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samedi 20 février 2016

I - Conte du Rameau Rouge d'Irlande de Alain Déniel et Willi Glasauer dans Epopées, chez Casterman

S'il est une épopée que je ne me lasse pas de lire en même temps que des notes sur le Mabinoguion, c'est bien celle de l'ouvrage cité en titre.

Et notamment l'histoire célèbre du héros irlandais Setanta.


Il était une fois ou il n'était pas le petit Setanta.

Il est fils du dieu Lug et étrangement conçu, il est aussi le fils de la fille du druide Cava. Elle s'appelle Detchiré.

Setenta vit auprès de sa mère. Il grandit. Il parle. Déchirer échange avec lui. Elle lui parle de sa famille.

Quoi donc Maman, j'ai un oncle ?
Quoi donc Maman j'ai un cousin ?
Quoi donc Maman mon oncle est roi. Je veux rencontrer mon oncle roi et mon cousin, où dois-je aller  pour les rencontrer ?

Detchiré regarde cet enfant vif et audacieux. Il n'a que 7 ans. Mais face à elle, il se tient bien droit sur ses jambes, bien droit et décidé.
Elle lui répond qu'il ne peut pas les rencontrer, il est trop petit, le chemin est trop long, la montagne à franchir est beaucoup trop haute, et qui plus est son cousin Follovinn devra lui accorder sa protection et s'il ne le veut pas, lui Setanta, cousin ou pas, serait obligé de revenir : il sera parti pour rien..

Setanta ne veut rien savoir. Il demande à sa mère où se trouve le château de son oncle.
Quand elle lui répond qu'il est à Evinn Macha, il répond
"Je vais partir"
Detchiré répond que pour cela il faudra appeler un guerrier Ulates pour l'accompagner.

Setanta est un enfant qui a déjà montré que ce qu'il voulait il l'obtenait Ce qu'il a décidé il l'a décidé. "
"Tout cela prendra trop de temps ma mère, je pars aujourd'hui, tout seul !"

Et à la grande surprise de Dechtiré, qui ne veut rien en croire, Setenta prend l'escalier, entre dans sa chambre, attrape dans son coffre à jouets crosse de bronze, balle d'argent, épieu tout brûlé, et bouclier de bois qu'il enfile sur son dos puis il dévale l'escalier, bouclier sur son dos et si rapidement, que c'est à peine si Detchiré remarque un courant d'air. 

"Setanta revient" Sur le seuil de sa demeure Detchiré a beau hurlé, c'est trop tard. L'incroyable gamin  disparaît au bout du chemin.  

Comment a-t-il passé sa première nuit ? Au château de son oncle.
Bien vite Setanta s'ennuie sur le chemin, il le trouve long et il décide de le raccourcir.  

Oui mais comment ? 
L'idée ne tarde pas à venir à son esprit. 
Il va jouer à la balle. Il en a une en argent, il la lance, la frappe avec la crosse de bronze et se précipite derrière en ne la quittant pas des yeux. Dès que la balle rebondit sur le sol, hop là du bras droit avec sa crosse, il la frappe de nouveau. 
Une fois deux fois trois, bientôt ce jeu ennui Setanta. 
Il décide de jouer avec son épieu. 
Il le jette en l'air et se précipite pour le frapper avant même qu'il ne retombe sur le sol. ne fois deux fois pas le temps de s'ennuyer et à la troisième fois, Setanta attrape l'épieu et prend appuie sur le sol. Dans ce mouvement, Setanta s'élance dans les airs et franchit ainsi la montagne de Fuat. Pour un raccourci c'est un raccourci. De l'autre côté il se réjouit. Il a atteint Evinn Macha. Il découvre  le château de son oncle, le château du Rameau Rouge.  Et ce qu'il remarque en premier au bas du château c'est un groupe de trois fois cinquante enfants qui jouent à la balle au trou. Super Sétanta adore jouer à la balle au trou. C'est parfait. Il va jouer avec les enfants. Il entre sur le terrain. justement, la balle vient vers lui. Il se baisse, il l'attrape. Il la pose dans le trou. Aucun silence n'a jamais été aussi silencieux que le silence qui a suivi parmi les trois fois cinquante enfants. Les voilà tous plantés d'étonnement et bouche bée.  Tous se demandent "Qui c'est celui-là ? Qu'a-t-il fait ? D'où vient-il ?" 

C'est Follovinn, fils de roi et cousin de Setanta qui réagit le premier. 
"Vous êtes d'accord avec moi, les amis, ce garçon n'a pas le droit de jouer avec nous.
Nous ne l'avons pas placé sous notre protection"
Trois fois cinquante têtes se hochent et trois fois cinquante bouches déclarent "c'est vrai, punissons-le, prenons nos épieus !"

"Allons-y, punissons-le !" Ils y vont. Chacun attrape son épieu et, les pieds bien plantés dans le champ, trois fois cent cinquante épieux s'envolent droit sur Setanta.


Les enfants réagissent. Eux aussi possèdent tous un épieu au bout brûlé. Il va voir cet inconnu qu'ils ne sont pas les derniers à manipuler leurs épieux. Chacun lance le sien à la tête de Setanta. Mais Setanta met en avant son petit bouclier de bois  et tous les épieu vont se ficher dessus.
Il faut imaginer la stupeur des enfants. La surprise passée, ils attrapent tous leur balle d'argent et ils les jettent toutes à la tête de Setanta. Nouvelle stupéfaction. Sous leurs yeux Setanta récupère une, deux, trois, quinze, cinquante et 150 balles d'une seule main !
Rapidement ils réagissent, il va voir cet insolent inconnu. Les enfants attrapent leurs crosses de bronze et les lancent contre Setanta. Septennat saisit la sienne  et arrête chacun des crosses avec elle. Puis il les fait disparaître derrière son dos, en éventail façon queue de paon.
Pour les cent cinquante enfants la surprise est sans égale. Et ce n'est pas fini, car ce qui se passe sous leurs yeux est encore plus surprenant. Setanta se contorsionnent devant eux.
Regardez ses cheveux comme ils se hérissent, comme ils se dressent,  disent les uns... on croirait voir les flammes rousses d'un feu !
Et de fait Setanta se prête à une étrange métamorphose
C'est pas fini, dit un enfant, regardez ses yeux, l'un est minuscule comme le chas d'une aiguille et l'autre regardez comme il s'étale. On dirait l'entrée d'un cratère !!!
C'est pas fini crie un autre enfant, regardez sa bouche comme elle s'allonge, elle va toucher ses oreilles et elle est si grande ouverte qu'on voit son gosier ! Quelques enfants terrorisés tremblent de peur, d'autres détalent comme lièvre pour se mettre à l'abri et échapper à Setanta. Celui-ci attaque tous ceux qu'il peut.  Il leur tombe dessus et les culbute.

Dans le pré au bas de l'enceinte du château, deux soldats jouent aux dames. Les enfants les ont rejoint. Les deux joueurs sont deux rois Fergus et Conor.  Setenta les rejoint. Le roi Conor saisit son bras et l'interpelle en riant :
"Si j'en crois ce que mes yeux ont vu tu ne t'es pas bien conduit avec nos enfants, petit !"
Je ne suis pas petit, seigneur et j'ai fait ce que je devais faire : 
je viens gentiment chez eux pour jouer avec eux 
et ils m'attaquent  alors j'ai réagi !
Le roi Conor tente de retenir son envie de rire
"Quel est ton nom jeune homme ?"
"Je m'appelle Setanta et tu es mon oncle, je suis le fils de ta soeur Déchtiré !"
"Et fils de ma soeur, tu ne sais pas qu'aucun enfant ne peut jouer avec nos enfants s'ils ne l'ont pas pris sous leur protection"
Soit il ne se souvient pas de ce que sa mère lui a dit, soit l'enfant s'adapte aux circonstances
                                        "Non mon oncle je ne le savais pas, sinon  je me serais montré plus prudent"
Le roi Conor se tourne vers son fils Folovinn et les amis de Folovinn. 
"Enfants, acceptez-vous de prendre Setanta sous votre protection ?" 
Folovinn et ses amis acquiescent. Le roi Connor lâche le bras de Setanta. Mais à peine l'a-t-il lâché que Setanta s'élance de nouveau et culbute les enfants qui retournent au pré. 

Le roi Conor fronce les sourcils. Il montre son désaccord.  
"Pourquoi recommences-tu  petit ?"
"Je ne suis pas petit, mon oncle, c'est pour cela que je veux 
qu'ils se mettent sous ma protection comme ils m'ont mis sous la leur ! 
Tant qu'ils n'accepteront pas je ne les lâcherai pas  !"
Le roi Conor ne peut s'empêcher de sourire : le fils de sa soeur ne manque pas d'audace. 
"Folovinn, amis de Folovinn, acceptez-vous d'être pris sous la protection de Setanta ?" 

A la suite de quoi, cent cinquante enfants + 1, jouent ensemble, à la balle au trou, à Evinn Macha, dans le pré au pied de l'enceinte du château du Rameau  Rouge d'Irlande. (à suivre)





mardi 1 septembre 2015

Un conte merveilleux écrit par une douce Aurore celui de "Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse"






Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse




I - IL ÉTAIT UNE FOIS…

C’est une vieille histoire.
Il était une fois il y a longtemps au village de Patanksa


Un jour de grand vent fé…oz heu pardon féroce, Monsieur Boule-Haut fut poussé jusqu’à miss Pleulouse. Il était si content, si content qu’il pensait la prendre dans ses bras pour lui dire tout l’amour qu’il avait pour elle.

II - GRRRR UN OGRRRRRRE !

Mais voilà, soudain, sorti d’on ne sait où, un ogre!!!!!!!!! attrape Pleulous et l’emporte  dans sa caverne. Affolé et en colère, Monsieur Boule-Haut s’élance à la poursuite du RK, soit le Ravisseur-Kidnappeur.
Il allonge ses bras mais ses pieds, trop enfoncés, dans le sol le retiennent. 
« A l’aide » crie-t-il à ses amis de l’autre côté de la haie. 
« On t’aide » lui disent-ils en choeur. Mais leurs pieds trop enfoncés dans le sol les retiennent aussi.

Pauvre Boule-Haut. Il est consterné. Sa belle Pleulouse,  Monsieur L’Orgrelaid la serre dans ses bras et l'emporte. Ils ne sont plus. 


III - Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 

Le plus jeune de tous les Boulhaut se penche. Il dit« Comptez sur moi, les Boule-Haut, je vais vous aider ! »

Les vieux Boulhaut répondent « Nous aider ? Toi ? » répondent les Vieux Boulhaut, « pfff tu es trop petit, minuscule rikiki rabougri ! ».

Le petit Boulhaut sait que tout le monde l’appelle Minus d’un raccourci se vexe. « Pas du tout, il faut seulement que je répète trois fois ma phrase magique fort et haut comme une comptine ! » Voilà ma phrase magique ! 
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 

Et Minus répète haut et fort par trois fois la formule magique. Vous qui lisez aidez-le à répéter haut et fort !
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 
« Boulo par ci, Boulo par là, et patati et patata, scratch» 
Bravo Minus

Tous les Boulhaut ont dit « SCRATCH ! » Bravo les Boulhaut et ils ont si bien dit « SCRATCH ! » que leurs corps frissonnent, que  leurs pieds se soulèvent, s’arrachent du sol et se  se mettent en marche; 
Monsieur Boule-Haut est tout  excité :  il hurle 
«Allons-y les amis, poursuivons  l’odieux Orgrelaid »


« Félicitation Minus, heu pardon SCRATCH ! » Tout le monde applaudit Scratch. Il sourit, heureux.

IV - QUELLE POURSUITE ! 

Toute la troupe se met en route bien décidée à retrouver Pleulouse.

Mais sur le chemin nos Boulhaut rencontrent un bûcheron. Il se précipite vers eux en agitant son arme fatale, une hache. Heureusement Scratch courageux, tend sa jambe aussi loin qu’il peut. Le bûcheron trébuche.  L’ennemi est assommé.Il ne bouge plus d’un pouce. Les Boulhaut reprenent leur chemin.

Mais sur le chemin une bande de chauves-souris voulut leur monter dessus. Une fois de plus Scratch intervient « Secouez-vous les gars » 
crie-t-il pour motiver tout le monde. Tous les Boulhaut secouent leur chevelure et les chauves-souris s’envolent. Scratch reprend sa formule magique, une fois, deux fois, trois fois. A la troisième fois scraaaaaatch elles oiseaux noirs s’immobilisent dans le ciel, agglutinées les unes aux autres elle deviennent de lourds nuages noirs totalement immobiles. 
Les Boulhaut reprennent la route.

Mais cette fois au bout de la route ils butent sur une rivière. Catastrophe, aucun Boulhaut ne sait nager. Rien d’autre à faire que de réfléchir. Comment passer l’obstacle ?
Alors ils entendent une voix

« Que voulez-vous ? »
La voix était celle de Saules-pleureurs qui ne pleuraient pas.

Les Boulhaut répondent 
  • « Nous voulons traverser la rivière »
  • « Nous pouvons vous aider » disent les Saules-Pleureurs mais à une condition ! »
  • « Laquelle ? »
  • « L’Orgrelaid est passé avec une prisonnière et il nous a volé notre mouchoir. Sans mouchoir nous ne pouvons plus pleurer : rapportez-le nous ! »
  • « Nous vous promettons de vous ramener le mouchoir, nous sommes justement à la poursuite d’Orgrelaid »

Alors à l’instant de ces paroles, les Saules-Pleureurs des deux rives  croisi crois croisa , ont croisé 
leurs branches créant un pont d’un seul tissage. La route continue  :   les BoulHaut traversent.

Peu après le chemin s’est mis à grimper sous leurs pieds, ils le suivent, précipice d’un côté, rochers de l’autre. La route est difficile. Soudain ils entendent des gémissements. Ils tendent tous l’oreille et dans le silence chacun comprend. Les  plaintes sortent d’un buisson. L’un des Boulhaut s’écrie 
« c’est une hirondelle ! elle souffre » 
Il plongea ses mains dans le buisson. L’oiseau obéit aux mille précautions délicates. Elle les remercie tous et déclare 
« si un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi ! » 
Et la pauvre petite hirondelle s’envole, les ailes toutes froissées.

En la regardant s’envoler les BoulHaut découvrent l’entrée d’une grotte. Ils s’approchent. Quelqu’un pleure encore.
« C’est Pleulouse, sauvons-la ! »
Monsieur Boule-Haut a reconnu la voix de sa bien-aimée.

Entre la caverne et Boule-Haut il y avait un interstice. Monsieur Boulehaut regarde et chuchote à ses amis 
« Je vois Pleulouse, elle pleure et elle est tondue ! »

Malgré son chuchotement Pleulouse l’a entendu. Elle tourne la tête. Ses yeux et sa bouche s’illuminent d’une joie éclatante. A son tour elle chuchote « Seule une graine de volubilis peut me rendre mes cheveux, svp cher BouleHaut rapportez-la moi !»

Où se trouve-t-elle  cette graine ?
Pleulouse ne répond pas, elle ne sait pas. Monsieur BouleHaut est très ennuyé… quand il se souvient de la promesse de l’hirondelle. Il l’appelle.

Damirondelle ne tarde pas. Dans l’instant elle apparaît légère, fine, audacieuse 
« Ai-je eu un appel manqué ? Avez-vous besoin de moi ou ai-je mal lu votre SMS ? »
Monsieur BouleHaut est tout content 
« Merci d’être venue Damirondelle, smartphone ou sms j’ai une petite difficulté, je ne sais comment la résoudre ! »

Et elle de dire « Que se passe-t-il ? » 
Et lui de répondre ce que toi lecteur tu sais déjà.

« C’est pourtant simple » répond-elle, « il suffit de… » et sous les yeux ahuris de Monsieur BouleHaut et de tous ses amis, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, la disparue était revenue.
Du bout du bec elle donne à monsieur Boulehaut de petites graines noires, des graines de volubilis

« Toutes sont magiques, mais une seule condition aidera Mademoiselle Pleulouse à retrouver ses beaux cheveux verts. »

  • « Quelle condition ?» dit l’amoureux

« A la seule et unique condition suivante : que vous donniez vous-même les graines à mademoiselle Pleulouse »

Dans la main de Monsieur Boulehaut les graines sont soudain présentes. En deux trois pas il entre dans la caverne mais qui arrive sur ses talons  ? Monsieur L’Orgrelaid lui-même. Dans un rugissement effroyable il hurle « que faites-vous là, ces graines sont empoisonnées

  • « Mais non, mais non » chante Monsieur Boulehaut

  • « Je ne vous crois pas », hurle Monsieur L’Orgrelaid et il attrape toutes les graines pour les avaler d’un seul coup. Alors sa gorge gonfle gonfle et il éclate.

c’est la confusion, tout le monde se précipite pour trouver la graine unique, mais comment la reconnaître ?
Pendant ce temps une seule graine se pose sur la tête tondue de Mademoiselle Pleulouse. D’un seul coup elle retrouve tous ses merveilleux cheveux verts.

Elle passe une main légère dans ses longs cheveux verts. Monsieur BouleHaut ramasse sur le sol un morceau de tissu blanc.
« N’est-ce pas le mouchoir de nos amis Saules Pleureurs ? »


Tous les Boulhaut applaudissent sauf Scratch qui se réveille et demande

  • « Mais pourquoi applaudissez-vous ? » 

Ils lui répondent,

  • « Suis-nous et tu sauras le fin mot de l’histoire »


C’est vrai notre histoire n’est pas terminée.
Tous les BoulHaut rentrent chez eux. 
En chemin sur qui butent-ils ? 
Sur la rivière sans pont ! Comment faire ?
Monsieur Boule-Haut secoua le mouchoir.
Les Saules-Pleureurs qui ne pleuraient plus pleurèrent de joie et tout contents croisi croisa, ils croisent leurs branches  en créant un pont d’un seul tissage. 
Les Boulhaut traversèrent. Ils poursuivirent leur trajet. 

Ils passent sous les chauves-souris toujours  suspendus en l’air et immobiles comme des statues.

IIs passent prudemment près du bûcheron qui ne bouge toujours pas. 


V - La liesse, la joie, le bonheur

Arrivés au village de Patanksa c'est la liesse pour tous et toutes. Le clocher s'en empare, ses cloches sonnent à tout va et Monsieur Boule-Haut et Mademoiselle Pleulouse pénètrent dans la chapelle. C'est le mariage.  Scratch est très fier : il appose sa signature dans le Grand Livre des mariages : il est leur premier témoin.
Pan pan pan pan 
pan pan pan pan
pan pan pan PAN…..

Et la fête a commencé. Le tambour roule l'information rhâ rhârhârhâ rhâ rhâ   grand banquet pour tout le monde au village de Patanksa. Jusqu'au dernier des mendiants personne n'a été oublié, pas même, je crois bien, les chauves souris.
Kig ha far et Kouign aman, cidre doux et couchant  si vous tendez l’oreille les amis, je crois bien que Yann est monté sur sa barrique et qu'il joue de son accordéon ; je crois bien qu'il entame une gavotte et que tout le monde se met en place pour gavotte ! Allos-y les amis, entrons dans la danse, gavottons aussi. 


S’ils ne sont pas morts Pleulouse et BouleHaut sont toujours vivants : les Boulhaut et Scratch, auprès d’eux, tout heureux.

Oeuvre à deux voix et quatre mains et pas posthume de Aurore E. et Lania conteuse
Si la vidéo fonctionne, sachez qu'elle a été prise à Saint Suliac en août 2015 par moi-même, Lania, un très joli moment de bonheur.
25 août 2015






















mercredi 5 août 2015

La Voyageuse. Sorties Ville de Rennes mercredi 27 juillet à Locmariaquer : jolie destination

 Départ pour Locmariaquer : température un brin frisquette. Ex toulousaine la voyageuse étonne : dès qu'elle aperçoit un rayon de soleil elle se découvre.
 L'autobus s'ébranle. C'est parti. La Vénus anyadomène s'incline sur son passage.
 Il est rare que la Voyageuse aperçoive les horizons ainsi. Photo. 
 Lochmariaquer, tout le monde descend. Bienvenue. Petit vent à peine frais. Le soleil brille. Au Syndicat d'initiative le renseignement est offert sourire compris. Plaisant. La plante grasse est étonnante.
Accueil sur les murs d'un sourire et d'une poignée de pousse-pieds. 
 La Voyageuse collectionne les photos de girouette. Le coq de l'église est une belle prise.
 1914-1918, dans l'église ceux morts pour la France. Parmi les prénoms Mathurin a la cote.
 Dans l'église, une surprise : le magnifique escalier en fer forgé façon dentelle, pour se rendre dans le clocher et le faire sonner
 Trois petites notes de musique... heu non, la Voyageuse fait erreur, trois étranges petites lucarnes
 La jolie porte bleue
 le diabolo bio nommé "roses trémières" auprès du bar du Golfe elle y mange elle y mange
la Voyageuse y prend le café et elle y rencontre des Tarn et Garonnais, des Albigeois. Le chapeau de paille au ruban noir.  Impossible de ne pas échanger quelques palabres. 
Un must. Un plaisir. L'accent multiplié.
 Bateau morbihannais
 Beau décor
 Par où on passe ? Gauche ? Droite ? Droite s'impose.
 Les vigiles du Golfe
 Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?????
 Entrée 
 L'amie de  la Voyageuse
 Voiles blanches
 Quand elles ont vu le crâne elles ont plaisanté. Laquelle a dit "Crâne qui t'a mené là ?" 
Peu importe. Mais elles ont répété la phrase pour rire, comme ça, au moins une fois chacune. Puis elles ont fait silence. 
Alors les mâchoires du crâne se sont ouvertes en crissant. Puis elles se sont abaissées et elles ont articulé la réponse "La parole !" Elles répétaient chacune "La parole, le crâne a parlé, le crâne a dit "la parole" il a répondu à notre question. le crâne a parlé, il faut le dire au maire" Elles dansaient sur le sable en riant puis  elles se sont retrouvées à la mairie. Le maire n'en a rien voulu croire.
"j'ai du travail à faire, des dossiers à terminer, je ne peux pas vous suivre..." 
"Il le faut Monsieur le Maire, nous vous l'assurons, le crâne a parlé, un crâne qui parle, sur votre plage  c'est extraordinaire. Il a dit "la parole" quand nous lui avons demandé "Qui t'a mené là ?" "Vous devez interroger cet étrange administré !" 
Monsieur le Maire a cédé. La voiture de fonction s'est avancée et elles sont montées après lui.  Bientôt sous leurs pieds le sable crissait. "Alors, il est où votre crâne ? De toute façon s'il ne répond pas, craignez pour vos têtes !" 
Elles ont dit
"oh nous ne craignons rien, nous l'avons vu et entendu et nous sommes deux à avoir vu cela". Enfin Monsieur le Maire à son tour a remarqué le crâne.  Osseux, troué, sifflant, le vent s'engouffrant dans les orbites et le nez.  
Laquelle a dit : "Crâne qui t'a mené là "? Elles l'ont dit une fois, deux fois, trois fois. Monsieur le Maire parlait de ses dossiers qui prenaient du retard. Il a pris colère 
"ce crâne ne parle pas, un crâne n'a jamais parlé, on n'a jamais ni vu ni entendu un crâne parler !" Au comble de sa colère, d'un geste désordonné, mal dirigé, il a fait tomber leurs têtes.
Ebahi, sous le choc, il a quitté les lieux.  Pendant que les têtes  roulantes ont roulé, roulé, roulé et se sont arrêtées au pied du crâne.  Façon de parler. 
Les mouettes ont arrêté de crier ;  les poissons se sont arrêtées de nager. Aucun bruit, aucun mouvement, aucun grain de sable à se déplacer. Le silence pur et dur. 
Soudain les mâchoires ont crissé, et le crâne a véritablement parlé. Il a dit en regardant leurs têtes.
"Têtes, qui vous a menées là ?"
 La vierge et l'enfant qui veillent sur les bateaux et leurs équipages qu'ils sortent ou qu'ils rentrent, légende pour preuve à découvrir dans l'église
 La Voyageuse tente de garder l'équilibre sous le vent soufflant
 Le cerf-volant tient tête au vent violent
 Kerpenhir le lieu dit
 Les deux voiliers
 Bonheur
 Les trois marches à descendre pour goûter l'eau : design.
 Ouf, vlà l'bout
 La photo préférée de la Voyageuse
 Retour. Tout le monde embarque.

samedi 18 juillet 2015

Cité des Volubilis, Kisséssékiki.... ? Ou quand l'amitié aide le destin, un seul ami suffit.

"Holà holà" il était une fois c'était une nuit bleu noir
dans une cité, sur un balcon, ça crie, ça pleure et
ça interpelle.
"Holà hola la, Kisséssékiki pleure ?"
Une petite voix a répondu
"C'est moi !"

"C'est moi ? Qui c'est c'est qui "Moi" ?"
"C'est Moi, BabyGrain' de Volubilis"

"Et pourquoi tu pleures BabyGrain'?"

"Je pleure parce que j'ai peur du noir,
j'veux de la lumière,
donne-moi de la lumière
Lanterne Chinoise"











"Oh la oh la la... BabyGrain' 
pas de musique pas de lumière, 

donne-moi  de la musique 
et je te donnerai de la lumière !"


Pauvre  BabyGrain'.
Il ne sait pas faire de la musique
Et il a peur du noir.
Et il veut de la lumière.
Qui donnera de la musique à Lanterne Chinoise ?



Baby Grain' pleure

"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?"
La petite voix a répondu
C'est moi ?
"C'est moi ? Kêissésséki Moi ?"
"Moi, BabyGrain de Volubilis!"

"Et pourquoi tu pleures BabyGrain' ?"
"Je pleure parce que je veux de la lumière, 
mais Lanterne Chinoise veut de la musique, 
sois gentil donne-lui de la musique Carillon Japonais. Elle me donnera de la lumière et je m'endormirai tranquille sous mon édredon de terre"









"Oh la oh la la... BabyGrain' je suis tout mou, 
pas de vent, pas de musique, 
donne-moi le vent et je te donnerai de la lumière !"

Pauvre  BabyGrain'.
Il ne sait pas faire du vent.
Et il a peur du noir.
Et il veut de la lumière.
Qui donnera du vent à Carillon Japonais ?
Baby Grain' pleure

"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?"
C'est moi !
"C'est moi ? Kisséssséki Moi ?"
"Moi BabyGrain de Volubilis!"

"Et pourquoi tu pleures BabyGrain ?"
"Je pleure parce que je veux de la lumière 
mais Lanterne Chinoise veut de la musique et 
Carillon Japonais veut du vent, 
sois gentil Bel Eventail 
souffle le vent 
sur Carillon Japonais 
Il jouera de la musique
Lanterne Chinoise 
me donnera de la lumière 
et je m'endormirai tranquille 
sous mon édredon de terre.












"Oh la oh la la... BabyGrain' pas de capucines qui dansent, 
pas de vent, 
fais danser les Capucines et je te donnerai de la lumière !"


Trouver de la musique,
trouver du vent,
trouver des capucines
C'est comment des capucines ?
BabyGrain' ne connaît pas les capucines,
y en a -t-il seulement, et s'il y en a où sont-elles ?

BabyGrain' ne connaît qu'une chanson, la chanson des ouin ouin.
BabyGrain' chante la chanson des ouin ouins.
BabyGrain pleure

"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?"
C'est moi !
"C'est moi ? Kissésséki Moi ? "
"Moi BabyGrain de Volubilis!"
"Et pourquoi tu pleures ?" disent Capucines Lébelles, en choeur


"Je pleure parce que je veux de la lumière 
mais Lanterne Chinoise veut  de la Musique 
Carillon Japonais veut  le vent, 
et Bel Eventail veut vous voir danser 
soyez gentilles Capucines Lébelles
dansez pour Bel Eventail
il éventera Carillon Japonais 
qui jouera de la musique pour Lanterne chinoise
qui me donnera de la lumière 
alors rassuré et tranquille  je m'endormirai sous mon 
édredon de terre.















"Oh la oh la la... BabyGrain'  nous sommes toutes fripées défraîchies 
pas de douche, pas de capucines qui dansent" 


BabyGrain' a de la peine. Il veut sa lumière.
Qui douchera Capucines Lébelles ?
BabyGrain' pleure et il cherche dans la nuit :
pas de robinet, pas de bassin, pas de fontaine
mais soudain une voix qui dit
"Kisséssékiki pleure ?"


"C'est moi, M'sieur Larrosoir,  BabyGrain'deVolubilis.
"Pourquoi tu pleures ?" 
BabyGrain' raconte tout 
Parce que j'ai peur du noir, j'peux pas m'endormir, j'veux d'la lumière 
mais Lanterne Chinoise veut de la Musique 
Carillon Japonais veut sentir le vent, 
 Bel Eventail veut voir danser 
Capucines Lébelles, 
Et Capucines Lébelles veulent se doucher ! 
Douchez Capucines Lébelles  M'sieur Arrosoir
elles danseront pour Bel Eventail
Bel Eventail éventera Carillon Japonais 
Carillon Japonais jouera de la musique pour Lanterne chinoise
Lanterne Chinoise me donnera de la lumière 
alors, tranquillisé et réconforté,  je m'endormirai sous mon 
édredon de terre.

Monsieur Larrosoir est de très mauvaise humeur, 





"Oh la oh la la... BabyGrain'  je meurs de soif, 
tu veux ta lumière,  je veux boire, 
donne-moi à boire et je doucherai Capucine Lébelles

BabyGrain' pleure, il veut sa lumière : mais il n'y a
aucune bouteille, aucun verre et le bar voisin est fermé, Comment faire ?
Soudain une voix tombe du ciel
BabyGrain relève sa tête
"Pourquoi tu pleures BabyGrain' ?"



BabyGrain' raconte tout
Mademoiselle Pluie Pluie est toute triste pourtant elle dit




"Oh la oh la la... BabyGrain'  j'aime Monsieur Lorage 
mais il ne le sait pas
dis-le lui et je donnerai à boire à Monsieur Larrosoir. 


BabyGrain' veut sa lumière
Mais il ne sait pas où est M'sieur Lorage
Il pleure.
Une voix déchire le ciel

"Kisséssékiki pleure ?"
"C'est Moi M'sieur Lorage,
BabyGrain' de Volubilis"
et il lui dit tout, et surtout
"Miss PuiePluie vous aime, épousez-là"





"Oh la oh la la... BabyGrain', je l'aime aussi mais 
je ne l'épouserai que si
Monsieur Larkenciel signe le registre de mariage"

C'est fini BabyGrain' n'aura pas sa lumière, il ne pourra pas s'endormir, il pense : 
"Jamais on n'a vu jamais on ne verra 
Monsieur Larkenciel sortir de nuit"
Et ouin ouin ouin il chante la chanson des ouins ouin.
Et soudain à travers ses larmes il aperçoit des couleurs dans le ciel, du rouge du bleu du jaune du vert du rose... il croit rêver. Il frotte ses yeux. Et il rit. Car il ne rêve pas, 
"On verra verra, on le voit déjà
Monsieur Larkenciel 
se promène la nuit











Monsieur Larkenciel veut bien signer le registre
Alors tout va très vite tan tan tan tan musique de mariage
Monsieur Lorage épouse Mademoiselle PluiePluie
Mademoiselle PluiePluie sert à boire à Monsieur Larrosoir
Monsieur Larrosoir douche Capucines Lébelles
Capucines Lébelles dansent pour Bel Eventail 
Bel Eventail évente Carillon Japonais
Carillon Japonais musique pour lanterne Chinoise
Lanterne Chinoise éclaire BabyGrain 
BabyGrain s'endort tranquille et rassuré sous son bel édredon de terre

Le lendemain matin il y a du monde sur le parking : des femmes, des enfants, leurs maris,  leurs papas, leurs grand-pères et tous s'étonnent à grands bras, à grands mots : 
"Avez-vous entendu cette nuit ?"
"Quoi, vous parlez, du bruit, du raffut, du ramdam ?"
"Oui, nous parlons de tout ça. Savez-vous qui a fait tout ce bruit cette nuit ?"
"Non, c'était qui, c'était quoi ?"

Ils ont tous redressé la tête quand la petite voix a répondu : 
"C'était Moi, BabyGrain de Volubilis
Et pour vous remercier de n'avoir rien dit je vous offre toutes mes couleurs et toutes mes prochaines graines"

L'année suivante
de nombreux BabyGrain ont dormi 
sur les balcons de la cité des Volubilis. 

Lania - conteuse
07 70 34 90 72
19 juillet 2015