Affichage des articles dont le libellé est contes en anglais et autres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est contes en anglais et autres. Afficher tous les articles

mercredi 10 juin 2015

Petit texte entre rencontres -10 juin 2015 - Jeanne et Natly, rire et parole d'abord

ECRITS


Mercredi 10 Juin 2015

Bonsoir, il est 20 h 23
Je ne pouvais pas savoir qu'elle s'appelait Jeanne. 
au raz du sol, elle fouillait, poussait, sortait, regardait, ouvrait, refermait, remettait, happait l'un d'eux, jetait un regard et hop hop hopono elle s'en emparait. Le, les livres de... contes mais oui. 
Alors je lui ai dit "bonjour" et j'ai su, qu'elle allait s'y essayer, elle aussi, à cette chose incroyable qu'est "dire à". Alors je lui ai donné, quelques noms, quelques titres, un lien. "On se reverra" m'a-t-elle dit, "Je m'appelle Jeanne" Je ne pouvais pas savoir mais je l'ai su. Parce que je me suis adressée à elle. 
Je ne pouvais pas savoir qu'elle s'appelait Natly.
Ni qu'elle était anglaise. Elle parle le français sans aucun accent. Aïe aïe aïe, pauvre de moi, avec mon accent du sud. Je ne pouvais pas savoir mais j'ai su, grâce à un sourire spontané et réciproque quand nos regards se sont croisés. Grâce à l'escalier que nous n'avions pas fini par prendre. Parce qu'il est bizarre l'escalier des Champs Libres
(enfin je le trouve bizarre et j'ai toujours une drôle de sensation) il fiche le tournis. Qu'on le monte ou qu'on le descende, il fiche le tournis et surtout quand on le descend. Ce qu'il s'agissait de faire. Mais toutes deux avons rebroussé chemin. 
J'ai ce sentiment. 
Elle l'a aussi. 
Quand l'ascenseur suivant est arrivé, chance il a affichait le logo "descente". Il y avait deux chevaliers. Pourquoi ai-je vérifié d'un "Vous descendiez bien ?" J'aurais dû être sûre puisqu'elle m'avait suivie. Il m'a surprise quand il m'a répondu 
"Attendez, faut que je réfléchisse ... heu oui, nous descendions !" Un instant il m'a plongée dans le doute. Puis j'ai ri quand j'ai compris qu'il se moquait gentiment. Puis un peu gêné ( je crois) il a regardé au-dessus de la porte pour rien, comme ça : y avait un tag, un peu maladroit, un peu primaire, il a regretté le tag. Il a dit, comme si ça ne pouvait pas être  "il y en a ici aussi" Chacun s'est tu. Sauf moi : j'ai dit l'air professoral : "il y a écrit LECTURE" La tête qu'il a faite en me répondant 

le clown Jean Libre
"C'est vrai ?" 
Le ton qu'il a mis. 
J'en suis restée béâte. J'ai répondu "heu... vous croyez ?" il a ri d'un rire qui a fait que chacun avons ri d'un rire qui a fait que  5 joyeux rieurs ont ri d'un rire qui a fait que chacun des lecteurs traînant dans le grand hall des Champs Libres a ri et que tous ces rires ont secoué de rire la sculpture qui préside depuis quelques mois, rouge bleu orangé, l'angle supérieur extérieur des Champs-Libres, alors les rires se sont éparpillés Esplanade du Général de Gaulle, sont descendus dans le métro, ont envahi la dalle du Colombier, les appartements du Colombia,  ont remonté la rue de Nemours,se sont  envolés par delà le boulevard du Liberté
et vrai de vrai sont arrivés Place de Bretagne, Place des Lices, Place Hoche, Place du Parlement, Place Rallier du Baty, Place Saint Anne et ils ont envahi la Place de la Mairie. Pas plus que Paroles, Rires sont chiches. Bientôt tout Rennes riait je crois bien même jusqu'à la Place de l'Europe et celle  de la Bellangerais.  
Et tout ça pourquoi parce que deux lectrices n'avaient pas voulu prendre un étrange escalier qui donne le tournis. Enfin ce me semble.
Et pendant ce temps-là Nathalie, que je ne savais pas encore s'appeler Natly (prononciation  à l'anglaise), a remarqué d'un grand sourire, qu'elle a merveilleux 
"C'est bon de rire ainsi"  J'ai ajouté 
"On ne se croirait pas sortir d'une médiathèque !" 
"Oui, c'est vrai ! »…
Et nous avons continué la conversation sur le trottoir. 
Des connexions surprenantes : 
Bézier où elle a vécu douze ans et ville de mon amie Monique, créatrice de bijoux contemporains. Aujourd’hui disparue.
Pas Nathalie comme en France mais Natly, "je suis d’origine anglaise, mais je vis chez vous j’aime trop la France. Et votre accent, de quel sud vient-il ?" 
Du Tarn et Garonne, mais j’ai été élevée à l'accent Russe. Connexion. "Une mère Russe ? Ma grand-mère était juive polonaise, elle a vite épousé un anglais et quand ils ont divorcé elle a gardé son nom anglais" Je n'ai connu aucune grand-mère, quant à ma mère elle a épousé un militaire français en Allemagne, où je suis née. Elle a toujours porté le nom français aussi et elle a même abandonné sa langue réellement maternelle : le Biélorusse. Mais je l’ai su très tard, à presque 50 ans"
Elle en convient : " C’était ainsi, on n’en parlait pas, alors"
"Oui, ils n'en parlaient pas !"

Et moi de penser  « non-dit, malentendus, incompréhensions... » et je pense à ce psychologue marseillais, pour adolescents, adolescentes, Marcel RUFO, pour ne pas le nommer, qui clamerait bien à voix haute et forte que les jeunes d’aujourd’hui sont  bien meilleurs que les jeunes d’hier. Dont ex-moi. Et je trouve que c’est vrai. Ils sont moins inhibés, ils osent davantage, ils ne sont pas dans la hiérarchie, ils sont dans la collaboration… pour un monde meilleur. 
Je veux le croire.


Au revoir Jeanne, qui en faites partie, au revoir Natly qui venez à peine de les quitter. Vous êtes nos avenirs mais les vôtres surtout. Prenez votre place. Nous veillons comme le vieux ou la vieille du conte qui sort du buisson opportunément ou pas : 
Quand la flamme parle 
histoire de choix.

Alors que le temps se faisait soudain gris breton frisquet et qu'à l'instant il bruine comme à Bénodet pour le 14 Juillet  -Oui, il bruine le 14 juillet, à Bénodet, pendant que les pétunias, à raz de trottoir, exhalent un parfum poivré- je vous souhaite une belle journée ou une bonne nuit. A vous, Pendules !

Peut-être bien que je ne reverrai jamais ni Jeanne, ni Natly mais je gage que je n'oublierai pas  ces deux délicieux petits moments à la Emmanuel Mounier.


dimanche 18 mai 2014

17 mai 2014, La Nuit du musée à LaBintinais, s'est passée. Belle nuit contée

Le temps idéal pour se promener dans #lemuséedelabintinais. 
A peine besoin d'une petite laine. Réunion, mise au point, filage sur le gazon, fouace au poivron, cidre et petits gâteaux, merci madame la présidente, vous "êtes" une vraie Maman pour vos "voix".
Puis, fut le moment de se mettre en costume, d'enfiler les beaux chemisiers, les belles coiffes, de tenir le beau buste lacé, en un beau drap gris, souligné de galon noir, et par conséquent un plaisir de  découvrir Odile et Stéphanie vêtues ainsi, jusqu'au sabot pour cette dernière. 
Puis ce fut l'heure. Annie dans l'écurie, Stéphanie dans la première cuisine, Vincent dans la bergerie et Lania dans la deuxième cuisine ; chacun sa place. J'ai vu passer le premier groupe, de la cour intérieure où je me trouvais. Belle surprise, il était important.
J'ai vu et entendu Vincent conter la rumeur, celle qui donna envie à un breton de la Bintinais d'envisager d'épouser la fille du roi d'Angleterre.  J'ai entendu le mouton qui avait, semble-t-il, une idée personnelle sur la question de la rumeur. Bien sûr le public a ri. Et il a beaucoup applaudi.
J'ai vu son grand groupe serré très serré, pénétrer dans "ma" cuisine, à penser qu'il aurait fallu le scinder en deux. Entre meuble rennais ou d'ille et vilaine, entre armoire à la pie royale et lit à quenouilles (merci sincère au charpentier-menuisier qui visitait le musée et m'a offert cette double connaissance. "Je suis collectionneur de meubles Breton" m'a-t-il dit et d'ajouter "Récemment je suis allé chercher une maie bretonne à Montpellier". Bonjour la passion.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes tortues. J'étais collectionneuse, je l'avoue, j'ai collectionné  les tortues et les histoires de tortues et toute information sur les tortues. Une centaine aujourd'hui. Je sais où elles sont. Je pense aux meubles du collectionneur et je me dis qu'il doit vivre dans un château.
Dans la cuisine, tout le groupe a pris place. J'ai pu entrer dans mon histoire et les oreilles retrouver une suite des péripéties de Pierre. Qui devient Peter, sous mes lèvres. Peter, chasseur de grouse. Dont une chasse à la grouse qui lui file une vraie frayeur. Cette histoire est librement inspirée et dite à partir de l'album de nouvelles intitulé #Le coche fantôme. Si vous ne possédez pas le livre, sachez qu'on trouve cette nouvelle sur le net. Au seul et même titre. 
Cependant, je n'ai pas pu m'empêcher, parce qu'il y avait une poignée d'enfants, à les rendre adultes d'un mot et à rendre enfants tout adulte groupé autour d'eux. Comme le héros commun aux quatre voix était un nommé Pierre, j'ai essayé "la maison que Pierre a bâtie", une randonnée à propos de laquelle j'ai un rêve : qu'un photographe ou une photographe m'accompagne, et qu'il photographie chaque geste fait au cours de la randonnée (ainsi s'appelle ce type de texte).  Ce soir, ça marchait si bien que le photographe aurait été ravi : toutes les oreilles collées serrées se sont prêtées au jeu. J'ai regretté que mes lunettes ne soient pas capables de faire office photographique. 
Raconter quatre fois de suite une histoire avec à peine 5mn plus ou moins entre chaque groupe est un challenge. Je m'y suis prêtée. 
Un conteur sans oreille attentive est peu de chose. Les applaudissements furent nourris pour tous et toutes. Merci à vous, Zoreilles qui avez choisi de partager la Nuit des Musées, en notre présence, dans celui de La Bintinais.
Fin du premier groupe. N'en restèrent plus que trois.
Merci aussi aux deux voix qui ont fait le lien entre les conteurs. Anne-Marie et Odile. Belle idée.

dimanche 28 juillet 2013

Tout sur les Celtes par la connaissance de leur art : Hasard subtil et audace de même, merci


samedi 12 mars 2011

Quelques dates prochaines

Le 23 mars à l'Artiste Assoiffé auprès de quelques autres conteurs de l'APC, le 23 mars au soir
L Artiste Assoiffe 02 99 79 30 004 rue St Louis - 35000 Rennes Activités : café, brasserie • restaurant
Le 6 Avril "Rendez-vous dans 816 plombes", séance inscrite dans une réflexion de la Médiathèque de Vezin le Coquet sur le temps qui passe, la transmission, la famille.
(http://www.ville-vezinlecoquet.fr/mediatheque.htm)


Le 9 avril du côté de Thorigné Fouillard, au cours d'un repas sur le thème du Moyen Age
Le 16 avril du côté de Granville, une séance privée, sur le thème des Bijoux, diamants, bagues et bracelets. Merci Maupassant, les contes Persans et ceux du Maghreb.

samedi 19 février 2011

Le gros Sultan et l'Oiseau impertinent -3ème-

Plumé bien plumé l'Oiseau et toujours chanteur. Car il chante encore. Il dit "J'ai toujours de la chance, . Je voulais être douché et on m'a douché et même massé. Il est gentil le Sultan qui fait pour moi comme pour son enfant ! Merci Sultan"

Le Sultan en a assez de cet Oiseau qui chante. Il ne veut plus l'entendre et il interpelle le cuisinier "Cuisinier fais donc taire cet oiseau de malheur !"
Le cuisinier ne s'est pas gêné. Il s'est adressé à l'oiseau "Sale Oiseau de malheur qui ne veut pas cesser de chanter, regarde un peu comme je vais t'y obliger" Et sur ce faut voir comme le cuisinier lui arrache ses dernières plumes ; faut voir comme il lui brûle ses derniers duvets ; faut voir comme il étire sa gorge et lui fourre-enfonce, de ses doigts boudinés des tronçons de fenouil, des baies de genièvre, des morceaux de piment, des baies de raisin, des épices, du cumin jusqu'au dernier bouquet parfumé, au thym-laurier. Fourré jusqu'au silence !!

Quelle erreur. L'Oiseau fourré, plumé, ébouillanté, décapité continue de chanter "Je suis chanceux, me voilà parfumé, lotionné thym-laurier. Sultan tu as bon goût. Tu dois avoir bien faim !"

Le Sultan l'entend. Il hurle "Cuisinier fais-moi taire cet oiseau de malheur, sinon..."

Sinon ? Le cuisinier n'hésite pas, il attrape l'Oiseau et le jette-plonge dans une marmite où chauffe un bouillon déjà fameux.

Ouf, l'Oiseau se tait. Le silence est réconfortant.
C'était trop penser.
L'Oiseau mijotant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité se remet à chanter. "Quelle chance, me revoilà au hammam. Hum Sultan comme il sent bon ton bouillon, comme il me plaît ton brouillard. Vas-y Sultan rajoute du bois !"

Le Sultan est exaspéré. "Cuisinier, fais le taire, sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas. Il bombarde l'Oiseau de petits pois.

Contre toute attente l'Oiseau est ravi. Et contre toute attente l'Oiseau bombardé, hammamant, fourré, plumé, ébouillanté, décapité que pensez-vous qu'il fasse ? Oui, il chante. Il dit "Waouh voilà qu'on m'offre mon jeu préféré le jeu de billes. Merci Sultan, tes gens sont de bonnes gens !"

"Cuisinier !" hurle le Sultan, "fais-le taire sinon..."
Le cuisinier n'hésite pas, il présente la tajine au Sultan qui la goûte.
Il la goûte yeux fermés. Cette tajine à Loiseau est délicieuse. La sauce est d'un grand velouté, d'un fameux fondant, d'une belle saveur. A se damner. C'est le bonheur. Dommage que le bonheur soit épuisé. Le Sultan a tout mangé.

Dommage pour le Sultan. Soudain il souffre. Son ventre lui fait mal, boute selle, boute selle, son ventre lui fait mal à le plier, à le déplier, le replier, mais rien n'y fait. Le Sultan souffre. A pleurer. L'Oiseau lui, se met à chanter "Quel ventre, Sultan, ce n'est pas en ventre, c'est une piste de danse ! Je m'y prélasse et j'y danse. C'est un palace !"

"Cuisinier, fais-le taire, fais-le taire !"
Le cuisinier va chercher un médecin. Pendant ce temps le Sultan souffre. Il se plaint à voix haute, à grands cris, à bouche que veux-tu. Si grande ouverte que l'Oiseau pointe son bec, ouvre ses ailes et s'envole.

Il s'envole et se moque : par-dessus le palais, par dessus la palmeraie, par-delà l'oasis, par-dessus la grande place. Et tout le monde se rassemble pour l'écouter. Le Sultan gros et gras est méchant. Il ne veut pas qui il ne veut pas quoi. Ce Sultan ne doit pas rester là. Et tout le monde fais partir le Sultan.
Après tout peut-on empêcher les oiseaux de voler ? C'est clair, c'est non. C'est non, c'est net. (19 O2 11 - adaptation de "Le Sultan obèse et l'oiseau impertinent", édition GRUND)

mardi 30 mars 2010

Être un souci c'est très difficile

Poussez pas, j'suis là ! Et toi Lania arrête de rire !
Parce que si vendredi il fait autant de vent, on aura du vent tout le temps, tout le restant de l'an ! Oh pécaïre ! Pauvre petit souci ! Oui, pauvre petit souci. Il n'y aura plus qu'à espérer qu'il fasse chaud comme il a fait chaud en 2003. Je le féliciterai de sa présence. Il me rafraîchira. Fichu vent va ! Tu me ferais espérer être un chêne. Mais, tu connais la fable ! Laniaaaaaaa arrête de rire !

vendredi 26 mars 2010

Rencontre en salle d'attente

Elle est seule sur la plage. Qu'y fait-elle ? Elle s'interroge.

Elle a descendu l'escalier Marguerite Duras. Pas facile. Les marches sont hautes. La rambarde s'époumone à le remonter.
Elle avance. Pas de vent. Pas de vague. Ce sera plus facile. Tu vas le faire nigaude. Elle s'interroge. C'est plus prudent. Le ciel s'est mis aux couleurs de son corps, de son coeur. Elle avance, pas de vent, pas de vague, pas même l'ourlet blanc laiteux. Rien. Pas même une mouette. Rien. Pas même un chien. Pas même le chien du maître. Personne. Le jour s'est mis au diapason de son corps, de son coeur. Toutes ces mauvaises nouvelles qui la harcèlent depuis, depuis, de... peu importe.
Et les objets qui s'y mettent. Après le réveil, la radio, la TSF comme elle a toujours dit, la TV comme elle a appris à dire, après l'ordinateur, ben oui, quoi ça vous étonne, après la machine à laver, la cuisinère, le téléphone,le frigo. Ce matin dès l'aube.
Elle aime se réveiller tôt. Plus de lumière. ça c'est pas grave. Plus de froid. ça c'est trop. Elle adore les glaces. Elle ne mange que ça. Ou presque. Parce qu'elle rêve quand elle mange des glaces. Elle voit bleu, bleu absinthe, elle entend multicouleurs. Ces perroquets merveilleux qui vont par deux. Deux, ah deux, à deux ! C'est fini j'en veux plus.
Pas facile cet escalier. Surtout avec cette rambarde qui remonte. Descendre, je veux descendre. Elle lutte. Elle a toujours lutté. Elle ôte ses souliers. Ils pourront servir à quelqu'un d'autre.
Elle avance. Le ciel s'est mis au diapason de son corps, de son coeur. Gris souris. Souris souris. Elle ne peut plus. Elle avance. Elle avance, pas de vent, pas de vague, pas même l'ourlet blanc laiteux. Rien. Pas même une mouette. Rien. Pas même un chien. Pas même le chien du maître. Personne.
Rien ? Pourquoi nier. "Où vas-tu ?" dit-elle.
Je ne vais pas, j'attends.
Elle ne l'a ni vu, ni entendu venir. On dirait un ange. Les cheveux noirs, la bouille ronde. Quel âge a-t-il ? Il ne manquait plus que celui-là. Comment fera-t-elle ?
Je ne vais pas, j'y suis.
"Comment ça tu y est ?"
Je suis au rendez-vous ? Quel rendez-vous, de quoi parles-tu, tu devrais être à l'école ? Ah non Madame il .... Maggy, pas Madame. Il n'y a pas école Madame, pardon Maggy"Il a l'oeil rieur.

T'attends quoi ? Le thon de la tata du papa de mon papa !
Le thon de la tata du papa de ton papa ? Dis-m'en plus. Sa voix est douce, attentive.
Il hurle soudain en s'échappant, "le voilà, voilà le thon de la tata du papa de mon papa. Et dire que je n'y croyais pas à l'histoire de mon papa" Il fonce vers le rivage. Elle le suit. Quel enfantillage. Mais comment deviens-tu Maggy. Tu suis les petits enfants maintenant. Elle arrive. Elle est ébahie. Un thon un vrai sort de l'eau. Etrange, il porte des lunettes rouges sur le nez. Il rit.
L'efant trépigne à ses côtés, c'est toi, j'y crois pas, c'est toi, je m'ahuris de te voir. Tu es vraiment le thon de la tata du papa de mon papa ?
Incroyable. Le thon répond. Faut dire que c'est de bon ton de répondre quand on est interrogé. Il dit que non. Non quoi ? Je ne suis pas le thon de la tata du papa de ton papa. Je suis son fils. Moi je m'appelle Scaro. Lui il s'appelait Oscar. Quant à moi aujourd'hui j'ai rendez-vous avec L'enfant et Maggy. Je cherche un endroit. Vous les connaissez ?"
Maggy est hébétée, inteloquée, éberluée. Elle passe une main sur ses yeux, elle se penche pour toucher la vague, peut-être rêve-t-elle ? Mais c'est bien sa main qui a obscurci son regard, c'est bien la vague qui a touché le dos de sa main. Ce sont bien les yeux de l'enfant qu'elle croise. Il attend la réponse.
Alors j'attend la réponse, tu connais un endroit Maggy ?
Un endroit ?
Ben oui, un endroit ! Si je dis à mon papa que j'ai retrouvé le thon de la tata de son papa qu'il s'appelle Scarro et qu'il cherche un endroit, mon papa ne me croira pas.Maggy répète : un endroit ?
Le thon s'y met. Sans monter le ton. "Ben oui quoi, vous devez bien connaître un endroit où je pourrais baigner dans l'eau et raconter des histoires ?" Raconter des histoires ? répète Maggy rêveuse.
Ben oui, des histoires !
Elle a un flash. C'est ridicule ! Mais pourquoi pas ? "Suivez-moi" dit-elle. Ils la suivent. L'enfant derrière le thon, le thon derrière elle. L'enfant, Scarro, Maggy.
La rambarde s'ingénie à monter avec eux. C'est plus facile pour tout le monde.

La porte s'ouvre.
Grenadine ? Grenadine.
Et pendant que l'enfant et Scarro discutent et chantent autant qu'ils peuvent en se désaltérant -la grenadine, c'est la boisson préférée du thon et c'est pour cela qu'il a la peau rouge- et malgré elle, elle elle tronçonne, elle polit, elle bricole.
L'eau coule. Le Frigo devenu aquarium se remplit. Maggy invite Scarro à plonger dedans. Scarro plonge, nage et réapparaît. Il demande ses lunettes rouges. Sans elle il ne peut pas raconter d'histoire. Il veut raconter une histoire. L'enfant veut bien une histoire. Marguerite aussi. Il était une fois.
Pourquoi pas.
Quelques phrases plus loin,.... c'est vrai cette histoire de brouette, d'algue, et d'Oscar ?
Scarro répond "Je vous laisse imaginer". Et dans l'eau du Frigo il disparaît.

Une sonnerie. Maggy se réveille. Sourit. Enfile sa jolie tenue de jogging. Bonjour. Je ne vous attendais pas.
Je vous ai vu courir hier sur la plage. je m'appelle Scarro. Si nous allions courir ensembles ?
Elle cherche ses lunettes rouges.

On n'va pas les suivre tout de même. Il est temps de fermer l'ouvrage. FIN
Tout ça "Parce que la mer est partout, tu verras, même dans le coeur des gens qui vivent autour". Texte et Photos pour découvrir avec votre ou vos enfants une histoire émouvante.
Editions "Où sont les enfants ?" Derrière la rue. 46240 Vaillac
Mais c'est du côté de la bastide de la Petite Marie le 46. Non loin du 82.

jeudi 18 mars 2010

"Les Justes ?" Ça te dit jeudi
Tiens pourquoi pas. Elle s’apprêtait à les relire. En direct, en live, en vivant, c’est mieux. Cétoké.
Elle accepte.
« Té sûre, tu y seras, sinon… »
Sinon quoi ? Elle ne sait pas ; elle rassure.
La soirée ne la quitte pas de la journée. Il y a longtemps qu’elle n’a été au théâtre.
Un regard à la pendule aux cuillères et fourchettes d'acier. C'est le branle bas de combat. Elle a juste le temps. Plus de brushing plus de maquillage, pas de tal… si si, des talons aiguilles.
Elle adore. Qui plus est ils sont neufs.
l'escalier de béton avec les talons : pas coton
le parcours jusqu’à l’arrêt de bus : combattant
et l’info sur le papier orange : pas marrant.
Grève des bus. Désolant. L’heure tourne.
Trois bus défilent en sens inverse. Belote, trompe-couillon, bataille : ils ont le temps les chauffeurs. C’est leur jeu du jour. Passer le temps. Pourquoi pas.

Enfin l’un passe à temps. Catastrophe elle reconnaît son enfant. Clin d’œil. Motus bouche cousue. C’est ta mère ?? Oh les sourcils ! Du coup elle spleen, fait trop jeune ou trop vieille. Peu importe. Ne pas manquer l’arrêt.
Râpé. 19 h 45 sont bels et bien passés. Essayer, tenter, courir. Aïe, plus de cheville droite ! Souffrance ! Résistance. Tu as promis. Tu y seras. Fichue promesse. Satanés talons aiguilles. Quelle idée, mais quelle idée ces talons.
Terminée la soirée. Fermeture des portes annoncée. Essayer, tenter, grimper. L’imposant escalier. Satanés talons aiguilles. "Madame Madame, voulez-vous une place ?" Tête relevée. Eclat de rire. « Ah c’est toi ! » Fou rire. Pas le temps, pas le temps de rire. Allons-y. Juste le temps de se glisser derrière les deux portes. Mais pas celui d’aller sur leurs places respectives.
Va pour le strapontin les filles.
« Chutttt » disent les voisins.
Satané fou rire. C'est juste !

mardi 16 mars 2010

13 03 2010 le poète rejoint l'ether. Petit vrac, grande peine


Que serais-je sans toi, qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes, des lèvres d'Eluard s'élèvent des colombes, le nid vivant du souvenir de Jean, d'une part la nature, mais sans les gens je ne me serais pas attaché, cette douleur de l'absence, entre deux eaux, Entraygues, vivre debout, refuser les situations de compromissions, aimer à perdre la raison, j'ai souvent pensé c'est loin la vieillesse mais tout doucement, la vieillesse vient, mourir c'est ne plus s'arrêter de rire et cette place de la Résitance noire de monde, qui a parfois traversé la France. Faut le faire. Faut le voir pour le croire. Il était dans nos têtes, dans la mienne, pour cause de radio. Ah ! la radio, j'ai toujours adoré la radio, cependant merci, la TV, aujourd'hui.

mercredi 10 mars 2010

Mars guerrier et pourtant Journée de la Femme et Fête des Grand-Mères :







Les femmes sont sur la terre...
Victor HUGO (1802-1885) Recueil "Les Contemplations"

Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser
L’univers est un mystère
Que commente leur baiser

C’est l’amour qui, pour ceinture
A l’onde et le firmament,
Et dont toute la nature
N’est au fond, que l’ornement

Tout ce qui brille, offre à l’âme
Son parfum ou sa couleur :
Si Dieu n’avait fait la femme,
Il n’aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles
Bleues saphirs sans les yeux doux ?
Les diamants sans les belles
Ne sont plus que des cailloux ;

Et dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout



Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N’est plus que la maladie
D’une bête dans la nuit.






Recueil : Les Contemplations

lundi 21 décembre 2009

Ciné Conte Max et les Maxi Monstres

Illustration personnelle pour dire de ce film qu'il est un bijou.... pour les parents et leurs plus grands enfants ; pour les adolescents et les pré-adultes : et tous si et uniquement si on entre dans le jeu. Sublime cours d'empathie.
Il semblerait que "AVATAR" soit déjà fabuleux sans 3D, alors avec 3D , on devrait y courir. Personnellement je n'aime déjà pas le système Dolby alors le 3D, déjà goûté à Poitiers à en avoir un pied droit écrasé, ... j'émets des réserves. Je joue trop le jeu (smile).
Mais... bon cinéma de Noël à tous, à chacun et aux plus petits : il y a de quoi, pour eux, sur les écrans de ces vacances.
Pour en déguster un petit bout http://www.premiere.fr/Bandes-annonces/Video/Max-et-les-Maximonstres-VF

mercredi 14 octobre 2009

L'été où j'ai vu le fabuleux SOAF

Anomalie :
cet animal toulousain et fabuleusement fantastique, du haut de ses 54 ans minimum -je le connais depuis mes six ans- n'a pas l'air d'aimer se rafraîchir. Pourtant
à Toulouse, cet août 2009 chaud, très chaud, il fait chaud,.... "tout le monde il a chaud"
Et chacun le dit à haute voix. Quel est ce concert soudain ?
Celui des Gargouilles de la cathédrale Saint-Etienne. Que disent-elles ?
Qu'elles ont soif ! C'est vrai ça, fait chaud, au moins se...
rafraîchir !
.... se rafraîchir...avec une petite mousse bienvenue, n'est-ce pas les fleurs ?
La constellation grasse ne se plaint pas. Elle se réjouit et s'étale.
Quelle heure est-il ?
Pieds et tête en l'air
....l'heure de farnienter... Sitôt dit, sitôt fait.

dimanche 22 mars 2009

Contes au Bar le Panama

Un bar, envahi par des filles et des garçons, passées 20 h, étonnant.

L'heure est à eux et sera contée. Pour l'instant ils jouent, rient, se poursuivent ou discutent avec la conteuse.
L'instant suivant le comte de Foix regarde tomber la neige

Triboulet lui raconte une histoire drôle

et leur intérêt n'échappe à personne :

Aucun objet, aucun décor. Une chaise, mes mains, ma voix, mes voix : Triboulet, Wambat et le Tékitoa ?

Goulven et la belle Marc'harig,

Le roi Hardor et la fée Vivianne et pour lier tout ça la voyageuse marchande de foie. Et vous en voulez une autre : un nouvelle mouture de "la petite Marie"

Prochaine séance
"De bossu en babouches, de poissons en repas...
1000 et une histoires orientales au Panama"
avec moi.
La date est encore de l'ordre d'un "chuttttttttt mais ne tardera pas à être dévoilée.
ça va bouger

dimanche 1 juin 2008

Para Kahina ma nouvelle petite amie,

Elle a "crois" ans, elle parle anglais, espagnol et français. Elle s'appelle Kaïna. Quand elle voudra -aujourd'hui elle n'a pas voulu et parce que les enfants ne peuvent pas être enfants rois sans l'intervention erronnée des adultes qui les entourent, j'ai respecté son désir, donc quand elle voudra je la prendrai en photo si sa maman est d'accord. J'en profite pour lui offrir quelques paroles en espagnol : El titulo : "Diez perritos" o tambien Diez "Pim pon" como el de su abuelita francesa que conosco muy bien porque -es un secreto- a veces el hizo... en casa mia (pero no hay que decir mas : fue para que se rien... (merci d'excuser les "fôtes" d'accents : me hacen falta surtout sur les "o" et pour les "a" où il s devraient être dans l'autre sens)

Diez perritos
Yo tenia diez perritos diez (10)
Uno se metio en la nieve
No me quedan màs que nueve (9)
De los nueve que me quedan
uno se comio un bizcocho
no me quedan màs que ocho (8)
De los ocho que quedaban
uno se metio en un brete*
no me quedan màs que siete (7)
De los siete que quedaban
uno ya no lo vereis
no me quedan màs que seis (6)
De los seis que me quedaban
uno se mato en un brinco* (en sautant)
no me quedan màs que cinco (5)
de los cinco que quedaban
uno se quedo en un cuarto
No me quedan màs que cuatro (4)
De los cuatro que me quedan
uno se volvio al revéz
No me quedan màs que tres (3)
De los tres que me quedan
uno se murio de tos
No me quedan màs que dos (2)
De los dos que me quedaban
uno se volvio tuno* (il devint voyou)
No me quedo màs que uno (1)
Y el que me quedaba se fue al parque,
y ya no me queda ninguno (0)
de mis diez perritos.
Esa es para ti Kaïna y tambien con algunos besitos mios
Tata Lania

Jack and the Beanstalk

Once upon a time there lived a poor widow and her son Jack. One day, to pay the bills, the poor widow decided she would have to sell their cow. She gave it to Jack and told him to take it to the town market, where he could sell it. "And make sur you get a good price", she warned Jack.
On the road to the market, Jack met a man who offered to buy the cow for a handful of beans. The beans, claimed the stranger, were magic. Jack took the beans and gave the man the cow.
Jack went home and told his mother about the beans. She was very angry, for she did not think the beans were magic. She threw the beans out of the window and sent Jack to bed whithout his supper.../...

When Jack woke up next morning....

When Jack woke up next morning, he found that the beans had sprouted during the night, and a huge beanstalk had grown outside his window. It reached up into the clouds. Jack was an adventurous lad, and decided to climb the beanstalk. When he got to the top, he saw a country in the clouds, and a great castle in the distance.
Nearby stood a fairy, who told him that an evil giant lived in the castle. The giant had a treasure of gold coins, a hen that laid gloden eggs and a harp that sang by itsel -all of which the giant had stolen from Jack's father years earlier.../...

The next day, Jack climbed back up....

The nex day, Jack climbed back up the beanstalk and hid himself in the giant(s castle. Once again the giant came in and said, "FEE-FI-FO-FUM, I smell the blood of an Englishman !" "Nonsense, dear", said his wife "Sit down and have your nice game pie." When the giant had finished, he brought out his hen. "Lay, hen" commanded the giant. And the hen laid one golden egg after another.
The giant grew drowsy and fell asleep. Jack rushed out, grabbed the hen and brought it down the beanstalk to his mother..../...

The next day, Jack once again....

The next day, Jack once again climbed the beanstalk and hid himself inthe giant's castle. The giant entered and said "Fee-Fi-Fo-Fum, I smell the blood of an Englishman !" But his wife assured him there was not one there and served him his supper.
When the giant had finished his supper, he called for his harp. The jarp was set on the table and began to sing. Soon the giant fell asleep to the harp's song.
Jack slipped out of his hiding place and snatched the harp. But as he was running off withe the harp, the harp cried out, "Help, master !" The giant awoke immediately and ran after Jack. Jack managed to keep ahead of the giant.

Jack ran to the beanstalk

Jack ran to te the beanstalk and climbed down as fast as he could, the giant right behind him. Jack reached the ground before the giant and ran into his house.
Jack grabbed an ax, rushed back to the beanstalk and began to chop away at it. He chopped and he chopped till he had choppet it right through. Then the beanstalk came tumbling down, the giant with it. He landed with a tremendous crash and was killed at once.
Jack and his mother kept the gold, the hen and the harp, and lived happily ever after.

FULL-COLOR PICTURE BOOK by J. Sainsbury's Pure Tea