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vendredi 6 mai 2016

Conte du mensonge le plus doux - 4 - FIN

Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même !"
Le lendemain tout pareil de même, le surlendemain tout pareil de même, le lendemain du surlendemain et d'autres lendemains de même.
Forcément à force d'engloutir du pain, fût-il Matlouh, imbibé de beurre salé, j'ai grossi terriblement. Alors on l'a dit au roi. Alors un jour trois soldats sont arrivés pour m'emmener. Dès que je les ai vus entrer, et pourtant j'étais gros, j'ai filé, filé filé. Ahhhh la liberté ça n'a pas de prix.

Sauf que je suis tombé sur la troupe d'un seul soldat mais qu'il a  si bien su me ceinturer que je me suis retrouvé dans une nouvelle prison.
Je te l'ai dit Sultan, je suis observateur. "Oh pécaïre la chance" comme ils disent du côté du Roussillon, sur le mur il y avait du miel, du bon miel et du beau et du fin et du naturel et en matière de miel Sultan, tu ne dois pas douter de moi, je m'y connais. Dans l'enthousiasme je me mets à genoux et je dis "Par Allah ! Dieu fais que je puisse avoir deux pains ronds et gonflés cette fois !"
Le lendemain Allah ! Dieu ! Tous m'exauçaient. Au matin deux soldats poussaient la porte d'un seul coup de pied portant chacun deux petits pains ronds et gonflés et chauds, chauds comme j'avais demandés.


J'ai fait glisser le premier. Et il s'imbibait alors je me gavais
J'ai fait glisser le second. Il se gavait et je m'imbibais ou l'inverse. Un délice des dieux. Alors il se gavait et moi je m'imbibais ou l'inverse. Et quand j'ai eu fini de me gaver je me suis dis... bon vous savez ce que eme suis dit. Je me le suis dit ce jour, le lendemain de ce jour, le surlendemain, le lendemain du surlendemain, et toujours deux petits pains gavés de miel chaque jour, ça vous perd son homme. Voilà que je grossis, grossis, grossis. Voilà qu'on le répète au Roi et le roi demande à me voir, alors me voilà devant le roi. Il est sur son trône, beau trône et je le salue, tête basse autant que je peux. mais lui il demande à ce qu'on me relève et il me parle 
"Alors dis-moi, tu es un humaine ?"
Je le rassure "Oui mon Roi, je suis un humain !"
"Alors dis-moi, je crois savoir que les humains aiment les maisons, aimes-tu les maisons ?"
Je le rassure "Les humains aiment les maison oui mon Roi, moi j'aimerais bien en avoir une !"
Et bien le roi me rassure "Tu l'as ! Vous l'amènerez dans sa maison" dit-il aux gardes et il continue "Mais dis-moi les humains aiment-ils les jardins"
je le rassure "les humains aiment les jardins et moi je les adore mon Roi !"
Il me rassure "Gardes montrez-lui la maison au jardin !"
Et clac clic clac ça cliquette autour de moi, je suis bien encadré. Et quand ils s'arrêtent je découvre une très belle demeure, et son jardin, vide. On me laisse. Je suis heureux comme un roi. Je viens de trouver au fond de ma poche des graines de pastèque. J'adore la pastèque. Oh cette fraîcheur, oh cette couleur et ces pépins qu'on s'amuse à jeter, j'adore j'adore, je me précipite je sème. Nous sommes au 7ème ciel. Une seule graine donne. Ses tiges envahissent le jardin. Ses tiges fleurissent. Des fleurs par centaines. Mais seule une donne une pastèque. Mais quelle pastèque ! 


Pastèque un peu géante 
Enorme, monstrueuse, il me faut au moins une hache pour l'ouvrir ! A peine ai-je pensé cela que deux soldats arrivent en courant. Je m'écarte prudemment. Ils abattent la hache sur la pastèque, m'attrapent et me fourrant dedans, referment la pastèque sur moi Sultan. Oui, je tremble Sultan, oui Sultan j'ai eu peur, les graines s'entremêlent dans mes cheveux, la chair de la pastèque me dégouline sur mon visage. Même si la pastèque est grosse et grande je n'arrive pas à m'y remuer, je suis un tantinet englué. Et je m'interroge. Que va-t-il m'arriver ? A cet instant précis la pastèque se met à rouler rouler rouler et brutalement, elle s'immobilise. Je m'interroge : que m'attend-il ? A cet instant précis on me lance, moi, ou plutôt la pastèque. Et voilà que je rebondis saute tressaute semble-t-il tout le long d'un escalier et que la descente s'arrête net. Je suis groggy. Que se passe-t-il ? J'entrouvre les yeux : je découvre que je viens de descendre un escalier de nougat truffé de noix et noisettes mêlées de miel. Une oeuvre d'art. Tout interloqué j'entends la voix d'un de tes gardes Sultan. Tête penchée sur moi et moi tête en l'air, il me dit 
"Il me semble que toi, tu pourrais bien aller raconter  "le conte du mensonge le plus doux au Sultan !"
"Et j'aurais quoi ?"
"Tu pourrais obtenir la main de la Princesse future Sultane !"
J'ai fait la moue. J'ai répété "La main de la sultane, pourquoi pas mais raconter le conte du mensonge le plus doux sûrement, allons-y !"
"Suis-moi"
"Et voilà comment je me suis retrouvé devant toi Sultan pour te raconter cette histoire"

Le Sultan était absent. Les yeux au plafond, rien e plus sur que son arrivée  au 7ème ciel. Il souriait comme si de rien n'était, l'air benoit. Quant à la princesse, elle contemplait son père en s'interrogeant  "Quand donc redescendra-t-il mon père, cet apiculteur est très intéressant"
il y a eu un grand silence.
J'allais m'en aller quand le Sultan a claqué des mains dans ses grandes manches. Je me suis retourné : penché en direction des cuisines il interpellait les cuisiniers : "Qu'on prépare le repas de noces !"

7 jours durant de noces. 7 jours de vêtements de princesse. 7 jours de chants. 7 jours de danses du voile. 7 jours de musique. 7 jours de confidences. Puis la 7ème nuit et les 777 desserts au miel. J'étais là, je leur ai laissé la nuit. j'ai choisi mon dessert préféré : le rouleau semoule et miel. 


Quand je l'ai porté à mes lèvres le miel et la semoule se sont déroulés déroulés déroulés si généreusement que j'ai écrit, pour vous lecteurs lectrices ce conte tout sucré. Il ne vous reste plus qu'à y goûter. 
Il ne vous reste plus qu'à y goûter
Mille et un remerciements mielés (Non, pas mielleux, ni nivelés, mielés)

Conte du mensonge le plus Doux - 3

... nous n'avons plus revu l'abeille mais de nuage en nuage nous sommes parvenus au 7ème ciel Sultan
As-tu entendu Sultan ? Le 7 ème ciel. Alors si vous ne connaissez pas le 7ème ciel, je vous le recommande. Tout y arrive. Par exemple, avec mon cheval on s'est promenés, on a observé, on a regardé, goûté, éprouvé. Forcément, tout cela,  ça vous assoiffe, j'ai eu soif. Pas la peine de chercher un robinet, un bar, une fontaine. Sous un grand soleil au 7ème ciel Sultan, tu dis "j'ai soif" l'ombre peut s'emparer de toi. 

Et le temps de m'interroger sur elle j'ai perçu un seau tenu par une main et derrière la main une demoiselle délicate, délicieuse, désirable. Forcément j'ai voulu poser ma main sur la sienne. Là j'ai cru recevoir toute l'eau sur la tête. Une douche au lieu d'un verre, c'est un peu différend. Je me suis dis "calme ton geste". J'ai calmé mon geste et c'est avec douceur que la main a accepté de poser le seau sur le sol. Quand j'ai ôté ma main, la main est restée dans la mienne. Oui oui, Sultan, tu ne rêves pas,  la main s'est détachée de son poignet. Je l'ai observée. J'ai remarqué des points scintillants. J'ai goûté la main. Elle était sucrée. Je l'ai léchée. Soudain plus de main. 

J'ai réfléchi Sultan. Je sais que je ne dois pas réfléchir, mais j'ai réfléchi. C'est ainsi que j'ai touché l'avant-bras. Il est venu dans ma main. Lui aussi portait des petits points scintillants. Je l'ai lêchè. Soudain plus d'avant-bras. Dois-je vous dire que d'avant-bras en bras et cou et corps... j'ai tout léché. Forcément, plus de jolie demoiselle. Et à cet instant précis j'ai entendu un bruit, un cliquetis. J'ai tourné la tête. J'aurais pas dû déguster la jolie personne, à vue d'oeil, sans le capitaine, 2015 soldats sont arrivés si près de moi que j'ai vu que le premier était en chocolat noisette miel. Qu'auriez vous fait, je vous le demande, moi j'adore le chocolat noisette miel,


j'ai cassé cassé cassé tous les morceaux et j'ai goûté léché sucé et tout a fondu. Alors j'ai continué. Le deuxième, le dixième, le quatre-vingt dixième. Jusqu'au capitaine. Un vrai régal.

Soudain j'entends un bruit Sultan un cliquetis métallique,
un cliquetis métallique
je pense à des étincelles. J'ai tourné la tête sur la droite. J'aurais peut-être pas dû manger tout le régiment Sultan. Un autre  vient et je vois bien que je ne lui échapperai pas. Me voilà saisi et clac clac et reclac  enfermé dans une prison.

Je suis observateur Sultan. J'ai tout de suite vu Sultan, les quatre murs... ils étaient recouverts du meilleur beurre salé au sel de Guérande et je m'y connais Sultan en sel de Guérande, le meilleur sel au monde ! Enfin pour moi. Aussitôt j'ai pensé "ah si l'on m'amenait un petit pain double chaud et sucré de Monsieur Larroque le boulanger de la place des corbières... histoire de mêler les origines. Un rêve quoi ! Pas tant que ça. Le lendemain matin deux soldats poussent la porte et je remarque aussitôt que chacun d'eux tient un petit pain rond et plat et chaud. Misère... deux vrais Mathlouf !

Je n'en crois pas mes yeux. Aussitôt j'en prends un et je le glisse sur le mur et le pain se gave de beurre salé et moi je m'imbibe de pain gavé au beurre salé ou peut-être l'inverse. C'est bon, d'une façon ou d'une autre bon c'est si bon que voilà le pain avalé. Et que je me précipite sur le second Mathlouf et le fais glisser le long du mur. Hum Dieu que c'est bon dieu que c'est bon et je prie "Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même"  (à suivre)

dimanche 2 novembre 2014

Paris, les Mille et une Nuits, les desserts de la Grande Mosquée

Bonjour. 
Je retrouve le blog.
Je rattrape le retard pris.
vendredi 17 octobre 2014, je conte avec mon ami conteur Azedine Yazza dans une des salles de la Grande Mosquée à Paris.
Bel accueil. Beau lieu. Douces pâtisseries. Délicieux thé à la menthe. 
Je me prépare dans le hamam, entre femmes.
Plus d'une trentaine de personnes partagent le repas-spectacle des "Contes des Mille et une Nuit"
Nous sommes vêtus de noir. Mes cheveux sont éclairés d'une résille or. 
Le repas, je ne vous le dis pas. Je ferai mieux. Je reste égoïste. Je garde pour moi l'étonnante étreinte, entre langue et palais, des olives du tajine au citron. Les olives du tajine d'agneau au citron, quel velouté, quel fondant, quelle délicieuse brûlure ! Le choc.
Comme pour les oreilles, qui après nous avoir tous deux écoutés ont semblé comblées. 
Personne n'est sorti en courant ; personne n'est sorti sans nous avoir signifié son plaisir. De l'avis de tous et toutes, ce fut un beau moment. Nous ne contons pas de la même façon et semble-t-il cette différence a été très appréciée dans l'enchaînement des contes. L'histoire cadre pour introduire, et en alternance,  celle du bossu, celle du Roi Yûnan ; Quand es-tu née grand-mère ? Le repas invisible ;  Le rêve et pour terminer, la note finale, le bonheur du sultan d'avoir épousé celle qui a éteint en lui colère et désir de vengeance. 
Je n'oublierai pas l'émotion de l'unique enfant présente. Unique est le mot, en ce qu'elle m'a paru très mâture pour ses dix ans. Elle a un secret, m'a-t-elle dit : elle aime lire et écouter.
Une expérience à renouveler avec grand plaisir auprès de quiconque souhaitera nous inviter à dire et à redire les "Contes des mille et une Nuits" un inaltérable chef d'oeuvre.
lcomlania@gmail.com

jeudi 25 septembre 2014

Cycle Mille et une Nuits avec Lania, à la Librairie Planète IO en 2014-2015

"Et lorsque ce fut la première nuit, elle dit :
On raconte, Sire, ô roi bienheureux qu'il y avait une fois... "

Lania dira Les Mille et une Nuits.

Première séance  le jeudi 9 octobre 2014
dès 19 h 30
7 rue Saint Louis - Rennes 
(près Salle de la Cité ; métro St Anne ; bus 5, 9, 8, 1

Dans le jardinet de la Librairie si le temps le permet encore
Dans la librairie, si par erreur il ne le permettait pas.

Ce fut à l'intérieur de la Librairie. 
Cinq courageuse paires d'oreilles étaient présentes devant un grand choix de noix, de figues, de raisins, de dattes de Syrie, jus de grenade et jus de mangue. Pour entrer en convivialité dans la somptueuse ambiance des Mille et une Nuits, une découverte pour certaines oreilles, un réel intérêt et beaucoup de questions en conclusion : les auteurs, les lieux, l'époque, les différentes éditions. Heureusement Lania connaît son sujet. 
Prochain rendez-vous sera donné ultérieurement.






mardi 16 mars 2010

13 03 2010 le poète rejoint l'ether. Petit vrac, grande peine


Que serais-je sans toi, qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes, des lèvres d'Eluard s'élèvent des colombes, le nid vivant du souvenir de Jean, d'une part la nature, mais sans les gens je ne me serais pas attaché, cette douleur de l'absence, entre deux eaux, Entraygues, vivre debout, refuser les situations de compromissions, aimer à perdre la raison, j'ai souvent pensé c'est loin la vieillesse mais tout doucement, la vieillesse vient, mourir c'est ne plus s'arrêter de rire et cette place de la Résitance noire de monde, qui a parfois traversé la France. Faut le faire. Faut le voir pour le croire. Il était dans nos têtes, dans la mienne, pour cause de radio. Ah ! la radio, j'ai toujours adoré la radio, cependant merci, la TV, aujourd'hui.

lundi 1 février 2010

Placement de produits : c'est quoi un spectacle ?

Dans la même journée, cadeaux, je rencontre deux artistes. L'un en intime, pour une raison personnelle je l'"offre à quelques amis" : l'autre dans une grande salle toute neuve, on m'offre une place. Et l'idée me réjouit, j'aime Lavérie Ciermai. Résultat, y a pas photo.
Chez le premier le résultat de recherches et lectures littéraires sur le mode de l'érotisme, et un titre fabuleux. On sort de là, hommes, comme femmes, jouissants et réjouits. Et on se plaît à rêver. Les hommes à parler, ainsi que certains poètes écrivent, et nous les femmes à écouter, pour succomber dans l'instant. Il faut dire que la voix de Nicolas Raccah est belle, son allure, ses transformations, ses fausses vraies connivences, son jeu excellents.

Pour la seconde, Lavérie Ciermai, certes j'ai applaudi, certes j'ai ri, certes j'ai dit bravo, mais surtout pour sa performance physique. Ce que j'ai le plus aimé, c'est la mise en valeur de la parole avec, comme chez Max et Marie le fil d'animation australien, un fil rouge. Je n'en dirai pas plus. Un plateau sans décor, et ce fil rouge. Visuellement, un effet très serré. Et aussi, ses apparitions "en traversées du plateau incongrues" comme celles d'une certaine diva. Et ce que j'ai détesté, c'est l'abondance des personnalités et des marques qui défilent. Placement de produits sans effet. Non je n'achèterai pas Oessen, pas plus que les autres marques d'ailleurs. Dérisoire, pathétique. Quant aux sketches leurs sujets appartiennent tellement au quotidien qu'ils ne me font pas rêver. Hors, un spectacle doit avant tout me faire rêver. Nicolas Raccah nous fait rêver. Super Nicolas Raccah, nous avons pris notre pied. Nous étions tous réjouis. Tu nous as rassurés, nous sommes bien des humains aux âmes ravies.

dimanche 17 janvier 2010

Contes des Mille et une Nuits : elle vient et s'en va

C'est vrai, tout en contant j'avais noté qu'elle s'en allait. C'est possible, ça arrive et ça fait partie du jeu. Aujourd'hui (soit six mois plus tard) que me dit-elle ? Que toutes ces portes qui s'ouvraient sur d'autres portes, toutes ces propositions surprenantes, inattendues et facétieuses, ces retours en arrière, ces illustrations la fatiguaient. Aujourd'hui qu'ajoute-t-elle ? Que c'est pourtant grâce à cette séance de contes à propos des Mille et une Nuits qu'elle entre et peut comprendre la pensée et l'auteur d'un certain livre de littérature orientale.
Je prends cela pour un compliment. Je prends cela pour un compliment qui ne regarde pas que moi, qui concerne tous les conteurs. Nous jouons avec les mots, les idées et les images, c'est vrai, nous facettons nos facéties, et ainsi nous faisons passer discrètement des pensées essentielles, ou graves, qui pourraient heurter dites tout autrement : prend qui veut ce qu'il veut.
N'allez pas écouter les conteurs : ils sont dangereux. ils peuvent vous transformer. Merci "Régine" pour cette retombée. Belle année 2010 à tous et poussez poussez les portes, ouvrez ouvrez les oreilles.

jeudi 16 juillet 2009

Pardonnez-moi pardonnez-leur... mais pu....

tain con qué calor, que cagnar
29 ° à seulement 11 h du mat officiel !!! Heureusement ce soir, la délivrance pluvieuse
Bouducon le Sud !!!!
Meilleures violettes of course à tous et toutes.

samedi 4 juillet 2009

"Maman,, il est long comment....

le bus rouge des amateurs de Guimgamp ? C'est sur la même place, mais on ne voit pas le passage piéton.
Il faéut inventer quand on ne peut répondre.
Alors Maman ?
Et bé, fiston il est long comme, comme... un jour sans ipod

mardi 12 mai 2009

Faire un atelier parce qu'on est conteur... pourquoi pas et pourquoi donc !


J'ai toujours trouvé cette relation de cause à effet un peu étrange. Parce qu'elle n'est pas évidente. Des informations sur le conte j'en possède. Passeuse je le suis. A cause de Gabriel. Le saint avec moi, n'a pas joué sa fonction, il n'a pas appuyé assez fort sur mes lèvres, il n'a même pas tracé le sillon sur mon menton. Il m'a oubliée. Il n'était pas là. Mes parents ont pourtant fait leur possible. Mais sans succès. Mais grâce à Gabriel j'ai accepté la proposition d'animer un atelier dans un lycée. J'avais quelques retenues. Quelques pertes de confiance. Certaines choses dites que j'avais prises à mon compte, par erreur. Les retenues se sont envolées.
Quelques séances plus tard, sur cinq élèves trois ont décidé de ne pas parler. Je ne suis pas pour les obligations "forcées" S'ils me lisent ces trois-là, qu'ils me disent s'ils ne se sont pas sentis frustrés de ne pas l'avoir fait. Car ils en étaient capables. Prendre la parole c'est être courageux ; devant un public, faire un exploit ; en matière de conte, gagner une bataille. En effet, c'est quoi le conte : paroles, paroles, vent, broutilles, balivernes, fariboles, propos vains, niaiseries, bêtises, sottises dont on dit souvent qu'ils ou elles sont pour les enfants. Et j'en passe. Et pourtant, selon la façon dont la parole est dite, le choix que l'on fait pour les dire, la parole fascine. Choisir détermine. Le choix devient jeu. Deux parmi les cinq ont osé jouer. D'après ce que l'on m'a rapporté -et me voilà frustrée de ne pas les avoir vus(e)- sourire aux lèvres, je les félicite.
Me revient en mémoire, ce déjà grand garçon pour son âge, en passe d'entrer en sixième. S'il se distingue, c'est plutôt par son comportement perturbateur, par sa propre mise en retrait. On me le dit mais je l'ai déjà remarqué. Comme saute aux oreilles son trop plein de paroles. Qui pourrait devenir goût, plaisir et plaisant pour tous. Il posède la matière. Nous "travaillons" tous en groupe. Il s'en extrait souvent. Le frustrer, le punir ? Je ne pense pas que ce soit mon rôle. Le fait est que le petit groupe parle choisit écrit. Je dis : on dirait qu'il n'écoute pas. Je me méfie de ceux qui se démarquent. Et pas seulement parce qu'il va me mettre à mal : mais parce qu'il faut qu'il y ait restitution. Devant public. On choisit des histoires. Il a déjà fait son choix. Finalement pas si éloigné que ça de lui ! Mais le sien. Tant qu'à faire. Je ne veux pas penser qu'il y a quelque chose d'intime dans cette histoire. Je le pense. Il dira "Mimoun, le bûcheron" " Je lui offre de le soutenir. Il répond qu'il fera tout seul. On passe un pacte moral. "OK mais tu assumes, tu aura un public, tu ne dois pas le décevoir" Pourquoi ne voir que ses instabilités ?
Il y a restitution. Et chacun, chacune, se montre étonnant. Lui, il nous laisse frappés de stupeur. Il mène la randonnée, à sa façon, avec une parfaite maîtrise rythmique, du slam avant l'heure -c'était il y a longtemps déjà. Avec humour et justesse. Il interpelle le public. Celui-ci reçoit le message. Il joue le jeu. C'est fou. Je reçois moi-même une leçon. Vidéo pas vidéo ? On s'en fout : restent le mot, les mots, l'énergie, la respiration, l'ancrage et le passage d'un passeur.
Aux deux nouveaux conteurs, aux deux audacieux, aux deux courageux, à Elodie et Axel, mais aussi à Sonia, Jérémie et Nicolas, à l'audace et pour avoir chacun osé à sa façon : chapeau à eux et à la parole. Et qu'ils n'oublient pas les disgracieux mouvements des lèvres et du visage : ils massent, décontractent, font rire et dérident. Le conte.... pour en offrir des paroles et une ambiance, pas si enfantine que ça. Et quand bien même.

samedi 25 avril 2009

Zen, offert par Lania

qui remercie Joëlle,
qui remercie Françoise
qui remercie Martine
qui remercie Evelyne
qui remercie Francine
qui remercie Caroline Valette qui l'a cueillie et déposée sur son
http://caroline.valette.over-blog.com/
Courage, copiez-collez, puis cliquez. Et détendez-vous, respirez à pleins poumons, fermez les yeux, laissez le soleil caresser votre peau -il est beau aujourd'hui -déjà chaud à 7 h 30, horaire 1956- et écoutez la musique. Bon week-end à tous et à chacun

mardi 23 décembre 2008

Samedi 17 janvier au Melti-Potes, les Mille et une Nuits de Lania & Azedine

Bonjour

Soirée couscous du Maître des lieux auquel succédera le spectacle créé par Azedine, conteur, accompagné de Lania, conteuse.



Quand on goûte une datte, on a le sucré
Quand on mange une noix, on a l'amertume
Quand on mange une noix dans une datte, on goûte aux Mille et une Nuits.
Retenez la date : 17 janvier 2009

samedi 17 mai 2008

Mille et une Nuits aux Dunes d'Ali à Rennes

Azedine : " On raconte, dans les temps..."
























"... Il s'avanouit" L'aube chassant la nuit Shéhârazade interrompit son récit. .. Au soir quand elle retrouva le Sultan elle le reprit, mot à mot : "Il s'avanouit. Quand il se réveilla, il se crut au paradis : il prenait un bain. Ou plutôt, on lui donnait un bain. De petites mains..." (à suivre)