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mercredi 3 juillet 2013

Conteuse ? Une attitude.

 Être conteuse est un état joyeux

Je suis sensible à la nature

je suis sensible à l'humain

au quotidien je respecte les deux autant que faire se peu



Dans les années 50 le renouvelable était déjà existant. Je peux en témoigner. Je le pratique au quotidien. Pourquoi irais-je acheter un yaourt industriellement parfumé à la cerise, alors que, vu la saison, je peux parfumer un yaourt nature de meilleure façon ? 

Pas d'engrais sur Balconnier. Pas de champ non plus et pour cause. 
Par manque de profondeur, mes plants de fleurs ont moins de force, mais ils diffusent autant de couleurs et de parfums. Blés, bouquefaits, queues de belle-mère, zinnias, volubilis, capucines, lin parme et blanc, glaïeuls mon Balconnier est un jardin. Situation : 2ème étage. Au balcon. 

A bientôt, belle journée à tous toutes et à chacun.

Grenouille rose






mercredi 7 décembre 2011

Annulation Contes de Noël ce mercredi 7 à la Médiathèque de Vezin le Coquet


Merci de ne pas tenir compte du billet précédent.
Pas de contes de Noël avec Lania, ce jour, de 15 h 30 à 16 H 30
mais vous êtes invités consulter le programme de la Médiathèque pour le mois de décembre : prestations intéressantes prévues pour tous.
http://www.ville-vezinlecoquet.fr/mediatheque.htm

samedi 30 avril 2011

Famille "Surlédoigts" Dans la série jeux de doigts et comptines

Ils sont dix dans la famille "Surlédoigts" (ou sur les doigts)
On montre les deux mains
On dit "je vous montre"et on énumère
Pource gauche Mon Papa
Index gauche Ma maman
les deux doigts suivants repliés Mes grands Pères
Petit doigt gauche et pouce droit Mes mamies
Index gauche et majeur qui suivent : Mon grand frère, ma p'tite soeur
Deux derniers doigts Ju lémoi Jim (Jules et moi Jim)

Le dire avec un certain rythme, une certaine vitesse, de plus en plus vite, sans le dire, ou les deux pieds dans le plat : de toute façon c'est rigolo de se tromper. C'est le jeuMoi je le dis avec un certain rythme. Et j'ai fini par repérer une petite musique, presqu'une chanson.
A votre tour. Trouvez votre musiquette.

Soit, les paroles en laïve :
Mon Papa
Ma Maman
Mes grands-Pères
Mes Mamies
Mon grand frère
Ma p'tite soeur
Ju lémoi Jim
sans oublier d'agiter vos jolis doigts.

dimanche 4 juillet 2010

Ecole Guillevic : Les Cinq Continents : invitation au voyage

Ils ou elles sont nombreux à vouloir voyager loin.

Groupe plus étoffé, âge plus homogène, élèves et parents d'élèves attentifs. Thème "Contes des Cinq Continents"
On n'a pas pris le tapis volant. On a pris l'avion. Simplement évident. On est tous monté dedans.
Ceintures de sécurité oblige, -clic clac, un p'tit coup d'croco- on est parti droit direct en Afrique. Qui nous attendait sans nous attendre ? La gourmande délicieuse autant que courageuse Diabou N'Dao, foi de lion.
Ceinture de sécurité oblige -clic clac un p'tit coup d'croco- l'aviateur a remis les gaz et hop là direct l'Irlande. Qui nous attendait sans nous attendre sur le chemin du Château du Rameau Rouge ? Setanta le fils de la belle Detchiré, avec tous ses jouets : balle, crosse, épieu, bouclier de lattes graine de futur grand héros cher aux irlandais ? -Promis, je reviendrai vous le raconter- ;

Ceinture de sécurité oblige -clic clac un p'tit coup d'croco- on arrive juste au moment où M'Sissà rend le beau chapeau de mariage, paille et fleur rose, à Loizo Chapeau qui le lui avait prêté. C'est une longue histoire pour jouer le jeu. L'oiseau Chapeau (randonnée extraite à ma façon, du livre "Histoires autour d'un brin de Halfa" recueillies par Véronique LAGNY DELATOUR.
Vite vite l'avion nous attend.
Ceinture de sécurité oblige -clic clac un p'tit coup d'crocoile- chanteur cette fois- et quelques tours d'hélices plus tard nous voilà au Vietnam.

Foi de Tigre, l'enfant est sacrément dangereux et plus que dangereux, rusé et intelligent. Parole de Buffle qui y a perdu les dents à jamais. ça sent l'histoire ? Oui et si je l'ai dite, trois l'ont mimée

fous rires garantis. Remerciements aux acteurs et aux rieurs.
Dans l'écoute et l'interactivité, il paraît que j'ai fait oublier et la chaleur et le grand préeau et sa récente frise style Odorico, oeuvre des enfants pourtant inoubliable. Il faisait chaud ? Je n'ai pas remarqué. Mais bon sang, mais c'est bien sûr, évidemment. N'avions-nous pas les pieds dans l'eau ? Pardon, dans la vague. Comment donc ce n'est pas une vague ? Comment donc c'est une bouteille ? Public que me dis-tu ? J'insiste. Que Neni, plus que vague c'est même un tsunami.
Attttttttttttention. Promis la prochaine fois je viens avec mon baobab. Vague ou Baoba, "Les Contes des Cinq Continents" ça dit vague et ça rafraîchit.

Merci beaucoup à l'amie Odile pour les photos qui illustrent cet article et à Rebecca retrouvée, pour son super sourire. Merci à Laure et à Johanna. Merci aux parents qui se sont bien mêlés aux enfants.

4 - Picsou- Hardor : Tanguy est retrouvé

La vague court, court et au-delà il y a une île. Sur cette île deux garçons courbés se redressent et poussent une barque vers la mer. Ils sont comme des joyeux drilles : ils chantent, ils s'esclaffent, ils rient, ils battent des mains et hop-là en trois pas ils s'installent dans la barque. Leur joie est de courte durée devant l'immense vague qui vient vers eux. Ils vont mourir noyés. Quel dommage après tant d'effort pour remettre la barque en état. Mais leurs rires reprennent et ils n'en peuvent plus de s'embrasser quand ils remarquent que la vague entre dans l'aber, et les dépose juste derrière une chaumière. Silence.

"C'est la chaumière de mon père" dit l'un ; "c'est le hennissement de mon cheval" dit l'autre ; le fils du roi est de retour. "Le fils du roi est de retour" hurlent des soldats chargés de veiller auprès de la chaumière au retour du fils du roi. Les soldats tirent des coups de canon qui se font entendre par-delà la forêt de Brocéliande. Près de Paimpont au château, le roi cesse de pleurer, il tend l'oreille, "Mon fils n'est pas mort, Tanguy est vivant, Cuisiniers sortez la farine de sarrazin, cassez vos oeufs, du beurre de l'eau, galettes "faisez" ; héraults invitez tous ceux de mon royaume au château. Et les hérauts invitent. Que les tables soient mises. Et les gens courent, femmes et enfants mettent. Que le cidre coule à flots mes amis. Et bolée après bolée, le cidre coule. On accueille Tanguy Hourrah. On accueille l'enfant Hourrah. Les canons tonnent, les bouchons sautent, les galettes s'avalent, les musiciens jouent, les invités chantent. Le roi s'éloigne. Tant de joie ! Tant de joie. Le voilà auprès du feu. Sous le chêne. Sous la branche. Où soudain il entend un bruit. Il lève la tête. Il reconnaît une chouette. Il lui sourit. C'est la première fois qu'il sourit à une chouette. Mais est-ce bien une chouette ? Viviane lui sourit "Bonsoir Roi Hardor, Je suis venue te dire que le roi des Mers te remercie du don que tu lui as su lui faire. Il t'a rendu ton fils désormais il te rendra ton or. Chaque année que dieu fera. Au printemps, ton pays, ta Bretagne toujours verts jusqu'à ce jour en cette saison, se couvriront de l'or des fleurs d'ajoncs et genêts. Ainsi le roi des mers te rend-il l'or que tu lui as offert.

Pain blanc
banc peint
bain plein à redire autant que voudrez, cet or tout doré de Rennes à Douarnenez d'avril à mai, je l'ai si bien vu qu'au feu ma main l'y mettrai. Par souci de sécurité seul dans le sac ce conte mettrai. Puisqu'il est FINI.

3 - Picsou-Hardor - La disparition de Tanguy fils de roi

Depuis la mort de sa femme, le roi Hardor ne se préoccupait plus de son fils. C'est à peine s'il remarquait sa présence lors des repas qu'ils partagaient ensemble. Il paraît ne pas comprendre les paroles de son serviteur. Il les répète "que dis-tu, le cheval de mon fils a été retrouvé au bord de la mer ? Une barque a disparu avec un enfant de pêcheur à bord ! Pourquoi mon fils serait-il monté dans une barque !" Le roi ne veut pas croire au pire. Son fils, dans les flots déchaînés. Son fils soudain emporté, à jamais. L'intérêt qu'il porte à son argent disparaît. A quoi peut-il lui servir en l'absence de son fils, de sa femme. La douleur du roi s'aggrave. Il ne retient pas ses larmes. Il laisse aller sa peine. Secoué de sanglots, le roi s'effondre.

Le plus proche de ses écuyers se présente à lui. Il lui demande de garder confiance. De pas croire au pire. Il lui conseille d'aller dans la forêt de Brocéliande. Le roi s'étonne : "Pourquoi faire ? Je ne veux plus voir mon or, ne me parle plus de la caverne, je ne veux plus !" L'écuyer coupe le roi et lui dit que seule la fée Viviane pourrait l'aider. Il ne doit pas oublier qu'elle possède tous les pouvoirs que Merlin lui a donné. Il suffit de la rencontrer.

Le roi relève la tête. Il est prêt à quitter le château. L'écuyer prépare leurS chevaux. Ils pénètrent bientôt dans la forêt fabuleuse. Les arbres offrent au soleil leurs feuilles mordorées. L'humus exhale le parfum des champignons. Les deux hommes avancent. Pourquoi pas, pense le roi Hardor pourquoi ne pas rencontrer la fée Vivianne. Mais il doute. D'abord les saluent les enfants des charbonniers, puis les fumerolles qui s'échappent des fours à charbon de bois viennent chatouiller leurs narines ; bientôt ils croisent des cerfs, des sangliers et des castors ; bientôt ce sont les oiseaux qui les accueillent. Jamais le roi n'a pénétré aussi loin ces lieux. Il est fatigué, il a soif. "Courage Monseigneur, je sais une fontaine qui n'est plus loin !". A peine ces mots prononcés que les deux hommes entendent l'eau chanter. "Buvez mon roi, voilà la fontaine !" L'écuyer désigne d'une main la falaise devant laquelle il passe. Pendant que le roi se désaltère, l'écuyer allume un feu sous un chêne. Il est bienvenu, la nuit tombe. Elle sera fraîche. Les deux hommes tendent leurs mains vers les flammes. Au bout d'un temps un léger bruit attire leur attention. Le roi lève la tête. Il écarquille ses yeux devant un écuyer capable de s'adresser à une chouette.

"Bonsoir Fée Vivianne" Son écuyer a-t-il perdu la tête ? Mais il se demande s'il ne va pas perdre la sienne en voyant la chouette sauter auprès de lui et devenir une fort jolie personne vêtue d'une magnifique robe blanche. Et s'adresser à lui. "Bonsoir roi Hardor" La ravissante créature lui parle. Il reste bouche bée, L'écuyer raconte, la perte de Guénola, la disparition de Tanguy, sa mort probable en mer, les recherches qui n'aboutissent pas, le double chagrin du roi, inconsolable.
Silence.

Cette fois le roi Hardor n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles : la blanche Viviane plonge dans le feu et s'il ne rêve pas, une chouette s'en envole. Dans la tête du roi roulent déjà les quarante trois chariots tirés par six boeufs chacun, chargés de tous les tonneaux pleins emplis de l'or de sa caverne. C'est ce qu'il doit faire, s'il doit en croire les paroles de la fée Vivianne, belle conseillère. Il les croit.

Il saisit la main de son écuyer "Pas de temps à perdre mon ami, faisons ce que Vivianne a dit !" C'est à bride abattue patacloc patacloc que les deux hommes quittent la forêt et remontent au château. C'est un grand branle-bas de combat. Il en faut du monde pour réunir quarante trois carrioles, deux cent boeufs et davantage, envoyer une estafette demander au Conquet que trois vaisseaux se préparent pour recevoir tout le chargement d'or du roi Hardor. Se rendre à la caverne, traverser la forêt et charger, charger, charger des tonneaux encore des tonneaux encore des tonneaux plein emplis d'or.

Le convoi se déplace la nuit. La terre tremble sous les pas des boeufs. Dans les villages qu'ils traversent, dès qu'on entend la terre trembler on ferme les volets et on se dit, derrière, qu'il doit y avoir quelque diablerie à passer dans si grand bruit. Enfin on atteint le port du Conquet. Trois vaisseaux avec pavois et oriflammes se tiennent à quai. Le convoi s'arrête au premier et tous les marins se précipitent : et les tonneaux passent de carriole à vaisseau, de carriole à vaisseau, de carriole à vaisseau. Enfin le roi Hardor lui-même dépose le dernier tonneau dans le troisième vaisseau. Et en avant, pleine mer toute, pour offrir au roi des mers la plus belle cargaison d'or jamais vue, et retrouver un fils disparu.
C'est le roi lui-même qui verse le dernier tonneau. Une vague naît aussitôt fabuleuse. Qui se met à ondoyer courir à la surface des eaux. Le roi et les trois équipages s'interrogent. Où va-t-elle ? .... .../....

mercredi 19 mai 2010

De pré, en jardin, en balcon à la Médiathèque de Vezin Le Coquet ce 19 mai 2010

Audacieux : Naissance en direct de Anastasia qui dit les histoires en cheveux roses. Et Merci aux deux gardes du palais, à tout le jeune public du Centre de Loisirs et à leurs accompagnatrices. 45' d'une belle co-habitation de paroles. Donc Ma main n'est pas une main. Ah bon, et c'est quoi alors ?
C'est une fleur. Ses doigts sont ses pétales. Je lui parle. Je lui demande
"Fleur est-ce que tu m'aimes ?" Elle me répond
"Oui, je t'aime"
Je lui demande "Comment tu m'aimes ?"
Elle me répond "Un peu" -l'auriculaire se plie- beaucoup -l'annulaire se plie aussi- passionnément -le majeur se plie encore- à la folie -l'index se plie se plie- point du tout -le pouce se replie-
Point du tout ???? -petite tapette d'une main sur l'autre- Je lui dis mécontente "Vilaine petite fleur, heureusement que Ma Maman m'aime de tout son coeur !" Ne dirait-on pas une petite histoire pour la fête des Mamans ?

Lecture : Histoire d'un coq têtu (inspiré du répertoire espagnol)
Il était une fois des poules dans un poulailler.
Pic pic pic pic pic elles font du bruit. Pic pic pic pic pic elles picorent.
Soudain c'est le silence. Les poules s'arrêtent de picorer et lèvent la tête. Elles admirent leur Coq préféré. En silence, bouche bée. Faut dire que sa crête est superbe. Faut dire que son plumage est phénoménal. Lui ne les voit pas. Lui, il s'imagine marchant vers la colline. Il prend sa décision. Au revoir mes pouletteds. Elles font toutes la tête. Quant à lui, il avance sur le chemin d'un bon pas et ritournelle au bec
Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider Coq avance sur le chemin Quand soudain ses pattes heurtent une besace, une sorte de gros sac mou. Il est intrigué. Qu'y a-t-il dans la besace. Il se penche, prend, ouvre et découvre des pièces d'or. Coq n'a que faire de pièces d'or. Mais le roi pourrait les aimer. Et s'il est content, il remerciera Coq. Peut-être même qu'il remerciera Coq ? Peut-être même qu'il le fera hum hum hum che va lier ? Et pourquoi pas ! Rien qu'à l'idée voilà Coq pressé de se rendre au palais.

Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider Coq court sur le chemin quand soudain Rivière traverse la route.
Hein quoi comment, que fait-elle là. Coq ne peut plus passer. Il ne sait pas sauter aussi loin, il ne sait pas nager. Coq est mécontent. Il dit "Rivière, ôte toi de là s'il te plaît, je veux passer, je suis pressé, je me rends au palais !"
Mais Rivière ne bouge pas. Elle coule, de la source à l'entrée du fleuve.
Coq comprend qu'elle ne veut pas s'ôter de là. Il dit que puisque c'est ainsi Rivière verra ce qu'elle verra
et de son bec Coq huuuuuuuuuuuuipsch, becque becque becquetée, Coq boit Rivière en son entier. Plus de rivière à traverser.

Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider Coq court sur le chemin quand soudain, dans le virage, Renard apparaît. Dès quil aperçot Coq Renard lèche ses babines ! Renard adore manger les poules et les coqs. C'est un fameux repas qu'il rencontre là. Ah ah ah ! Mais Coq n'a qu'une idée "Renard, dit-il ôte-toi de là s'il te plaît, je veux passer, je suis pressé, je me rends au palais !" Renard se pourlèche les babines. Coq comprend que Renard ne s'ôtera pas de là. Il pense que puisque c'est ainsi, Renard verra ce qu'il verra
Et de son bec, becque becque becquetée Coq avale Renard en son entier. Plus de Renard à esquiver.

Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider Coq avance en murmurant : "je donnerai la besace pleine d'or au roi. Il sera content. Il me remerciera. Je deviendrai chevalier" C'est alors que dans le virage un voyageur apparaît. Il a une grande langue rouge, de grandes et longues dents blanches et surtout il fait houuuuuuuuuuuuu. Oui, c'est un loup. Quiconque s'en irait en courant. Coq fait comme si ce n'était pas un loup. Il s'adresse à lui. Il lui dit "dis-donc toi, ôte-toi de là, s'il te plaît, je suis pressé, je veux passer, allez, je dois me rendre au palais !" Le loup comme Renard se pourlèche les babines. Coq comprend que Loup ne s'ôtera pas de là. Il dit "puisque c'est ainsi Loup tu vas voir ce que tu vas voir !"
Et zioups, de son bec becque becque becquetée Coq avale Loup en son entier. Plus de loup à fuir.

Et la route va, la route va son train Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider jusque dans le virage où un sapin magnifique s'est étalé de tout son long. Coq le houspille. Il lui dit "Dis donc toi, ôte-toi de là s'il te plaît, je suis pressé, je dois passer Sapin, je dois me rendre au palais !" Le Sapin ne bouge pas même d'une aiguille. Coq dit "Tu vas voir ce que tu vas voir". Sapin voit que becque becque becquettée, de pied en pointe il est tout avalé.

Patte patte pattatée, becque becque becquettée, un p'tit coup d'aile pour l'aider la nuit tombe. Quelqu'un fait hou hou. Coq croit qu'on se moque de lui. Il lève la tête et aperçoit une chouette perchée sur sa branche. Cette fois Coq ne s'embarrasse pas. D'un bon coup d'aile il lui saute dessus et becque becque becquetée il l'avale. Et Rivière, Renard, Loup, Sapin, Chouette avalés, il continue son chemin et il arrive au palais.

"Holà Coq où vas-tu ? " l'interpellent deux gardes bien barbus, chevelus. Coq répond "J'ai trouvé de l'o, je viens donner une besace d'or au roi. Il me remerciera et me fera chevalier !" Ah ah ah ah ah quel niais celui-là, les deux gardes éclatent de rire ah ah ah mais ils s'écartent et Coq passe. Tac atac atac atac il arrive dans la grande salle. Sur le trône le roi a le regard amusé.
"Que puis-je pour toi Coq ?" dit le roi
Coq explique. Roi regarde "Merveille des merveilles quelles belles pièces d'or ! Merci Coq" et Coq espère. Mais le roi hurle "Gardes menez-moi celui-ci au Poulailler Royal" Et cot cot cot codette, voilà Coq au milieu des poules poulettes.
Est-il content ? Non.
Que fait-il ? Il se penche et souffle "Renard, sort !" Renard ne se le fait pas dire deux fois. Il en a assez de manquer d'air. Et c'est ainsi qu'il dévore toutes les poules du Poulailler Royal.

On le dit au roi. Le roi hurle "Gardes menez-moi celui-ci aux Ecuries Royales Et voilà Coq entre chevaux, poulains et juments du roi.
Est-il content ? Non.
Que fait-il ? Il se penche et souffle "Loup, sort !" Loup ne se le fait pas dire deux fois. Il n'en peut plus de manquer d'air. Le loup sort tout heureux de ne plus être enfermé. Quand il découvre les chevaux blancs, les chevaux noirs, les chevaux bais, les juments rousses il ne sait plus où donner de la dent. Mais il la donne et zioups au bout d'un temps, il n'y a plus de chevaux ni de juments dans les Ecuries Royales.

On le dit au roi. Le roi est mécontent. Il hurle "Gardes menez-moi celui-ci dans les serres royales ! Et Coq est mené dans les Serres Royales. Derrières les vitres formant la verrière il n'y a que des fleurs, des plantes grasses, des cactus. Si les fleurs se plaisent et fleurissent Coq est bien embêté, la serre ressemble à une prison, et lui il voulait surtout être fait che va lier !
Est-il content ? Non.
Que fait-il ? Il se penche et souffle un "Sapin, sort !" Le Sapin Nne se le fait pas dire deux fois. Il n'en peut plus d'être à l'étroit. Quand il sort il se déplie comme un ressort. Oh la la la les bris de verre éclatent de tous les côtés. La serre est démontée.

Le roi aussi. Il hurle Gardes, saisissez Coq et plongez-le dans une jarre d'huile Et voilà Coq plongé dans une très grande jarre pleine de la meilleure des huiles royales Blup blup blup, Coq va se noyer.
Est-il content ? Pas du tout
Que fait-il ? Il se penche et appelle "Chouette es-tu là, Chouette montre-toi !" Chouette ne perd pas de temps, la voilà dehors. Et comme elle adore l'huile royale elle se précipite et d'un seul bec elle sch sch elle sche sche, elle aspire toute l'huile royale. La jarre est vide.

Le roi hurle "Gardes, saisissez Coq et mettez-le moi à la Rôtissoire géante". Pour être géante elle est géante la rôtissoire. Coq a le sentiment d'être devenu poussin. La chaleur est trop forte. Il faut qu'il fasse quelque chose. Il penche la tête et il chuchote "Eau es-tu là, si tu es là montre-toi !" Eau ne se le fait pas dire deux fois. Eau n'aime pas être retenue. Elle apparaît et splash elle couche les flammes, elle éteint le feu, elle pousse la porte. Coq sort et Eau inonde le palais et la grande salle du palais. Le roi a les pieds, puis les mollets, puis les genoux mouillés. Il crie "au secours ! gardes ! faites quelque chose !" Mais les gardes ne lui répondent plus.

Coq quitte le palais, et marche que je marche, il marche en regardant le sol. Il pourrait trouver une autre besace. Il y aurait de l'or. Il irait au palais. Les gardes le laisseraient passer. Le roi l'écouterait et cette fois il le ferait Chevalier.

L'histoire est finie.

mardi 30 mars 2010

Un oiseau au bout de la branche et soudain trois

Quand je le distingue, il n'est pas tout prêt et je peinturlure. Pinceaux posés. Appareil attrapé. Il n'est pas tout prêt. Ouf l'oiseau ne s'est pas envolé. Clic et clic et clic, pas si simple, j'ai ouvert le télé objectif intégré, du coup pour faire ma mise au point, je vois tout.... sauf l'oiseau. Je clic je clic je clic et reclic et soudain trois oiseaux Je n'ai rien vu venir. Je clic clic clic et reclic, et plus rien que la branche. Envolés les zoizos. Rigolo. Enfin je trouve que c'est rigolo.
Indifférent voisinage. A quoi peut-il bien penser ?

Peut-être qu'ils vont venir par là ?

C'est qui ce photographe encore , j'avais pourtant bien dit "incognito !" Qui a moufté ? J'avais dit "au sommet du Varin" pour que personne n'en sache rien ! Qui a parlé ?

Conférence au sommet ! V'zavez vu les mecs, Lehulot, il a quitté la conférence. Qu'est-ce qu'on va devenir ?
Ben que se passe-t-il ? Hou hou hou hou ! Qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai dit quelque chose ? Ai-je dit quelque chose ?
Ho les mecs n'me laissez pas tout seul !

samedi 6 mars 2010

La petite gousse de vanille : K d'hâvre ex kis




Il était une fois une petite gousse de vanille qui tomba d'un banc A quatre pieds. et l'oiseau l'emporta sur la rivière BLEUE.
C'est alors que tout à coup SURVINT
le gorgonzola enfariné, encapuchonné. Elle l'embrassa AVEC
fougue pour ensuite s'élancer à travers champs. DESTINATION
Casablanca. L'avion décolle au-dessus DU
désert de Gobi, le plus fascinant et dangereux qui SOIT.
De cette façon l'ouvrage fut signé et on enterra le grand PERE
qui était en fait le père fouettard du lézard de BAMAKO
tous les tambours résonnaient derrière le baobab. Dans le TROU,
à en chantonner des petits trous, des ptits trous toujours PTITS
et ptons et ptis épient dans les buissons . Les ficelles les entourent ET
aboutit tout penaud dans un champ de blé à côté d'un toucan. (un soir banal entre mère et fille)
Vanille, fille
de Manille
Verte anguille
de parfum
se bille
de résille
s'habille
En talons aiguilles
se tortille
se vrille
séguedille
s'enquadrille
Vertige d'ormille*
elle brille
Vanille la fille
de Manille
Signé La Gousse
*ormille (orme, ormeaux, botanique : arbre très grand, de la famille des ulmacées,
bois utilisé en menuiserie
bois de cet arbre

mardi 26 janvier 2010

Petit cheval dans la prairie grasse au bord de la rivière paisible

aïe aïe aîe ouille ouille ouille ouille ouille ouille aïe aiiiie ouuuu ille puis ni aïe ni ouille

Ah ! Si je tenais le moustique qui me pique qui me point dans mon pourpoint je le piquerais d'un si bon point qu'il se souviendrait du pique du point qu'il m'a piqué dans mon pourpoint* !

(démarrage du texte sur une belle anacrouse !)

Moustique ou maringouin au Québec (chanté par La Pitoune)

Wikipédia : les Culicidae regroupent les insectes communément appelés moustiques (ou maringouins[1] au Québec).
Pour découvrir "L'homme au pourpoint entrouvert" KliKer sur le lien ci-dessous http://www.safran-arts.com/42day/art/art4jun/28franx2/pourpoin.html

vendredi 7 août 2009

Recette en ciel

Bonjour et remerciements chaleureux à vous tous et toutes qui avez été si nombreux et nombreuses à complimenter la recette suivante
"Pour faire une belle journée
prenez un tapis bleu tulipe
un podium rouge glace
quelques vagues de vent
un carillon japonais
et mon regard.
Puis admirez.
Les longs mannequins aux déhanchés effilochés.
Vous les applaudissez ? Ils l'ont bien mérité.
Mais surtout, n'oubliez pas.
Profitez bien de la belle journée"
Je l'ai déposée sur mon répondeur pour vous accueillir. Une seule personne a regretté qu'il soit trop long. Pour mon récent retour, j'ai fait plus court. Et pour l'écouter, choisi ces 10 numéros : 02.99.38.67.57. A vous croiser. Belle soirée à vous.

jeudi 2 juillet 2009

Colombe.... mot oublié, inusité. Pas si sûr


Colombes.

Elles sont trois, de granit rose, appuyées les unes sur les autres
Face à elles, une mer d'huile autour d'elle une mer de vélos qui espèrent
Sur le sable chaud, 400 pingouins. Qui attendent trépignent se bousculent pénétrent dans les eaux comme au combat.

Dans le salon, la cliente lit. Incroyable mais vrai. Le CD se fait muet. La cliente lit à haute voix. A côté d'elle, l'oeil choisit, la main sélec tionne, les ciseaux coupent, la main sculpte. Oui, c'est ça, la coiffeuse est sculptrice. Et auditrice. La cliente lit à voix haute.

"Le ciel vit ? Vous avez raison, cher ami ; il s'épaissit, puis se creuse, ouvre des escaliers d'air, ferme des portes de nuées. Ce sont les colombes"
Qu'avez-vous dit ? Dit la cliente-lectrice. ".... que c'est amusant parce que.... je m'appelle Colombe" dit la jolie coiffeuse."
Et la lectrice retourne chez elle. Retourne aussi un ouvrage oublié, l'ouvre au hasard. Et le hasard fait qu'elle lit à voix haute, surprise :
La Colombe :
"-Reviens près de nous, pauvre mère,
et délaisse enfin ce rameau.
Chaque soir tu vas solitaire
Gémir au sommet de l'ormeau !
- Attendez, enfants, sous mon aile
Jusqu'au matin vous serez tous ;
Qu'on me laisse uneheure pour celle
Qui n'est pas au gîte avec nous !
- Mais de nous les mers la séparent :
Quel objet poursuivent tes yeux ?
Au loin dans la plaine ils s'égarent
A la borne où touchent les cieux.
- Enfants, cela trompe mes peines ;
L'amour de l'espace est vainqueur ;
Je regarde aux terres lointaines,
Et je vois au fond de mon coeur."
Jean-Jacques Porchat
Hasard ou attention, ces quatres moments dans la même semaine.
.... "Le ciel vit ? Vous avez raison cher ami. Il s'épaissit, puis se creuse, ouvre des escaliers d'air, ferme des portes de nuées . Ce sont les colombes N'avez-vous pas remarqué que le ciel de Hollande est rempli de millions de colombes, invisibles tant elles se tiennent haut, et qui battent des ailes, montent et descendent d'un même mouvement, remplissant l'espace céleste avec des flots épais de plumes grisâtres que le vent emporte ou ramène. Les colombes attendent là-haut, elles attendent là-haut toute l'année. Elles tournent au-dessus de la terre, regardent, voudraient descendre. Mais il n'y a rien, que la mer et les canaux, des toits couverts d'enseignes, et nulle tête où se poser" CAMUS - La chute

lundi 23 mars 2009

www.rennes-cuba

J'assiste aux réunions et aux événements autant que possible.
Je retouche en ce moment mon répertoire sur la littérature cubaine contes et nouvelles (renaissance du Boeuf en guenilles de Luisa) : c'est important pour le peuple cubain comme j'ai pu le constater au cours d'une soirée cubaine organisée par l'asso Aparthé
Suggestion : visiter le site
et suivre les actions de l'asso. A bientôt

http://www.rennes-cuba.fr/

jeudi 12 mars 2009

Lire dans le pré et découvrir L'Enfant de Jules Vallès

Envie de lire et de découvrir son texte intitulé "L'Enfant"
C'est dans le pré. Suffit de copier coller dans la barre
http://www.mediatheque.cg68.fr/livre_num/lenfant.pdf

vendredi 27 février 2009

Etonnant

Je marche tout simplement dans la rue et qu'est-ce que je vois ?
Un Autobus sans chauffeur
Deux Baignoires débordées
Trois Crayons de couleur en cavale
Des accords sur le piano de ma soeur
Quatre Escargots Thons
Cinq Ficelles au gruyère
Six Gougères en colère
Sept Haricots verts obèses
Un Iguane aux sept dons
Huit Jars dits niais
Neuf Koala KséKsa ?
10 Loups morts de peur
DEVANT LA MAIN VERTE
Onze Nez vert Titi
Douze Olives rouge
Une Peur morte de loup
Quetsche alors !
Quinze Ressorts tissants
Seize Salles timbrantes
Thor et Adhor
Ustralo Tipèque
Dix neuf Vertes peines
Vingt Wagues ondolent***
Vingt et un Xypho forts
Vingt deux Yatagans*
et soudain vingt-huit signes duZodiaque en ciel....

Boul' de gom'et mystère,
je zinzinule** et
d'un driiiiiing de ouf
le réveil me libère de tout cet étrange abécédaire.

Un peu de voca-bulle-R
* Yatagan : sabre incurvé en deux sens opposés et en usage il ya longtemps chez les Turcs et les Arabes
** zinzinuler : du cri de la mésange ou de la fauvette
*** Wagues ondolent construit à partir de "des vagues "ondulent" pour obtenir "des wagons dolent" : Il suffit d'être à peine un peu poète et on peut, pour s'amuser, inventer des mots