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samedi 31 décembre 2016

Le fils prodigue - Vieux conte Breton du côté de Carnac

Un vieux conte Breton du côté de Carnac plutôt un peu scato-rigolo.
LE FILS PRODIGUE

Il était une fois, car une fois suffit bien.
Un homme, sa femme, leur enfant. Le Yann, La Rozenn, le Yannick.  Ce dernier  avait tant pris de temps pour arriver que  le Yann et La Rozenn ils étaient déjà enridé.e.s. Et inquiet.ièt.e.. Passeur, lavandière, tels qu'ils étaient, tous deux espéraient meilleur avenir pour leur Yannick.
Quelques années plus tard, au matin, galette ribot en bol La Rozenn se décide 
"Nous devons inscrire notre fils à l'école Yann !"
"Nous n'avons pas l'argent Rozenn !"
La chaise qui grince sur le sol, le tiroir qui gémit par deux fois, la bourse noire s'étale sur la table 
"voilà 1000 skuits mon ami"
Le père n'a pas le temps de s'étonner la petite voix se fait entendre
"1000 skuits Maman, pour quoi faire ?"
Le voilà tout content, 
"Du savoir des amis, vous avez raison Maman, 
je veux aller à l'école !"
Et les 1000 skuits glissent dans  une besace aux côtés d'une bouteille d'eau, d'une miche de pain, et d'un bon morceau de fromage. Ainsi armé Le Yannick s'en va. La tête posée sur l'épaule de Yann, Rozenn regarde leur enfant, disparaître au bout du chemin.  

Marche que je marche c'est en marchant que... 
Sur la route Le Yannick remarque un homme étrange. Ce n’est pas parce qu’il porte un grand chapeau sur sa tête, ou que son manteau semble couvrir un corps très long et très maigre qu’il est étrange, c’est parce que, debout au beau milieu du chemin, il regarde le sol.    Que regarde-t-il ? Yannick regarde le sol aussi et se met à rire. L'homme regarde un rat.  Faut dire que c'est un drôle de rat. C'est un rat habillé comme un homme.  Il porte une large chemise rouge façon voile de yole. Il joue du Biniou Kozh ie du petit biniou. Il tire du petit biniou un son parfaitement rare.  Il fait  de son mieux et si bien que le Yannick n 'a plus qu'un seul désir : acquérir le rat ainsi que son Biniou Kozh,  les montrer tous deux en spectacle, récolter de l'argent, n'avoir plus besoin d'aller à l'école en clair, devenir intermittent du spectacle -je me permets- 
… Sa décision est prise, son visage s'enjolive, ses lèvres s'ouvrent : 
“Bonjour Monsieur, je veux ce rat musicien 
et son biniou, combien me les vendez-vous ?”
Y avait-il pensé, l’homme répond : “1000 skuits !”
“1000 skuits... !" 
A la somme énoncée le Pierrick s’étouffe un peu 
« Mais c’est bien trop cher pour un rat, 
fût-il musicien !”
“1000 skuits.... à prendre ou à laisser !” 
Au ton de la voix  l’homme ne changera pas d’idée. 
“Achat conclu, l'homme !” 
La somme d'argent passe d'une main à l'autre. L'homme part d'un côté, Yannick de l'autre


Photo @Lania

Animal et biniou en main,  Yannick se réjouit. Au premier bourg il s’arrête. Sur la place il retourne son chapeau sur le sol et donne son biniou au rat. L’animal se met à jouer. Le Yannick harangue les passants. 
“Rat musicien pour votre plaisir M’sieurs Dames, 
écoutez la ridée au biniou, approchez approchez ! Venez danser la gavotte ou le pach-pi, 
je vous traduis, venez danser le passe-pieds 
Les passants s’arrêtent, écoutent, s’amusent, rient, dansent,  les sabots, les galoches frappent la mesure, les enfants s’enchantent, et quand chacun se décide à reprendre ses occupations,  la musique des pièces et piécettes que, cling clang clung, ils font tomber dans le chapeau noir, rayonne sur le visage du Yannick. 
Haranguer donne soif. 
Le Yannick se rend tout content  à l’Auberge du Verre Filé. " Kenavo l'aubergiste, une bière !" 
"Olà petit, à ton âge c'est du lait 
aux amandes amères que tu auras !"
Va pour le lait aux amandes amères. Yannick boit, paye, Yannick boit, paye, boit deux boit trois bolées et davantage, et  à ce train-là, même lait amandes amères, il ne lui reste bientôt plus que le suffisant pour coucher.  En s'endormant il se réconforte :  
“Demain Yannick ton rat musicien 
rejouera du biniou 
 et ton chapeau s'y remplira !” 
Il lui semble déjà entendre à l’oreille, les cling clan clung des pièces et piécettes. Comme sur une comptine que lui chantait sa mère, Yannick, le voilà endormi.
Et c'est vrai le lendemain. Vrai la nuit suivante. Lendemain. suivants, nuits suivantes, autres lendemains, autres semaines, autres mois, autres ans, quelques ans plus tard Yannick retourne chez ses parents. 

Bonheur de la Rozenn  
“ah mon enfant, mon fils, ma bataille ! 
Te revoilà, je te retrouve alors 
dis-moi, 
dis-nous, 
qu’as-tu appris pendant tout ce temps ?” 
Est-ce parce qu'il est veille de Noël le Yannick répond en chantant 
“De é é é é o o o o o gratias in excelsis deo”
“Mais tu chantes beaucoup mieux que notre vicaire ! mon Yannick"   s'étonne sa mère joyeusement ravie. Il la réconforte : 
 “C'est vrai ma mère et pour sûr que 
si j’y étions resté plus longtemps 
j’en aurais appris davantage, ma mère !” 
"Tu en aurais appris davantage ?" 
La chaise sur le sol, le tiroir aller-retour, la bourse de velours noir, la besace,  la tête sur l’épaule de son Yann, elle regarde leur Yannick disparaître pour la seconde fois, au bout du chemin.  
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II - Nouvelle rencontre

Yannick a son rat, le rat a son biniou, sous les semelles du Yannick court le chemin. Et sur le chemin Yannick traverse des villes et des villages, des marchés et des jours de foire alors  il s’arrête et le rat joue du biniou, belle allure,  dans sa chemise rouge façon voile de yole foulard noué au cou. Le chapeau se remplit et Yannick entre dans les auberges : du Moulin, du Gibier, du Pont des 7 Frères, du Cerf de Kerangal, les auberges se succèdent. Jusqu’au jour où sur la place d’un village il y a déjà un attroupement et des hommes, des femmes et des enfants qui se dandinent de rire. Yannick se hisse sur la pointe des pieds et découvre l’objet de leurs rires  : c’est une souricette, une souricette blondinette qui sonne délicieusement  la bombarde.  
Blonde et souriante, les joues gonflées à bloc, jolie Souris Musicienne a belle allure !


photo @Lania


L’idée s’impose au Yannick :  Souricette et Rat musiciens feront un beau duo. Les cling clang clung, tombant dans le chapeau noir, résonnent à l'oreille du Pierrick. 
Il n’hésite pas. 
“Monsieur, combien pour 
votre souris musicienne, je l'achète ?”
la réponse fuse :  “1000 skuits !”
“1000 skuits... mais c’est .... c'est bien trop...  !”  
“1000 skuits c'est à prendre ou à laisser !” dit l'homme.
Au ton de sa voix le Yannick comprend que l’homme ne changera pas d’idée. Les 1000 skuits, il les a. 
“Achat conclu” 
L’homme s’en va d'un côté 1000 skuits en poche. 
Yannick de l'autre, Rat et Souricette, biniou et bombarde en main de l'autre.

Le Yannick poursuit son chemin Rat et Souris en sa compagnie. 

Au village suivant, ce sont eux qui créent l’attroupement. 
Des oh, des ah, cinglent de tout côtés, des pièces glissent cling clang clung dans le chapeau en veux-tu en voilà. Quand le concert s’arrête, quand le public s’en va, le chapeau est bien lourd et le Yannick a soif. Il entre à l’Auberge du toit Rouge et il boit autant qu’il sait, autant qu’il peut, et si les skuits filent, le voilà cuité. Il s'couche. Le lendemain, il concerte, le soir, il s'cuite  concert, boisson, s'kuitage, concert, boisson, s'kuitage.... les skuits filent le Yannick se fatigue. 
Il retourne chez père et mère.

La Rozenn s’esbaudit.
Son Yannick,... il sait le latin mieux que personne, mieux encore, mieux que le prêtre du village. Il prononce une phrase longue comme jamais elle a entendu le prêtre en prononcer une. Et elle s’étonne devant sa réflexion : 
“ah bon, tu en saurais davantage si tu n’étais pas parti... ! Retournes-y !”  dit-elle
Tiroir aller-retour, bourse de velours noir sur la table “1000 skuits” et l'air sévère : 
 “Apprends bien, c'est la dernière fois  !”

Yannick s'en retourne. Ni père ni mère ne le regarde disparaître au bout de l’horizon. 
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III - Nouvelle rencontre

Yannick a Rat, Yannick a Souricette, Yannick marche marche d'un bon pas au chant du biniou au chant de bombarde. Rat et Souricette sont deux musiciens hors pair. 
Mais à l'entrée d'un bourg, ils surprennent un attroupement , des rires et des applaudissements. Et quand le Yannick voit ce que les autres voient il n’a plus qu’un désir, acheter le nouveau musicien et voir le concert se terminer. Il ne pose aucune question. "Merci !" dit l'homme en s'éloignant.  
Le Yannick rit. Le voilà tourneur ! Le double trio Rat, Souris, Scarabée bouse de vache, biniou, bombarde, tambour l'enrichira. Yannick n'a qu'une seule crainte : que le chapeau soit suffisamment grand.   

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Au village suivant les badauds sont nombreux autour des trois musiciens. Les rires et les applaudissements fusent. Le chapeau résonne. Jour après jour Yannick connaît toutes les auberges. 
Auberge de la Bonne Andouille. 
Auberge des 3 Chênes. 
Auberge du Doux Chouchenn. 
Les skuits, à peine gagnés, s'en vont en verre de vin, de cidre, de bière ou de chouchenn   Telle vie n'est pas vraie vie. Au bout d'un temps de cette vie-là.... non, Yannick ne retourne pas chez ses parents. 

Avec Rat, Souris et Scarabée il marche marche marche en avant et il entre dans un royaume où l'ambiance n'est pas à la fête. De bouche à oreille et à son tour Yannick apprend que le roi est rongé de tristesse. Depuis qu'elle est née sa fille la douce Ermeline n'a jamais ri. Il a pris une décision. Il donnera sa fille à celui seul qui saura la faire rire. 
Celui seul qui saura la faire rire !
Qui mieux que lui pourrait y parvenir !
RSS en tête, traduisez Rat, Souris,  Scarabée, Yannick ne doute pas que la princesse ne rie aux éclats en découvrant son merveilleux trio. 

Familliscope.fr - @Y.Boëlle
Château de Suscinio

  • "Gardes, laissez-moi passer,  je veux voir le roi, je vais  épouser la princesse Ermeline"
  • les gardes l'ont laissé passer
  • “Roi, prépare-toi au mariage de ta fille, grâce à moi tu l'entendras rire. 
  • le roi lui répond :


  •  “Je veux bien te croire Etranger, 
  • mais d’abord tu dois me suivre”  
  • Le Yannick suit le roi auprès d’une fenêtre. En contrebas il y a un jardin.
  •   
  • “Vois-tu la tonnelle, 
  • aux buissons de  roses thé
  • , vois-tu l’homme qui parle à ma fille ? 
  • Il lui dit de belles choses, lui aussi veut l’épouser. Fais ce que tu peux mon ami ! 
  • Ma fille aime les jolis mots”
Les pas légers du Yannick font résonner les marches du grand escalier ; ils font danser le gravier des allées. Devant la tonnelle le Yannick s’arrête. 
Sans mot dire, il dépose au sol le Rat et son biniou : Ermeline ébauche un semblant de sourire ; 
sans mot dire il dépose au sol Souris et sa bombarde : Ermeline éclate de rire ; 
sans mot dire il dépose  Scarabée et son tambour : Ermeline hoquète de rire. 
Rat, Souris et Scarabée entonnent une bourrée virevoltante : Ermeline, danse. Elle rit de plaisir. Son rire est perlé   et gracieux.  Yannick est conquis 
“Demoiselle vous riez, dansons, 
je vais vous épouser !” 

Le regard est rapide. Yannick n’est pas mal fait de sa personne. L’homme sent le danger : 
“Permettez ! Jeune homme, ce sont mes mots 
qui ont fait rire la princesse Ermeline !”
Yannick ne se laisse pas déstabiliser. 
“Si vous le dites ce doit être vrai 
et je veux bien vous croire, 
mais demandons plutôt au roi 
ce qu’il en pense.” 

Les trois maintenant se tiennent devant le roi. Le rose au joue qui embrase le visage d’Ermeline chaque fois qu'elle regarde Yannick n'échappe pas au roi. 
Le roi, tend l’oreille aux deux hommes, écoute, hoche la tête dubitatif. 
“Je n’étais pas présent ; mots ou musiciens 
je n’ai ni vus ni entendus,  vous dormirez  
tous trois dans le même lit trois nuits durant. 
Ma fille épousera celui vers lequel elle tiendra 
son visage tourné  au matin 
de la troisième nuit !”
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III - Trois nuits durant dans le même lit

Première nuit
Au soir, les trois jeunes gens dorment dans le même lit. L’homme, toul plouze, côté mur, Yannick toul kenet côté chambre, la princesse entre eux d’eux. 

Yannick a sa petite idée. Au cours de la nuit il interroge son Scarabée 
“Scarabée, Toi qui vis toujours dans la bouse de vache ne peux-tu pas  forcer mon rival à salir ses draps ?”
L’histoire ne dit pas comment Scarabée s'y est pris. Ni si le rival a sali ses draps. L'histoire dit seulement que le roi, au matin, a inscrit dans son calepin
"ma fille tournée vers toul kenet" 
et moi je commente "plutôt vers le Yannick" 

Dans l'après-midi les trois jeunes gens se promènent dans la ville. L'homme s'esquive soudain dans l'atelier d'un cordonnier. Pour quoi faire ?

Deuxième nuit 
Au soir dans le lit chacun reprend sa place : toul plouze,  pour l’homme ; toul kenet, pour Yannick ; entre eux d'eux,  la princesse. 
"Psitt Scarabée, peux-tu faire 
même ouvrage que hier ?"  

Scarabée tente, mais il tombe sur une pièce de cuir qui entrave l'entrée. "Rat, peux-tu m'aider ?" 
Rat trifouille, mord, ronge : la pièce se déchire. La princesse incommodée tourne son visage vers la chambre. Quand le roi vient, au matin, il note attentivement dans son calepin : 
“ Et de deux, ma fille tournée "toul kenet
vers la chambre, 
le conteur traduit "vers Yannick"
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Troisième nuit
Au cours de la journée trois personnages se promènent dans le village. Devant chez le forgeron l'homme entre dans la forge. Pourquoi faire ? 
Scarabée fait sa corvée, mais cette fois-là, devant le coin de fer, même le Rat n’y parvient pas. 
Il appelle Souricette Belle à l'aide.
"Souricette Belle, peux-tu nous aider ?" 
Elle accepte. Elle fait tout. Elle passe sous la chemise de l’homme elle va de çi de là, elle procure à l'homme des frissons et surtout  un bel éternuement lorsqu’elle chatouille son nez de ses fines moustaches. Et l'éternuement est si fort que le coin de fer ne lui résiste pas : il saute et dans le saut il libère... une odeur nauséabonde. 
Au matin le roi note  : 
et de 3, Princesse Ermeline ma fille, visage tourné vers le Yannick” 
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Si bien noté qu’il déclare en frappant dans ses mains :
“Cuisiniers, coiffeurs et   tailleurs, musiciens,  préparez ingrédients, casseroles, aiguilles, fils, tissus et ciseaux, binious, bombardes et tambours, demain je marie ma fille Ermeline à celui qui a seul su la faire rire : Yannick !” 
De vraies noces. Un grand mariage.



Un grand repas et un grand trio avec Rat au biniou kHz,  Souris à la bombarde, Scarabée Bouse de Vache au tambour  Les invités ont chanté et dansé comme jamais et si la fête n'est pas fini, ils dansent encore, surtout la Rozenn avec son Yann.
La preuve YaKaKliKer  
https://youtu.be/7L7weHxFaCs  
ou encore

Tendez l’oreille. Mince vl’là l’bout.

skuit ??? 
J’ai cherché partout, je n’ai trouvé qu’un sens : un esquif ???? j’ai supputé que c’était des pièces sonnantes et trébuchantes : ça m’a fait rire : j’ai choisi skuit plutôt qu’écu (qui était donné aussi) et puis de 1 000 skuit à se cuiter.... Attention, moi j'ai rien écrit. C'est vous qui avez lu :-).
@laniaconteuse


Le texte orginal se trouve dans 
4e édition
CARNAC
Légendes - Traditions
Coutumes et Contes du Pays 
par 

Zacharie LE ROUZIC (lettre préface de Anatole LE BRAZ)

samedi 7 mars 2015

Vendredi 7 mars, quartier Nimègue, contes du Monde, Association #RennesDadès en partenariat avec #AssociationLesTisseursdeContes à Rennes

17 heure : des retraités jouent aux cartes dans une ambiance chaleureuse mais une salle sans aucun caractère.

19 heure : tentures, théières, tambours et pâtisseries en force, me voilà en plein quartier Nimégue, au  coeur de Rennes et au Maroc.
me voilà accueillie par un chaleureux sourire masculin et une main de même qui me tend, qui m'offre un thé brûlant à la menthe. Merci beaucoup.
me voilà accueillie par le sourire de Yacine : nous conterons en tandem au cours de cette soirée Contes du Monde avec le joyeux Yacine Abdhellah. Les oreilles sont nombreuses et très attentives, parents comme enfants. On sent, je sens, que l'oralité est prise en conte, pardon, en compte.
les musiciens sont présents et ouvrent la soirée guitare, percussion et chant.
Yacine succède en nous mettant l'eau à la bouche en écriture
Certains ont des feuilles jaunes : "vous avez dit question" ; certains ont des feuilles blanches "vous avez dit réponse" D'un clin d'oeil il m'invite à le rejoindre. Il pose les questions. Je lirai les réponses. Eclats de rire à la goulée !
Et les contes s'envolent. Nous suivons Yacine dans les déambulations merveilleuses de "Celle qui avait une mère et celle qui n'en avait pas", je propose la fantastique dégustation de gnioules par Djakoumba qui finit par avaler le lion ; et tout cela nous donne fin, ça tombe bien, voilà un entr'acte gustatif. 
Table mise, le repas n'a rien du repas invisible : y en a qui voit des loups, moi je vois des pains partout, des pains briochés, des pains gâteaux... je m'enivre, je m'empiffre au propre et au figuré de l'image des dattes et des pains au point que lorsque nous reprenons Yacine l'enjôleur nous offre un de ces contes merveilleux qu'il maîtrise si bien et que je propose à l'affilée, l'histoire de Marie, cette autre enfant gourmande qui traverse la France pour offrir un quignon de pain à une pie ou peut-être.... je laisse planer le doute. Mais la certitude est que la soirée fut délicieuse à croquer et couronnée par une pleine lune somptueuse dans un écrin nocturne à l'unique étoile. Personne ne peut faire d'ombre à la lune quand elle est pleine. 
22 h et des poussières : déjà ? "Le temps a passé à pas de géants" (#françoisehardy) Il fut l'heure d'aller se coucher.
Belle soirée conviviale, heureuse, chaleureuse et tendre. Merci à l'association Rennes Dadès, merci à l'association Tisseurs de Contes, que nous représentions, merci à tous et toutes présents présentes, et à la plus séductrice des séductrices : La Plupetitounette d'entre tous Bamian ? mais je peux me tromper sur la prononciation de ce joli prénom. Si c'était le cas, qu'on corrige ou m'excuse.
A toustoutes, àbientôt.

vendredi 6 mars 2015

dillilililililidiliding, ding ding dong hou la la le carillon de Lodile s'énerve ce 6 mars : que se passe-t-il

Du haut de  mon palmier, moi Loizo, je le vois bien, elle est contrariée Lodile. Vais-je oser lui demander pourquoi ?
Elle s'installe sur la balancelle qui quitte son état de balancelle à devenir quasi une éolienne
"Méfie-toi Lodile tu pourrais atteindre le paradis à cette allure là"
Elle éclate de rire ! Il suffit de peu avec Lodile. 
Je m'avance : "alors, quel est le sujet !"
"Le sujet est de savoir si c'est moi qui ne vais pas bien ou bien si c'est l'administration du chômage pour ne pas la nommer ? C'est toujours pareil, chaque fois que je commence une activité salariée, et bien, elle perd mes fiches de paye. Du coup je n'ai pas d'indemnités, du coup, ma banque s'affole, du coup mes chèques reviennent.... vivement ma retraite, c'est pire que jamais !
Je compatis. "Et que dois-tu faire  ?"
"ah ah simplissime, rapporter mes fiches de paie ! Du coup j'ai demandé : vous ne pouvez pas les recevoir par mail !
PACTOLE : ils peuvent !
Je dois dire que pour préparer ma retraite, depuis la dématérialisation Loizo, c'est bannière et croix pour changer un peu la formule"
Pourquoi n'envisagerait-il pas un minimum au-dessous duquel on n'aurait pas besoin de faire preuve de son travail ? 78 € est-ce qu'il est convenu d'appeler ça un salaire ?" Tiens Loizo tout ça m'énerve, tu n'aurais pas un bon jus naturel à la grenadine ?
"A vos ordres mademoiselle et en plus je lui offre, en prime, un doigt de Zénaïb. Il en reste, profitez-en, sur le rond plateau d'argent, à côté de la feuille de bardane. Le bonheur, A bientôt
Bonheur

dimanche 11 mai 2014

16 h le rendez-vous "Contes" à la #Convention Jonglerie réunie à #Vezin le Coquet

Bonjour
Nous étions quatre. Rachel, Gilbert, Viviane, Schuk et Lania. Tous conteurs amateurs pour la dynamique association rennaise "Les Tisseurs de Contes"
Deux lieux nous étaient attribués. L'un qu'on dira urbain. Un peu dans le vent, une tente blanche à deux côtés, oreilles à s'installer sur tapis et divan.
L'autre, comme une collinette, face au grand champ de bouton d'or, face aux essais infructueux de pieds qui s'adonnent à la traversée de cordes, sangles ou filins -chacun peut s'y essayer- face encore à ce jeune homme qui dessine sur les visages des tatouages d'Australie. La collinette est  entourée d'arbres et arbrisseaux identifiés : sureau, noisetier, chêne sessile (sans pédoncule) et d'autres encore.

Du côté de la collinette, j'ai commencé. De façon imprévue, parce que le public bienvenu  était  présent mais notre cher et généreux organisateur occupé à la mise en oeuvre côté tente blanche. Dans l'espoir de son retour, je commence par un jeu, le plus dur, retenir les prénoms de tout un chacun. Exercice de mémoire imparable. Allons-y pour la récolte un peu féminine. Néanmoins, Le premier étant 
Valérie.
Valérie, Riab,
Valérie, Riab, Sarah
J'invite le public à répéter avec moi. Un brin de sollicitude tout de même. Il joue au jeu gentiment et généreusement jouriant. (belle allitération n'est-ce pas 8!)
Nous devenons choeur dans cette avancée.
Valérie, Riab, Sarah, Chloé,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex
ça sent le musical, et si on le clamait mince mon robot ne veut pas ce mot, je répète, robot, j'ai dit "si on le slamait" Vous assistez à la création d'une oeuvre écrite en direct. Le robot m'a résisté. Si je ne l'avais pas affronté vous auriez encore lu "clamait" au lieu de "clamait". Il continue. C'est énervant de penser qu'avant, du tant du vent d'autan autant qu'antan -il y avait un petit vent hier-après midi- mon crayon aurait écrit ce que ma pensée aurait voulu écrire.
Déclinons en slam la dernière proposition
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex, Marina, mille excuses pour les autres prénoms qui n'ont pas étaient de même mis en valeur, et félicitations à tous ceux qui ont retrouvé les sept premiers : signe de bonne mémoire.
Mais comme notre cher organisateur n'arrivait pas et que le public espérait l'histoire, l'histoire est venue, sous mes lèvres, celle du  petit enfant, de 5 à 6 ans qui marchait dans le chemin, blanc creux caillouteux. creux. Soudain l'enfant trébuche. Qui a fait trébucher l'enfant de six sept ans ? 
Un enfant, c'est curieux. L'enfant regarde, trouve, ramasse, observe, tourne, retourne et puisqu'il y a un petit trou il en conclue que s'il vient de trébucher ce n'est pas sur un caillou, c'est sur une noisette. S'il l'on excepte qu'il n'y a pas trace de noisetier à l'entour, la noisette n'a rien d'extraordinaire, sauf le petit trou du destin d'un petit ver. Cependant, quelqu'un parle soudain, et la voix semble venir de ce petit trou-là. Pris de peur le petit enfant lâche la noisette. Et, et, et.... vous n'aviez qu'à venir l'écouter. Vous qui lisez.
Ce qui reste tout de même étrange dans cette histoire c'est qu'en sa fin, sur le tapis, il n'y a plus aucune autres oreilles que les miennes ? Où sont passées les autres ? 
Elles se tiennent debout, hilares et font n'importe quoi se prêtant à mon autre jeu depuis qu'elles ont reçu un éclat de noisette au corps. 
Je rends ses locataires au cher tapis et passe la parole à Schuck qui offre quelques devinettes dont celle-ci
Quand je suis couchée ils sont debout.
Quand je suis debout, ils sont allongés. 
Qui sont-ils ?
Je vois que vous possédez la réponse. Je poursuis donc.
Schuck nous fait traverser la Méditerranée sans rames et nous emmène en Afrique pour assister à la succession d'un vieux roi. Tous ces animaux candidats, guépard, éléphant, singe, girafe, hippopotame, et rhinocéros sont décrits de façon tordante. Nous voilà au cinéma. La poussière est si dense qu'on n'est pas loin d'éternuer. On s'y croirait. Et voir la tortue prenant part à la course de toutes ses petites pattes est franchement comique. Hilarant. Le public est dedans. Et dans la conclusion, davantage. Comment ça vous voudriez connaître la conclusion ? 
Impossibles, l'événement exige la présent physique des oreilles. Comment ça vous n'étiez pas là ? Mais je l'avais pourtant bien annoncé, cet instant sympathique. 
Viviane apparaissant, j'ai pris doucement la direction du second lieu plus urbain, regrettant moi-même de ne pouvoir entendre son conte.

Sur le tapis de la petite tente à deux murs, une jolie brochette d'enfants. Sur le divan, une jolie photo de famille, et sur les graviers, malgré l'inconfort, un bon nombre d'oreilles sont assises. Le spectacle est déjà là.
Face à tous, Gibus ex Gilbert, fait connaître à tous et toutes comment il a appris à jouer du bâton du diable. Il excelle à en faire lui-même tout en racontant. Mais c'est bientôt la fin. Schuck lui succède et reprend la même histoire qui obtient les mêmes rires. Quand mon tour vient, j'hésite à l'instar de Gibus, de retourner en enfer auprès des diables et leur Satan de patron et ainsi, apprendre aux petites et grandes oreilles pourquoi aucun jongleur trouve porte fermée devant les Enfers. Finalement,  la brochette d'enfants et le foulard maternel que je porte au cou, teinté d'Espagne m'incite à raconter l'histoire de l'enfant qui demande du pain à sa mère. Donc,

il était une fois une enfant qui n'avait pas été réveillée par les roucoulement des pigeons déambulants sur les toits de tuile brique ; ni par les lignes colorée des mille et une poussières qui dansaient dans l'air soulignées d'un trait de lumière mais plutôt par une bonne odeur de double petit pain chaud de monsieur Larroque le boulanger de la place des Cornières de #Lauzerte, la jolie bastide.
D'un bond, la voilà début ; deux mouvements habillée de pied en cape, trois enjambées, elle arrive au bas de l'escalier de chêne qui embaume la cire d'abeille et découvre sa mère. Sans hésitation elle salue et dit

Maman donne moi du pain
d'abord porte moi du lait
l'enfant va voir la vache
Vache donne-moi du lait
d'abord porte moi de l'herbe
Pré donne-moi de l'herbe
d'abord porte-moi la faux
Forgeron prête-moi ta faux
d'abord donne-moi la graisse
Petit Cochon donne-moi ta graisse
d'abord porte-moi des glandes
Grand-Chêne donne-moi tes glands
d'abord souffle-moi le vent
Le vent quel vent ?

L'Océan souffle le Vent sur le grand Chêne
Le Grand Chêne donne ses Glands à l'Enfant
L'enfant porte les glands au Petit Cochon
Le Petit Cochon lui donne sa graisse
l'enfant porte la graisse au Forgeron
Forgeron donne sa faux à l'Enfant
L'enfant porte la faux au Pré
Pré donne l'herbe à l'enfant
L'enfant donne l'herbe à la Vache
Vache donne du lait
L'enfant porte le lait à sa Mère
Sa mère lui donne du pain
L'enfant mange le pain au jardin
l'enfant n'a plus faim. Il pose le bout de pain sur la margelle du puits et joue
Viens la pie qui emporte le bout.
"Y a une pie dans le jardin
j'entends la pie qui chante
Y a une pie dans le jardin 
j'entends la pie chanter.
Chanter chanter j'entends la pie qui chante
Chanter chanter j'entends la pie chanter"

Seuls ceux qui étaient présents, savent que je n'ai pas dit ainsi.
Mais aujourd'hui, parce que vous n'avez ni vu ni entendu la petite souris qui passait, c'est MOAKIDI "c'est fini".
A bientôt et merci d'être venu lire. 

Chut, sachez-le, à mon tour de vous dire que comme je vous ai frustrés, à mon tour de vous dire que je l'ai été : frustrée comme vous ici, de n'avoir pu écouter, ni Rachel, ni Viviane, pas plus que  Gilbert dit Gibus. 

Prochain rendez-vous "gracieux de même" lors de la #Nuit des Musées, le 17 mai, en compagnie d'autres conteurs. Annie Gossman, Stéphanie Lachal, Gibus et Lania, pour ne pas les nommer. Ils seront en des lieux bizarre : écurie, bergerie et cuisines.... vous aussi  si le coeur vous en dit. 


mardi 29 avril 2014

Meli met l'eau des contes à la Librairie Planète IO samedi 26 avril

C'est fini.
Ce qu'il en reste : le temps suspendu et la qualité de l'écoute, la chaleur et la surprise des participantes qui venaient écouter des contes pour la quasi première fois, exception faite par l'une d'entre elle qui avait pu écouter Lania lors d'une randonnée sur le thème des Cinq Continents dans un quartier rennais. (photos)
 Une vraie randonnée doublée de la sorte de texte ainsi nommé, qui se musicalise aisément. Ainsi le public s'amuse à chantonner et s'emporte à chanter. .

 Quartier de Villejean ou Machu Pichu ?
Légende du Baobab
Prestation en duo avec Krystin Vesterälen qui a su délicatement rythmer la succession des textes au sanza (petit piano africain à touches de fer) (photo)
Ainsi, chaque paire d'oreilles s'en est allée en pays Breton par Brocéliande et le château du roi Hardor, en Russie, par l'Orient, avec le conte merveilleux de Soslan et Kosler, de Sud en Ouest  et de bastide en forge de Paimpont avec un extrait du spectacle de Lania intitulé "La Petite Marie"


Gentilles croix blanches qui appellent au respect de jours et deviennent effrayantes lorsque, de nuit, passant devant elles, une voix  interpelle la Petite Marie. 
"Qui passe ici ce soir ? Qu'elle me cure la dent ! Cela fait sept ans qu'elle ne l'a pas étée"
Une phrase à vous faire porter les mains aux oreilles ! 
Bref, une belle contée. Ce n'est pas Krystin Vesterälen et Lania qui l'ont dit, mais les oreilles attentives et la maîtresse des lieux. 

Sinon... Voudriez-vous organiser une soirée chez vous, en votre domicile ? Rien de plus simple. Appelez Lania au 
07 70 34 90 72 ou
passez par là passez par mail
lcomlania@gmail.com 
et Laniàbientôt, avec plaisir. 

lundi 28 avril 2014

"Bouquet d'Eros " à Rennes le 27 avril 2014

Bonjour

Un instant de contes, mouvementé en compagnie de Krystin Vesterälen et Lania, conteuses professionnelles, auprès du Bar "L'Artiste Assoiffé" à Rennes, qu'elles remercient pour leur accueil. .
Mouvementé, du fait du contenu. "Bouquet d'Eros" effeuillé de poésie en courtes et longues histoires. 
Ainsi 
Un conte italien librement inspiré et conté d'après Boccacio
un fabliau du Moyen Âge, "Le Souricon" ;
de petites "choses" sur les petites culottes et les braguettes
"La fille qui n'aimait pas entendre parler foutre" librement inspiré et conté d'après un conte de Jean de La Fontaine et une poésie intitulée "le mot et la chose" de L'abbé de L'atteignant, créateur de cette toute innocente ???? chanson non pas intitulée Le furet, mais J'ai du bon tabac dans ma tabatière. Ceci sous la voix enchanteresse de Krystin Vesterälen. 
Dommage que la prestation n'ait pas eu lieu sur la scène du rez-de-chaussée. 
Quoique. A l'étage, la pièce ressemble à un salon. On y trouve des fauteuils et un divan et de nombreux coussins plus une table ronde sur laquelle il ne manquait que les cornes de gazelle pour  ressembler au salon du conte des
"Trois dames de Bagdad et le Portefaix" un court extrait voluptueux, tiré des "Mille et une Nuit
Une chanson "Le voile qui volait au vent" de Robert L'Herbier, reprise avec sourire par le public, que je remercie
"L'anneau" version française désopilante librement inspirée et contée d'après Henri Gougaud.
"Les enfants du parc" librement conté et inspiré de l'ouvrage "Petits contes licencieux bretons"
"L'indien qui cherche à savoir comment les dieux font l'amour" tiré du spectacle de Lania 
"Coquine, Patate à la Frite et vous l'entendez bien" pour sa part à elle. 

Il le dit. Il s'appelle Henri Gougaud : "Les contes m'ont nourri toute ma vie, ils m'ont fait ce que je suis. Comment ont-ils fait ? Je l'ignore. C'est leur secret"

Merci à toutes les oreilles qui ont bien voulu se laisser surprendre au secret des contes en notre compagnie. A bientôt. Avec plaisir. Tout commentaire accepté. 

http://edouardbrasey.com
http://www.henrigougaud.info/bibliographie/
https://www.facebook.com/vesteralen.krystin
https://www.facebook.com/krystin.conteuse

Commentaires reçus

  • MERCI POUR CE MOMENT UN PEU HORS DU TEMPS.
BONNE CONTINUATION
  • Merci pour ces contes qui nous reconnectent à notre créativité. A bientôt, V.



vendredi 11 avril 2014

Ma rencontre avec le Mélodica. Une courte histoire et un à bientôt


sonneur de biniou koz

C'est parce que je n'ai pas dit non, à la proposition d'une amie sincère, de partager une après-midi conviviale bretonne.
Comment dire non au convivial. Nous voilà donc changeant de quartier, passant du Nord au Sud, rejoignant un bar ami, le bar du Panama.
//www.facebook.com/lepanama.bar
Ambiance familiale : toutes les générations. Des jeux d'intérieur aux jeux d'extérieurs, de conversations amicales en échange, pas d'après-midi, même dans un petit lieu sans fez noz en Bretagne. 
Cela se passe dans la pièce passé le comptoir de Christophe l'agréable maître des lieux. 
Des instruments, bombardes, violons, accordéons, y avait-il une vielle, je n'en suis point sûre, 


l'ambiance se met en place et elle est plutôt sympathique. Les pieds démangent certains et certaines, qui se lèvent et c'est parti pour un fest noz. Nous nous levons aussi et y allons du petit doigt de l'un-l'une à l'autre. 
A un certain moment où je me suis assise et me régale du plaisir des musiciens de jouer entre eux, et de se mettre en phase d'un regard ou de plusieurs oreilles, je remarque l'arrivée d'un nouveau, étui sur le bras. Il ouvre l'étui, en extirpe un court clavier, à peine deux octaves, accroche un tuyau au clavier et rejoint le groupe. Je suis scotchée. C'est un virtuose ! 
Le lendemain j'ai moi aussi un Mélodica. Quelques mois plus tard, à l'occasion de son anniversaire, ma jeune voisine en a un aussi et nous nous régalons à chercher des airs. Ben dis donc, ça marche, nous ne sommes pas encore des virtuoses mais le tout fait du bien : je remercie mon amie sincère et ma capacité à accepter de suivre quand on me propose de suivre. 

mardi 17 août 2010

Emprunté au site http://neep.free.fr/Bienvenue_Carillons_et_Cloches_de_Toulouse.html
le clocher Saint-Jacques de Muret de nuit,

et emprunté ailleurs, le poème Ballade à la luneAlfred de Musset
(1810-1857)

C'était,
dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?
[...]
Qui t'avait éborgnée,
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?
[...]
Et qu'il vente ou qu'il neige
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?
Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Ceci pour vous inviter à copier coller le lien qui suit : http://neep.free.fr/Bienvenue_Carillons_et_Cloches_de_Toulouse.html
Vous découvrirez la vie d'un clocher célèbre, celui de l'Eglise Saint Sernin de Toulouse, romane s'il en fut, et quelques autres. Belle visite

lundi 10 novembre 2008

Samedi 15 novembre l'Association Anacrouse de Betton (35)

poursuit sa saison 2008/2009 .
Après l'exposition peinture et sculpture de la Grange de la Métairie,




Anacrouse vous propose un concert
par le Quatuor ICARE, dans un programme DEBUSSY, SIBELIUS, et PIAZZOLLA.
A retenir
samedi 15 novembre, à 20 h
au 17 de la rue du parc, à BETTON

Réservez vos places au 02 99 55 80 51 ou 06 81 93 81 13

Un vin chaud sera offert par l'association après le concert afin de rencontrer les artistes.


Pour visiter le site de l'association Anacrouse et découvrir la dernière vidéo de Télé-Rennes saisir http://www.anacrouse-betton.com/index.html


Bonne promenade