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vendredi 6 mai 2016

Conte du mensonge le plus doux - 4 - FIN

Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même !"
Le lendemain tout pareil de même, le surlendemain tout pareil de même, le lendemain du surlendemain et d'autres lendemains de même.
Forcément à force d'engloutir du pain, fût-il Matlouh, imbibé de beurre salé, j'ai grossi terriblement. Alors on l'a dit au roi. Alors un jour trois soldats sont arrivés pour m'emmener. Dès que je les ai vus entrer, et pourtant j'étais gros, j'ai filé, filé filé. Ahhhh la liberté ça n'a pas de prix.

Sauf que je suis tombé sur la troupe d'un seul soldat mais qu'il a  si bien su me ceinturer que je me suis retrouvé dans une nouvelle prison.
Je te l'ai dit Sultan, je suis observateur. "Oh pécaïre la chance" comme ils disent du côté du Roussillon, sur le mur il y avait du miel, du bon miel et du beau et du fin et du naturel et en matière de miel Sultan, tu ne dois pas douter de moi, je m'y connais. Dans l'enthousiasme je me mets à genoux et je dis "Par Allah ! Dieu fais que je puisse avoir deux pains ronds et gonflés cette fois !"
Le lendemain Allah ! Dieu ! Tous m'exauçaient. Au matin deux soldats poussaient la porte d'un seul coup de pied portant chacun deux petits pains ronds et gonflés et chauds, chauds comme j'avais demandés.


J'ai fait glisser le premier. Et il s'imbibait alors je me gavais
J'ai fait glisser le second. Il se gavait et je m'imbibais ou l'inverse. Un délice des dieux. Alors il se gavait et moi je m'imbibais ou l'inverse. Et quand j'ai eu fini de me gaver je me suis dis... bon vous savez ce que eme suis dit. Je me le suis dit ce jour, le lendemain de ce jour, le surlendemain, le lendemain du surlendemain, et toujours deux petits pains gavés de miel chaque jour, ça vous perd son homme. Voilà que je grossis, grossis, grossis. Voilà qu'on le répète au Roi et le roi demande à me voir, alors me voilà devant le roi. Il est sur son trône, beau trône et je le salue, tête basse autant que je peux. mais lui il demande à ce qu'on me relève et il me parle 
"Alors dis-moi, tu es un humaine ?"
Je le rassure "Oui mon Roi, je suis un humain !"
"Alors dis-moi, je crois savoir que les humains aiment les maisons, aimes-tu les maisons ?"
Je le rassure "Les humains aiment les maison oui mon Roi, moi j'aimerais bien en avoir une !"
Et bien le roi me rassure "Tu l'as ! Vous l'amènerez dans sa maison" dit-il aux gardes et il continue "Mais dis-moi les humains aiment-ils les jardins"
je le rassure "les humains aiment les jardins et moi je les adore mon Roi !"
Il me rassure "Gardes montrez-lui la maison au jardin !"
Et clac clic clac ça cliquette autour de moi, je suis bien encadré. Et quand ils s'arrêtent je découvre une très belle demeure, et son jardin, vide. On me laisse. Je suis heureux comme un roi. Je viens de trouver au fond de ma poche des graines de pastèque. J'adore la pastèque. Oh cette fraîcheur, oh cette couleur et ces pépins qu'on s'amuse à jeter, j'adore j'adore, je me précipite je sème. Nous sommes au 7ème ciel. Une seule graine donne. Ses tiges envahissent le jardin. Ses tiges fleurissent. Des fleurs par centaines. Mais seule une donne une pastèque. Mais quelle pastèque ! 


Pastèque un peu géante 
Enorme, monstrueuse, il me faut au moins une hache pour l'ouvrir ! A peine ai-je pensé cela que deux soldats arrivent en courant. Je m'écarte prudemment. Ils abattent la hache sur la pastèque, m'attrapent et me fourrant dedans, referment la pastèque sur moi Sultan. Oui, je tremble Sultan, oui Sultan j'ai eu peur, les graines s'entremêlent dans mes cheveux, la chair de la pastèque me dégouline sur mon visage. Même si la pastèque est grosse et grande je n'arrive pas à m'y remuer, je suis un tantinet englué. Et je m'interroge. Que va-t-il m'arriver ? A cet instant précis la pastèque se met à rouler rouler rouler et brutalement, elle s'immobilise. Je m'interroge : que m'attend-il ? A cet instant précis on me lance, moi, ou plutôt la pastèque. Et voilà que je rebondis saute tressaute semble-t-il tout le long d'un escalier et que la descente s'arrête net. Je suis groggy. Que se passe-t-il ? J'entrouvre les yeux : je découvre que je viens de descendre un escalier de nougat truffé de noix et noisettes mêlées de miel. Une oeuvre d'art. Tout interloqué j'entends la voix d'un de tes gardes Sultan. Tête penchée sur moi et moi tête en l'air, il me dit 
"Il me semble que toi, tu pourrais bien aller raconter  "le conte du mensonge le plus doux au Sultan !"
"Et j'aurais quoi ?"
"Tu pourrais obtenir la main de la Princesse future Sultane !"
J'ai fait la moue. J'ai répété "La main de la sultane, pourquoi pas mais raconter le conte du mensonge le plus doux sûrement, allons-y !"
"Suis-moi"
"Et voilà comment je me suis retrouvé devant toi Sultan pour te raconter cette histoire"

Le Sultan était absent. Les yeux au plafond, rien e plus sur que son arrivée  au 7ème ciel. Il souriait comme si de rien n'était, l'air benoit. Quant à la princesse, elle contemplait son père en s'interrogeant  "Quand donc redescendra-t-il mon père, cet apiculteur est très intéressant"
il y a eu un grand silence.
J'allais m'en aller quand le Sultan a claqué des mains dans ses grandes manches. Je me suis retourné : penché en direction des cuisines il interpellait les cuisiniers : "Qu'on prépare le repas de noces !"

7 jours durant de noces. 7 jours de vêtements de princesse. 7 jours de chants. 7 jours de danses du voile. 7 jours de musique. 7 jours de confidences. Puis la 7ème nuit et les 777 desserts au miel. J'étais là, je leur ai laissé la nuit. j'ai choisi mon dessert préféré : le rouleau semoule et miel. 


Quand je l'ai porté à mes lèvres le miel et la semoule se sont déroulés déroulés déroulés si généreusement que j'ai écrit, pour vous lecteurs lectrices ce conte tout sucré. Il ne vous reste plus qu'à y goûter. 
Il ne vous reste plus qu'à y goûter
Mille et un remerciements mielés (Non, pas mielleux, ni nivelés, mielés)

Conte du mensonge le plus Doux - 3

... nous n'avons plus revu l'abeille mais de nuage en nuage nous sommes parvenus au 7ème ciel Sultan
As-tu entendu Sultan ? Le 7 ème ciel. Alors si vous ne connaissez pas le 7ème ciel, je vous le recommande. Tout y arrive. Par exemple, avec mon cheval on s'est promenés, on a observé, on a regardé, goûté, éprouvé. Forcément, tout cela,  ça vous assoiffe, j'ai eu soif. Pas la peine de chercher un robinet, un bar, une fontaine. Sous un grand soleil au 7ème ciel Sultan, tu dis "j'ai soif" l'ombre peut s'emparer de toi. 

Et le temps de m'interroger sur elle j'ai perçu un seau tenu par une main et derrière la main une demoiselle délicate, délicieuse, désirable. Forcément j'ai voulu poser ma main sur la sienne. Là j'ai cru recevoir toute l'eau sur la tête. Une douche au lieu d'un verre, c'est un peu différend. Je me suis dis "calme ton geste". J'ai calmé mon geste et c'est avec douceur que la main a accepté de poser le seau sur le sol. Quand j'ai ôté ma main, la main est restée dans la mienne. Oui oui, Sultan, tu ne rêves pas,  la main s'est détachée de son poignet. Je l'ai observée. J'ai remarqué des points scintillants. J'ai goûté la main. Elle était sucrée. Je l'ai léchée. Soudain plus de main. 

J'ai réfléchi Sultan. Je sais que je ne dois pas réfléchir, mais j'ai réfléchi. C'est ainsi que j'ai touché l'avant-bras. Il est venu dans ma main. Lui aussi portait des petits points scintillants. Je l'ai lêchè. Soudain plus d'avant-bras. Dois-je vous dire que d'avant-bras en bras et cou et corps... j'ai tout léché. Forcément, plus de jolie demoiselle. Et à cet instant précis j'ai entendu un bruit, un cliquetis. J'ai tourné la tête. J'aurais pas dû déguster la jolie personne, à vue d'oeil, sans le capitaine, 2015 soldats sont arrivés si près de moi que j'ai vu que le premier était en chocolat noisette miel. Qu'auriez vous fait, je vous le demande, moi j'adore le chocolat noisette miel,


j'ai cassé cassé cassé tous les morceaux et j'ai goûté léché sucé et tout a fondu. Alors j'ai continué. Le deuxième, le dixième, le quatre-vingt dixième. Jusqu'au capitaine. Un vrai régal.

Soudain j'entends un bruit Sultan un cliquetis métallique,
un cliquetis métallique
je pense à des étincelles. J'ai tourné la tête sur la droite. J'aurais peut-être pas dû manger tout le régiment Sultan. Un autre  vient et je vois bien que je ne lui échapperai pas. Me voilà saisi et clac clac et reclac  enfermé dans une prison.

Je suis observateur Sultan. J'ai tout de suite vu Sultan, les quatre murs... ils étaient recouverts du meilleur beurre salé au sel de Guérande et je m'y connais Sultan en sel de Guérande, le meilleur sel au monde ! Enfin pour moi. Aussitôt j'ai pensé "ah si l'on m'amenait un petit pain double chaud et sucré de Monsieur Larroque le boulanger de la place des corbières... histoire de mêler les origines. Un rêve quoi ! Pas tant que ça. Le lendemain matin deux soldats poussent la porte et je remarque aussitôt que chacun d'eux tient un petit pain rond et plat et chaud. Misère... deux vrais Mathlouf !

Je n'en crois pas mes yeux. Aussitôt j'en prends un et je le glisse sur le mur et le pain se gave de beurre salé et moi je m'imbibe de pain gavé au beurre salé ou peut-être l'inverse. C'est bon, d'une façon ou d'une autre bon c'est si bon que voilà le pain avalé. Et que je me précipite sur le second Mathlouf et le fais glisser le long du mur. Hum Dieu que c'est bon dieu que c'est bon et je prie "Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même"  (à suivre)

mercredi 10 février 2016

Dimanche 21 février 2016, 15 h 30, venez écouter des contes au Gast-à-Chaud, Rennes.

Dans le cadre des Tisseurs de Contes, association rennaise 

"Les Souffleurs de Merveille" 

diront


"Contes à lier, relier, délier à délirer"


 Iivresse Rieuse Assurée
A consommer sans modération. 

Lieu
 Café Associatif Gast-à-Chaud esplanade du Gast
Jour 
dimanche 21 février
Tarif 
entrée gratuite, 
offerte gracieusement. 

Horaire
15 h 30

vendredi 15 mai 2015

Les Contes du Perroquet : une soirée contes, teintée de littérature indienne, à la maison du Ronceraie, Rennes

Bonjour

Les Tisseurs de Contes est une association de conteurs amateurs
Dans ce cadre Lania et le groupe Souffleurs de Merveille présentent la soirée mensuelle de mai
LIEU: la Maison du Ronceray - 
Horaire : 20 H 30
110 rue de la poterie - Métro Terminus Poterie ou ligne 2 jusqu'à Carrefour City

La soirée se déroule en trois parties
Premier temps : "Les contes du Perroquet"


La belle et jeune Prabavati a un jeune mari qu'elle aime. Mais il s'absente longtemps. Elle pleure. Ses amies la consolent et lui donnent de bons conseils.
Emblème indien de la sagesse Perroquet intervient.
Un argument un brin coquin.


Second temps : l'entracte convivial : petits gâteaux et boissons diverses dont cidre

Troisième temps : Une promenade immobile contée en apparence sans lien.

Retrouvez 
les Souffleurs de merveille 
demain samedi 16 mai
20 H 30
à la Maison du Ronceray
à Rennes

lundi 27 avril 2015

Mercredi 6 mai, 18 h 30 Barbierie'Z Schéhérasadiennes à Rennes, Librairie Planète IO


"Pourquoi les Mille et une Nuits ?"
Après 
"Pouvoir et têtes coupées"
Après 
"Les tourments d'un père"...
je vous propose

"BARBIERIE'Z Schéhérazadiennes"

mon 4ème volet de l'oeuvre anonyme 
"Les contes des Mille et une Nuits"

Un épisode échevelé "oreille attentive et bon vouloir" à propos "d'histoires" de famille, de fratrie, entre naïvetés amoureuses, rires et prises de pouvoir, au féminin-masculin. 

Toujours avec émir, vizir, sultan, passions invraisemblables, humiliations, coup de poing, pendaisons, luths, femmes audacieuses et hommes aveugles... ou pas. Ma vision.


07, RUE SAINT LOUIS, 35000 RENNES 
- 02 99 79 35 14 - 
DU LUNDI AU SAMEDI DE 11H À 20H

dimanche 2 novembre 2014

Paris, les Mille et une Nuits, les desserts de la Grande Mosquée

Bonjour. 
Je retrouve le blog.
Je rattrape le retard pris.
vendredi 17 octobre 2014, je conte avec mon ami conteur Azedine Yazza dans une des salles de la Grande Mosquée à Paris.
Bel accueil. Beau lieu. Douces pâtisseries. Délicieux thé à la menthe. 
Je me prépare dans le hamam, entre femmes.
Plus d'une trentaine de personnes partagent le repas-spectacle des "Contes des Mille et une Nuit"
Nous sommes vêtus de noir. Mes cheveux sont éclairés d'une résille or. 
Le repas, je ne vous le dis pas. Je ferai mieux. Je reste égoïste. Je garde pour moi l'étonnante étreinte, entre langue et palais, des olives du tajine au citron. Les olives du tajine d'agneau au citron, quel velouté, quel fondant, quelle délicieuse brûlure ! Le choc.
Comme pour les oreilles, qui après nous avoir tous deux écoutés ont semblé comblées. 
Personne n'est sorti en courant ; personne n'est sorti sans nous avoir signifié son plaisir. De l'avis de tous et toutes, ce fut un beau moment. Nous ne contons pas de la même façon et semble-t-il cette différence a été très appréciée dans l'enchaînement des contes. L'histoire cadre pour introduire, et en alternance,  celle du bossu, celle du Roi Yûnan ; Quand es-tu née grand-mère ? Le repas invisible ;  Le rêve et pour terminer, la note finale, le bonheur du sultan d'avoir épousé celle qui a éteint en lui colère et désir de vengeance. 
Je n'oublierai pas l'émotion de l'unique enfant présente. Unique est le mot, en ce qu'elle m'a paru très mâture pour ses dix ans. Elle a un secret, m'a-t-elle dit : elle aime lire et écouter.
Une expérience à renouveler avec grand plaisir auprès de quiconque souhaitera nous inviter à dire et à redire les "Contes des mille et une Nuits" un inaltérable chef d'oeuvre.
lcomlania@gmail.com

jeudi 25 septembre 2014

Cycle Mille et une Nuits avec Lania, à la Librairie Planète IO en 2014-2015

"Et lorsque ce fut la première nuit, elle dit :
On raconte, Sire, ô roi bienheureux qu'il y avait une fois... "

Lania dira Les Mille et une Nuits.

Première séance  le jeudi 9 octobre 2014
dès 19 h 30
7 rue Saint Louis - Rennes 
(près Salle de la Cité ; métro St Anne ; bus 5, 9, 8, 1

Dans le jardinet de la Librairie si le temps le permet encore
Dans la librairie, si par erreur il ne le permettait pas.

Ce fut à l'intérieur de la Librairie. 
Cinq courageuse paires d'oreilles étaient présentes devant un grand choix de noix, de figues, de raisins, de dattes de Syrie, jus de grenade et jus de mangue. Pour entrer en convivialité dans la somptueuse ambiance des Mille et une Nuits, une découverte pour certaines oreilles, un réel intérêt et beaucoup de questions en conclusion : les auteurs, les lieux, l'époque, les différentes éditions. Heureusement Lania connaît son sujet. 
Prochain rendez-vous sera donné ultérieurement.






mardi 19 août 2014

Le jeudi 28 août Lania dira "Bouquet d'Eros" à la Librairie Planète IO

Bonjour

Le jeudi 28 août, Lania, conteuse, dira "Bouquet d'Eros"

Horaire : 19 h 30
Tarif : Entrée libre. Sortie au chapeau, sous forme d'un grimoire en cuir de Russie,
           prêt-fendu à recevoir un minium de 3 €. Maximum sans limite





Contenu : textes dits, contés et peut-être chantés.
Hôtes : Bernard et Bernadette Vallée.
Lieu  :  Librairie Planète IO - 7, rue Saint Louis,  à Rennes

Attention : petite jauge. Il serait prudent de venir vers 19 h 15. tel librairie : 02 99 79 35 14
Merci pour votre présence.

A bientôt.
Avec plaisir.

vendredi 6 juin 2014

"Sans pétrole la vie est plus folle !" La Planète aux scarabées... c'était à Rennes, dimanche dernier, soit le 1er juin


Elles se rendaient à une porte-ouverte exposition de l'association Yad'lavie
Elles décidèrent de traverser l'esplanade Charles de Gaulle. 
Il faisait un temps magnifique. Leurs yeux remarquèrent très vite les étranges formes qui se déplaçaient lentement sur l'esplanade. Des coccinelles ? Non, des scarabées. Etranges scarabées  rouges, noirs, bleus, ils se mouvaient lentement, voûtés sur des pattes qui n'en finissaient plus.
Du coup, elles s'interrogèrent : c'est quoi ça ? que se passe-t-il ici ? 
Elles remarquèrent des zones d'essais de véhicules divers ; de ceux que certains sportifs handicapés portent pour se lancer dans la course à pied : des vélos couchés ; des échasses urbaines, que tout un chacun pouvait essayer s'il lui plaisait de le faire ; ainsi que des commentaires flottants au vent....
Résultat d'atelier d'écriture ou de témoignages spontanés. 
Elles s'arrêtèrent devant les panneaux et en lurent certains. Et découvrirent que l''éco-cité, le vélo dans la ville, le bio portent à l'engouement, ou à la retenue, et rappellent les souvenirs des grands-parents dont toutes deux font partie. C'est vrai qu'elles ne trouvent rien d'extraordinaire à cette façon de vivre puisque c'était déjà celle qu'elles connaissaient du temps de leurs 14 ans. Retour année 64.
Un animateur s'approche d'elles, pour leur demander leur avis. Il s'ensuit une discussion rieuse et chaleureuse. Biocoop ? Oui elles connaissent. Oui, depuis longtemps et elles viennent justement de remarquer l'installation d'une nouvelle boutique en plein centre ville. L'enseigne Biocoop est à l'origine de cette journée. 
Intéressante initiative.

Du coup pour l'une d'elles, l'idée vint il de reprendre contact avec la symbolique du carabée. Que voici.
D'après la symbolique du scarabée 
"En Egypte ancienne, le scarabée était le témoin moral du défunt. Il l'aidait lors du jugement de sa conscience. Il importait "à l'accusé", le défunt, de se concilier cette partie de lui-même qui pouvait décider de son salut ou de sa condamnation. Il était donc, de coutume de placer, sur le coeur du défunt, une amulette représentant un scarabée, pour empêcher son coeur de témoigner contre le mort.
Le symbolisme naît aussi des moeurs du scarabée pilulaire, ou bousier. Il roule sa boule des heures durant pour pouvoir, une fois son travail accompli, y pondre ses oeufs. 
Cette boule représente l'oeuf du monde où naît la vie.
Le scarabée dirige l'homme et le censure ; c'est un être indépendant, d'une essence supérieure, qui réside dans le corps
"le coeur de l'homme est son propre Dieu" 
Ceci peut-être lu sur un cercueil, dans un musée viennois. 

Cette phrase ramène l'une d'elles à une conversation qui aura lieu quelques jours plus tard, lors d'une soirée "contes Africains et autres d'auteur". Le musicien Sélifa accompagné de Sylvie, conteuse,




y dira à peu près ceci : "Nous devons développer l'amour, le coeur, le lien : ils n'ont rien à voir avec l'argent"



A vous qui venez de lire, je dirai qu'aujourd'hui il devrait faire au moins 30° en France et en Bretagne. Alors profitons de cette belle journée, y compris sur les lieux de travail. Je termine mes préparatifs pour mon déplacement sur Paris et ma prestation contée, intitulée #mariekikour. Elle aura lieu au restaurant la belle vie st Martin dès 14 h 30, dimanche 8 juin.
J'irai sans clavier. Et sous une autre apparence.


jeudi 28 juillet 2011

Contée au petit parc de la Tauvrais Quartier de la Bellangerais à Rennes

Elle s'est montée impromptue, face à la déception de voir le bar qui nous reçoit habituellement (l'Artiste Assoiffé) fermé. Un message sur "OVS" (soit "on va sortir") et des adeptes présents ; ou sur "La Ruche à Rennes" pour la première fois mais sans résultat ; et une affiche pertinente déposée ici et là dans le quartier, et finalement le cercle s'agrandit. Partis du baobab de la Bellangerais, nous "gravissons" la rue Emile Bernard. Deuxième rue sur la droite en haut de la butte -surtout ne pas entrer en Saint-Grégoire- arriver au petit parc est déjà une aventure. Ouf, nous nous en tirons. Démarrage séance conte : une histoire de Carélie, et plutôt saugrenue à propos de l'amour maternel chez les corneilles (ou l'une d'elles, allez savoir) ; identification de l'arbre qui abrite le seigneur des lieux : un écureuil roux, à propos duquel on apprendra -hasard- comment il se procura un jour son magnifique panache (merci Daniel) ; l'instant suivant nous sommes tous assis en un rond impressionnant et c'est Daniel qui "s'y colle". Voilà qu'il nous parle d'une femme ben malheureuse car son mari l'a quittée. Il est en paradis. Attention l'est-il ou l'est-il pas ? J'vais tout de même pas vous raconter l'histoire. Fallait venir. Ouais je sais, j'suis un peu dure ! J'plaisante.
Après Daniel c'est Jean Pierre Mathias, Annie, Aurélie, moi-même, Marie (sacrée citrouille qui vous emporte dans une sacrée randonnée)qui enchaînent tout un festival d'histoires de toutes sortes : contes du terroir, merveilleux, éthologiques, de sagesse : pour ceux qui ne connaissaient pas le conte, superbe. Bel échantillonnage. Pour les autres, superbe aussi. Il n'y a qu'à entendre les rires fuser et voir les sourires se déposer sur les lèvres et peut-être même sur les joues ou le front (spécialité du petit parc de la Tauvrais). Le cidre désaltère, les chips circulent, les petits gâteaux de même. C'est clair, nous goûtons tous une soirée peut-être improvisée mais cependant tranquille, agréable : un bonheur délicieux, dans le grand pré du petit parc de la Tauvrais. Que peut connaissaient. Belle fin de soirée. Belles vacances prochaines. Pour ceux qui iront. N'oubliez pas : reprise des activités de l'association APC courant septembre 2011 SITE http://apc.lafilois.chez-alice.fr/ Et en attendant, faites la traversée de la baie du Mont Saint Michel en Compagnie de Jean-Pierre Mathias. La prochaine ? Le 6 août, forcément.
Et auparavant, courez vite découvrir son agenda sur http://www.contes-et-merveilles.com/accueil.php
Beau mois d'oût
Lania qui déposera d'autres photos ultérieurement. Ah mais au fait il y avait des moustiques sacrés moustiques. Souvenir. "ah si je tenais le moustique qui me pique qui me point dans mon pourpoint j'te le piquerais d'un si bon point qu'il se souviendrait du pique du point qu'il m'a piqué dans mon pourpoint !" Parfait.

lundi 16 mai 2011

Bonjour - Légende de la première momie YaKaKliKeR sur

sur le lien suivant
http://youtu.be/yR1fgxF2JbI
A propos, sachez que je suis en mesure de vous proposer un enchaînement de textes sur l'Egype,

sous le titre
"Ocres des pyramides, vert Nil et vérités"
Pour me joindre : 02.99.38.67.57 ou lcomlania@gmail.com. Merci

samedi 19 février 2011

Le gros Sultan et l'Oiseau impertinent -3ème-

Plumé bien plumé l'Oiseau et toujours chanteur. Car il chante encore. Il dit "J'ai toujours de la chance, . Je voulais être douché et on m'a douché et même massé. Il est gentil le Sultan qui fait pour moi comme pour son enfant ! Merci Sultan"

Le Sultan en a assez de cet Oiseau qui chante. Il ne veut plus l'entendre et il interpelle le cuisinier "Cuisinier fais donc taire cet oiseau de malheur !"
Le cuisinier ne s'est pas gêné. Il s'est adressé à l'oiseau "Sale Oiseau de malheur qui ne veut pas cesser de chanter, regarde un peu comme je vais t'y obliger" Et sur ce faut voir comme le cuisinier lui arrache ses dernières plumes ; faut voir comme il lui brûle ses derniers duvets ; faut voir comme il étire sa gorge et lui fourre-enfonce, de ses doigts boudinés des tronçons de fenouil, des baies de genièvre, des morceaux de piment, des baies de raisin, des épices, du cumin jusqu'au dernier bouquet parfumé, au thym-laurier. Fourré jusqu'au silence !!

Quelle erreur. L'Oiseau fourré, plumé, ébouillanté, décapité continue de chanter "Je suis chanceux, me voilà parfumé, lotionné thym-laurier. Sultan tu as bon goût. Tu dois avoir bien faim !"

Le Sultan l'entend. Il hurle "Cuisinier fais-moi taire cet oiseau de malheur, sinon..."

Sinon ? Le cuisinier n'hésite pas, il attrape l'Oiseau et le jette-plonge dans une marmite où chauffe un bouillon déjà fameux.

Ouf, l'Oiseau se tait. Le silence est réconfortant.
C'était trop penser.
L'Oiseau mijotant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité se remet à chanter. "Quelle chance, me revoilà au hammam. Hum Sultan comme il sent bon ton bouillon, comme il me plaît ton brouillard. Vas-y Sultan rajoute du bois !"

Le Sultan est exaspéré. "Cuisinier, fais le taire, sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas. Il bombarde l'Oiseau de petits pois.

Contre toute attente l'Oiseau est ravi. Et contre toute attente l'Oiseau bombardé, hammamant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité que pensez-vous qu'il fasse ? Oui, il chante. Il dit "Waouh voilà qu'on m'offre mon jeu préféré le jeu de billes. Merci Sultan, tes gens sont de bonnes gens !"

"Cuisinier !" hurle le Sultan, "fais-le taire sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas, il présente la tajine au Sultan qui la goûte.
Il la goûte yeux fermés. Cette tajine à Loiseau est délicieuse. La sauce est d'un grand velouté, d'un fameux fondant, d'une belle saveur. A se damner. C'est le bonheur. Dommage que le bonheur soit épuisé. Le Sultan a tout mangé.

Dommage pour le Sultan. Soudain il souffre. Son ventre lui fait mal, boute selle, boute selle, son ventre lui fait mal à le plier, à le déplier, le replier, mais rien n'y fait. Le Sultan souffre. A pleurer. L'Oiseau lui, se met à chanter "Quel ventre, Sultan, ce n'est pas en ventre, c'est une piste de danse ! Je m'y prélasse et j'y danse. C'est un palace !"

"Cuisinier, fais-le taire, fais-le taire !"
Le cuisinier va chercher un médecin. Pendant ce temps le Sultan souffre. Il se plaint à voix haute, à grands cris, à bouche que veux-tu. Si grande ouverte que l'Oiseau pointe son bec, ouvre ses ailes et s'envole.

Il s'envole et se moque : par-dessus le palais, par dessus la palmeraie, par-delà l'oasis, par-dessus la grande place. Et tout le monde se rassemble pour l'écouter. Le Sultan gros et gras est méchant. Il ne veut pas qui il ne veut pas quoi. Ce Sultan ne doit pas rester là. Et tout le monde fais partir le Sultan.
Après tout peut-on empêcher les oiseaux de voler ? C'est clair, c'est non. C'est non, c'est net. (19 O2 11 - adaptation de "Le Sultan obèse et l'oiseau impertinent", édition GRUND)

Le gros sultan et le petit oiseau -I-,

Y avait-il, n'y avait-il pas ?
Loin loin loin
il y a long longtemps
dans un pays de sable et de vent vivait un sultan.
Il portait de lourdes robes d'ottoman. Pour cacher ses rondeurs. De longues aigrettes piquées dans son turban. Pour faire croire qu'il était grand.

Il faut le dire, le Sultan était un gourmand. Son pêché mignon, la tajine. Une tentation à laquelle il cédait toujours.
La seule vision d'un de ces petits plats de terre, au fameux couvercle pointu décoré et verni, le mettait en appétit. Son appétit se manifestait dès son lever.
Sitôt bu son verre de lait de chamelle et avalé son petit pain blanc rond et chaud tartiné de confiture aux pétales de rose, le Sultan espérait la tajine du midi.
Sitôt dégustée la tajine du midi, il espérait la tajine du soir
Et il se retenait pour ne pas instaurer, loukoumisée, la tajine du seize heure.

Tajine. Au seul prononcé de ce mot le Sultan défaillait. Chavirait. S'évanouissait.
Tajine aujourd'hui, tajine demain.
Tajine aux amandes et à l'agneau.
Tajine à l'agneau et au pruneau. De tajine en tajine, il faut bien le dire, le Sultan s'étoffe dangereusement.

Il faut bien le dire, il faut bien le dire... Facile à dire, car dans le sultanat du Sultan gros et gras il ne fallait surtout pas dire. Pourquoi ?
Parce que quiconque le disait, avait a la langue coupée. Quant au premier, qui l'avait dit ailleurs que dans le sultanat, il avait été pendu haut et court pour exemple. Dès sa pendaison, le Sultan avait fait entourer son sultanat de hauts murs et portes infranchissables.
Ainsi, chaque habitant du sultanat était-il prisonnier et quasi-muet sous la terreur d'avoir la langue coupée.

Un jour le Sultan déjeuna. Il dégustait son thé à la menthe. Son assiette de dattes. Quand soudain une voix se mit à chanter "Le riche Sultan déjeune, je suis riche comme le Sultan. Les gens du Sultan ont peur de lui. Le Sultan est méchant. Je n'ai pas peur du Sultan han han han !"

"Garde" a dit le Sultan "Monte voir sur le toit qui parle ainsi"
Quelques minutes plus tard le garde se courbait devant le Sultan et le Sultan apprenait que ce n'était qu'un petit oiseau de rien du tout. "Sultan, qui porte un collier avec un grain de blé dans un médaillon"

"Garde je veux ce grain de blé"
Quelques minutes plus tard le Sultan saisissait le médaillon, mais la voix s'égosillait "A bé zut flûte alors, le Sultan m'a volé mon grain de blé. Sultan tu es méchant et voleur."

"Garde" dit le sultan vexé "rend son grain de blé à l'oiseau !"

Le garde remonte et redescend. Derrière lui l'oiseau re-s'étonne "C'est qui, fait quoi ce sultan ? Il prend. Il rend. Il ne sait pas ce qu'il veut, c'est un pauvre vieux !"

"Pauvre vieux, pauvre vieux, garde..." Hurle le Sultan en colère.
...

dimanche 14 mars 2010

13 mars Chants slaves en quatre voix de Femmes au Grand Cordel :

Elles sont quatre, mais trois pour ce dernier chant, tzigane Russe. Des musiciennes, chanteuses joyeuses, rieuses, et préciEUses. Un doux ré gal.

Un Chant Tzygane Russe
envoyé par skripka. - Clip, interview et concert.
http://www.dailymotion.com/video/xckhge_un-chant-tzygane-russe_music

jeudi 28 janvier 2010

Un site à visiter et à faire suivre, merci

Ils s'en sont dit ces deux-là et le Noir -spécialiste de la guimbarde et du chant diphonique- a henni plus vrai que nature. Pas étonnant que soient apparues steppes mongoles et yakoutes. Le cheval d'Andreï foulait foulait la steppe et le public avec fougue et spontanéïté a fait naître les troupeaux, qu'il fût adulte ou enfants.
Pas difficile d'imaginer le nuage de poussière sous les sabots.
Hennissements, cavalcades, incantations, chants diphoniques ! Fabuleux est le mot. Merci public, aux oreilles merveilleuses.
Pour en voir plus, pour en savoir davantage, vous qui êtes responsables de salles, de maisons de quartier, de festival ou de lieux autres, n'hésitez pas, simplissime, YaKaKliKer
sur

mardi 26 janvier 2010

Faut le faire et André Breton l'exprime mieux que moi

dans Nadja.
Mon sac est encombrant. La rame du métro est "habitée". Un jeune homme assis sur un strapontin me propose faimablement sa place. Il a un accent du sud-ouest ? Non du sud-est. Comment refuser ? -entre nous je n'aurais refusé ni à un accent breton, ni à un accent alsacien- Et bien entre accentués nous accentuons un échange. Si intéressant qu'ils -il est accompagné- descendent à notre arrêt. Ils reprendront la rame suivante. Echange de cartes de visite. Il pourrait nous programmer !..... Et comment donc, mais avec plaisir et surtout à bientôt. Extrait de André Breton dans Nadja : "... il s'agit de faits qui, fussent-ils de l'ordre de la constatation pure, présentent chaque fois toutes les apparences d'un signal, qui font qu'en pleine sollicitude, je me découvre d'invraisembblables complaisances, qui me convainquent de mon illusion toutes les fois que je me crois seul à la barre du navire....."

samedi 4 juillet 2009

"Maman,, il est long comment....

le bus rouge des amateurs de Guimgamp ? C'est sur la même place, mais on ne voit pas le passage piéton.
Il faéut inventer quand on ne peut répondre.
Alors Maman ?
Et bé, fiston il est long comme, comme... un jour sans ipod

mardi 12 mai 2009

Faire un atelier parce qu'on est conteur... pourquoi pas et pourquoi donc !


J'ai toujours trouvé cette relation de cause à effet un peu étrange. Parce qu'elle n'est pas évidente. Des informations sur le conte j'en possède. Passeuse je le suis. A cause de Gabriel. Le saint avec moi, n'a pas joué sa fonction, il n'a pas appuyé assez fort sur mes lèvres, il n'a même pas tracé le sillon sur mon menton. Il m'a oubliée. Il n'était pas là. Mes parents ont pourtant fait leur possible. Mais sans succès. Mais grâce à Gabriel j'ai accepté la proposition d'animer un atelier dans un lycée. J'avais quelques retenues. Quelques pertes de confiance. Certaines choses dites que j'avais prises à mon compte, par erreur. Les retenues se sont envolées.
Quelques séances plus tard, sur cinq élèves trois ont décidé de ne pas parler. Je ne suis pas pour les obligations "forcées" S'ils me lisent ces trois-là, qu'ils me disent s'ils ne se sont pas sentis frustrés de ne pas l'avoir fait. Car ils en étaient capables. Prendre la parole c'est être courageux ; devant un public, faire un exploit ; en matière de conte, gagner une bataille. En effet, c'est quoi le conte : paroles, paroles, vent, broutilles, balivernes, fariboles, propos vains, niaiseries, bêtises, sottises dont on dit souvent qu'ils ou elles sont pour les enfants. Et j'en passe. Et pourtant, selon la façon dont la parole est dite, le choix que l'on fait pour les dire, la parole fascine. Choisir détermine. Le choix devient jeu. Deux parmi les cinq ont osé jouer. D'après ce que l'on m'a rapporté -et me voilà frustrée de ne pas les avoir vus(e)- sourire aux lèvres, je les félicite.
Me revient en mémoire, ce déjà grand garçon pour son âge, en passe d'entrer en sixième. S'il se distingue, c'est plutôt par son comportement perturbateur, par sa propre mise en retrait. On me le dit mais je l'ai déjà remarqué. Comme saute aux oreilles son trop plein de paroles. Qui pourrait devenir goût, plaisir et plaisant pour tous. Il posède la matière. Nous "travaillons" tous en groupe. Il s'en extrait souvent. Le frustrer, le punir ? Je ne pense pas que ce soit mon rôle. Le fait est que le petit groupe parle choisit écrit. Je dis : on dirait qu'il n'écoute pas. Je me méfie de ceux qui se démarquent. Et pas seulement parce qu'il va me mettre à mal : mais parce qu'il faut qu'il y ait restitution. Devant public. On choisit des histoires. Il a déjà fait son choix. Finalement pas si éloigné que ça de lui ! Mais le sien. Tant qu'à faire. Je ne veux pas penser qu'il y a quelque chose d'intime dans cette histoire. Je le pense. Il dira "Mimoun, le bûcheron" " Je lui offre de le soutenir. Il répond qu'il fera tout seul. On passe un pacte moral. "OK mais tu assumes, tu aura un public, tu ne dois pas le décevoir" Pourquoi ne voir que ses instabilités ?
Il y a restitution. Et chacun, chacune, se montre étonnant. Lui, il nous laisse frappés de stupeur. Il mène la randonnée, à sa façon, avec une parfaite maîtrise rythmique, du slam avant l'heure -c'était il y a longtemps déjà. Avec humour et justesse. Il interpelle le public. Celui-ci reçoit le message. Il joue le jeu. C'est fou. Je reçois moi-même une leçon. Vidéo pas vidéo ? On s'en fout : restent le mot, les mots, l'énergie, la respiration, l'ancrage et le passage d'un passeur.
Aux deux nouveaux conteurs, aux deux audacieux, aux deux courageux, à Elodie et Axel, mais aussi à Sonia, Jérémie et Nicolas, à l'audace et pour avoir chacun osé à sa façon : chapeau à eux et à la parole. Et qu'ils n'oublient pas les disgracieux mouvements des lèvres et du visage : ils massent, décontractent, font rire et dérident. Le conte.... pour en offrir des paroles et une ambiance, pas si enfantine que ça. Et quand bien même.

dimanche 10 mai 2009

AR SKIPAILH - PEMDEZIEG AR SPORT HAG C'HIRRI ... I

Korrigan sortant du bois de la Bellangerais
Personne ne le sait, pas même moi, mais des porteurs de ballons rouges et noirs sévissent déjà. Il n'y a qu'à remarquer le chapeau rouge tout au bout de l'abri bus. Comme ces jeunes, au demeurant forts charmants -clin d'oeil de Lania à eux- se précipitent vers moi pour que je les photographie (clien d'oeil de Lania à eux) je les photographie. Jamais je n'ai vu autant de monde à "mon" arrêt de bus. Et je n'ai pas fini que je remarque aussitôt un nouveau korrigan qui sort du bois de la Bellangerais. Je suis la seule à le voir. Il n'adresse la parole qu'à moi -clin d'oeil aux jeunes gens et jeunes femmes, tous et toutes charmant(e)s







Suis-je la seule à le remarquer, si je ne m'abuse, les parasols changent de couleur.




Les voitures changent de couleur. Qui sont les responsables ? C'est alors que me voilà bousculée violemment par deux hommes courants. Que se passe-t-il ? J'ai ma réponse. Ces hommes ne sont pas des hommes. Ils sont des korrigans, et derrière eux, il y a de la magie !



Les voitures changent de couleur




Les feux, changent de couleur



Les pulls, manteaux, impers, chaussurent, écharpes... changent de couleur



L'écran change de couleur




Les caissons de moto changent de couleur !




Troublée, je quitte les lieux.

dimanche 3 mai 2009

Et si, comme Natsarkékia vous alliez manger à "La petite Géorgie"

Dans le conte géorgien de Natsarkékia*, celui qui fouille la cendre, il est écri "Au sein d'une monumentale cheminée, un ratchapouri* cuisait dans une grande poêle" : se poursuit un de ces contes comme je les aime, avec un petit personnage qui lutte contre des géants fort astucieusement. Hum, c'est bon le ratchapouri, mais celui de Zoya est plus que bon : on se damnerait pour lui, dit le Tamada** en pensant aux dévis***.
Zoya, c'est l'hôtesse et l'âme du lieu. Disponible et généreuse. Son restaurant convivial est une île où il fait bon aborder. et son ratchapouri, entre autres plats, a un super fondant. Ne parlons pas de son vin géorgien et de la musique qui y coule. On croit rêver. Chaleur et abondance. Hôtesse généreuse.
Et la cliente qui a si gentiment prêté son visage me connaissait. Elle a reconnu la conteuse qui l'avait charmée au Festival du Fer à Paimpont, il y a... peu importe. Et elle connaissait Maëlle Sopena que nous venions de quitter à la Librairie Encre de Bretagne, à un pas trois quart de là, fief de Bruno, amoureux de la Bretagne, des écrivains, de la lecture et de la parole.
Amusant.
Me voilà ravie. Alors, convaincu ? Franchissez donc le seuil de la petite Géorgie à Rennes, et vous le serez. Foi de Lania. Qui n'est pas payée pour l'écrire.
Référence de l'ouvrage et petit glossaire :
Auteure : Kéthévane Davrichewy
Titre : Natsarkékia et autres contes géorgiens chez Neuf, de l'Ecole des Loisirs
* Ratchapouri : pain au fromage, mets très populaire en Géorgie
** Tamada : chef de table. Conteur ou poète à ses heures, il portes des otasts en l'honneur de toutes les personnes attablées -je me sens soudain une âme de chef de table : Zoya, compte sur moi, j'arrive.
*** dévis : Géants très populaires auprès des jeunes Géorgiens, pouvant être terrifiants ou symboliser la forceDonc si vous n'avez pas le temps d'aller à Tbilissi, courez 27 rue Saint Melaine à Rennes, ou annoncez-vous par tel au 02.99.12.50.12 ou au 06.21.55.68.96 ou par mail mapetitegeorgie@orange.fr ou osez "pieschcom" ie, à pied. Salutations.