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mercredi 5 août 2015

La Voyageuse. Sorties Ville de Rennes mercredi 27 juillet à Locmariaquer : jolie destination

 Départ pour Locmariaquer : température un brin frisquette. Ex toulousaine la voyageuse étonne : dès qu'elle aperçoit un rayon de soleil elle se découvre.
 L'autobus s'ébranle. C'est parti. La Vénus anyadomène s'incline sur son passage.
 Il est rare que la Voyageuse aperçoive les horizons ainsi. Photo. 
 Lochmariaquer, tout le monde descend. Bienvenue. Petit vent à peine frais. Le soleil brille. Au Syndicat d'initiative le renseignement est offert sourire compris. Plaisant. La plante grasse est étonnante.
Accueil sur les murs d'un sourire et d'une poignée de pousse-pieds. 
 La Voyageuse collectionne les photos de girouette. Le coq de l'église est une belle prise.
 1914-1918, dans l'église ceux morts pour la France. Parmi les prénoms Mathurin a la cote.
 Dans l'église, une surprise : le magnifique escalier en fer forgé façon dentelle, pour se rendre dans le clocher et le faire sonner
 Trois petites notes de musique... heu non, la Voyageuse fait erreur, trois étranges petites lucarnes
 La jolie porte bleue
 le diabolo bio nommé "roses trémières" auprès du bar du Golfe elle y mange elle y mange
la Voyageuse y prend le café et elle y rencontre des Tarn et Garonnais, des Albigeois. Le chapeau de paille au ruban noir.  Impossible de ne pas échanger quelques palabres. 
Un must. Un plaisir. L'accent multiplié.
 Bateau morbihannais
 Beau décor
 Par où on passe ? Gauche ? Droite ? Droite s'impose.
 Les vigiles du Golfe
 Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?????
 Entrée 
 L'amie de  la Voyageuse
 Voiles blanches
 Quand elles ont vu le crâne elles ont plaisanté. Laquelle a dit "Crâne qui t'a mené là ?" 
Peu importe. Mais elles ont répété la phrase pour rire, comme ça, au moins une fois chacune. Puis elles ont fait silence. 
Alors les mâchoires du crâne se sont ouvertes en crissant. Puis elles se sont abaissées et elles ont articulé la réponse "La parole !" Elles répétaient chacune "La parole, le crâne a parlé, le crâne a dit "la parole" il a répondu à notre question. le crâne a parlé, il faut le dire au maire" Elles dansaient sur le sable en riant puis  elles se sont retrouvées à la mairie. Le maire n'en a rien voulu croire.
"j'ai du travail à faire, des dossiers à terminer, je ne peux pas vous suivre..." 
"Il le faut Monsieur le Maire, nous vous l'assurons, le crâne a parlé, un crâne qui parle, sur votre plage  c'est extraordinaire. Il a dit "la parole" quand nous lui avons demandé "Qui t'a mené là ?" "Vous devez interroger cet étrange administré !" 
Monsieur le Maire a cédé. La voiture de fonction s'est avancée et elles sont montées après lui.  Bientôt sous leurs pieds le sable crissait. "Alors, il est où votre crâne ? De toute façon s'il ne répond pas, craignez pour vos têtes !" 
Elles ont dit
"oh nous ne craignons rien, nous l'avons vu et entendu et nous sommes deux à avoir vu cela". Enfin Monsieur le Maire à son tour a remarqué le crâne.  Osseux, troué, sifflant, le vent s'engouffrant dans les orbites et le nez.  
Laquelle a dit : "Crâne qui t'a mené là "? Elles l'ont dit une fois, deux fois, trois fois. Monsieur le Maire parlait de ses dossiers qui prenaient du retard. Il a pris colère 
"ce crâne ne parle pas, un crâne n'a jamais parlé, on n'a jamais ni vu ni entendu un crâne parler !" Au comble de sa colère, d'un geste désordonné, mal dirigé, il a fait tomber leurs têtes.
Ebahi, sous le choc, il a quitté les lieux.  Pendant que les têtes  roulantes ont roulé, roulé, roulé et se sont arrêtées au pied du crâne.  Façon de parler. 
Les mouettes ont arrêté de crier ;  les poissons se sont arrêtées de nager. Aucun bruit, aucun mouvement, aucun grain de sable à se déplacer. Le silence pur et dur. 
Soudain les mâchoires ont crissé, et le crâne a véritablement parlé. Il a dit en regardant leurs têtes.
"Têtes, qui vous a menées là ?"
 La vierge et l'enfant qui veillent sur les bateaux et leurs équipages qu'ils sortent ou qu'ils rentrent, légende pour preuve à découvrir dans l'église
 La Voyageuse tente de garder l'équilibre sous le vent soufflant
 Le cerf-volant tient tête au vent violent
 Kerpenhir le lieu dit
 Les deux voiliers
 Bonheur
 Les trois marches à descendre pour goûter l'eau : design.
 Ouf, vlà l'bout
 La photo préférée de la Voyageuse
 Retour. Tout le monde embarque.

jeudi 15 mai 2014

Samedi 17 mai, #Nuit des #Musées au Musée de La #Bintinais Rennes, un Fouette Cocher conté. J'y serai

Horaire  20 h - 20 h 15 pour l'accueil conteur.
Il s'agira pour les promeneurs de découvrir le musée dans le cadre de la #NUIT DES MUSEES.
Par conséquent d'en 

  • visiter seuls le Musée, ses lieux et l'exposition actuellement présentée et intitulée #"Fouette cocher" ou
  • côté contes, d'être guidés par deux conteurs ou conteuses pour avoir rendez-vous avec quatre autres sur des lieux identifiés tels que écurie, première cuisine, bergerie, deuxième cuisine. 

Désolée, ne rêvez pas, cette "calèche-là" n'y sera pas. 

La dynamique association rennaise #Les Tisseurs de Contes a répondu à la sollicitation d'animation faite, dans le cadre de l'événement organisé par le #Musée de la Bintinais.
http://www.ecomusee-rennes-metropole.fr/expos-evenements/calendrier-des-animations/item/la-nuit-des-musées.html 
Au programme, des histoires variées, sur le thème des chevaux, calèches, diligences, promenades, voyages, déplacements...  A n'en dire davantage.
Un conseil, préparez, vos cordes vocales.
https://www.youtube.com/watch?v=NwkCcN2pUe4
A vous rencontrer.
Je serai dans la dernière cuisine. Stéphanie dans la première, Vincent dans l'écurie, Annie dans la bergerie. Ne rien craindre, vous serez guidés-guidées.

La soirée est familiale. Alors à samedi qui s'approche, soit, ce 17 mai, sous le soleil. Merci.
http://fr.lyrics-copy.com/andre-claveau/la-petite-diligence.htm

#Lania est conteuse professionnelle : Lania conte depuis 1999. Lania se déplace.
Pour la joindre : si soirée privée, si anniversaire, si projet scolaire, si besoin d'ine intervention lcomlania.com ou 0770349072. Thèmes divers et variés. Lania aime créer.  Demandez.

mardi 1 avril 2014

Au Pays de Boudechou, ce mardi 1er avril, au revoir Chagrin de Ciel et bel anniversaire chez cousine Lila

Bonjour, aujourd'hui Promenade au Pays de Boudchou, 
Réveil de Boud'chou - Promenade de Boudchou
Boud'chou rencontre un oiseau. L'oiseau raconte l'histoire
"Le ciel pleure, il a un chagrin" 
Boudchou rencontre Gnialala Latortue. Gnialala raconte l'histoire  "L'anniversaire de Cousine Lila sur l'Île Laba"
Les enfants font le feu d'artifice. FIN
I


Comptine avec les doigts
Monsieur et Madame Pouce veulent une maison. Qui la leur construira ?
Bonjour qui construira notre maison, disent les pouces
Nous, disent les deux index en se rejoignant
Nous aussi, disent les deux majeurs en se rejoignant
Nous aussi, disent les deux annulaires, en se rejoignant
Nous aussi, disent les deux auriculaires, en se rejoignant
Voilà une bien jolie maison, disent Mr et Mme Pouce, entrons-y. 
Mr et Mme Pouce entrent dans la maison. 
faire glisser les pouces sous les autres doigts qui forment un toit) 

Qui c'est lui ? C'est Boud'chou
Que fait-il Lui ? Il dort. 
On le réveille ? Oui, avec les cloches de Frère Jacques : Clavier, chanson
Il est réveillé, il se lave, se brosse les dents, enfile sa chemise, enfile son pantalon, chercher ses souliers
Clavier chanson "Où sont passés mes souliers"
Il les a trouvés
Boudechou se promène : 
Il rencontre un oiseau. L'oiseau siffle pour de vrai. L'oiseau, présent, ravit les enfants.  
Il entend siffler un oiseau (oiseau qui siffle : ravissement des enfants) 
Bonjour Loizo, comptine avec les doigts. 
Bonjour Boudechou, j'te raconte une histoire d'eau
Si tu veux
Histoire du chagrin du ciel. Il faut un roi des animaux, tous les animaux, et surtout les oiseaux. Chacun donne une plume, rouge, bleue, jaune, vert, rose. Tout le monde crée un bel éventail coloré. Loizolyre, le plus beau des oiseaux, s'envole voir Ciel. Il lui donne le cadeau  et le porte à Ciel. Ciel est content. Et depuis, quand Ciel a un Chagrin, il agite l'éventail coloré et sur la terre il dessine un bel arc-en-ciel..  


Boudechou est ravi, il applaudit et poursuit son chemin : il rencontre Gnialala la tortue. 
Où vas-tu Gnialala ? 
Je vais à l'anniversaire de ma cousine Lila, sur l'île Laba.
Boudechou l'a suivie et il raconte.
En chemin quelqu'un a marché sur le dos de Gnialala. Il lui a fait des chatou tou des chatouillis. C'était Lili  LaFourmi !
Lili LaFourmi où vas-tu ? 
Lili LaFourmi tourne la tête et dit "Je vais à l'anniversaire de Cousine Lili dans l'île Laba"
J'y vais aussi, attends-moi attends-moi j'te' dis j'y vais aussi

Mais Fourmi n'attend pas elle poursuit sa route, 

Gnialala ne va pas vite Gnialala va lentement
oh la la la qu'il est long le chemin dit Gnialala

En chemin quelqu'un a sauté sur le dos de Gnialala. 

En faisant des bonds. C'était Justin LeLapin !
Où vas-tu LeLapin ? 
LeLapin tourne la tête et répond "Je vais à l'anniversaire de Cousine Lili dans l'île Laba"
"J'y vais aussi" dit Tortue Gnialala "attends-moi attends-moi j'te dis j'y vais aussi !"

Mais Justin LeLapin n'attend pas, il dit "j'suis pressé j'suis pressé, le bateau va partir" 

Justin LeLapin poursuit son chemin
Gnialala ne va pas vite, Gnialala marche lentement. Gnialala continue d'avancer.
"oh la la la qu'il est long le chemin" dit Gnialala

Soudain de la poussière entre dans la bouche de Gnialala, elle at te te elle étouffe, elle a te tchoum elle éternue !
Qui c'est qui me fait éternuer oh la la !
"C'est moi" dit Bella GiraFa
"Où vas-tu Bella GiraFa ?"
"Je vais à l'anniversaire de Cousine Lili dans l'île Laba"
"J'y vais aussi, attends-moi attends-moi" 

Mais Bella Girafa s'en va. Gnialala crie 
"attends-moi j'y vais aussi !"
"J'peux pas t'attendre, tu es trop lente, faut que je me dépêche, sinon le bateau partira sans moi !"

C'est vrai Gnialala est lente, Gniala ne marche pas vite, Gnialala marche lentement
Un pas deux pas trois pas
quatre pas cinq pas six pas, comme le mille pattes

Chanson du Mille Pattes - http://lesmelomanesreunis.eklablog.com/tes-remarques-sont-bienvenues-g90026



Le mille-pattes qui danse
lève bien les pieds 
en tor ti llant il a vance 
il n'est jamais pre ssé. 
Un deux trois quatre cinq ... mille pattes !


Au bout de mille pas Gnialala arrive au bord de la mer

Elle est très surprise car Lili LaFourmi, Justin Lapin et Bella Girafa sont assis sur un banc. 
Gnialala leur demande ce qu'ils font. 
Ils répondent qu'ils attendent le bateau pour aller dans l'Île Laba, à l'anniversaire de Cousine Lila;

."Attendez donc" dit Gniala, "Moi, j'y vais à bientôt les amis !" 

Sous les yeux de Lili Fourmi, Justin Lapin et Bella Girafa Gnialala entre dans l'eau, 
elle se met sur son dos
et avec ses pattes, 
rame que je rame ma Gnialala 
sur l'île Laba elle arriva la première chez Cousine Lila. 

"Bises bisous bizettes, bon anniversaire à toi Cousine Lila"
Cousine Lila lui offre du flan au nougat, un gâteau aux fraises d'Agatha et même une glace au chocolat.

Elle a des couleurs pleins les doigts et une belle moustache aux lèvres, quand les copains arrivent.
"Enfin vous voilà les amis, je vous attendais pour chanter Joyeux anniversaire à Cousine Lila et faire le feu d'artifice"


Ce matin à la crêche, les enfants ont fait le feu d'artifice. C'est facile. On dit

1, 2, 3, 4, 5, pschitttt un bras en haut,  
1, 2, 3, 4, 5, pschitttt un bras en bas,  
un deux trois quatre cinq pschitttt un bras sur l'côté
un deux trois quatre cinq pschitttt un bras sur l'autre côté
un deux trois quatre cinq pschitttt les bras en haut en bas sur l'côté, de l'autre côté, de tous les côtés 


Et c'est la fin !

Au dodo la tortue, au dodo l'oiseau, au dodo la Girafe, au dodo Boudechou, au dodo le tapis du pays de Boudechou, au dodo le clavier. Chutttt.... c'est fini. 

samedi 29 mars 2014

Le 23 mars 2014, au CCAS TY-BLOSNE, à Rennes,

... "Les Souffleurs de Merveilles" n'y sont pas allés au hasard. 

Ils ont été invités à présenter en avant-première, des extraits de leur travail à dix voix grâce à leur ami Yacine. sur une légende Inuit choisie fort démocratiquement à mains levées, parmi quatre propositions. Un travail conteur à dix voix, ce n'est pas banal. "Les Souffleurs de Merveilles" ont retenu la proposition de la conteuse Krystin Vesteralen pour initier ce travail.  

Quels coquins, ces Souffleurs ! Sans rien dire, et à seulement six voix ce jour, ils se sont glissés parmi le public. Le gong a ouvert le son. Surprise du public qui, n'étant pas averti, a peu à peu manifesté son étonnement par un silence de plus en plus croissant puis offert de beaux applaudissements.  

La suite de la soirée était proposée par le CCAS, le Comité de Quartier et Kamïeu*. Pour la 7ème année, sur le thème de la Femme "Voix et Vies de Femmes" Coralie Brunot a monté un spectacle avec les participants de son Ensemble Vocal Amateur. Où l'on comprend ce que le mot amateur-trice veut dire "Personne qui a du goût pour quelque chose, l'apprécie, le recherche et en possède une certaine connaissance". J'ai particulièrement apprécié découvrir un choix de textes inconnus, 
//www.youtube.com/watch?v=14JcfSkl2XM
exception faite de trois d'entre eux. L'ensemble offrit un tout qui justifia les sourires et les tonnerres d'applaudissements sur deux thèmes qui bien que sévères se révélèrent parfois plein d'humour : 
Rébellion contre l'Ordre Social 
et 
Combats Politiques et Résistances à l'Ennemi. 
Ce fut un plaisir aussi de découvrir le jeu de Keumlan Hamayon, la jeune femme pianiste et la voix de Coralie Brunot 

Un commentaire sur la mise en bouche conteuse 
"Bien..... Un peu dur ?" 
Pas faux. Mais prolonger la réflexion en écoutant la totalité du spectacle pour en parler davantage. Pour cela, il faut noter, sur vos agendas la date à venir 
le samedi 26 avril
dès 20 h 15
à la Maison du Ronceray
par le Métro République-Poterie Terminus et 
la ligne STAR n° 2 pour le 4ème arrêt suivant. Descendre, devant une banque dite de Bretagne. Traverser le passage piéton qui mène au parking d'un centre commercial mais traverser le passage piéton suivant à 45°. 
Dans ce cas là, uniquement, vous faites face au PARKING de la Maison du Ronceray. 

Besoin d'infos supplémentaires : 07 70 34 90 72 ou
//sites.google.com/site/apclafilois/home pour connaître l'activité et l'agenda de l'association rennaise des Tisseurs de Contes. 
*http://kamaieu.blog4ever.com/articles/aparo-lyrique-voix-et-vies-de-femmes

dimanche 23 mars 2014

J'ai vu j'ai vu... "Il a dû être bel homme avant"... je verrai, dans sept ans, dix pas davantage.

Qu'ai-je vu ?
C'était ce matin. 
"Du pain frais ? Oh oui, c'est gentil"
Donc, me voilà sur le chemin de la boulangerie. Il fait un peu frisquet, ce matin de mars, plutôt pascal  voire "avrilet". 
Justement, Pâques, cette année sera fin avril. 
Je remonte mon écharpe et soudain suis attirée par un petit oiseau qui sautille à même l'asphalte de l'avenue. Sur le moment je m'arrête. Et je me dis 
"ce n'est pas une mésange, ce n'est pas un tarin des aulnes, ce n'est pas un moineau -il est un peu plus gros- et soudain l'émerveille sur laquelle je me penche m'illumine : c'est un oisillon geai. 
Nous nous faisons face, si je puis dire, car je ne m'aventure pas à m'asseoir, mais il semble qu'il me regarde. Mieux : on dirait qu'il acquiesce. 
Et sûr de lui, il s'envole puis de nouveau il atterrit. Cette fois, sans blaguer, quasi à mes pieds. Il semble mutin. M'invite à jouer. Mais à quoi ? Sera-ce à trois ? Un second geai atterrit. Vingt centimètres les séparent. Je reste admirative : ils sont beaux ces oisillons : ils sont revêtus d'un marron rose neigé glacé, et le bas de leur corps décoré de lignes en V blanc, bleu, rose. 
Bientôt ces deux-là, toujours séparés de vingt centimètres, s'envolent mais restent au ras du sol, à peine plus. Ils ne sont que oisillons. Ils s'envolent de nouveau d'un envol en une "festonnade" de bonds. Ils disparaissent sur l'un d'eux. J'entre dans la boulangerie. 
Une fois de plus, j'ai demandé "une chocolatine". La vendeuse est étonnée. Je me réveille et lui demande "un pain au chocolat". Je ne m'habituerai jamais à l'appellation "pain au chocolat". Je lui préfère le mot "chocolatine" qui me fait penser à divine, ou sonatine, ou palatine. Rien à voir sauf la sonorité. Le côté musical. Une fois de plus je m'excuse de l'avoir prononcé.
Et j'entre dans le "Sitémarchévazy". Une odeur de terre ou de mort me suffoque aussitôt. Je regarde autour de moi. Les responsables de la boutique, deux acheteuses et moi. Tout est normal. Mais pourtant l'odeur persiste, à me demander si ce n'est pas de moi qu'elle provient. A respirer mon écharpe. Je ne remarque rien. Je décide de faire mes petits achats. Et j'arrive à la caisse. Aussitôt l'odeur m'environne. A en avoir un haut le coeur. Quand je comprends qu'il émane de l'homme qui passe à la caisse. Un homme qu'on décrirait aujourd'hui "âgé". Je le décris : guère plus que mon âge,  sept à dix ans, guère davantage. Comme on a souvent dit de ma mère -et cela me déplaisait- je me surprends à penser "il a dû être bel homme avant". Mais aujourd'hui il s'est affaibli : ses longues mains encore fines, tremblent. Et il doit vivre seul : ses vêtements, bien que de qualité et de marque, ne sont pas clean. 
Pour régler il sort maladroitement sa carte bancaire d'un étui. Il l'enfile maladroitement dans le support. Il frappe maladroitement sur les touches. Son premier essai est raté. 
Le caissier prend le mal en patience. Le deuxième essai est raté. 
"C'est votre dernier essai Monsieur, attention" 
Je remarque les longs doigts. Ils sont malhabiles. Je regarde son visage. J'y lis l'inquiétude. 
"C'est votre troisième essai" dit le caissier. 
Je suis prête, malgré l'odeur insupportable, j'en réprime des hoquets, à lui proposer d'écrire son code et de le taper à sa place quand je remarque que son corps se redresse. Qu'il s'appuie sur sa canne. Qu'il inspire et bloque sa respiration et enfin, qu'il détache ses longs doigts lentement, l'un après l'autre, sur les touches de la mise en code. "C'est parfait !" dit le caissier. L'homme sourit. Il a réussi. 
Et moi, je suis émue. 
Pour lui et pour moi. Dans sept ans, dix pas davantage. 
Rires et bon week end à toutes et tous. Je préfère définitivement, les chocolatines, aux pains au chocolat.



mercredi 30 octobre 2013

30 octobre 2013 à l'Artiste Assoiffé, passez écouter les conteurs et...

 les conteuses. Ou bien  les lectrices ou lecteurs en scène ouverte, si courageusement ils ou elles, osent sauter le pas.
Courage. L'écoute est là. Souvent différente, toujours bienveillante, dans le lieu et dans le public, parmi lequel, certains certaines, bien souvent désireux de dire mais n'osant pas, se retiennent. Allons, du cran : si dire était un don venu du ciel, ça se saurait et les conteurs professionnels ne feraient pas d'atelier pour enseigner ou apprendre.
Quel plaisir parfois, de se rendre compte, que ceux qui prennent un verre -au fait, même assis on se doit de prendre un verre ou un café ou une tisane, pour remercier ceux qui prêtent le lieu de façon fort gracieuse- ti ti ti   titi (chant du tarin des aulnes venant à l'instant se régaler gracieusement aux graines de Balconnier)
A deux doigts d'Halloween, cette soirée n'en doit pas forcément avoir le thème.
On n'oublie pas que c'est
grâce à la délicieuse Aurélie qu'elle est proposée, sous couvert de l'Association "Les Tisseurs de Contes" - http://www.infolocale.fr/rennes_35238_les-tisseurs-de-contes_170396http://www.infolocale.fr/rennes_35238_les-tisseurs-de-contes_170396
ainsi que
grâce au propriétaire des lieux.
je rappelle l'horaire : 19 h 30 (parfois jusqu'à 2O h 30, parfois plus, selon les réactions du public ou les désirs des conteurs ou décision de l'hôte)
je rappelle l'adresse :
L'Artiste Assoiffé, 4 rue St Louis, O2 99 79 30 00 - Rennes- au bout de la Place St Anne, face à une librairie en direction de la place des Lices.
http://rennes.cylex-france.fr/entreprises_11095774/l'artiste-assoiffé.html
A bientôt
Petite histoire de Nazreddin
Un jour, Nazreddin, le célèbre Nazreddin que nous connaissons tous, traverse la place de son village. Au même moment quelques amis, assis sur la terrasse d'un petit café, protégée par les ramures d'un immense micocoulier, le voient passer. Ils reconnaissent son turban jaune safran. Ils le hèlent.

Nazreddin, Nazreddin, viens prendre un thé à la menthe avec nous !
le goût du livre 
Le goût du halva ou la pensée pour son âne
Nazreddin a une pensée pour son âne auquel il allait rendre visite. Il pourra bien attendre encore un peu. Nazreddin rejoint ses amis. Et de s'installer et de commander un thé à la menthe. Nazreddin adore le thé à la menthe. Bientôt il se joint à la conversation. D' autant plus intéressante que ses amis parlent de son dessert préféré.
Ah le halva ! dit-il J'adore ça. Quand j'en ai je n'en ai jamais assez !

  • Comment ça tu n'en as jamais assez Nazzreddin, répond Tahar, c'est pourtant pas bien difficile d'en avoir d'avance, c'est simple à faire le halva ! 
  • C'est vrai dit Mounir, il te suffit d'avoir de l'huile de sésame
  •  Et aussi dit Meddhi des morceaux de figues, ou de pommes, ou de noisettes il ne te reste plus qu'à malaxer le tout et.....

Nazreddin s'énerve : Hé, ça va les amis, arrêtez, vous ne m'apprenez rien, je sais tout ça
Ben alors qu'est-ce qui t'embête ? Dans ta maison si bien rangée, tout le monde le sait, ces ingrédients ne doivent pas être difficiles à trouver
Vous ne comprenez pas les amis, reprend Nazreddin, c'est vrai,  qu'ils ne sont pas difficiles à trouver ces ingrédients dans ma maison, mais le vrai problème c'est que lorsqu'ils y sont, c'est moi qui n'y suis pas. 

Nazreddin aurait reconnu son âne entre mille à son seul braillement. Son âne brait à cet instant précis.
Au revoir les amis qu'Allah vous protège.
Ils l'ont regardé s'éloigner bouche bée. Puis ils ont repris qui son narguilé, qui son verre de menthe... de quoi parlions-nous déjà ?

Le conte a coulé comme un fleuve et vous étiez mes perles précieuses.

jeudi 20 juin 2013

Elle Lamya, moi Lania, hier soir dans l'ascenseur du Métro

Houps ... ils s'engouffrent tout quatre. Sans avoir de difficultés, je ne cours pas pour prendre part au départ. Ils ont la délicatesse de m'attendre.
Ils sont rieurs. Je me retrouve au milieu.
L'une porte un badge pour l'occasion d'une expo, sûrement, une hôtesse peut-être. Je lis "Lamya".
Elle se rend compte qu'elle le porte encore. Comme elle l'enlève, je remarque
"Vous Lamya, moi Lania"
" Qu'est-ce que ça veut dire ?" me dit-elle, sourire aux lèvres.
"Rien" réponds-je, "c'est un nom que j'ai inventé. Humilité oblige, c'est un nom de famille espagnol, que nous sommes des millions à porter"
Elle rit et avec étonnement, commente :
"Je suis d'origine marocaine et aussi espagnole". Mini histoire métro-urbaine.
Je n'ai pas eu le temps de lui dire que je parlais l'espagnol.

mercredi 31 août 2011

Mercredi 31 août 19 h 3O le conte ? Il s'écoute au Bar de L'Artiste Assoiffé

Reprise du rendez-vous régulièrement mensuel, à peine interrompu cet été et gracieusement présenté par l'Association de la Promotion du Conte.
Rappelez-vous le sympathique moment qui s'est déroulé un soir d'août, dans le petit parc de la Tauvrais, tout en haut de la rue Emile Bernard.
Rappelez-vous (ou imaginez) la ronde d'oreilles, la ronde de bouches, la ronde de bolées (mais bien sûr que oui, consommées avec modération !)
Rappelez-vous la convivialité d'un moment, spontané, impromptu et convivial dans le quartier Patton.
Ce moment redémarre pour 2O11-2O12, pour le goût de la parole, des textes d'ici et d'ailleurs, grâce à l'APC, grâce à l'énergie de la charmante Aurélie, conteuse aussi.
Ce moment reprend pour 2O11-2012, précisément chaque dernier mercredi du mois,
dès 19 h 30,
au bar de l'Artiste Assoiffé, dont on remercie les responsables.
Place Saint-Anne, voisin de la salle de la Cité.
"Viendez"*
Et vous vous rappellerez
.

*Avec OVS -site On va sortir-

jeudi 25 novembre 2010

Jour de la Jupe, 25 novembre 2010 Peit papotage

Pati tapo
topi pata

Deux femmes
belles
rieuses
un brin zinzins
se sont croisées
sur le chemin

Tapa poti
Pota tipo

papotant
rentrent chez elles.
Ne remarquant
dans l'autobus
qu'elles portaient
jourd'hui
papo tipa
topa pati

de beaux chapeaux

Papo pito
pota papa

aussi beaux
que 1er jour de neige
papi topi
poti pita

chapo chapi
C'est On qui l'dis
Dany

mardi 17 août 2010

Lire et promener la chienne de Rozenn, été.

La tonalité du jour est donnée par une couverture grise posée sur le ciel. Pas vraiment incitation à promenade. Mais les chiens et les chiennes y voient-ils ? Elle pousse de petits cris. Ils ressemblent à l'alarme incendie qui se déclenche au gré de ses envies. Impossible de confondre cependant. Pied au sol, sol de bain, bain douche, son désir de promenade se précise. Avant tu déjeunes ma belle. Bling ding ding sa pitance chante. Avant tu bois. Glou glou glou elle se désaltère. Plaisir. Poignée poussée, porte entrouverte, vous pouvez m'imaginer au bout de la laisse à l'horizontale, je descends l'escalier style fée. La voisine, petite dame âgée très sympathique, rit. Comme tous les matins. Je m'y fais je m'y fais, dis-je et, précise-je, je ne me heurte plus à la rampe. A tout à l'heure me répond-elle.
C'est vrai. Le lierre a bonne odeur. C'est vrai l'herbe haute de même. C'est vrai, le talus est sympa à escalader et pourquoi tu ne m'y emmènerais pas ? Vous avez compris. Je la suis. Noire de pied en cap sauf la veste, pied de poule, la laisse rouge incite au regard et surtout cette chienne ostensiblement assise de sa propre initiative, pour attendre le bon vouloir de l'automobiliste. S'arrêtera-t-il ? Oui, morte de rire la conductrice. Et vacancière sûrement, car départementée 34. Quel hasard. Pense-je.
A droite l'arbre aux champignons déjà évoqués ici-même ici bas.
Ma main m'échappe. Pour ne pas la perdre, je stoppe. Dans la langue chien je m'améliore tous les jours.
J'ai un brin l'air idiote. Alors je chante "Elle s'était endormie, au pied d'un rosier b lanc, le voile par çi le voile par là le voile qui volait qui volait le voile qui volait au vent !" Merci Jean. J'ai pas l'air plus malin. J'ai juste l'air d'être occupée. Le nez en l'air j'en rajoute et découvre corbeau sur arbre, pies sur pré, pigeons ramiers dans champ et mâle dénudé oui oui sur le coteau foulant foulant à belle foulée. Déjà ? Mieux qu'hier cependant où l'homme suivi, de très bon matin, marchait d'un pas allégre, canette au nez et paquet de cigarettes en main. Je ne juge pas. Juste je remarque.
Ce tapis vert couvert de fleurs jaunes dans lesquelles Yves Bardoul sait trouver un perroquet m'interpelle. Il me rappelle l'Irlande. J'emprunte le sentier du coteau. Oui da, il y a un coteau à la Bellangerais et à y mieux réfléchir, je fréquente d'un seul coup Patrick Ewen au détour d'un chemin des Monts d'Arrée. A moi le violon qui joue, le tonneau qui branle, le musicien qui traverse la forêt, et les korrigans* qui waouah ! l'invitent "Danse avec nous mon gars !" Super, je la connais leur chanson, moi aussi je vais aller danser et puis je leur demanderai... Flûte ma ma main se ramollit et une laisse s'assouplit. J'ai compris Snoopy "Rentrons". Voilà c'est fait. Quelle page déjà ? Et maintenant, où sont mes lunettes ?.....

Belle journée ce 17 août 2010
* les korrigans, pour en savoir davantage sur les korrigans et lire pourquoi pas "Le Korrigan de la Bibliothèque" copier-coller s'il vous plaît. http://gnomeland.net/korrigan/

mardi 20 avril 2010

Rire et bisou tout doux du côté de Domloup


Ci-dessus dessous, une magnifique équipe de fabricants de silence.

C'était ce mardi matin 20 avril. Brouillard au départ, soleil à la sortie, vue sur palmier et ronds points fleuris. On dirait le sud, cher Nino. Derrière le portail, les enfants souriants me font signe. Ils semblent heureux. Mon pré vide grouillait de tous les côtés, et rêveurs, ils ont récapitulé avec rires et sourires. Et je ne vous raconte pas tout ce qu'ils ont su y trouver. Une belle petite heure sur le souffle.

samedi 10 avril 2010

Chemin, parc, petit bois, coulée verte avec Serge Valentin le conteur (1)

Balade contée, allez c'est parti. Petite mise en mots, mise en bouche amusante.

Oh,... où ils sont les enfants dis ?


Un peu flou, mais une de mes préférées. Pourquoi t'as bougé Serge ! Clin d'oeil

On marchera et on s'arrêtera. Ils marchent dans le bois Même LaGiraFe du square ne résiste pas au charme de Serge. Elle fait mine de. Mais elle n'en écoute pas moins.

Chemin, parc, petit bois, coulée verte avec Serge Valentin le conteur

Après ça, osez dire qu'il n'y a que les enfants qui aiment les contes ! Té té té va ! Quels beaux sourires elles ont ces oreilles. Pas vrai ?

"Superbe la clairière, non ? J'y dirai bien une histoire de charbonnier !!!!"

"C'est ça, faites comme moi" Avec le sourire, tout le monde fait avec lui. Ce mec est trop, remarquez bien, il lui suffit de se poser en avant-scène et hop là, magique, il dresse les arbres au ciel Je recommence, oui oui, uneforêt de charbonniers au moins grande comme ça petite ! Foi de Serge Oui, oui, cette magnifique allée c'est bien à la Bellangerais Oui, oui, la colline de la Pâquerette c'est bien à Rennes. Et si je vous racontais une histoire de pâquerette, pardon, de princesse pâquerette.... Réponse ? Ah ah, réfléchissez. Pendant ce temps je vous raconte une randonnée (Homme, sac, loup, poule, âne et renard...Le conteur a dit "loup" : le loup passe té pardi ! Homme loup et sac. Allez tenez, quelques devinettes. Une première "ils se couchent quand je me lève et se lèvent quand je me couche. Qui sont-ils ?" Pour le suspens, l'oral c'est tout de même mieux que l'écrit non ? Ah au fait, dit l'un, et la pâquerette, heu pardon la princesse ?... Désolée, mais pour savoir, la prochaine fois, déplacez-vous ! Et pour finir retour au patio, distribution des récompenses aux enfants qui ont bien lu (petit concours à propos de la nature et des mots pas si simples :
cynorrhodon, ((fruit du rosier et de l’ églantier dont on se régale sous la version confiturée)),
pic épeiche,

adventices (mauvaises herbes Définition : Nouvelle espèce dans la flore spontanée d'une région. Bien que ne s'appliquant pas toujours au sens botanique à des mauvaises herbes, l'expression plante adventice est employée pour qualifier une mauvaise herbe.
Il est vrai que l'on ne sème ou ne plante pas les mauvaises herbes! C'est pour cela que, tout ce qui se développe spontanément sur une parcelle devient, par simplification, une "adventice".
) doigts de chocolats et verres de cidre : Merci Serge

Pour en savoir davantage sur le pic épeiche -que j'ai manqué devant mon propre balconnier, sacré coquin va (et autres oiseaux) voici un lien à fréquenter -http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Pic-epeiche.html- Mais un conseil, allez à sa recherche dans les bois de la Bellangerais : avec d'autres, il y est.