Affichage des articles dont le libellé est Articles Presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Articles Presse. Afficher tous les articles

jeudi 3 mai 2018

Lauzerte, Hasard Bar-Bars ... bien vieux déjà tout ça, mais plus récent... l'......


article sur @YanickJaulin (emprunté sur son FB) sans son autorisation il est vrai, qu'il me pardonne (voleurs... les conteurs pour force de vérité)


article de Mathieu Lebreton (extrait d'un papier général sur Mythos 2018)
Jour 10. 15h35, lettre d’amour à une langue qui meurt
Dimanche, on s’est mis au vert en allant voir un des spectacles de la programmation accueillis dans d’autres communes que Rennes. Yannick Jaulin, qui jouait les deux jours précédents au théâtre de la Parcheminerie, présentait à Comper, en pays de Brocéliande, “ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour”. Un spectacle découvert l’été dernier à Parthenay, et qui a depuis su mûrir avec bonheur. Déclaration d’amour aux cultures minoritaires, à la langue régionale, à toutes ces identités constitutives écrasées par l’injonction au creuset républicain ou à la norme dominante, cet objet conté est un petit bijou de bout en bout. Drôle, touchant, éclairant, il travaille au plus près ce qu’est le rapport éminemment affectif à la langue maternelle, celle qui construit, et à cet égard l’inclusion de moments musicaux admirablement servis par Alain Laribet est plus que pertinente. Un vrai plaisir à vivre, et des prises de conscience qui infusent ensuite durablement.


-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-



.... En plein questionnement Champs Libres sur l'étrange notion de l'étranger, lettres en G, l'être (d')anger, l'être rangé, je me suis retrouvée il y a longtemps, avenue Janvier, dans un bar. J'ai attrapé au hasard un livret publicitaire culturel et d'un pouce curieux j'y ai glissé un oeil. M'ont sauté aux yeux les mots "Haute-Garonne et Tarn et Garonne " Je me suis arrêtée et j'ai feuilleté. 




Le bar toulousain de mon fils ne faisait pas partie du festival Bar-Bars, mais le bar de la place de mon village fétiche, Lauzerte, oui. Alors "Boudu con ! c'est où Bar*Bars ?" :

c'est surtout à "Le Puits du Jour" Place des Cornières -non loin de l'emplacement de ma boulangerie préférée au petit pain double chaud et sucrée de la même place- dont je rappelle le souvenir grâce à La Petite Marie en Ille et Vilaine ou ailleurs. Alors, trois générations plus tard, tous dans le Tarn&Garonne. Garonne les 28, 29 et 30 novembre, ou ailleurs et auprès de tous les autres (voir carte et site : Morbihan, Mayenne, Maine et Loire, Loire Atlantique)


Et pour parler d'un conteur quercinois : il me donna ce conseil "Tu devrais conter ta région avec ton accent, le développer, le peaufiner, l'accen-tuer !" 
Pire que tout : qu'entendais-je,  que me disait-il : que je "devrais être" ce que moi-même je n'identifiais pas chez moi. 
Y arriverais-je ? Pas si sûr. Mince alors. 

Qu'est-ce qui avait été dit  à la conférence, ah oui, qu'en matière d'étrangeté, l'étranger c'est celui qui n'est pas comme soi. 
Je connais beaucoup d'étrangers, ils vivent là où j'habite aujourd'hui et je les considère comme d'ici : je fais une belle erreur alors ?  

Il est évident que je m'amuse en écrivant cela. 
Il est évident que je n'ai jamais voulu être identifiée par cet accent, pas plus que par ma taille, ou mon côté, "diva". 

Tout ça étaient des désignations dont je n'avais pas conscience.
J'ai souvent déménagé et vécu ailleurs : Ariège, Corse, Beauce, Vénézuéla.  Il n'y a qu'en Bretagne, que dis-je, qu'à Rennes, que mon appartenance à un territoire régional (et tout de même français) éloigné a été relevée.  
Quand on sait que j'ai été élevée, que j'ai entendu toute mon enfance -sans le savoir, oui, c'est à dire sans en avoir conscience- une mère me parler français avec son accent russe,  on peut penser que l'international, passé l'Oural, m'ait touchée aussi. 
Des "o" et des "a" seraient slaves, dans ma façon de parler, a diagnostiqué, une metteuse en scène d'un "Vous avez un accent" à la certitude sans appel.
J'ai éclaté de rire et et je l'ai rassurée en répondant  
"En effet, oui, j'ai l'accent toulousain !" 
Elle m'a déstabilisée par un efficace et professionnel
"Pas du tout ! Vos "o" et vos "a" sont slaves !"
De quoi me bouleverser.   Puis de trouver cela normal : retour à la mère, rien d'étrange finalement. Pas même une aptitude : je suis incapable de simuler un accent russe, mais au milieu d'un millier de personnes je reconnais entre mille la voix qui parle russe.

Cette histoire ramène soudain, à ma mémoire et en matière d'accent, l'inquiétude d'une professeure des écoles à propos de ma fille : "Il faudrait  qu'elle ait des séances avec une orthophoniste !" E moi de m'étonner
"Pourquoi donc, elle parle bien !"
"Oui, mais elle met des "e" partout à la fin des mots !"
"Des "e" partout ?" 
Comme je suis sûre que ma fille est un petit génie, je m'étonne. Comme  je ne voyais pas où la professeure voulait en venir, j'étais un peu léthargique. La professionnelle me réveille  d'un exemple:
"Votre fille  écrit fleur"e" quand moi je ne dis que "fleur" !"
Je me réveille. Je comprends tout et je ne peux m'empêcher d'éclater de rire : 
"en effet, ma fille met des "euh" partout mais vous savez pourquoi ?" 
Elle me répond "non !"
J'exagère un brin : 
"Vous ne comprenAIS PAS ?" J'exagère un peu. 
Cette fois elle comprend et je confirme sa découverte 
"Bien entendu elle écrit mon accent ! Votre histoire, son écriture, fleurent bon mon accent !" 
La professeure des écoles n'avait pas pris conscience de mon accent. 
Finalement, tout ça, n'est qu'une question d'oreille, qu'une illusion. Bonne ou pas.  Quel est l'intérêt de s'arrêter à un accent sinon de faire comprendre à l'autre qu'il n'est pas comme vous ! Il est différent et tant mieux.
Quand on sait, on comprend mieux. Il suffit de savoir. Donc... de demander. 


A cette désignation j'ai manqué m'accen-tuer. Je suis en passe de l'accepter. Et de l'assumer, comme une légitimité à laquelle les Zautres s'attendraient. 

Alors, contes du Sud-Ouest bonjour et bienvenue : vous serez entremêlés de contes de l'Ouest et de l'Est et du Sud ou de brocéliande. Humaine locataire du monde.  
Puisque nous sommes tous des étrangers tant que nous ne nous arrêtons pas les uns sur les autres. 
De tout temps ma mère s'arrêtait sur les autres.
De tout temps elle s'oubliait pour parler d'eux. Ou d'elles. Sans rien dire d'elle-même. Rien du tout, l'étrangère qui avait tant fait pour devenir française. Partie sans rien dire, sauf cette terrifiante petite phrase qui résonne dans mon coeur tant l'actualité m'y ramène.
"Je n'ai pas demandé à venir ici !" 

Laissons les célèbres pigeons lauzertins méditer sur le sujet; Eécoutons-les roucouler, c'est de saison. 


mercredi 28 septembre 2016

Le conte. Le choc. Attention danger. Coup de foudre littéraire.

Bonsoir, ça alors, première fois que ça se produit. Je vous conte.
Je me tenais au bar de l'Artiste Assoiffé sympathique bar rennais, en fin de la scène ouverte du dernier mercredi de septembre cette fois-ci. Sous le chapeau de l'association Les Tisseurs de Conte et celui de la douce et agréable menée d'Aurélie.
Nous venions de conter. Quand un spectateur nous a rejointes précipitamment et plein d'enthousiasme et s'adressant à moi me dit 
"Elle était bien votre histoire, l'histoire du gars qui cherche comment payer la messe d'enterrement de son père" (Elle est répertoriée sous le nom "la princesse et la pantoufle")

Et il me la raconte. En entier, sans rien oublier, tout dans l'ordre, la "mienne" mais peut-être mieux encore, surtout la sienne. 
Un mot de plus et je me mettais à pleurer. 

Emue. 

Emotion.
Sait-il qu'il m'a offert un bel hommage celui du conteur qui a pu transmettre. Pourtant ce n'était pas simple. A cause du flipper !!! ouille ouille ouille. "La prochaine fois, je l'éteindrai" dit le gentil et attentif Barman. Décision appréciée.


Pour ma part je ne savais pas qu'il y avait un nouveau flipper. 
Et tout en écoutant avec difficultés, je m'imaginais le barman 
tirant sur les distributeurs de bière en me disant 
que je n'avais jamais entendu ce bruit, 
que je ne le reconnaissais pas, 
qu'il devait y avoir autre chose. 

La prochaine fois ? 
Ce sera le dernier mercredi d'octobre 
de 19 h 30 à 20 h 30.
 Jean-Mi à l'Artiste Assoiffé
 Lania à la Maison du Ronceray
 Aurélie à l'Artiste Assoiffé
Conteuse en chemin à l'Artiste Assoiffé
J'ai ressenti une autre émotion. Celle qu'un jeune homme m'a communiquée en me répondant "Je suis trop pauvre pour suivre des ateliers de contes" 

Hein, quoi trop pauvre, pour suivre des ateliers de contes (c'est vrai que maintenant tout se paie, surtout la transmission, au pays de l'école gratuite, je m'étonne toujours) : une hérésie, une vraie tristesse. La prochaine fois, je lui propose de le suivre moi-même. Pour le plaisir. 


Peu de public mais rien que de belles Zoreilles, qui ne sont pas parties malgré le bruit.  Toujours le même étonnement en ce qui me concerne. Le conte ? Un must. Qui ne demande que d'écouter. Non, je ne dirai pas "aujourd'hui pas simple" Mince, je l'ai écrit. Sourires.

vendredi 12 août 2016

RDV à La Prairie à Quimperlé , ce 16 août à 16 h : Goûter conté avec Lania (conteuse-vidéo Office du Tourisme Quimper)

Un bon moment en perspective
Des repères ?
Chapelle, la Maison brûlée, les trois fleurs, le football, les pierres du diable, :-(, le Belon, un fest Noz.
Avez-vous dit Quimperlé ? Je l'écris.

 Hum elles ont bon goût les petites capsules pastel offertes par Monsieur Jean !
 Petite sirène d'Andersen en quartier Bellangerais à Rennes
 Ces deux dernières photos ont été prises -en mes tout débuts- par
mon ami Franck Hamel aujourd'hui devenu photographe culinaire.
A très bientôt Enfants de Quimperlé 
et de tout partout puisque ce 12 août 2016 offrira une pluie d'étoiles au bout de la Journée des Enfants. 

Devant la fameuse pluie d'étoiles du jour permettez que je vous conte 
une histoire de lune

Si je peux la raconter 
c'est parce qu'un jour Nazreddine, le benêt ou le savant, tout dépend du moment, Nazreddine avait grand soif ;

Donc un soir, Nazreddine avait eu grand soif. Pour boire en ce temps-là fallait faire monter l'eau du puits. Il fallait donc avoir un seau. Nazreddine ce soir-là a pris un seau et s'en est allé au puits. Et c'est alors qu'au moment où il arrivait à accrocher le seau à la corde de la poulie, il a aperçut la lune dans le puits !  
"Oh mice alors" a-t-il dit,  la lune est tombée dans le puits ! il faut que je la rende au ciel. Il regarde son seau. Il constate que visiblement, son seau n'est pas assez grand pour contenir la lune.I l fait un demi-tour sur lui-même et le sable continue de crisser sous ses pieds pendant qu'il court à la recherche d'un seau plus grand. Après une vérification satisfaisante, oui ce seau-là conviendra parfaitement pour contenir la pauvre lune tombée dans l'eau, Nazreddine retourne au puits, accroche le seau à la corde et tire sur la poulie. Mais il tire si fort qu'il tombe au sol. Le voilà tout groggy. Il met un petit temps à se relever, il a tant d'étoiles dans la tête que, tant qu'à faire, il essaie de les compter. Il n'a pas fini de les compter qu'il s'appuie sur ses mains, en arrière, pour se relever. C'est là qu'il bascule la tête en arrière et découvre qui ? Oui, vous avez trouvé, il trouve la lune, à sa place, dans le ciel.
Nazreddine se réjouit. Relevé, il frotte son cartable, pardon, je voulais écrire "ses fesses" et il commente :
"C'est sûr, je me suis fait mal, mais j'ai tout de même réussi à remettre la lune en place"

vendredi 25 juillet 2014

Voyage avec Monsieur Monsieur - Jean Tardieu - Vendredi 25 juillet 2014

Avec Monsieur Monsieur 
je m’en vais en voyage.
Bien qu’ils n’existent pas
je porte leurs bagages.
Je suis seul et ils sont deux.
Lorsque le train démarre
je vois sur leur visage
la satisfaction
de rester immobiles
quand tout fuit autour d’eux.
Comme ils sont face à face
chacun a ses raisons.
L’un dit : les choses viennent
et l’autre : elles s’en vont.
Quand le train les dépasse
est-ce que les maisons
subsistent ou s’effacent ?
moi je dis qu’après nous
ne reste rien du tout.
Voyez comme vous êtes !
lui répond le premier,
pour vous rien ne s’arrête
moi je vois l’horizon
de champs et de villages
longuement persister.
Nous sommes le passage
nous sommes la fumée ...
C’est ainsi qu’ils devisent
et la discussion
devient si difficile
qu’ils perdent la raison.
Alors le train s’arrête
avec le paysage
alors tout se confond.
  • Jean TARDIEU, « Voyage avec Monsieur Monsieur », Le Fleuve caché,

mercredi 21 septembre 2011

Reprise de l'atelier auprès d'adultes en difficultés

Deuxième atelier de septembre. Un objectif, objectif seulement, les contes au travers des pays africains. En quelque sorte un AFRICA CONTES. Et un challenge.
Mêlés de proverbes et de musique, dans une déclinaison géographique et une reconstitution du continent sous forme de puzzle géant.
Projet envoyé. Comme toujours avec plaisir et énergie dans le but d'un échange amical, fraternel et culturel.

C'est parti aussi, côté Lycée, dès lors que les élèves auront succombé à l'activité conte telle que je la leur présenterai. Je me charge d'être attentive et disponible à leurs désirs tout en axant mon projet autour de l'écoute. Comme chacun le sait, pas de conteur sans paroles, mais pas de conteurs sans oreilles. C'est plutôt pour elles que l'on conte.

LANIA Conteuse, toujours au 02.99.38.67.57
ou au lcomlania@gmail.com
pour me joindre et envisager de monter un projet en connivence. [Maternelles, Elémentaires, Collèges, Lycées, ...]

jeudi 8 juillet 2010

Préver-Chalais, Rennes : "Entrez à l'espace Parents, on y parle de tout"


"On regarde et on voit qu'ils sont beaux
Chaque modèle possèdele sien"

La parentalité ? On me propose le sujet. Ni évident, ni simple. Il m'attire.

PS : pas forcément facile d'entrer dans un lieu pour la première fois. C'est le jeune papa de la Future M'Sissa. Bravo à lui.

mercredi 14 octobre 2009

Après quelques jours d'absence, visite éclair toulouzen'

Raison : un anniversaire conté. Thème : l'univers de la Boxe. Pas si évident ? Mais pas du tout : il y avait... et aussi... et encore... et surtout les excellents Tri Yann et Nougaro. Challenge réussi. Témoignage offert :
Chère Lania,
J'espère que tu es bien rentrée chez Toi. Nous te remercions encore pour avoir amené du bonheur dans ta "hotte" à l'ensemble de notre famille. Cela restera un souvenir unique et c'est ce que j'espérais pour marquer les 18 ans de Vincent. Grosses bises. Claire

Merci beaucoup Claire de me donner l'autorisation de déposer ton témoignage.
Et sur ce, vous qui me lisez, je vous le dis, c'est décidé, je fais dans l'unique. Confiez-moi un thème, une date, quelques éléments sur vous ou quelques vôtres, et j'entre en écriture, en sons, en chants, en scène pour elle l'a écrit "un souvenir unique". Je reste moi-même confondue par le lien que le conte peut créer entre tous.
Mais c'est sûr, dans cette famille, de quatre à 77 ans, il y avait d'excellentes oreilles joueuses et un traiteur exceptionnel. Clin d'oeil à qui sait.

vendredi 31 octobre 2008

Ce que dit la presse de Babar à Montreuil-Bellay pour Lire en Fête 2008



Sympathique à lire tout de même, à commencer pour Isabelle Lecerf Dutilloy et moi-même : nous avions pris en commun le parti pris d'y mêler les enfants. Ceci lui demande d'être tout particulièrement à l'écoute, pour les reprises. Après tout elle n'est pas trop sûre de ce que je vais finir par faire. Mais idem pour moi qui gère et analyse d'une improvisation fine et coulée (je l'espère). Nous l'espérions toutes les deux. Merci aux grands et petits acteurs : les petits étant confortablement installés sur les chaises bien sûr.

jeudi 4 septembre 2008

Lania à Chartres de Bretagne, le mardi 14 octobre 2008

Impossible d'en avoir gros sur la patate avec ce sujet, bien au contraire, c'est la frite !
Et les images en ce siècle parlant mieux encore que les mots, je dépose ici l'affiche concernant cette intervention



Recommandation : téléphoner pour avoir sa place au chaud. Ce qui est sûr c'est qu'on ne s'y pèlera pas ! ah ah !

jeudi 28 août 2008

http://www.1artiste.net/-avis aux conteurs

Ce site peut servir à tout un chacun pour se faire connaître. Je viens de déposer une annonce qui paraîtra sûrement dans quelques heures. A nous y côtoyer.
http://www.1artiste.net/

lundi 21 juillet 2008

Conter à L'Estran à Binic ce sera bientôt


Comme en 2007. Cette année, le titre sera "C'est où Binic, disait un chameau, serviette au cou et mirages plein les yeux ?"

Au programme des contes de volcan, fontaine, colère et combats, pour en rire interactivement Non mais des fois !

Une adresse site pour en savoir davantage : http://www.ville-binic.fr/ (animations)

Un N° de téléphone : 02.96.73.35.23

Et deux photos avec texte (Ouest France et Le Télégramme)
N'oubliez pas : 13 août et 20 août 2008 et attention, cette année, le 13 et le 20 août seront des Mercredis

mardi 8 juillet 2008

Je parie qu'en 2018 le livre sera mort

La chronique de Frédéric Beigbeder
Le livre est mort, vive le livre ! par Frédéric Beigbeder - Lire, avril 2008
© Franck Courtès

Au Salon du livre on ne parlait que de lui : l'e-book, ou livre électronique. Cela fait des années que ce truc traîne, mais les prototypes n'étaient pas au point, Erik Orsenna militait à fond à l'époque, ça faisait un peu ricaner les méchantes langues, la cyber-lecture ne faisait peur à personne. Or voici que le moment est venu. Ça y est: les gens vont comprendre que cette invention va tout changer. Ce qui est arrivé au disque va arriver au livre: les librairies vont fermer les unes après les autres, le support papier sera réservé à quelques collectionneurs fétichistes, les enfants ne liront plus que sur des écrans. Vous haussez les épaules, incrédule? Si on vous avait dit, il y a dix ans, que plus personne n'achèterait de CD en 2008, vous ne l'auriez pas cru. Pourtant, c'est arrivé. La même chose va arriver au livre: je parie qu'en 2018 le livre sera mort. C'est horrible ? Oui. J'aime les bibliothèques, j'aime fureter dans leurs étagères, saisir un livre, l'ouvrir en son milieu, le parcourir au hasard, le humer, revenir au début, comparer, en prendre un autre, m'asseoir dans un fauteuil, déclamer un paragraphe, le souligner, le relire en silence... Tout vrai lecteur est avant tout un maniaque du papier. La fin du livre imprimé coïncidera peut-être avec la destruction de l'humanité. Gutenberg se retournera dans sa tombe, Hitler aura gagné: l'autodafé sera global.

La première réaction, instinctive, est bien sûr la révolte, le désespoir, la colère. Pourtant si l'on poursuit la comparaison avec la musique, force est d'admettre que la «dématérialisation» a plutôt été un progrès. Mon i-Pod m'a fait redécouvrir des milliers de morceaux que j'avais oubliés au fin fond de mes placards. Je télécharge sans sortir de chez moi des chansons rares, des morceaux cultes, des concerts mythiques. Je pars en voyage avec toute ma discothèque dans ma poche. Est-ce VRAIMENT moins bien qu'avant? Si le livre numérique est l'équivalent du MP3, il va totalement révolutionner nos comportements de lecteur. Nous allons avoir accès plus rapidement à toute l'Histoire de la Littérature. Nous allons dépoussiérer les classiques, tomber par hasard sur un vieux roman négligé, zapper entre Proust et Tolstoï en un lien hypertexte. Nous allons surtout avoir l'équivalent d'une armoire de livres dans notre veste. Nos enfants n'auront plus mal au dos en allant à l'école, comme l'a souligné un très bon article de Stephen Carrière dans le «Libé des écrivains». Les passionnés de lecture ne se trimbaleront plus des valises de deux tonnes au moment des départs en vacances. J'ai encore du mal à imaginer quel sera le fonctionnement de cette néo-lecture: certains «readers» se feuillettent, d'autres font défiler les pages comme sur un écran d'ordinateur. Une chose est sûre: déjà avec Google sur mon portable, j'ai parfois pris du plaisir à tomber en pleine rue sur un poème de jeunesse de Rimbaud ou à retrouver l'auteur d'une citation en trois secondes (alors qu'en cherchant dans ma bibliothèque j'aurais mis une semaine!). J'aimerais pouvoir jurer ici que lire sur un écran me dégoûte mais je mentirais. Ce n'est qu'une habitude à prendre, avec ses avantages (plus besoin de corner les pages) et ses inconvénients (c'était bien de corner les pages).
Comme Sartre, j'ai grandi au milieu des livres de mes parents et grands-parents. Dans Les mots, il raconte comment son amour des livres est né dans la bibliothèque de son grand-père: «Je n'ai jamais gratté la terre ni quêté des nids, je n'ai pas herborisé ni lancé des pierres aux oiseaux. Mais les livres ont été mes oiseaux et mes nids, mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne; la bibliothèque, c'était le monde pris dans un miroir; elle en avait l'épaisseur infinie, la variété, l'imprévisibilité.» Mais parlait-il de l'objet livre, ou de son contenu? Le progrès va peut-être détruire le livre (ou le réserver à une élite); mais le progrès ne détruira pas la lecture, ni l'écriture, ni la littérature. Au contraire il va peut-être nous amener à lire (et écrire) autrement. Et quand, un jour prochain, je serai allongé sur la plage avec l'intégralité de La comédie humaine de Balzac sur ma serviette de bain, c'est bizarre... Honnêtement je n'arrive encore pas à décider si ce sera le sommet du ridicule, ou un luxe extraordinaire, ou la fin du monde.

vendredi 6 juin 2008

A l'africaine mais en Inde, un rendez-vous sublime au dernier moment

Bonjour à tous et toutes
Zut zut, j'suis en retard
Zut zut, ce billet était resté bloqué dans mes brouillons ! Mille pardons Yvon.
S'il reste de la place, c'est ce soir
Vendredi 5 Juin, à la Maison du Champ de Mars, (différent de la salle du 4Bis)
Tarif sur le site MIRA BAÏ -
Cette compagnie "Amateure" -qui fait parce qu'elle aime- vaut le détour : costumes, musiques, mouvements, déplacements, couleurs, profusion, foisonnement, constellations : une soirée magique, sûr et certain.
A ce soir la Cie, avec plaisir. Lania

mercredi 26 mars 2008

Pierre Gripari ?.... pourquoi pas ? http://www.gripari.net/r_gp.php

GRIS PAS PLEURE ET GRIPARI de JEAN GUENOT

http://www.gripari.net/r_gp.php

Jean Guenot imagine un dialogue entre le président de l'Entraide des Travailleurs Intellectuels et sa secrétaire… Et c'est un portrait plein d'humour de Pierre Gripari qui apparaît mettant en évidence l'originalité de l'homme et de son œuvre…


" Secrétaire
Vous êtes sûr ?
Ah oui. C'est rudement curieux.
Il est vraiment écrivain, Monsieur Pierre ?
Président
Oui. Passionnément.
Secrétaire
Il a commencé par hasard ?
Président
Non. Il a décidé de ne rien faire d'autre en 1957.
Secrétaire
Comme on entre dans les ordres ?
Président
Par sacerdoce.
Secrétaire
C'est pour ça qu'il ressemble à un aumônier militaire ?
Président
Vous le voyez souvent ?
Secrétaire
Tous les jours. A la cantine.
Président
Il déjeune ici ?
Secrétaire
Oui. Chacun apporte quelque chose, le pain, la viande, les légumes, le vin, le fromage. Lui, Monsieur Pierre, c'est la vaisselle.
Président
Il apporte des assiettes en papier ?
Secrétaire
Non. Il lave la vaisselle. Il fait ça très bien. Avec beaucoup d'entrain. Je crois qu'il vient ici pour le plaisir de laver la vaisselle.
Président
Peut-être qu'il n'a pas d'argent et qu'il aime bien faire au moins un repas par jour.
Secrétaire
En tous cas, la vaisselle, il la lave, il la rince. Après, c'est nickel. Tellement propre qu'on mangerait dedans.
Président
Quand il écrit, c'est la même chose. Après, on peut lire. "


70 pages au format 14x19 - 80 F - En vente aux Éditions Guenot, BP 101 - 92216 Saint Cloud
Édition de luxe à tirage limité, sur vergé de chiffon, en vente à l'association des Amis de Pierre Gripari

samedi 15 mars 2008

St Patrick Fiesta c'est au choix


où vous voulez,
qu'elle soit rousse, blanche ou brune
ou l'inverse ! Trèflez et rondez, rondez sur l'herbe "égairante" où que vous soyez. Vive les Patricia et Patrick et autres dérivés(es)

samedi 1 mars 2008

"Le jour où Lania est partie"..... Ce n'est pas moi, mais vive Nathan

avec qui je n'ai aucun contrat, mais je trouve cela trop marrant ! Car c'est si mythologiquement vraie que franchement ce n'est pas le roman qui est roman mais ma vie et ses surprises.
Le jour où Lania est partie
Lania et sa famille ne roulent pas sur l’or. Mais ils sont heureux dans leur village. Chaque jour, ils vont travailler aux champs et la gaîté de chacun accompagne le travail de tous. Pourtant, Lania quitte ce village, pour aller travailler comme bonne à tout faire en ville. Et pour Lania, c’est la fin de la liberté.
Le jour où Lania est partie, de Carloe Zalberg. Éditions Nathan, collection C’est la vie

mardi 26 février 2008

Au temps des felouques, un ami réapparaît : Franck Hamel

http://www.youtube.com/v/v0EGAqaV6SY
Les photos qui apparaissent sur le bandeau de www.lcomlania.com, lui appartiennent.
Bien le bonjour Franck et bravo pour ce portrait où les mots qui sont dits et te concernent ne sont autrement que vrais. Amitié

samedi 19 janvier 2008

Destination Brésil-Congo : Syncrétisme


Le choix de ce terme a soulevé bien des interrogations. Il semblait "effrayant", trop "intellectuel", ne ferait-il pas "peur" ? Hormis les amis, bénévoles et adhérents, il faut bien le regretter, le public n'est pas venu.

Que voulait dire ce terme : Syncrétisme : du grec sugkcrêtisme = union des Crétois ! Soit, système philosophique ou religieux qui tent à faire fusionner plusieurs doctrines différentes.

Simplissime ! Il faut finalement affronter nos peurs.

Moi aussi je crains les définitions dites intellectuelles.

Moi aussi je crains le côté "intellectuel" des "conférences"

En fin de compte hier, ceux qui ont craint ce mot ont manqué la compréhension des liens qui unissent le continent africain au continent sud-américain, et surtout le Congo au Brésil. Qu'à dit Nancy "Si le Congo n'a pas besoin des Noirs, le Brésil leur doit tout" (de tête). Ils ont manqué aussi une double rencontre, un moment, esthétique, joyeux, musical, bref, comme tout ce qui caractérise chaque rencontre à propos du Brésil avec Brésil No feminino et ce soir-là SOS Congo Brazzaville : convivial. Pour l'Afrique, pour le Brésil l'apprentissage est joie. Il faudrait que cela soit en France aussi : ça ne saute pas aux yeux il est vrai : en France en fait, avant d'apprendre, il faudrait déjà être dans la perfection.
Le Festival n'est pas terminé : reste l'atelier de danses indiennes, gracieusement gratuit, ce samedi 19 janvier

.... et tout ce qui est indiqué sur le dépliant déposé ci-dessus. A bientôt
Pour en savoir davantage : mqvadultes@hotmail.com - 02.99.59.04.02

mardi 8 janvier 2008

Ré confortant - à propos du CD que j'ai "fait"-



.... de comprendre que l'on m'appelle pour savoir où on peut l'acheter "Tu sais, ma fille aime tellement le passer qu'elle l'a "rayé" et que je veux l'acheter de nouveau.


Ces paroles me rappellent une autre petite fille de six ans, qui, elle aussi, du côté de Toulouse, ne cesse de se le passer.


De vous à moi, je l'ai réécouté en effet et je me dis, que pour l'association Anacrouse, Isabelle Lecerf Dutilloy la pianiste, Philippe Pérou l'illustrateur et Drop Studio "Quand la musique nous est contée" N° 1 est un fort joli produit.


Cette année, vous pouvez lui adjoindre le 2ème nouveau-né, même si ce n'est pas ma voix qui l'accompagne, c'est une belle réussite qui met le répertoire de Debussy et sa fille Chouchou en valeur.


Pour vous le ou les procurer, allez donc à la Librairie Musicale sise rue de la Visitation à Rennes ou sur le site de l'Association ANACROUSE.