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dimanche 11 mai 2014

16 h le rendez-vous "Contes" à la #Convention Jonglerie réunie à #Vezin le Coquet

Bonjour
Nous étions quatre. Rachel, Gilbert, Viviane, Schuk et Lania. Tous conteurs amateurs pour la dynamique association rennaise "Les Tisseurs de Contes"
Deux lieux nous étaient attribués. L'un qu'on dira urbain. Un peu dans le vent, une tente blanche à deux côtés, oreilles à s'installer sur tapis et divan.
L'autre, comme une collinette, face au grand champ de bouton d'or, face aux essais infructueux de pieds qui s'adonnent à la traversée de cordes, sangles ou filins -chacun peut s'y essayer- face encore à ce jeune homme qui dessine sur les visages des tatouages d'Australie. La collinette est  entourée d'arbres et arbrisseaux identifiés : sureau, noisetier, chêne sessile (sans pédoncule) et d'autres encore.

Du côté de la collinette, j'ai commencé. De façon imprévue, parce que le public bienvenu  était  présent mais notre cher et généreux organisateur occupé à la mise en oeuvre côté tente blanche. Dans l'espoir de son retour, je commence par un jeu, le plus dur, retenir les prénoms de tout un chacun. Exercice de mémoire imparable. Allons-y pour la récolte un peu féminine. Néanmoins, Le premier étant 
Valérie.
Valérie, Riab,
Valérie, Riab, Sarah
J'invite le public à répéter avec moi. Un brin de sollicitude tout de même. Il joue au jeu gentiment et généreusement jouriant. (belle allitération n'est-ce pas 8!)
Nous devenons choeur dans cette avancée.
Valérie, Riab, Sarah, Chloé,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex
ça sent le musical, et si on le clamait mince mon robot ne veut pas ce mot, je répète, robot, j'ai dit "si on le slamait" Vous assistez à la création d'une oeuvre écrite en direct. Le robot m'a résisté. Si je ne l'avais pas affronté vous auriez encore lu "clamait" au lieu de "clamait". Il continue. C'est énervant de penser qu'avant, du tant du vent d'autan autant qu'antan -il y avait un petit vent hier-après midi- mon crayon aurait écrit ce que ma pensée aurait voulu écrire.
Déclinons en slam la dernière proposition
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex, Marina, mille excuses pour les autres prénoms qui n'ont pas étaient de même mis en valeur, et félicitations à tous ceux qui ont retrouvé les sept premiers : signe de bonne mémoire.
Mais comme notre cher organisateur n'arrivait pas et que le public espérait l'histoire, l'histoire est venue, sous mes lèvres, celle du  petit enfant, de 5 à 6 ans qui marchait dans le chemin, blanc creux caillouteux. creux. Soudain l'enfant trébuche. Qui a fait trébucher l'enfant de six sept ans ? 
Un enfant, c'est curieux. L'enfant regarde, trouve, ramasse, observe, tourne, retourne et puisqu'il y a un petit trou il en conclue que s'il vient de trébucher ce n'est pas sur un caillou, c'est sur une noisette. S'il l'on excepte qu'il n'y a pas trace de noisetier à l'entour, la noisette n'a rien d'extraordinaire, sauf le petit trou du destin d'un petit ver. Cependant, quelqu'un parle soudain, et la voix semble venir de ce petit trou-là. Pris de peur le petit enfant lâche la noisette. Et, et, et.... vous n'aviez qu'à venir l'écouter. Vous qui lisez.
Ce qui reste tout de même étrange dans cette histoire c'est qu'en sa fin, sur le tapis, il n'y a plus aucune autres oreilles que les miennes ? Où sont passées les autres ? 
Elles se tiennent debout, hilares et font n'importe quoi se prêtant à mon autre jeu depuis qu'elles ont reçu un éclat de noisette au corps. 
Je rends ses locataires au cher tapis et passe la parole à Schuck qui offre quelques devinettes dont celle-ci
Quand je suis couchée ils sont debout.
Quand je suis debout, ils sont allongés. 
Qui sont-ils ?
Je vois que vous possédez la réponse. Je poursuis donc.
Schuck nous fait traverser la Méditerranée sans rames et nous emmène en Afrique pour assister à la succession d'un vieux roi. Tous ces animaux candidats, guépard, éléphant, singe, girafe, hippopotame, et rhinocéros sont décrits de façon tordante. Nous voilà au cinéma. La poussière est si dense qu'on n'est pas loin d'éternuer. On s'y croirait. Et voir la tortue prenant part à la course de toutes ses petites pattes est franchement comique. Hilarant. Le public est dedans. Et dans la conclusion, davantage. Comment ça vous voudriez connaître la conclusion ? 
Impossibles, l'événement exige la présent physique des oreilles. Comment ça vous n'étiez pas là ? Mais je l'avais pourtant bien annoncé, cet instant sympathique. 
Viviane apparaissant, j'ai pris doucement la direction du second lieu plus urbain, regrettant moi-même de ne pouvoir entendre son conte.

Sur le tapis de la petite tente à deux murs, une jolie brochette d'enfants. Sur le divan, une jolie photo de famille, et sur les graviers, malgré l'inconfort, un bon nombre d'oreilles sont assises. Le spectacle est déjà là.
Face à tous, Gibus ex Gilbert, fait connaître à tous et toutes comment il a appris à jouer du bâton du diable. Il excelle à en faire lui-même tout en racontant. Mais c'est bientôt la fin. Schuck lui succède et reprend la même histoire qui obtient les mêmes rires. Quand mon tour vient, j'hésite à l'instar de Gibus, de retourner en enfer auprès des diables et leur Satan de patron et ainsi, apprendre aux petites et grandes oreilles pourquoi aucun jongleur trouve porte fermée devant les Enfers. Finalement,  la brochette d'enfants et le foulard maternel que je porte au cou, teinté d'Espagne m'incite à raconter l'histoire de l'enfant qui demande du pain à sa mère. Donc,

il était une fois une enfant qui n'avait pas été réveillée par les roucoulement des pigeons déambulants sur les toits de tuile brique ; ni par les lignes colorée des mille et une poussières qui dansaient dans l'air soulignées d'un trait de lumière mais plutôt par une bonne odeur de double petit pain chaud de monsieur Larroque le boulanger de la place des Cornières de #Lauzerte, la jolie bastide.
D'un bond, la voilà début ; deux mouvements habillée de pied en cape, trois enjambées, elle arrive au bas de l'escalier de chêne qui embaume la cire d'abeille et découvre sa mère. Sans hésitation elle salue et dit

Maman donne moi du pain
d'abord porte moi du lait
l'enfant va voir la vache
Vache donne-moi du lait
d'abord porte moi de l'herbe
Pré donne-moi de l'herbe
d'abord porte-moi la faux
Forgeron prête-moi ta faux
d'abord donne-moi la graisse
Petit Cochon donne-moi ta graisse
d'abord porte-moi des glandes
Grand-Chêne donne-moi tes glands
d'abord souffle-moi le vent
Le vent quel vent ?

L'Océan souffle le Vent sur le grand Chêne
Le Grand Chêne donne ses Glands à l'Enfant
L'enfant porte les glands au Petit Cochon
Le Petit Cochon lui donne sa graisse
l'enfant porte la graisse au Forgeron
Forgeron donne sa faux à l'Enfant
L'enfant porte la faux au Pré
Pré donne l'herbe à l'enfant
L'enfant donne l'herbe à la Vache
Vache donne du lait
L'enfant porte le lait à sa Mère
Sa mère lui donne du pain
L'enfant mange le pain au jardin
l'enfant n'a plus faim. Il pose le bout de pain sur la margelle du puits et joue
Viens la pie qui emporte le bout.
"Y a une pie dans le jardin
j'entends la pie qui chante
Y a une pie dans le jardin 
j'entends la pie chanter.
Chanter chanter j'entends la pie qui chante
Chanter chanter j'entends la pie chanter"

Seuls ceux qui étaient présents, savent que je n'ai pas dit ainsi.
Mais aujourd'hui, parce que vous n'avez ni vu ni entendu la petite souris qui passait, c'est MOAKIDI "c'est fini".
A bientôt et merci d'être venu lire. 

Chut, sachez-le, à mon tour de vous dire que comme je vous ai frustrés, à mon tour de vous dire que je l'ai été : frustrée comme vous ici, de n'avoir pu écouter, ni Rachel, ni Viviane, pas plus que  Gilbert dit Gibus. 

Prochain rendez-vous "gracieux de même" lors de la #Nuit des Musées, le 17 mai, en compagnie d'autres conteurs. Annie Gossman, Stéphanie Lachal, Gibus et Lania, pour ne pas les nommer. Ils seront en des lieux bizarre : écurie, bergerie et cuisines.... vous aussi  si le coeur vous en dit. 


lundi 17 mars 2014

"La Longue Maladie"..... on en sort. Lire "Le Crabevadaure", Une odyssée épique et mythique"

Le sujet de "la longue maladie" est douloureux. Il peut transformer tout un milieu familial. Changer chacun, chacune. 
Et pourtant cet après-midi, il m'a fait rire. La plume a du talent. Elle a pour nom Chantal Ferdinand et pour soutien L'Harmattan. Voilà ce que j'ai écrit sur mon FB




Je vous le dis : j'ai passé l'après midi avec le nouvel ouvrage d'une amie qui parle de sa, euphémisons, "longue maladie. Je la félicite devant tous et toutes : "j'y ai pris un grand plaisir". Je ne l'ai pas quitté. C'est un fort beau témoignage. J'ai passé une superbe après midi. Un ouvrage digne d'une conteuse et, dans un lieu où je me permettais de rire à gorge déployée, alors que je n'aurais pas dû, j'en ai profité pour en faire la promotion. Tout ceci, en comprenant ton attitude et ces moments sûrement.... chapeau. Je ne lis, dans cet ouvrage, aucun discrédit à propos du milieu médical, hospitalier. Sinon l'illustration que dans un échange il n'y a pas simplement un aller-retour mais une autre zone de communication à prendre en compte : l'humain. Bien des mercis, y compris pour retourner auprès d'Ulysse. A toi et aux tiens, de grands sourires rennais. Bises.
Je suis si enthousiaste que j'en ai omis le titre : 

"Le Crabavadaure" par Chantal Ferdinand. 
"Une odyssée épique et mythique" - L'Harmattan.

mardi 13 janvier 2009

Contes des Mille et Une Nuits, au MeltiPotes à Rennes

Deux voix, l'une masculine celle d'Azedine


l'autre féminine, celle de Lania


En alternance, ces deux amis évoquent la voix douce, agréable et savoureuse de Schâharâzade séduisant son époux chaque soir pour ne pas perdre la vie.
Y parviendra-t-elle ?
Restaurant-bar : Le MeltiPotes - Réservation prudente : 02.99.85.92.18
Soirée-couscous royal : dès 20 h 30 (tarif 16 €)
Spectacle de contes : dès 21 h 30 : tarif libre au bon coeur des oreilles.
A demain samedi 17 janvier 2009 Belles journées.

mardi 2 décembre 2008

Jeudi 4 décembre : sublimissime pomme de terre


à La Guerche de Bretagne?
au Centre Culturel
très précisément à 15 H .
Ronde et cheminante. Venez la suivre. A bientôt


Plus proche de Rennes, prochaine date à retenir
Médiathèque de Cesson Sévigné
le mardi 9 décembre à 19 h (3/4 d'h à 1 h de contée)
Pour réserver : 02.99.83.52.54.

vendredi 21 novembre 2008

De Maison en Péniche, la Poésie au fil de 'leau

par les Prairies Saint Martin

Pour vous y rendre en passant parfois par la Péniche Spectacle

http://www.penichespectacle.com/pages/page1.htm

C'est aussi possible, à pied, cheval, bicyclette, ou vélo. St Martin p p m

Photo empruntée à la revue "Le Rennais"

jeudi 19 juin 2008

Contes, poésies, musiques d'Arménie avec l'association XAVIER GRALL

L'association culturelle Xavier Grall présente deux soirées

le mercredi 25 juin 2008
"Conte et poésie"
en compagnie du poète Beltram CARLO
et de la conteuse LANIA
&
Le jeudi 26 juin 2008
"Poésie et Musiques d'Arménie"
en compagnie du poète Beltram CARLO,
et de deux musiciens français d'origine arménienne
Les deux soirées se dérouleront
à la Maison de quartier de Villejean
dès 20 h 30

Entrée : 5 euros
Venez nombreux.
L'association Xavier Grall

Réservations : 0223467060 ou 0668106887

mercredi 18 juin 2008

Coup de foudre Carla Bruni chanteuse in Sol en cirque

Je ne peux m'empêcher de le conseiller aux mamans des petits rennais et pourquoi pas à leurs maris ou amis en leur compagnie (Pôle Jeunesse rez de chaussée cubes CD face au comptoir d'accueil N0 710 A.SOL, livret compris) : c'est un conte, tout ce que j'aime ; musical, un must ; il y a Baguian, (j'adore) et Daniel Auteuil (que j'apprécie : il est le narrateur) Francis Cabrel et Henri Dès, Catherine Lara et Maxime Le Forestier, Claude Nougaro et Alain Souchon, Anne Sylvestre, Laurent Voulzy et Zazie, presqu'une poésie supplémentaire rien qu'à l'énumération de leurs seuls noms. Puis il y a les autres que je découvre, dont Carla Bruni La Taupe modèle (rigolote ou sérieuse ? Ce n'est jamais la réponse qui est intéressante mais la question). Bref, pour revenir au conte, sachez-le
Eléphant est big malade... On ne sait pas ce qu'il a Mais ça va pas Il a plus la banane
L'affaire est sérieuse, appel sur radio, il faut trouver la pierre molle...
Pour le reste prenez les grands moyens faites un tour aux Champs Libres Pôle Jeunesse (ou d'autres bibliothèques et Médiathèques) Ou offrez-le. Rappel du titre
SOL EN CIRQUE

mardi 17 juin 2008

Clocher de Locuon nouvellement dressé


Qu'est-ce qu'elle montre ?

L'itinéraire pour visiter le 7ème ciel. Simplissime : emprunter les marches de pierre et s'appuyer sur la balustrade verte. Comme dirait le petit Wambat, c'est tout !

samedi 3 mai 2008

Tout schuss LENTEUR, avec lui et moi aux Champs Libres


pour savoir qui il est et ce qu'il fait.

N'est-il pas mignon ?
Venez craquer pour lui en ma compagnie et celle de Henri, l'ami d'Henri et tous les autres aussi.
Promis ? Je vous attendrai pour vous lire leurs histoires
dès 15 h 30.... je me presserai pour ne pas être en retard :-)
A bientôt
Lania

http://www.flickr.com/photos/stygiangloom/220992362/

dimanche 6 avril 2008

Skoop !!! Dernière histoire d'Hiver

A trente kilomètres de Rennes il neige aujourd'hui 6 avril ! C'est un ami qui me l'a appris
ça me fait toujours rire et penser au responsable qui,
il y a longtemps, en une mi-mars,
devant le soleil, soudain réapparu, a insulté Hiver en lui disant qu'il était fini. C'était un paysan qui avait sorti avant l'heure, sous le soleil renaissant et quelques herbes vertes audacieuses qui crevaient la neige, son troupeau, agité d'être trop resté enfermé.

Résultat,
Hiver s'est fâché et il a mijoté une négociation avec son frère Avril : "tu me donnes tes deux derniers jours de mars et tes premiers d'avril et ce paysan à la con, il va voir si je suis mort !" -pardon mais c'est le fermier qui parle-

Résultat,
Hiver s'en est redonné à coeur joie, comme en ce moment. Là, dans les Pyrénées le paysan a été obligé de rentrer son troupeau et de lui donner le dernier foin. Seul le taureau s'en est tiré et encore : grâce au foin qui tapissait les sabots de bois du paysan. Ouf, le lendemain , le soleil éclairait pour de vrai. Avril avait enterré son frère Hiver.

A mon humble avis, cette année 2008, Hiver a dû se vexer davantage de tous les commentaires qui furent dits contre lui sur la Canebière ou ici-même, sur une certaine place Rallier du Baty très heureusement ensoleillée durant la deuxième semaine de mars. Vexé de chez vexé, Hiver aujourd'hui surprend, joue, refroidit, gèle, congèle, enrhume, embête, -n'était-ce pas pour cette raison que les étoiles brillaient si visiblement hier, de nuit, Catherine quand nous faisions, à la lanterne, une chasse différée, aux oeufs de Paques dans ton joli jardin ?- même ceux qui ne croient plus aux contes..
Cependant, pour ma part aujourd'hui, je sens dans mes balconnières et vois à la pointe des branches des arbres comme un frémissement, un doux développement, une saine exigence, qui annonce la mort définitive de sieur Hiver. Demain peut-être ?

"Ah je t'aurai je t'aurai, je t'aurai...." chante Avril et d'ajouter sous les dernières jonquilles :
"Frangin, cesse de m'embêter : à mon tour d'exister"

Là bas, dans les Pyrénées, on appelle les deux dernières journées de Mars les "Prestous", et les deux premiers jours d'avrils les "Vacairôls" suite à cette négociation et elle qui a donné lieu à ce petit texte :
Abril, gentil, prèsta-m'en un, présta-m'en dos ; E dos, qu'en teni faràn quatre ; Le bestià d'en pagés farém pèrnabatre.
Traduction : Avril gentil, Prête-m'en un (jour) , prête-m'en deux. Et deux que je tiens (encore) cela fera quatre ; nous ferons trembler de froid le bétail du paysan
Merci pour votre lecture

mercredi 26 mars 2008

Pierre Gripari ?.... pourquoi pas ? http://www.gripari.net/r_gp.php

GRIS PAS PLEURE ET GRIPARI de JEAN GUENOT

http://www.gripari.net/r_gp.php

Jean Guenot imagine un dialogue entre le président de l'Entraide des Travailleurs Intellectuels et sa secrétaire… Et c'est un portrait plein d'humour de Pierre Gripari qui apparaît mettant en évidence l'originalité de l'homme et de son œuvre…


" Secrétaire
Vous êtes sûr ?
Ah oui. C'est rudement curieux.
Il est vraiment écrivain, Monsieur Pierre ?
Président
Oui. Passionnément.
Secrétaire
Il a commencé par hasard ?
Président
Non. Il a décidé de ne rien faire d'autre en 1957.
Secrétaire
Comme on entre dans les ordres ?
Président
Par sacerdoce.
Secrétaire
C'est pour ça qu'il ressemble à un aumônier militaire ?
Président
Vous le voyez souvent ?
Secrétaire
Tous les jours. A la cantine.
Président
Il déjeune ici ?
Secrétaire
Oui. Chacun apporte quelque chose, le pain, la viande, les légumes, le vin, le fromage. Lui, Monsieur Pierre, c'est la vaisselle.
Président
Il apporte des assiettes en papier ?
Secrétaire
Non. Il lave la vaisselle. Il fait ça très bien. Avec beaucoup d'entrain. Je crois qu'il vient ici pour le plaisir de laver la vaisselle.
Président
Peut-être qu'il n'a pas d'argent et qu'il aime bien faire au moins un repas par jour.
Secrétaire
En tous cas, la vaisselle, il la lave, il la rince. Après, c'est nickel. Tellement propre qu'on mangerait dedans.
Président
Quand il écrit, c'est la même chose. Après, on peut lire. "


70 pages au format 14x19 - 80 F - En vente aux Éditions Guenot, BP 101 - 92216 Saint Cloud
Édition de luxe à tirage limité, sur vergé de chiffon, en vente à l'association des Amis de Pierre Gripari

samedi 15 mars 2008

St Patrick Fiesta c'est au choix


où vous voulez,
qu'elle soit rousse, blanche ou brune
ou l'inverse ! Trèflez et rondez, rondez sur l'herbe "égairante" où que vous soyez. Vive les Patricia et Patrick et autres dérivés(es)

Retour de la Campagne d'Egypte à Ercé près Liffré

Tout finit dans la lumière, dans la sagesse des premières écritures imprimées sur papyrus et cachées au fond des mers, par Thot le dieu vénéré au temple de Ptah
Un peu de recul, car il est évident que le bébé du voisin avalé par l'homme à l'oeil comme une soucoupe et l'autre comme un bouclier c'est un brin effrayant.

Pâtisseries en fin de repas délicieux et qui n'avait Pharaon merci, rien d'invisible,


surtout le roulé aux roses infiniment subtil


en compagnie de Cyril



Frange néfertitienne et couleurs



"Nil Vert Nil Blanc"
C'était hier, à Ercé près Liffré,
grâce à Marine de l'association El_noor_el_ Dunia
et en présence de Madame la Maire
nouvellement reconduite
-c'était d'actualité à dire-
une bien jolie soirée au Caire

lundi 3 mars 2008

ATD Quart Monde en 2005

Un bon souvenir retrouvé, un bel échange, une bonne énergie et un extrait de mon projet d'obtenir une photo de chaque étape "dessinée" à mains nus au cours de cette randonnée très classique, qui amuse toujours les plus petits comme les plus grands quand ceux-ci se laissent aller à l'émotion de redevenir un enfant : comme un respect à rendre à celui-ci, plus proche de l'adulte qu'il ne pense : lui-même.

vendredi 22 février 2008

Ercé prés Liffré le vendredi 14 mars : ambiance égyptienne

Dégustation de spécialités égyptiennes hummmmmmmmmmm : 7 € 50 mezzé + pâtisseries
et de contes : crocodiles, frères, pharaons, livre, magies, cigognes, calife, sultan, babouches, chrétien, musulmans, juifs, danseuses..... pour des rencontres croisées....
A vous y voir........... à vous reconnaître.......... à vous retrouver......... à partager :
gratuité jusqu'à 5 ans - 3 € pour les 6-11 et 5 € pour les 12 +
Le vendredi 14 mars à partir de 19 H 30
Affiche suivra.
Pour tout renseignement :
FESTIVAL ILLORIENTAL 2008
06.71.51.01.18 ou
el_noor_ed_dunia@hotmail.fr
15 ET 16 MARS DE 14 H 0 18 H
Stages de danse orientale avec Diane TARKHAN qui vient du CAIRE

lundi 18 février 2008

Une conteuse à Toulouse A la MJC Pont des Demoiselles



pour rendre visite à ce joli visage mutin, une conteuse qu'elle ne connaît pas. Contes en pyjama : j'ai moi-même emmené ma chemise de nuit et mes chaussons d'argent. L'heure est à la tisane : 19 h. J'arrive en avance : elle installe son décor en compagnie de quelques animateurs du lieu -deux sont du Mans : y a plus de rennais, ya plus de toulousains.... je plaisante, sourire- Je me présente et en deux temps trois mouvements j'apprends que les Sybilles -Sybille est son prénom- sont des oracles : autant pour moi. L'un de mes personnages s'appelle ainsi mais je ne connaissais pas la référence. Ce qui me plaît, ce sont les deux rouleaux de prés verts étendus sur le sol ; les deux gros pochons d'où elle sort, le geste auguste, coussins de couleurs étoilés et doudoux divers. Les lampes de nuit qui projettent des dessins animés ; son rideau de fond qui miroite doucement ; son trône or et rouge ; quelques fleurs et marionnettes indiennes ; sa voix avec micro je crois ; son entrée en matière un peu moins mais elle fait rire les enfants et prétexte leur sagesse ; ses histoires ; celle de Palestine Marrouské -je me trompe peut-être- ; celle d'Afrique, du Baobab blessé et au cours de celle-ci la jeune enfant de moins de deux ans qui déambule en prononçant comme une gourmandise baO baB bA ObAb BAOBaB ; la dernière, jamais dite par moi, mais peut-être l'une de mes préférées : la petite sirène d'Argentine : parmi le petit public, au cours de celle-ci, la même enfant qui se promène seule au monde : elle se prend et mime la vague. Nous sommes tous ailleurs : les adultes ont le sourire aux lèvres : ils flottent. Je me demande si ce n'est pas nous qui prétextons les contes pour les enfants pour les écouter de nouveau et même en découvrir d'autres ; ah les enfants, merveilleux prétextes. Ah la jolie voix cristalline de Sybille -marionnettiste aussi- son joli costume coloré et miroitant, et ses belles mimiques et cette façon de devenir l'un des personnages puis tout aussitôt celui qui suit. Théâtral mais en accord avec la scène. Et le tout grave, joyeux, grave, vivant, tendre, souriant, émouvant. Et le petit verre de tisane. Pour en savoir plus sur Sybille : La Ch'tite Bohême Cie - contact : sybille-bligny@wanadoo.fr Ce qui me plaît : cette jeune maman aux longs cheveux bruns qui entre avec ses deux garçons et avec laquelle j'échange conversation. La colline de Fourvière soudain apparaît dans la pièce. Nous nous retrouverons. Secret entre nous : chut, aujourd'hui, c'est fait : vive le net.

samedi 26 janvier 2008

« La vie est comme une Ghaziya, elle ne danse qu'un instant pour chacun » (Proverbe égyptien).

Vrai ou faux avis de macho et rencontre
avec un griffonnage vieux d'il y a longtemps (1996) : "une femme qui porte des talons se déclare en état de vigilance sensuelle. Il ne lui déplaît pas d'être regardée" et une petite histoire vieille de plusieurs siècles, que je me permets de conter. Il était une fois : un Pacha dans sa merveilleuse Kasbahh offrait à ses seigneurs une merveilleuse soirée. De nombreuses bougies, cachées dans des lanternes de cuivre aux verres colorés vacillaient ici et là, au sol ou sur les tables basses incrustées d'éclats de nacre ou recouverte de plateaux de cuivre. Des ombres mouvantes parcouraient les visages des musiciens et des chanteurs. L'ambiance parmi les seigneurs présents était à la parole. Et les mains s'exprimaient autant que les lèvres. Elles gesticulaient. Soudain il y eut le silence au simple cliquètement de petits cercles de cuivre qui rehaussaient la ceinture d'une danseuse qui succéda aux musiciens et chanteurs. Les mains cessèrent de gesticuler. Les yeux des hommes prennent leur relais. L'attention est forte. S'ils ne se trompent pas la jeune femme entame la danse des quatre enchantements. Aucun homme ne résiste à cette danse. La jeune danseuse danse ainsi qu'elle doit danser. Elle renverse la tête, entrouvre la bouche. Elle tend les bras et sur la pointe d'un pied elle s'appuie sur le deuxième pour tourner en basculant le bassin, en avançant son bustier frangé pour offrir le spectacle de ses seins, tout son corps vibre d'un mouvement ondoyant qui pourrait bien ne plus avoir d'équivoque. Dans l'assemblée, les bouches sont entrouvertes, les gorges déglutissent et les corps frissonnent. D'amour. La jeune femme danse, les yeux fermés, ses cheveux ondulent, recouvrent son visage, le libèrent. Des perles de sueur coulent le long de son corps. Elle ralentit peu à peu le rythme de la danse. Elle s'arrête. On peut entendre son souffle saccadé. Elle s'incline. Les hommes se lèvent et l'applaudissent, elle, soulevant ses voiles pour ne pas trébucher s'échappe par la petite porte, descend l'escalier, le marbre est froid sous ses pieds, court le long d'une allée, vers une vasque sur laquelle flottent des pétales de rose. Mais elle ne trempe pas ses mains dans l'eau, elle pose son front sur le rebord froid et tente de reprendre sn souffle. Derrière elle les graviers crissent. Quelqu'un court, marche s'arrête : il est pris par le désir, il la désire, la veut, ne veut qu'elle. Il se penche, murmure quelques mots à son oreille : vous étiez merveilleusement belle, merveilleuse, je voudrais, laissez-moi vous, dites-moi... il s'arrête puis reprend la parole et à voix basse il chuchote "répondez-moi aimez-vous la volupté ?" Elle lève la tête, cherche son regard, secoue son visage, hausse les épaules. Remue les lèvres. Que lit-il, qu'entend-il, c'est impossible, il ne peut la croire :"Elle ne connaîtrait pas le mot Vo lu p té !" C'est pourtant bien ce qu'elle répète avant de tomber sur le sol "Non, Je ne connais pas le sens de ce mot !" Imaginons chacun comment pourrait se terminer l'histoire. Je m'arrête ici. Je ne dirai pas "Il ne lui déplaît pas d'être regardée" Non, je ne le dirai pas. (voir p.80 "Le Cercle des Menteurs : Contes philosophiques du monde entier : Jean Claude CARRIERE - j'aime à dire que ce livre-là m'a été généreusement conseillé par une jeune demoiselle qui aurait pu être ma fille : elle a eu raison)

vendredi 11 janvier 2008

Voyages voyages... Destination tout plein à Villejean

A l'inauguration de "Destination"
"10 ans, 10 pays"
du 11 janvier au 2 février 2008
Maison de quartier de Villejean, 2 rue de Bourgogne - 02.99.59.04.22 si vous voulez en savoir plusseuh !- mvqadulte@hotmail.com

Durant le festival :
Expo rétrospective -
Soirée Malgache ;
le jeudi 17 janvier de 20 h à 22 h
Soirée Brésil-Afrique ;
le vendredi 18 janvier (même heure)

Atelier danses indiennes
le samedi 19 janvier entre 15 et 17
gratuit et inscription à l'accueil
Soirée Antillaises ;
le samedi 19 janvier 2008 (même horaire que autres soirées)

Atelier construction instruments Malgaches
mercredi 23 janvier 15 h
Soirée Contes et danses de l'Inde
jeudi 24 janvier 20-22 h
Asso Mira Baï et Lania
Carnaval à Villejean
samedi 26 janvier
de 14 h 30 à 17 h 30
Contes russes avec l'asso BECEDKA et Lania
gratuit - 15 h - inscription à l'accueil
Diaporama Madagascar
vendredi 1er février : 20 h 30
Participation : 3 €20
Atelier cuisine et repas
La morue dans tous ses états - participation 8 €
Soirée Bolivie
vendredi 25 janvier (horaire soirée)
Film "Le chant des Oiseaux"
Soirée Chant pour un tour du monde des pirates "Filozofes"
jeudi 31 janvier : 20 h 30
Atelier cuisine Russe et Repas
vendredi 1er février - 9 à 14 h
participation : 8 € à l'accueil
CABARET DE CLÔTURE le SAMEDI 2 FEVRIER
19h
Repas, musique, spectacle
16 € adultes ; 8 € enfants
Inscriptions à l'accueil avant le 30 janvier
Grand choix : il n'y a plus qu'à appeler : 02.99.59.04.02

lundi 17 décembre 2007

Ceci n'est pas le conte

"Une chouette vole, tête de folle ; elle vole, vole, se pose, remue la queue, écarquille les yeux et repart ; et à nouveau, elle vole, vole, se pose, remue la queue, écarquille les yeux.... Ceci n'est pas le conte, mais seulement, le début" (ou le commencement ?)
in "Les contes populaires russes" réunis par Afanassiev - histoire n° 33 "Le héron et la cigogne" (thème : le mariage) - p. 72 Maison Neuve & Larose