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dimanche 24 mars 2019

Lecteur, lectrice "Je te souhaite assez"

Je te souhaite assez… (ce texte ne m'appartient pas, je le fais passer)
Récemment, j'ai surpris un père et sa fille dans leurs derniers moments, ensembles à l'aéroport.
https://youtu.be/NRpkqwjOWPA
Dimanche à Orly - Gilbert Bécaud

On avait annoncé le départ.
Debout près de la porte de sécurité, ils se sont enlacé, ils se sont étreints .
Et le père a dit « Je t'aime et je te souhaite assez. »
La fille a répondu « Papa, notre vie ensemble a été plus qu'assez.
Ton amour a été tout ce dont j’avais besoin. Je te souhaite assez, aussi, papa. »
Ils se sont embrassés et la fille est partie. 






Le père a marché vers la fenêtre où j'étais assise.
Je pouvais voir qu’il avait besoin et qu’il voulait pleurer.
J'ai essayé de ne pas m'imposer et de respecter son intimité,
Cependant, il m'a demandé 
« Vous est-il déjà arrivé de dire au revoir à quelqu'un 
en sachant que vous ne vous reverriez jamais ? »
« Oui » Silence 
« Me permettez-vous de vous demander pourquoi vous croyez que vous ne vous reverrez jamais ? »
« Je suis vieux et elle vit si loin. 
J'ai de gros défis devant moi et la réalité est 
que son prochain voyage sera pour mon enterrement» 

« Quand vous vous disiez au revoir, je vous ai entendu dire « Je te souhaite assez» 
Est-ce que je peux vous demander ce que cela signifie ? »

Il a esquissé un sourire.
« C’est un souhait qui nous vient de plusieurs générations qui nous ont précédés.
Mes parents avaient l'habitude de le dire à chacun» 

Il a fait une pause un moment et regardé au plafond,
comme s’il essayait de se rappeler en détail, et il a souri davantage.
« Quand nous disons « Je te souhaite assez » 
nous souhaitons que l'autre personne ait une vie remplie de juste assez de bonnes choses pour les garder heureux. » 

Alors, se tournant vers moi, il a partagé ce qui suit comme s’il récitait un texte mémorisé.

Je te souhaite 

assez de soleil pour maintenir ton attitude lumineuse, 
peu importe que la journée soit grise et moche.
Je te souhaite 

assez de pluie pour apprécier le soleil encore plus.
Je te souhaite 
assez de bonheur pour maintenir ton esprit vivant et
De Paul Fort, ci-joint "Le bonheur est dans le pré"... pour les photos
Je te souhaite 
assez de douleur de sorte que même la plus petite des joies dans la vie 
puisse te sembler grande.
Je te souhaite 
assez de gains pour satisfaire tes besoins.
Je te souhaite 
assez de perte pour apprécier tout ce que tu possèdes.
Je te souhaite 
assez d’Au revoir pour te permettre de bien te rendre à l’Au revoir final.


Il a alors commencé à pleurer et il s’est éloigné...
Plongée sur le jardin du Pèlerin à Lauzerte
en Tarn et Garonne (82)

On dit 
qu'une minute suffit pour trouver une personne spéciale,
Une heure pour l’apprécier,
Un jour pour l’aimer,
Mais, une vie entière, pour l'oublier.


C'est pas faux.
Si vous le pensez, faites passer

Merci pour la lecture. Merci à toi Mariesa.
24 mars 2019
* De Paul Fort, ci-joint "Le bonheur est dans le pré"... pour les photos

vendredi 5 août 2016

Conte Urbain - 5 août 2016

Il était une fois car une fois suffit bien, Princesse avait passé une belle soirée.
Le champagne avait coulé à flots, la musique avait été très souvenir disco,
avec tous ses amis elle avait bien ri.
Tant ri qu’elle n’avait pas entendu les douze coups de minuit.
Ni le coup de 1 h ni ceux de 2 trois et 4 h.
Il fallait bien partir.
Stupeurs successives : au bas de l’escalier, aucun carrosse ;
au bas de l’escalier aucun prince.
Princesse n’a perdu aucun chausson. Les célèbres semelles rouges
courent courent, rien n’est perdu. Elles prendront le dernier métro.
Dans la nuit noire aux luminaires ensoleillés Princesse court,
court et claquent les chaussons sur le macadam.
Stupeur ! La station de Métro a enfilé son bustier de fer.
Depuis qu’elle court, Princesse est fatiguée. Va-t-elle paniquer ?
Princesse est de naturel optimiste. Princesse s’organise.
Princesse sait qu’il paraît que... enfin, qu'elle a entendu dire...
bon, qu'elle n’a jamais mais... Elle se décide à appeler une appli
qui n’ira jamais au REBU. Mais le temps d’effleurer la poche
où se trouvent ses clochettes d’appel en cristal, ....
un carrosse s’arrête à ses pieds. Après tout, parfois il suffit juste
de penser à..., pour entrer au 7ème ciel. Comme dans
le Conte du Mensonge le plus doux. Et, chance,
ce que l’on désire apparaît.
Un cocher REBU ! La voilà la chance !
Pas tant que ça, malchance, il s’en va satisfaire un autre client.
Sur le visage de Princesse (celle qui a des lunettes)
apparaît un grand smile à l’envers.
Princesse est si belle que le cocher craque.
Ses clochettes de cristal tintent à leur tour.
Il raconte une salade à l’interlocuteur qui tend l’oreille
au bout des clochettes, une histoire inattendue, la rupture
d’un rayon de roue qui l’oblige à se rendre chez
le forgeron du Foirail.
Il ne pourra mettre son carrosse à disposition.
Il annule sa course.
Et d’un smile somptueux il enlève Princesse.
Intuitif, il charge sa vidéo préférée
il lui offre ses choux préférés, sa boisson préférée,
il prévient son plus cher désir.
Il la dépose devant son palais. Comme elle sort sa bourse d’or
en cuir de Poméranie, il s’offusque.
Avec simplicité, il la remercie d'un souriant
"Permettez-moi de vous dire que ce fut un plaisir"
Il s’éloigne en pensant que Princesse était 
délicieusement mignonne (toujours celle qui a les lunettes)
et qu’il aurait bien pris le numéro de ses clochettes. Il pense :
le hasard faisant bien les choses, qui sait, un jour, peut-être....
Pendant que Princesse, endormie, rêve d’un cocher, 

bien belle personne, dont elle aurait bien pris le numéro des clochettes ;
mais le hasard faisant bien les choses, qui sait, une autre nuit....
Dans son rêve un sourire s'esquisse sur ses lèvres entrouvertes.
@Lania 5 août 2016

mercredi 5 août 2015

La Voyageuse. Sorties Ville de Rennes mercredi 27 juillet à Locmariaquer : jolie destination

 Départ pour Locmariaquer : température un brin frisquette. Ex toulousaine la voyageuse étonne : dès qu'elle aperçoit un rayon de soleil elle se découvre.
 L'autobus s'ébranle. C'est parti. La Vénus anyadomène s'incline sur son passage.
 Il est rare que la Voyageuse aperçoive les horizons ainsi. Photo. 
 Lochmariaquer, tout le monde descend. Bienvenue. Petit vent à peine frais. Le soleil brille. Au Syndicat d'initiative le renseignement est offert sourire compris. Plaisant. La plante grasse est étonnante.
Accueil sur les murs d'un sourire et d'une poignée de pousse-pieds. 
 La Voyageuse collectionne les photos de girouette. Le coq de l'église est une belle prise.
 1914-1918, dans l'église ceux morts pour la France. Parmi les prénoms Mathurin a la cote.
 Dans l'église, une surprise : le magnifique escalier en fer forgé façon dentelle, pour se rendre dans le clocher et le faire sonner
 Trois petites notes de musique... heu non, la Voyageuse fait erreur, trois étranges petites lucarnes
 La jolie porte bleue
 le diabolo bio nommé "roses trémières" auprès du bar du Golfe elle y mange elle y mange
la Voyageuse y prend le café et elle y rencontre des Tarn et Garonnais, des Albigeois. Le chapeau de paille au ruban noir.  Impossible de ne pas échanger quelques palabres. 
Un must. Un plaisir. L'accent multiplié.
 Bateau morbihannais
 Beau décor
 Par où on passe ? Gauche ? Droite ? Droite s'impose.
 Les vigiles du Golfe
 Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?????
 Entrée 
 L'amie de  la Voyageuse
 Voiles blanches
 Quand elles ont vu le crâne elles ont plaisanté. Laquelle a dit "Crâne qui t'a mené là ?" 
Peu importe. Mais elles ont répété la phrase pour rire, comme ça, au moins une fois chacune. Puis elles ont fait silence. 
Alors les mâchoires du crâne se sont ouvertes en crissant. Puis elles se sont abaissées et elles ont articulé la réponse "La parole !" Elles répétaient chacune "La parole, le crâne a parlé, le crâne a dit "la parole" il a répondu à notre question. le crâne a parlé, il faut le dire au maire" Elles dansaient sur le sable en riant puis  elles se sont retrouvées à la mairie. Le maire n'en a rien voulu croire.
"j'ai du travail à faire, des dossiers à terminer, je ne peux pas vous suivre..." 
"Il le faut Monsieur le Maire, nous vous l'assurons, le crâne a parlé, un crâne qui parle, sur votre plage  c'est extraordinaire. Il a dit "la parole" quand nous lui avons demandé "Qui t'a mené là ?" "Vous devez interroger cet étrange administré !" 
Monsieur le Maire a cédé. La voiture de fonction s'est avancée et elles sont montées après lui.  Bientôt sous leurs pieds le sable crissait. "Alors, il est où votre crâne ? De toute façon s'il ne répond pas, craignez pour vos têtes !" 
Elles ont dit
"oh nous ne craignons rien, nous l'avons vu et entendu et nous sommes deux à avoir vu cela". Enfin Monsieur le Maire à son tour a remarqué le crâne.  Osseux, troué, sifflant, le vent s'engouffrant dans les orbites et le nez.  
Laquelle a dit : "Crâne qui t'a mené là "? Elles l'ont dit une fois, deux fois, trois fois. Monsieur le Maire parlait de ses dossiers qui prenaient du retard. Il a pris colère 
"ce crâne ne parle pas, un crâne n'a jamais parlé, on n'a jamais ni vu ni entendu un crâne parler !" Au comble de sa colère, d'un geste désordonné, mal dirigé, il a fait tomber leurs têtes.
Ebahi, sous le choc, il a quitté les lieux.  Pendant que les têtes  roulantes ont roulé, roulé, roulé et se sont arrêtées au pied du crâne.  Façon de parler. 
Les mouettes ont arrêté de crier ;  les poissons se sont arrêtées de nager. Aucun bruit, aucun mouvement, aucun grain de sable à se déplacer. Le silence pur et dur. 
Soudain les mâchoires ont crissé, et le crâne a véritablement parlé. Il a dit en regardant leurs têtes.
"Têtes, qui vous a menées là ?"
 La vierge et l'enfant qui veillent sur les bateaux et leurs équipages qu'ils sortent ou qu'ils rentrent, légende pour preuve à découvrir dans l'église
 La Voyageuse tente de garder l'équilibre sous le vent soufflant
 Le cerf-volant tient tête au vent violent
 Kerpenhir le lieu dit
 Les deux voiliers
 Bonheur
 Les trois marches à descendre pour goûter l'eau : design.
 Ouf, vlà l'bout
 La photo préférée de la Voyageuse
 Retour. Tout le monde embarque.

vendredi 6 mars 2015

dillilililililidiliding, ding ding dong hou la la le carillon de Lodile s'énerve ce 6 mars : que se passe-t-il

Du haut de  mon palmier, moi Loizo, je le vois bien, elle est contrariée Lodile. Vais-je oser lui demander pourquoi ?
Elle s'installe sur la balancelle qui quitte son état de balancelle à devenir quasi une éolienne
"Méfie-toi Lodile tu pourrais atteindre le paradis à cette allure là"
Elle éclate de rire ! Il suffit de peu avec Lodile. 
Je m'avance : "alors, quel est le sujet !"
"Le sujet est de savoir si c'est moi qui ne vais pas bien ou bien si c'est l'administration du chômage pour ne pas la nommer ? C'est toujours pareil, chaque fois que je commence une activité salariée, et bien, elle perd mes fiches de paye. Du coup je n'ai pas d'indemnités, du coup, ma banque s'affole, du coup mes chèques reviennent.... vivement ma retraite, c'est pire que jamais !
Je compatis. "Et que dois-tu faire  ?"
"ah ah simplissime, rapporter mes fiches de paie ! Du coup j'ai demandé : vous ne pouvez pas les recevoir par mail !
PACTOLE : ils peuvent !
Je dois dire que pour préparer ma retraite, depuis la dématérialisation Loizo, c'est bannière et croix pour changer un peu la formule"
Pourquoi n'envisagerait-il pas un minimum au-dessous duquel on n'aurait pas besoin de faire preuve de son travail ? 78 € est-ce qu'il est convenu d'appeler ça un salaire ?" Tiens Loizo tout ça m'énerve, tu n'aurais pas un bon jus naturel à la grenadine ?
"A vos ordres mademoiselle et en plus je lui offre, en prime, un doigt de Zénaïb. Il en reste, profitez-en, sur le rond plateau d'argent, à côté de la feuille de bardane. Le bonheur, A bientôt
Bonheur