratère !!!
C'est pas fini crie un autre enfant, regardez sa bouche comme elle s'allonge, elle va toucher ses oreilles et elle est si grande ouverte qu'on voit son gosier ! Quelques enfants terrorisés tremblent de peur, d'autres détalent comme lièvre pour se mettre à l'abri et échapper à Setanta. Celui-ci attaque tous ceux qu'il peut.  Il leur tombe dessus et les culbute.

Dans le pré au bas de l'enceinte du château, deux soldats jouent aux dames. Les enfants les ont rejoint. Les deux joueurs sont deux rois Fergus et Conor.  Setenta les rejoint. Le roi Conor saisit son bras et l'interpelle en riant :
"Si j'en crois ce que mes yeux ont vu tu ne t'es pas bien conduit avec nos enfants, petit !"
Je ne suis pas petit, seigneur et j'ai fait ce que je devais faire : 
je viens gentiment chez eux pour jouer avec eux 
et ils m'attaquent  alors j'ai réagi !
Le roi Conor tente de retenir son envie de rire
"Quel est ton nom jeune homme ?"
"Je m'appelle Setanta et tu es mon oncle, je suis le fils de ta soeur Déchtiré !"
"Et fils de ma soeur, tu ne sais pas qu'aucun enfant ne peut jouer avec nos enfants s'ils ne l'ont pas pris sous leur protection"
Soit il ne se souvient pas de ce que sa mère lui a dit, soit l'enfant s'adapte aux circonstances
                                        "Non mon oncle je ne le savais pas, sinon  je me serais montré plus prudent"
Le roi Conor se tourne vers son fils Folovinn et les amis de Folovinn. 
"Enfants, acceptez-vous de prendre Setanta sous votre protection ?" 
Folovinn et ses amis acquiescent. Le roi Connor lâche le bras de Setanta. Mais à peine l'a-t-il lâché que Setanta s'élance de nouveau et culbute les enfants qui retournent au pré. 

Le roi Conor fronce les sourcils. Il montre son désaccord.  
"Pourquoi recommences-tu  petit ?"
"Je ne suis pas petit, mon oncle, c'est pour cela que je veux 
qu'ils se mettent sous ma protection comme ils m'ont mis sous la leur ! 
Tant qu'ils n'accepteront pas je ne les lâcherai pas  !"
Le roi Conor ne peut s'empêcher de sourire : le fils de sa soeur ne manque pas d'audace. 
"Folovinn, amis de Folovinn, acceptez-vous d'être pris sous la protection de Setanta ?" 

A la suite de quoi, cent cinquante enfants + 1, jouent ensemble, à la balle au trou, à Evinn Macha, dans le pré au pied de l'enceinte du château du Rameau  Rouge d'Irlande. (à suivre)





jeudi 13 août 2015

12 août - Heure du Conte "Tisseurs de Contes-La Filois" - Binic salle de l'Estran (22)

Bonjour.

Parties avec le soleil nous sommes revenues sous une pluie battante jusqu'à Rennes - 20 kms.
Preuve en est, la plage
 que nous avons découverte abandonnée par les baigneurs, les baigneuses, la charmante Lise, les bouées, pelles, seaux, sable, tamis et râteaux, nattes, serviettes éponges, parasols et cornets à glace.
 il ne restait plus qu'à quitter les lieux.

Qu'en fut-il du spectacle ?
Démarré de dos et en lecture de devinettes alternativement du tac au tac, sans donner les réponses.
Etonnement du public, un beau public d'au moins 90 personnes pour ne pas dire une centaine.
dont une Maman qui m'a dit qu'elle venait pour la première fois et qu'elle reviendrait.
Etonnement du public silencieux, un brin dans l'expectative.
On pose les devinettes pour de vrai. Les enfants se débrouillent fort bien. Bonjour l'ambiance.
Puis Lania introduit d'un subtil renversement de bâton de pluie. Elle suggère la présence sur un rocher d'une femme  mélanésienne. Elle a peau couleur cannelle amande tatouage et yeux rieurs. Et en face d'elle des enfants assis en demi-lune. Tout comme à l'instant. Celui que le bâton de pluie prend pour s'arrêter et passer la parole   à conteuse Marie Annick. La voix douce et rieuse, elle emmène tout le monde dans les mont d'Arrrée cueillir les

  • Citrouilles du Diable, ça sent la négociation, les rires fusent et la chanson. Jean veut devenir jongleur. Il épouse la belle princesse. Il la sauve de la mort en relevant le défi du diable  : jongler avec trois énormes citrouilles sur une longe, étoile et fragile passerelle du Gouffre Noir. 

    Le bâton de pluie renversant ramène la femme, peau couleur amande cannelle et yeux rieurs et la mer. Lania chante le désespoir d'une baleine. Conteuse Marie-Annick reprend le refrain avec le public.  une façon pour Lania d'entrer dans le conte qui suit, la
  • Guerre des Poissons : (Conte de Micronésie-extrait spectacle Mille et une Iles d'Océanie) grands poissons contre petits poissons : ça sent le combat. Et les assaillants. Les voilà sous la voix de Coelecanthe LeVieux : il distribue militairement les consignes :
Hélène LaBaleine contre Harry Brillant LeHareng
Romain le Requin contre Juliette Lassardinette
Hannibal LeNarval et sa longue dent qui lui fait croire qu'il est cousin de la douce Licorne, contre Tupik Lourssin
Denis Lepoissonsscie contre Limande Laplate
et Théo LeRequinMarto contre Traverss LeCrabe
Rassurez-vous personne ne sera blessé.

Le bâton de pluie subtilement renversant rappelle la femme peau couleur amande-cannelle tatouage et yeux rieurs et passe la parole à conteuse Marie Annick.

Sous la voix douce et souriante, le public rencontre Petit-Jean le charbonnier des Monts d'Armée. Il a été nourri par une louve, comme Rémus et Romulus l'ont été. Petit Jean devient chef de meute, puis meneur de loups. Avec Valentine, il a onze garçons : tous deviennent meneurs de loups, comme leur père.
Nous le suivons jusqu'à son mariage.

A l'heure du goûter.
C'est une belle heure qui suggère à Lania, sur le même thème du loup, un air de sa composition intitulé "Bébé Panda a une faim de loup"

Tout à une fin.
La fin de cette Heure du Conte à Binic, Lania l'enfile sur une randonnée dessinée à mains nues par tous et elle félicite chacun. Encore une fois elle passe à côté de son rêve : présence d'un photographe et participation affectueuse et ludique d'un public hétérogène qui ne serait pas au courant (sinon pas marrant) pour identifier chaque geste et écrivant parallèlement le texte, faire du tout... un livre-photos. Tout un public en face de soi dessinant en même temps une maison, un grenier, un tas de farine, un rat, un chat, un chien, une vache, une jolie demoiselle, un méchant brigand, un gentil commissaire, un coq qui l'éveille, le grain de blé qu'il mange, Pierre qui a semé le grain et Margot qu'il épouse : à chaque fois un bijou.

Histoires dans l'histoire, trois plaisirs persos :
L'enfant qui mime la tête de Théo LeRequinMarto
La Maman anglaise qui remercie Lania pour le plaisir qu'elle a pris et lui présente ses deux petits anglais de fils, vêtus de la même marinière blanche rayée de bleu... et Lania qui éclate de rire et se met à leur parler en anglais se souvenant de ce que La Maison que Pierre a bâtie soit une adaptation d'une randonnée anglaise. 
Et un troisième. Une autre Maman qui lui dit que sa petite fille veut lui parler. Lania s'agenouille pour tendre l'oreille. L'enfant a trois ans et lui dit "Je m'appelle Margot" Tilt t t t t t...  tout comme la femme de Pierre. qui était aussi dans la salle et que Margot a entraîné derrière le fameux rideau noir.





vendredi 5 juin 2015

Tisseurs de Contes à Rennes : ce qui se passe en juin

Contes en Rennes avec Les Tisseurs de Contes

31 mai 2015, 18:19
Bonjour,

Plein d'histoires du pour ensoleiller la vie ! 

Samedi 6 juin - 20h30 : Tours de contes
Pour cette dernière soirée de l'année, les conteurs de l'atelier à Bretelles de l'association La Filois vous invitent à un tour de contes : des histoires traditionnelles, aux créations personnelles en passant par les grands mythes, ils feront marcher vos imaginaires.
A la Maison du Ronceray : 110 rue de la Poterie à Rennes - Tout public dès 6 ans : 5€/2,5€  
Plus d'informations : apclafilois@gmail.com

Du 12 au 14 juin : 
FESTIVAL DE CONTES DU MONDE
Le vendredi 12 juin - 19h30 : Apéro-Escale au Maghreb
Un apéro conté qui vous emmènera à travers des dunes du désert aux souks et du rire au rêve. 
Lieu : Maison Internationale de Rennes - 7 quai Chateaubriand (métro République)
Pour les adultes et enfants de + 7 ans - Entrée gratuite, consommations vendues pour soutenir les associations partenaires
Avec la participation de l'association : Rennes Dadès,

Le samedi 13 juin - 15h30 : Escale familiale : "il était une fois au Sahel"
Un grande après midi conte et jeux pour les enfants, dès 5 ans et leurs familles. 
Spectacle de contes par les Tisseurs de conte La Filois, stand des associations (artisanat, livre de conte), exposition sur les girafes, jeux aux couleurs de l'Afrique
Lieu : Maison Internationale de Rennes - 7 quai Chateaubriand (métro République).
Entrée : 3 euro - Goûter aux saveurs d'Afrique (offert à tous les participants)

Le samedi 13 juin - 19h30 : Grande soirée Escale au Moyen Orient
dès 19h30 : découvrez les expositions, stands d'artisanat des associations partenaires et savourez de délicieuses spécialités. 
                        20H30 : spectacle de contes : Les Tisseurs de conte La Filois vous feront voyager à travers un Orient riche en couleur, saveurs et émotions. Spectacle accompagné par des musiciens. A l'entracte : démonstration de danse traditionnelle et musique. 
Une délicieuse restauration typique vous sera proposée de 19h30 à 20h30 et pendant l'entracte, pour soutenir les associations partenaires
Entrée : 3 euros 
Avec la participation des associations : Tous pour la Syrie, Rennes Dadès, Tarbiyya-Tatali, Gorom-Rennes-Gorom, Bretagne Cens
Lieu : Maison Internationale de Rennes - 7 quai Chateaubriand (métro République).

Le dimanche 14 juin : Contes dans la nature à Bédée
Quand la Bretagne rencontre l’Orient. 
Accueil : à partir de midi avec le thé à la menthe… 13h00 : repas partagé dans le jardin
A 14h : contes, goûter puis scène ouverte. 
A Bédée : 11 La Longueraie : à l'Eglise de Bédée prendre la route d'Iffendic, sortir du village, prendre à gauche et suivre les panneaux : accès à la carte 
Gratuit mais petite contribution : apporter un plat salé ou sucré à partager pour le repas et le goûter.
Plus d'info : 06 64 48 71 78 - 
Coorganisé par l'association ATFAL et les Tisseurs de contes La Filois. 


Mercredi 24 juin - 19h30 : apéro conté à l'Artiste Assoiffé
Comme chaque mois, venez profiter d'un moment conté et convivial à l'heure de l'apéro. Scène ouverte à tous les conteurs - Entrée libre.
Au bar l'Artiste assoiffé : 4, rue Saint Louis - Rennes centre (près de la place St Anne). 
Plus d'informations : apclafilois@gmail.com 

Consultez notre agenda : ils vous informera d'autres évènements contes (soirées, ballades contées, stages) proches de Rennes. 

samedi 14 mars 2015

Tahar, Yeunis et Kadir ou La maison à vendre à un diseur de mensonge (conte marocain)

L'héritage de Mimoun ou La maison à vendre à une condition...

Il était une fois

Mimoun, père de Tahar, Yeunis et Medhi, se meurt 
il appelle ses fils et il leur dit

« Je m’en vais mes fils, je quitte ce monde, non non ne pleurez pas ne gémissez pas, mon temps est mon temps et mon temps est venu de m’arrêter pendant que le vôtre continu. Tout est bien venu convenu.
j’ai mis de côté de l’argent pour vous, chacun trouvera sur la terrasse une jarre et dedans la même somme d’argent 10 000 dinars : faites en ce que vous voulez,. Je désire seulement  que Tahar  mon aîné, referme mes paupières quand mon regard aura tiré sa révérence »

Les fils pleurent

« non non mes fils ne pleurez pas »
Quelques jours plus tard, le regard du père tire sa révérence.  Les fils se tiennent debout les mains en avant et ils prononcent les mots « Allahu Akbar » qui veulent dire Allah est grand.
Tahar referme les paupières du père, puis il rejoint Yeunis et Medhi qui continuent les prières ; ils les terminent  le dos droit et les jambes de même, en prononçant trois fois les mots 
"Subhanna - Rabbeyal - Azzem - wal - Bi – haamdee" ce qui signifie Mon Seigneur le plus grand est glorifié.
Enfin, ils préviennent les voisins, les amis. Et le lendemain, au terme de la cérémonie, le linceul blanc de Mimoun repose sur le grain de la terre ; tout a été pratiqué comme il doit être pratiqué.

Chaque fils prend sa jarre. 
Mimoun père n’a pas menti : chacun trouve dedans 10 000 dinars.

Tahar, l’aîné, s’en va le premier. Où il ne sait. Mais il a un projet. Avec cet argent il va acheter une maison. Le chemin le mène devant une demeure, sur la porte il y a une pancarte, sur la pancarte est écrit « maison à vendre  10 000 dinars ! »
« c'est une chance inouïe » se dit-il en reculant pour mieux la voir  : c'est une belle maison ; de l’extérieur on en voit émerger le hauts de quelques palmiers. Aussitôt il imagine à l’intérieur la belle terrasse et la fontaine et le bassin aux mosaïques blanches et bleues et  les bosquets de feuilles de bardane. Il hume déjà les parfums des rosiers délicats. 

Il toque

L’homme qui lui ouvre la porte est Mohamed, le propriétaire. Il porte sourire aux lèvres et joyeux turban jaune 
« Oui, ma maison est en vente, entre mon ami, je prenais justement un verre de menthe sur la terrasse, accompagne-moi, tu connaîtras la maison »
Sur un plateau de cuivre immense, décoré d’entrelacs précieux, Tahar aperçoit  en abondance, des cornes de gazelle, des menues bouchées du juge, des fanfreluches alanguies de la mère Silah, bien d’autres pâtisseries encore et des entonnoirs des filles. C'est l’un de ces derniers qu’il porte à sa bouche ; rien que plaisir,  sans oublier celui offert par la dégustation du thé à la menthe du jardin


Il entend le propriétaire lui dire, en lui montrant son bien d’un geste large et heureux  :
"Oui, je la vends, elle est à toi cette maison, 10 000 dinars à une condition

Laquelle ?
"Que tu puisses me raconter un conte doué de mensonge"

Le père a raconté à ses fils, celui-ci est sûr de sa mémoire, il connaît la formule magique, les mots merveilleux et il se lance

Il était une fois un sultan

Mais il ne va pas plus loin, car aussitôt le propriétaire lève la main 
"Arrête-toi mon frère, 
des sultans, il en existe tout plein, 
ton histoire n’est pas un mensonge…. 
passe ton chemin »

Tahar s'éloigne, 

II - Pendant que Yeunis, le second frère, quitte à son tour la maison du vieux Mimoun. 
Où va-t-il ? Il ne sait pas. 
La seule chose qu’il sache c’est qu’avec cet argent il s’achètera une maison. 
Le chemin le mène devant la maison, devant la porte, devant la pancarte. Il pense « C’est une chance inouïe, cette maison est à vendre, 10 000 dinars
Il se recule pour mieux la voir. Elle est belle, de l’extérieur on voit surgir des palmiers. Tout de suite il imagine à l’intérieur la belle terrasse et la fontaine et le bassin aux mosaïques blanches et bleues et  les bosquets de feuilles de bardane et le sublime parfum des délicats rosiers.

Il toque

L’homme qui lui ouvre la porte est Mohamed, le propriétaire lui-même. Il porte sourire aux lèvres et joyeux turban jaune « Entre mon ami, je prenais justement un verre de menthe, tu connaîtras la maison »
Sur la terrasse, au pied des palmiers, au bord du bassin, non loin de la fontaine, Yeunis sur une table au large plateau de cuivre sculpté d’entrelacs merveilleux, aperçoit en abondance, des cornes de gazelle et autres pâtisseries, petits beignets au beurre, menues bouchées du juge, moulins à vent, fanfreluches alanguies de la mère Silah mais c’est un entonnoir des jeunes filles qu’il choisit de déguster : un instant plaisir souligné d’un thé à la menthe du jardin. 


Et pendant qu’il sirote le chaud breuvage, Mohamed, le propriétaire des lieux, ouvre grands les bras et lui dit dans un large geste généreux et heureux à la fois : 
"Oui, je la vends, elle est à toi cette maison 10 000 dinars à une condition"

Laquelle ?
"Que tu puisses me raconter un conte doué de mensonge"

Yeunis, le second fils de Mimoun, a écouté son père. Il connaît la formule magique et les mots merveilleux, il se lance :

Il était une fois une princesse délicieusement voilée..

"Arrête arrête" dit Mohamed le propriétaire en levant la main, 
 des princesses il en existe beaucoup, ton histoire n'est pas douée de mensonge"

Dépité Yeunis quitte la demeure 

III - Alors que pendant ce temps, Kadir, le troisième fils de Mimoun, s'éloigne de la maison de son père. 
Où va-t-il ? Il ne sait pas.
La seule chose qu’il sache c’est qu’avec cet argent il s’achètera une maison. 
Le chemin le mène devant la maison, devant la porte, devant la pancarte. Il pense « c’est une chance inouïe, cette maison est à vendre, 10 000 dinars"
Il se recule pour mieux la voir. Elle est belle.  De l’extérieur on voit surgir des palmiers. Tout de suite, il imagine à l’intérieur la belle terrasse et la fontaine et le bassin aux mosaïques blanches et bleues et  les bosquets de feuilles de bardane 


et les plants de menthe et le sublime parfum des délicats rosiers.

Il toque
"Salam haleïkoum Kadir, je suis Mohamed, le propriétaire des lieux ; ma maison est en vente, oui, je la vends
elle est à toi cette maison 
10 000 dinars à une condition"

Laquelle ?
"Que tu puisses me raconter
un conte doué de mensonge"

Kadir, le plus jeune des trois frères a écouté le vieux père ; il connaît la formule magique et les mots merveilleux, il se lance :

"Il était une fois je suis né, c’est le jour où ma mère a pondu un oeuf
L’oeuf est tombé. Il s’est brisé.
Un poussin est sorti. Il a plongé au fond de la mer
J’ai couru après lui, j’ai plongé aussi, 
J’ai trouvé sept chambres imbriquées toutes l’une dans l’autre
Mohamed rit : Kadir dit 
"c’est pas fini. 
j’ai trouvé sept escaliers
et sur les sept escaliers
j’ai trouvé sept caisses
puis sept échelles
Mohamed rit.  Kadir dit  
"Je les ai toutes montées, surtout la septième et là j’ai touché ma tête
ce n’était plus ma tête
c’était une pastèque !
Alors j’ai touché mon pantalon
Je n’avais plus de corps 
Mon corps était un couteau
Alors là, j’ai dit à ma tête 
"Fais gaffe, ô pastèque, je vais te trancher !"

A cet instant précis Mohamed qui n’arrêtait pas de rires est tombé de son sofa, heureusement il y avait un coussin de cuir rose pour amortir sa chute. En se redressant il a dit, en levant la main : 


"Arrête, arrête, Kadir, elle est à toi cette maison qui seul a su m’dire un conte doué de mensonges !" 

Histoire découverte in « Contes & Légendes Populaires du Maroc »  recueilli-e-s à Marrakech et traduis(tes) par la Doctoresse Légey - Editions du Sirocco.
Celui-ci est intitulé : « La Maison à vendre au diseur de mensonges »