dimanche 2 décembre 2018

2018 Route du Rhum : hommage à #NilsBoyer

Route du Rhum 2018 Hommage conteur à #Nils Boyer et Thierry Besnier #LaRance
Un jeune marin, pris dans la course du rhum, affrontait les intempéries avec 
détermination. Le calme revenu, il se reposait. Parfois il lisait René Char, parfois les 
yeux mi-fermés mi-ouverts il se laissait aller sur les ailes d’un albatros et il imaginait.... la tour de #Solidor, les bords de #Rance, les contours de #SaintMalo... son arrivée à #PointeàPitre.
Il était une fois un royaume. Le roi, un brin guerrier, ne cessait de combattre les 
royaux voisins. Il les avait toujours combattus avec succès. Mais un jour la chance 
tourne. Son armée est décimée. Il va devoir se rendre. Inconcevable.Il décide de 
s’enfuir. Il emprunte un escalier dérobé. La crainte d’être rattrapé lui fait descendre 
les marches deux par deux. Ainsi passe-t-il à toute allure devant la porte entr’ouverte 
de l’’atelier du photographe attitré du royaume. Il remonte les quelques marches et 
découvre, sur un chevalet, une magnifique photo représentant son château, ses 
bosquets, ses buissons, son bord de mer. Mais la mer n’est pas photographiée en son 
entier. Il pense : “Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Longtemps bien longtemps après, ailleurs, bien ailleurs, le roi refait sa vie. Il redevient
roi. Il reconquiert un château. Il a enfant. Auquel il montre dès ses 3 ans, le chevalet, 
la photo le château, les couleurs, ses bosquets, ses buissons, son bord de mer. 
“Plus tard mon enfant, je retournerai dans mon pays j’irai voir mon château” dit-il  
tout en pensant “la mer n’est pas photographiée en son entier. Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Le temps a passé. Le roi est mort. Comme il m’arrivera, comme il arrivera à tout un 
chacun, lecteur ou pas. Le jeune prince chaque matin se penche sur le chevalet, la photographie, le château ses bosquets, ses buissons, son bord de mer. Et il se dit 
“Un jour j’irai voir le château de mon père” Comme le roi il pense 
“La mer n’est pas photographiée en son entier. Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Ce jour se présente enfin. Et c’est la déception : devant lui, sous ses yeux, le château, les bosquets, les buissons, le bord de mer sont bien moins beaux que sur la photo. Le jeune roi est en colère. Il fait appeler le photographe. Le temps n’a pas eu force sur son corps ni sur son visage. Le jeune prince lui fait comprendre son étonnement “T u m’as, par ta photo, complètement plongé dans l’erreur. Le château de mon père est moins beau que celui de ta photo. Pour cette erreur, pour cette illusion, je vais te tuer, mais avant, je veux que tu termines la photo, je veux que tu photographies la mer en son entier” Mais il pense “Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Le photographe demande son ordinateur. Dans la grande salle du palais devant le 
jeune roi et tous ses amis, princes et princesses réunies, il réalise les corrections 
demandées. Mais au fur et à mesure où il peint la mer, la mer se met à déborder. 
De l’eau jusqu’au genou, il dessine un trimaran, de l’eau jusqu’aux hanches il dessine 
un mât immense, une voile blanche et il saute dans le trimaran. Il peint un vent à tout rompre et les voiles gonflées, sur la mer bleue en son entier, le photographe disparaît
à l’horizon de sa propre photographie.
La force des applaudissements ont réveillé le jeune marin à moitié aux trois quarts 
endormis. Àu milieu de la nuit, à l’horizon, brillent les lumières de #PointeàPitre
À ses côtés un bâtiment l’accompagne. Des voix amies l’interpellent et un flash 
l’éblouit. “Bravo Nils ! Un p’tit verre de #rhum ?”
(Bon d'accord c'est pas #QuercydesÎles, :j'suis un brin chauvine)
Je laisse là le jeune marin rieur: “Déjà ? Je croyais n’arriver que demain”  
Il a bien mérité fleurs, fruits frais, hourras et flashes de son photographe attitré,
au milieu de la nuit.
Précision : réécriture d’un conte entendu à #Rennes de la merveilleuse parole amicale et généreuse de Julos Beaucarne Julos Beaucarne Fondation

dimanche 25 novembre 2018

"La belle forêt de France" de @ChistianDÉCAMPS

Rien ne va plus dans la Belle forêt de France !... 
J'entends dire partout : "Nous sommes tous frênes" et pourtant j'ai entendu crier "les érables, dehors !"
Il y a longtemps que les hêtres ne sont plus frênes, qu'ils ne vont plus au bouleau avec autant de charme... Il faut dire que ces hêtres étaient peu pliés aux ordre, en particulier sur les chênes des six troènes, bien avant la conférence de la Haie.
...Alors, on fit venir des érables qui, paraît-il, sont plus durs de la feuille, mais qui sont quand-même des bois qui travaillent. On a mis les érables sur les chênes et petit à petit, on les vit derrière l'ébène à ordures, histoire d'ivoire plus clair !...
... Et le temps passa...
Les hêtres se retrouvèrent bien vite sans bouleau... ça on peut palmier ! Que faire ??? 
Il y avait bien des solutions. Que les érables rentrent chez eux ! ... mais c'est jamais facile de commander à des arbres que l'on a déraciné d'aller se faire enraciner ailleurs, surtout quand ils sont protégés par l'Office National des forêts parce qu'ils se sont bien reproduits.
... Malgré tout, plus d'un est reparti chez lui, un noeud dans le coeur, travailler dans d'autres branches...
Pendant ce temps-là, les hêtres pointaient au chômage pour se faire un peu de blé... D'autres préféraient les chiffonniers des maïs...  Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !
... Où est passé le temps quand, pendant la dernière guerre, ils étaient tous frênes devant l'ennemi tandis que des aigles entiers passaient au-dessus de leurs têtes  ?...
Hé oui, tout est bien compliqué dans cette Belle Forêt de France... Les hêtres reprochent aux érables d'être venus manger leurs pins... Mais laissons les conifères.. 





et qu'elles fassent bien c'qu'elles veulent. C'est sûrement  pour ça que l'épine dort sale !... Bien qu'au sud l'épine aide !
... Aussi, devant ce conflit permanent, beaucoup de hêtres, d'érables et d'autres se droguent... et c'est ainsi que l'on trouve les arbres à cames en tête de tous les sondages..;
Ah ! Si seulement la Belle Forêt de France, retrouvait tous ses charmes...  Les hêtres, les érables, les ifs, les ifs-érables redeviendraient tous frênes... On ouvrirait l'acajou aux oiseaux et personne ne serait plus jamais saule !
... Mais sera-ce possible tant qu'il y aura des ormes ...

Christian Descamps in  journal quartier #Rennes 
#LeRuisseauduBlosne

mercredi 7 novembre 2018

Rêver d'un coup de fil.

Le paquet magique.
Il est arrivé il y a bien une semaine. 
"C'est le Père Noël qui te l'envoie, il m'a dit qu'il ne pourrait pas passer dans ton patelin le 24 " 
me dit-on.
"D'accord, alors je ne l'ouvre pas ?"

"Non, tu ne l'ouvres pas !"

OK je ne l'ouvre pas. Je suis obéissante.
Une semaine qu'il est là où je l'ai mis, si prête à obéir que je ne le vois plus.
Mince, je viens de le heurter, un orteil en moins. Il est de bon format. Bref, il déborde sur le sol.
"Comment ça tu ne l'as pas ouvert ? Mais tout n'est pas pour Noël !"
"Ah bon, chouette" Un certain plaisir, accrochée au téléphone, bref quasi en face à face. Des rires des deux côtés
Elle déballe
"Super, des OVNIS pétillants et à la fraise mais couleurs pastels.... Juste les pastilles que dégustaient la petite marie, offertes par son grand-père. Qui lui fait face mais dont elle ne sait pas qu'il est son grand-père. Par contre lui, il sait. L'épicière aussi sait. Lui il sait que celle qui se tient devant lui est sa petite fille. Il sait qu'il n'a pas le droit de le lui dire. À quoi pensez vous, je vous vois froncer les sourcils ? Mais qu'allez-vous penser là ? mais pas du tout, ce n'est pas un pédophile, c'est juste un grand-frère qui freine sa frustration, et tente de faire plaisir à la fille de son fils qui lui refuse de connaître ses petits-enfants. Oui, c'est un grand-père qui ne peut pas dire à l'enfant qu'il est son grand-père. Mais dans le village, tout le monde le sait, quand on la voit passer, les murmures s'amplifient. Ça, elle ne sait pas, mais elle sait que....(Suite de guerre... Entre éclats de rire, elles se remémorent cette perte de vie)
Super des crottes en chocolat
super une histoire de Nazreddine
super du jazz MERCURE
super du halva au sésame...."
Noël un 8 novembre 18, c'est presque la Saint-Nicolas que leur mère fêtait lorsqu'elles vivaient en Allemagne.
Elles se marrent.
Et avec le Halva, elles évoquent, en riant encore, l'énorme caverne d'Ali baba qui existait rue #StRome à #Toulouse

 Une après midi contes à Bédée et en babouches pour un repas merveilleux.

 Photos de Lania

et qui recélait des trésors de sonorités autant que de parfums, de goûts divers et variés


avant même de les tenir en bouche, -confiture de rose de Turquie par exemple ou poivrons ou piments, ou fromages belges- de paroles en toutes langues, à commencer par celle du propriétaire et des toulousaines, sans oublier les grands tonneaux de dattes ou de lupins, ni les épaules de porc ou les saucisses finissant de sécher du bout d'un fil en descendant du plafond. 

Photo de Franck Hamel

"Et le beau au plafond" ?
D'un regard, elles se souviennent du bateau suspendu.
Et l'une pense à Gide -si pas d'erreur- qui enfant disparaissait sous les tapis, dans une même pareille semblable cave, celle de l'épicerie d'une tante. 
Pour y rêver, rêver, rêver... à d'autres ailleurs.
Bonjour #AnastasiaOrtenzio, #ChantalFerdinand Joséphine, Flo, Mariesa....Belle journée à vous qui lisez.

Les photos sont de #FranckHamel