jeudi 3 mai 2018

Lauzerte, Hasard Bar-Bars ... bien vieux déjà tout ça, mais plus récent... l'......


article sur @YanickJaulin (emprunté sur son FB) sans son autorisation il est vrai, qu'il me pardonne (voleurs... les conteurs pour force de vérité)


article de Mathieu Lebreton (extrait d'un papier général sur Mythos 2018)
Jour 10. 15h35, lettre d’amour à une langue qui meurt
Dimanche, on s’est mis au vert en allant voir un des spectacles de la programmation accueillis dans d’autres communes que Rennes. Yannick Jaulin, qui jouait les deux jours précédents au théâtre de la Parcheminerie, présentait à Comper, en pays de Brocéliande, “ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour”. Un spectacle découvert l’été dernier à Parthenay, et qui a depuis su mûrir avec bonheur. Déclaration d’amour aux cultures minoritaires, à la langue régionale, à toutes ces identités constitutives écrasées par l’injonction au creuset républicain ou à la norme dominante, cet objet conté est un petit bijou de bout en bout. Drôle, touchant, éclairant, il travaille au plus près ce qu’est le rapport éminemment affectif à la langue maternelle, celle qui construit, et à cet égard l’inclusion de moments musicaux admirablement servis par Alain Laribet est plus que pertinente. Un vrai plaisir à vivre, et des prises de conscience qui infusent ensuite durablement.


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.... En plein questionnement Champs Libres sur l'étrange notion de l'étranger, lettres en G, l'être (d')anger, l'être rangé, je me suis retrouvée il y a longtemps, avenue Janvier, dans un bar. J'ai attrapé au hasard un livret publicitaire culturel et d'un pouce curieux j'y ai glissé un oeil. M'ont sauté aux yeux les mots "Haute-Garonne et Tarn et Garonne " Je me suis arrêtée et j'ai feuilleté. 




Le bar toulousain de mon fils ne faisait pas partie du festival Bar-Bars, mais le bar de la place de mon village fétiche, Lauzerte, oui. Alors "Boudu con ! c'est où Bar*Bars ?" :

c'est surtout à "Le Puits du Jour" Place des Cornières -non loin de l'emplacement de ma boulangerie préférée au petit pain double chaud et sucrée de la même place- dont je rappelle le souvenir grâce à La Petite Marie en Ille et Vilaine ou ailleurs. Alors, trois générations plus tard, tous dans le Tarn&Garonne. Garonne les 28, 29 et 30 novembre, ou ailleurs et auprès de tous les autres (voir carte et site : Morbihan, Mayenne, Maine et Loire, Loire Atlantique)


Et pour parler d'un conteur quercinois : il me donna ce conseil "Tu devrais conter ta région avec ton accent, le développer, le peaufiner, l'accen-tuer !" 
Pire que tout : qu'entendais-je,  que me disait-il : que je "devrais être" ce que moi-même je n'identifiais pas chez moi. 
Y arriverais-je ? Pas si sûr. Mince alors. 

Qu'est-ce qui avait été dit  à la conférence, ah oui, qu'en matière d'étrangeté, l'étranger c'est celui qui n'est pas comme soi. 
Je connais beaucoup d'étrangers, ils vivent là où j'habite aujourd'hui et je les considère comme d'ici : je fais une belle erreur alors ?  

Il est évident que je m'amuse en écrivant cela. 
Il est évident que je n'ai jamais voulu être identifiée par cet accent, pas plus que par ma taille, ou mon côté, "diva". 

Tout ça étaient des désignations dont je n'avais pas conscience.
J'ai souvent déménagé et vécu ailleurs : Ariège, Corse, Beauce, Vénézuéla.  Il n'y a qu'en Bretagne, que dis-je, qu'à Rennes, que mon appartenance à un territoire régional (et tout de même français) éloigné a été relevée.  
Quand on sait que j'ai été élevée, que j'ai entendu toute mon enfance -sans le savoir, oui, c'est à dire sans en avoir conscience- une mère me parler français avec son accent russe,  on peut penser que l'international, passé l'Oural, m'ait touchée aussi. 
Des "o" et des "a" seraient slaves, dans ma façon de parler, a diagnostiqué, une metteuse en scène d'un "Vous avez un accent" à la certitude sans appel.
J'ai éclaté de rire et et je l'ai rassurée en répondant  
"En effet, oui, j'ai l'accent toulousain !" 
Elle m'a déstabilisée par un efficace et professionnel
"Pas du tout ! Vos "o" et vos "a" sont slaves !"
De quoi me bouleverser.   Puis de trouver cela normal : retour à la mère, rien d'étrange finalement. Pas même une aptitude : je suis incapable de simuler un accent russe, mais au milieu d'un millier de personnes je reconnais entre mille la voix qui parle russe.

Cette histoire ramène soudain, à ma mémoire et en matière d'accent, l'inquiétude d'une professeure des écoles à propos de ma fille : "Il faudrait  qu'elle ait des séances avec une orthophoniste !" E moi de m'étonner
"Pourquoi donc, elle parle bien !"
"Oui, mais elle met des "e" partout à la fin des mots !"
"Des "e" partout ?" 
Comme je suis sûre que ma fille est un petit génie, je m'étonne. Comme  je ne voyais pas où la professeure voulait en venir, j'étais un peu léthargique. La professionnelle me réveille  d'un exemple:
"Votre fille  écrit fleur"e" quand moi je ne dis que "fleur" !"
Je me réveille. Je comprends tout et je ne peux m'empêcher d'éclater de rire : 
"en effet, ma fille met des "euh" partout mais vous savez pourquoi ?" 
Elle me répond "non !"
J'exagère un brin : 
"Vous ne comprenAIS PAS ?" J'exagère un peu. 
Cette fois elle comprend et je confirme sa découverte 
"Bien entendu elle écrit mon accent ! Votre histoire, son écriture, fleurent bon mon accent !" 
La professeure des écoles n'avait pas pris conscience de mon accent. 
Finalement, tout ça, n'est qu'une question d'oreille, qu'une illusion. Bonne ou pas.  Quel est l'intérêt de s'arrêter à un accent sinon de faire comprendre à l'autre qu'il n'est pas comme vous ! Il est différent et tant mieux.
Quand on sait, on comprend mieux. Il suffit de savoir. Donc... de demander. 


A cette désignation j'ai manqué m'accen-tuer. Je suis en passe de l'accepter. Et de l'assumer, comme une légitimité à laquelle les Zautres s'attendraient. 

Alors, contes du Sud-Ouest bonjour et bienvenue : vous serez entremêlés de contes de l'Ouest et de l'Est et du Sud ou de brocéliande. Humaine locataire du monde.  
Puisque nous sommes tous des étrangers tant que nous ne nous arrêtons pas les uns sur les autres. 
De tout temps ma mère s'arrêtait sur les autres.
De tout temps elle s'oubliait pour parler d'eux. Ou d'elles. Sans rien dire d'elle-même. Rien du tout, l'étrangère qui avait tant fait pour devenir française. Partie sans rien dire, sauf cette terrifiante petite phrase qui résonne dans mon coeur tant l'actualité m'y ramène.
"Je n'ai pas demandé à venir ici !" 

Laissons les célèbres pigeons lauzertins méditer sur le sujet; Eécoutons-les roucouler, c'est de saison. 


dimanche 29 avril 2018

Scène ouverte du dernier mercredi de chaque mois à @Rennes : surprise. Changement de lieu.

Ce fut un peu inattendu.
L'@ArtisteAssoiffé, opérant des transformations dans son local, tenait porte fermée.

Heureusement le propre de tout conteur ou conteuse étant de ne jamais le laisser surprendre, l'improvisation fut immédiate et prise en charge par Kevin KKK le Ki Gniark Konteur*. Il frappe  à la porte du @BistrodelaCité à deux pas de l'Artiste.
Ce bar est d'habitude destiné aux concerts.
Le personnel a très aimablement accepté, au pied levé, que déboulent dans leur petite cour, pas si petite finalement, les conteurs et une nouvelle clientèle.
Nous -l'association rennaise @lestisseursdecontes-lafilois- les remercions chaleureusement.

Quand je suis arrivée, Ki GniarK Konteur ouvrait la séance.


J'ai pris immédiatement compte du succès de l'improvisation : une trentaine de paires d'oreilles est présente et les verres sont sur les tables.   L'entrée est libre.
Je n'ai pu m'empêcher de penser que l'improvisation était de bon augures.

Les pigeons nous ont accompagnés et c'était parfait car ils ont pu croiser leurs pairs :
Un perroquet effrayé -conté par Antoine-



Un oiseleur chargé de retrouver pour le roi Dailleurs un chant d'oiseau merveilleux  -conté par moi- Le troisième fils du vieil homme qui mécontente son père parce qu'il ne lui offre pour plus beau des cadeaux que des instruments de musique -celui-ci conté par Anne-Marie-


Le son, le chant était le thème du moment sans que les conteurs ne se soient mis d'accord.
Ainsi va la magie du conte.
Et après ?
Certains et certaines sont resté restées et les conversations et échanges ont traîné et se sont entraînées  pour le plaisir d'une autre parole. Celle de l'amitié.
Le tout en entrée libre et plaisirs du silence et de l'écoute.
Prochain RENDEZ-VOUS à noter sur les agendas : mercredi 30 mai, lendemain de la saint-Aymar et par conséquent jour de la Saint-Ferdinand.

* Merci Kevin d'accepter que l'ex-toulousaine que j'étais te "So'Briquette" ainsi (référence à la conteuse et contée brique toulousaine. Je te vois rose d'émotion et je t'en remercie)

lundi 23 avril 2018

Soirée contée auprès de Julien et de ses collègues et amis et amies

Le lieu est en plein centre de Rennes.
Les terrasses des bars de la place Saint Anne sont prises d'assaut tant il fait beau. On y passe par là, on traverse par ici et on repart par Saint-Malo : entre  Saint Anne, Chapelle Saint Etienne et Couvent des Jacobins, je vais, guidée par deux délicieuses personnes.


Il est associatif : il se nomme AGIR et il est destiné à aider des jeunes gens et jeunes femmes. 

J'y ai dit :

  • quelques devinettes, une introduction, et sur le thème de l'apéro, comment ne pas raconter à ces jeunes gens la légende  de Cornélius Van der Bilt magnat du chemin de fer lié à jamais à la frite, un conte dont je ne dis jamais le dernier mot ;

quelques devinettes encore




  • et liant les unes aux autres et le nouveau conte au précédent je poursuis avec le conte juif de "Faïvel qui ne sait plus où il est" Rires assurés. Belle participation. Pourquoi ne chanterait-on pas, puisque la joie est là, comme à défaut d'hirondelles, les chauve-souris ? Charles Trenet monte en bouche avec "Y a d'la Joie" Je ne le savais pas mais la chanson plaît à tous puisqu'ils l'ont apprise avec d'autres chansons du même auteur.






Je finis en merveilleux et ingrédients sucrés : miel, nougat, pastèque, amandes et noisettes avec le Conte du Mensonge le plus doux, un conte marocain qui ouvre les conversations sur les voyages, les vacances à se déplacer sur le dos d'un cheval ailé  D'ailleurs, maintenant chacun le sait  et vous le recommande 
 "si votre cheval vous demande de monter sur son dos, obéissez-lui !" vous ne risquerez que de monter au 7ème ciel" 

Une aussi jolie soirée que le temps était doux, à ressembler,  à une nuit de juillet en avril. Rare mais plaisant.

À bientôt. Avec plaisir et mille et un sourires.



lundi 16 avril 2018

Bon trentième anniversaire à la LPO Ligue pour la protection des Oiseaux - Trois conteurs y étaient..

Annie, Gilbert et Lania
sous la bannière #LesTisseursdeContes donc, non rémunérées, non rémunéré.

Au passage un peu de pub pour cette association :

  • un spectacle mensuel concrétisant des ateliers en quinzaine sur l'année, auto gérés ou pas (intervenants conteurs )
  • une scène ouverte où la porte de l'Artiste Assoiffé lui est offerte chaque DERNIER MERCREDI du mois à 19 h 30 avec entrée libre
  • des interventions facturées, en école, maisons de retraite, autres associations, anniversaires associatifs, autres lieux, tous lieux y compris cimetières
  • votre veillée partagée : vous choisissez une date, une occasion pour voisiner dans votre rue ou sur votre terrasse, vous vous occupez en entier ou invitez chacun chacune à venir qui avec un plat salé, qui avec un plat sucré, qui avec des boissons...  : l'association vous proposera des voix qui viendront gracieusement promouvoir le conte. Convivialité assurée. C'est gracieux pour vous.


Retour à l'action du dimanche 15 avril

Revenons à ce trentième anniversaire fêté (entre autres) en accueillant, temp fort, Bougrain-Dubourg.

La parole est un ingrédient précaire. Nous nous retrouvons à la chèvrerie, il y a deux chèvres et elles sont sympathiques ;


les bancs sont des ballots de paille, retour aux années 50 et aux moissons, aimables souvenirs pour ceux qui en ont l'âge


 les voisins et voisines sont des poules, des oies, des canards, ça se chante, et même des hirondelles

ça se chante aussi avec l'alouette

qui y ont trouvé l'accueil qu'elles préfèrent, entre poutres et plafond, sans lesquels elles sont en danger. Un univers sympathique en soi, rien à dire si ce n'est la trop trop proche présence du micro et 
de bruits parasites (jeux d'enfants.


Les conteurs acceptent, ils ne vont pas en faire un fromage... de chèvres : ça aurait pu, les biquettes étaient chez elles quand eux, avaient répondu à un thème souhaité : contes en oiseaux, sans Hitchcock (et pas si sûr, l'un des conteurs "n'aimant pas les enfants", il les malmène autant qu'il peut et ceux-là même en profitent pour jouer son jeu. Trop forts les enfants) Comme en témoignera une vidéo future.



Jouer le jeu du conteur c'est la clef d'une belle relation, d'une belle ambiance joyeuse, d'un beau lâcher prise qui nous a fait entendre, de petites perles comme celles-ci
"On se sent bien à vous écouter"
"ça fait du bien de vous écouter"



et pour ma part, j'en ai pris, en photo, des visages portant l'illustration de leur entrée "en écoute relaxante" ainsi que celles qui suivent

 On se prépare
 On s'y lance
 On choisit sa victime
On s'assiste
On se challenge : la photographe essaie de saisir la luminosité de la baguette du conteur


le conte... le jeu du conteur, 
la clef... l'écoute.
Merci, pour la lecture... à bientôt. 
Lania - 07 70 34 90 72


dimanche 15 avril 2018

"Conte de l'Oiseleur" aux 30 ans de la @LPO de la #Bellangerais, Rennes à la Taupinais ce jour....Elina et Maël nous regardaient passer

Elina et Maël nous regardaient passer. Nous quittions La Taupinais après avoir conté deux fois 1 h  en compagnie de Annie et de Gilbert.  Deux beaux moments, de belles oreilles, celles des adultes comme celles des enfants, une belle brochette à chaque contée.
Le thème en était les oiseaux
et pourtant nous étions installés dans la chèvrerie ;
sur des bancs de bois et
des "bancs" de paille
avec sous le toit un nid d'hirondelles et leur ravissants gazouillis.
Je reconnaissais les deux enfants.
Les beaux yeux bleus de Maël et le joli sourire d'Elina. Ils n'osaient nous parler.
Nous reprenions la jolie voiture verte d'Annie. Qui justement était garée derrière la voiture de leur sympathique Mamie. Laquelle m'a rattrapée, comme j'aurais fait,  pour me dire
"ils sont très fiers que vous soyez garées derrière nous !"
bien sur que je les avais reconnus mais je ne voulais pas faire de bévue. Je leur ai promis que je ferai un article -je le rédige à l'instant presque sous leurs yeux-

Le thème en était tellement les oiseaux que je vais rappeler pour Elina et Maël en vacances à Rennes auprès de leur sympathique Mamie

"Le chant de l'oiseleur" 

Une nuit, dans un royaume éloigné, un roi, le bien-nommé Pierre Dailleurs, avait rêvé.
D'un oiseau qui avait un chant magnifique.
Le lendemain il n'a qu'un seul désir : écouter ce chant de nouveau. Mais... comment faire, c'était un rêve ! Peu importe, il fait appeler son responsable des volières royales "Le Grand Oiseleur", son serviteur.
"Grand Oiseleur j'ai rêvé cette nuit d'un oiseau qui sifflait un chant ravissant, étonnant, merveilleux, Va et ramène-moi cet oiseau, il me manque."

L'oiseleur répond qu'il accepte mais il demande "De quelle sorte d'oiseau s'agit-il mon roi !"

Le roi se met en colère,
il répond qu'il n'a pas de réponse
qu'il n'a pas vu l'oiseau
qu'il l'a seulement entendu.
Dans sa colère il donne au Grand Oiseleur 7 jours pour trouver l'oiseau enchanteur.

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Pauvre Oiseleur. Il n'aime pas les colères du roi. Toute colère le met en souffrance. Celle du roi le terrorise. 
7 jours c'est court. Il doit agir immédiatement.
Il se décide et prend son filet, sa flûte, ses appeaux, une cage et comme il chantonne "j'ai descendu dans on jardin
j'ai descendu dans mon jardin" il descend cette fois dans les jardins de Pierre, le Roi Dailleurs. 
Il prend l'appeau. Il en joue. 
Un oiseau noir au bec jaune sort du nid et se met à chanter aussi agréablement que possible à ses oreilles. L'oiseleur se félicite 
"Je le tiens le fameux oiseau, je le tiens !!!!!!" 
L'oiseleur jette son filet
attrape l'oiseau noir au bec jaune
le met dans une cage 
court voir le roi Pierre Dailleurs 
et lui montre l'oiseau.
Le roi Dailleurs répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux !"
C'était pourtant "le Beethoven" des oiseaux, autant dire le merle. 

Pauvre Oiseleur : plus que 6 jours.
Le lendemain avant même la levée du jour, 
l'oiseleur prend 
l'appeau 
sa flûte
son filet
une cage 
et il s'en va cette fois dans les champs. 
Pas besoin d'appeler l'oiseau. Il est sur une branche et il chante 
"L'alouette est sur la branche (bis)
faites un petit saut l'alouette l'alouette
faites un petit saut l'alouette comme il faut !"
L'alouette fait si bien le petit saut que l'oiseleur 
allonge son bras et abat le filet
sur celle qui chante, grisolle, tirelire ou turlutte.
Il la met dans une cage et
court la porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était une alouette.

Pauvre oiseleur : plus que 5 jours. Le lendemain matin armé de
sa flûte
son filet
une cage il rejoint la rivière en chantant 
"Mon petit oiseau o
a pris sa volée
Mon petit oiseau o
a pris sa volée
A pris sa à la volette
A pris sa à la volette
A pris sa volée"
Il arrête de chanter quand il  remarque


 Libellule en vol, façon hélicoptère, au-dessus des étincelants reflets de la rivière,  

les joncs et les ajoncs et le bel oiseau jaune...



aux ailes noires qui se tient sur la branche 
L'oiseleur allonge son bras
jette son filet sur
l'oiseau qui siffle dideluo... didlio...
le met dans une cage et 
court la porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond ""C'est pas lui, Oiseleur trouve-moi mon bel oiseau au chant merveilleux"
C'était un loriot.

Pauvre oiseleur : plus que 4 jours. 
Il prend
sa flûte
son filet
la cage et il s'en va dans la forêt. Il trouve un oiseau au long bec qui chante


té té té dé dé tété té té sur une branche
L'oiseleur  allonge son bras
jette son filet
sur l'oiseau qui siffle  té té té dé dé tété té té.
le met dans une cage et 
court le porter au
roi Pierre Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était une grive.

Pauvre oiseleur : plus que 3 jours. 
Flûte
filet
cage sous le bras l'oiseleur s'en va  
dans la plaine en chantant à tue-tête

"Comme un enfant aux yeux de lumière
qui voit passer au loin les oiseaux
comme l'oiseau bleu survolant la terre
vois comme le monde, le monde est beau"


 Dans un buisson il joue de l'appeau 
et un minuscule oiseau, pesant à peine le poids d'une fraise dagatha, sort d'un buisson 

Photographie Clément Caivau : Nature.ch

L'oiseleur jette son filet sur le tout petit oiseau  qui siffle d'une voix très aiguë. 
Il le met dans la cage
et court la porter au
roi Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"
C'était un roitelet. 

Pauvre oiseleur : plus que 2 jours.
Flûte
Filet
Appeau
Cage, l'oiseleur file dans le parc. Auprès de la fontaine jaillissante il joue de l'appeau du rossignol.  Et chante de son chant remarquable l'oiseau de la nuit
Cette fois c'est le bon oiseau.
L'oiseleur jette son filet sur le rossignol, 
met l'oiseau dans la cage
et court la porter au roi Dailleurs qui répond "C'est pas lui, trouve-moi le bel oiseau au chant merveilleux"

Pauvre oiseleur : plus que 1 jour, 1 seul jour .
Que peut-il faire le gentil oiseleur puisque l'oiseau n'est ni le merle, ni l'alouette, ni le loriot, ni la grive, ni le roitelet, ni  le rossignol ? Que faire ? 
La nuit, dit-on, porte conseil le gentil oiseleur décide de s'endormir. 
Et le lendemain matin, dès le lever du jour, il prend sa flûte et laisse courir ses lèvres embrasser la anche et ses doigts courir le long du tuyau et jouer au gré des trous de sa flûte. 

C'est alors qu'au même moment le roi Dailleurs prend son petit déjeuner. 
Tout en dégustant sa chocolatine au chocolat blanc, ses oreilles perçoivent un chant inconnu.
Il sursaute, se met debout  et répète, "c'est le chant de mon oiseau, c'est le chant de l'oiseau dont j'ai rêvé, Et il appelle son oiseleur préféré :
Oiseleuuuuuuur Oiseleuuuuuuuuur"
Il appelle l'oiseleur.
Où est la cage de l'oiseau  Oiseleur ?
Mon roi j'ai le regret de n'avoir trouvé aucun oiseau.
Bien sûr que si, je viens de l'entendre. Montre-moi l'oiseau sinon ....
Alors l'oiseleur montre sa flûte et répond 
"Ce que vous avez entendu, mon roi, est le chant de mon âme, chanté  par ma flûte aidée de mon souffle !"
Aussitôt le roi répète : 
Le chant de ton âme... chanté par ta flûte... c'est le chant de mon oiseau merveilleux. Chante encore Oiseleur, chante pour moi. Le roi Dailleurs est émerveillé. "Bravo oiseleur et merci beaucoup" et il se tourne vers son premier ministre pour lui donner l'ordre d' organiser une grande fête". 
A la fête, tout le monde danse au chant de l'oiseleur.


Depuis dans ce pays, le roi Dailleurs a 
libéré tous les oiseaux des volières dans lesquelles ils se trouvaient
et même offert sa liberté au délicieux Oiseleur.

D'après "le chant de l'oiseleur"  chez cerf - bohème press - 1981

mardi 3 avril 2018

Association #L'artdesTournées au bar TY ANNA TAVARN-Rennes

Soirée du mardi 27 mars. 


Conforme à son état d'esprit l'association continue de présenter des artistes musiciens et de faire, simultanément, connaître d'autres arts.

Cette fois-ci, l'association #L'artdesTournées avait choisi de donner la parole au #Conte
20 h 30 #JackyDerennes parlait avec beau sourire et belle énergie 



.en @Gallo de la fontaine de @StPotan et entre autre -pour moi en français- de pommes qui, toutes seules, remontaient dans les branches des pommiers.


Lui ont succédé, deux slameurs, -dont le slameur @SmileyDis de Saint-Malo- chacun clamant tour à tour ou simultanément et tous deux excellemment accompagnés d'un DJ doué.

Après eux, j'ai prié, -comme tout conteur indonésien- tous les saints dieux de la façon suivante :




Faites
Faites que je ne me trompe ni n'oublie
Faites que je ne mette pas en avant ce qui doit être mis en arrière,
Faites que je ne place pas au centre ce qui doit être posé au sommet
Faites

après quoi, contamination aidant, j'ai débuté le conte Persan intitulé "Le portefaix"...  en slamant. Le public ayant de l'humour a bien ri, mais consciente que les paroles de @SmileyDis résonnaient encore,  je suis redevenue conteuse et j'ai, rieuse, 


emmené le public, plutôt jeune et plutôt de Sciences Po, sur le thème hasardeux de la recherche d'emploi ou comment, de portefaix devenir devin et même GDDS soit Grand Devin du Shah. Sourires, silences et éclats de rires en bouche côté public.


Fin de la soirée. Remerciements chaleureux à l'association @l'ArtdesTournées pour l'accueil, le partage du repas fait maison,  l'inattendue tombola. 
B R A V O à l'association l'Art des Tournées, à tous et à toutes. 

vendredi 23 février 2018

Lecture à voix haute : y a pas d'âge

Une Délicieuse lecture à voix haute :  sans vous obliger... et toutefois...clikez sur ce lien pour ne pas passer à  côté




Merci d'être passé.