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samedi 2 décembre 2017

Samedi 2 décembre 2017 - Rennes - Nouvelle soirée conte à la Maison du Ronceray

Toujours au même endroit
la maison du Ronceray 110 Rue de la Poterie, 35000 Rennes

GPS Lania accent toulousain  : 
rond pouint du Carrefour City, soit à droite soit à gauche des stations essence, côté rue

On peut venir : à pieds, en voiture, en métro Terminus Poterie et bus 2. Descendre au rond point.

Toujours l'entrée aux mêmes prix :  
5 euros      : pour ceux qui ne sont pas encore adhérents 
2.50 euros : adhérents, étudiants et carte sortir et gratuité pour les enfants jusqu'à 12 ans

Toujours un comptoir convivial
gâteaux souvent faits maisons, cidre et jus de fruits tout gracieusement gratuit et échanges de paroles bienvenues


Toujours de nouvelles voix. 
Ce 2 décembre 2017 pour entrer en froidure rien de mieux que des contes de nos cousins du Québec et en musique s'il vous plaît par les conteurs de l'association CONTILÈNE Alors.... venez nombreux. 
Heu, au plus tôt car les assises sont limitées : petite jauge, voir moyenne : 72 officiellement

A vous revoir, vous reconnaître, vous rencontrer pour vous retrouver sur ces soirées proposées par l'association rennaise "Les Tisseurs de Contes La Filois" en 2018

A vous voir, avec plaisir, bienveillance et bonhommie

SAM 2 DEC 2017

Les voyageurs de la Gatineau : Contes et chants du Québec

Contilène vous emmène pour un voyage dans la belle province en conte et musique.
Laissez vous entraîner à courir la Chasse galerie, charmer par le chant du Huard,
goûter aux plaisirs de la saison des sucres, découvrir, sacatabi, sacatabac,les secrets de la Hotte du colporteur
.


 

jeudi 18 août 2016

Conte et goûter sur le lieu de la Prairie Nicolas à Quimperlé

C'était le mardi 16 août.

Il faisait très chaud. Les enfants auraient-ils terminé leur sieste ? Leurs parents et grands parents auraient-ils le courage de se déplacer malgré la chaleur ?

Réponse positive.
Les uns ont accompagné les autres et les autres étaient une bien bonne trentaine.
Le thème "Voulez-vous monter dans mon bateau ?"était d'actualité puisque une 2CV remontait le courant de la Laïta
Je m'installe et pose devant moi le tapis de mon "Royaume Noiréor" sur lequel je dépose un crabe, une pieuvre, un homard ou une crevette, un papillon.
"Elle va lire un livre ?" "ça me plairait !"
J'écoute tout en faisant. J'entends. Je commente. "J'en ai toujours un sur moi"
je précise :
"Chers enfants je ne vais pas lire, je vais dire ; je ne suis pas conteuse parce que j'ai entendu des gens conter, je suis conteuse parce que j'ai lu très tôt, beaucoup lu et j'ai inventé plein d'histoires et tant d'histoires qu'on me disait des choses gentilles comme "Tais-toi" me disait-on "Tais-toi, tais-toi, mais faites-la taire ! Mais où va-t-elle chercher tout ça !" Heureuse je finissais dans ma chambre à lire davantage. Chers enfants, oui, j'ai des livres partout, la preuve, j'en ai un aujourdhui-même dans ma tortue." La Tortue leur plaît beaucoup.
Par quoi je commence ?
Par la pieuvre me répond une enfant qui a fort envie de saisir la mienne. J'en profite :
"Bonjour Eric Satie, la pieuvre est dans la caverne, elle s'amuse avec un crabe....
Puis je dis une introduction conteuse polonaise, histoire de poursuivre illico presto dans la fantaisie, celle d'une poésie russe dans laquelle toutes sortes de bateaux sont nommés et où de barque en radeau on s'en va chez Maman qui fait de bons gâteaux,... si jamais on m'offre un cadeau.
Ensuite la chanson, avec le même titre, bien connu des Maman et Mamie dont l'oeil s'enchante.
et je me laisse aller à l'imaginaire d'un enfant qui me propose un ingrédient auquel je n'avais pas pensé.  Va pour l'ancre.
En même temps, leçon de grimaces parce que ce sont des grimaces*

  • que je veux durant le refrain difficile à apprendre "Ton bateau l'est pas beau"
  • que fait Albert LePaPillon en se réveillant un matin devant la goutte de rosée
  • que le papa, la maman et le grand frère de DJakoumba font, alors que DJakoumba écrase des gnioules sur la grande pierre avec des petites pierres afin de mieux les croquer. Elle en mange beaucoup trop, c'est sûr elle va être dévorée par le Lion, "il arrive", dit Maman, "il s'approche" dit Papa ; "il est là" et il va te manger dit Grand Frère ! 

Suspense et grimaces sur le front de tout un chacun chacune. Belle réactivité des enfants, filles ou garçons. Et ouf, super, Djakoumba va devenir conteuse.
Il est justement l'heure du goûter dans la prairie Nicolas. Je dis FIN
J'entends "On a tout notre temps Lania !"
J'essaie l'alternative "Conte court ou conte long ?"
Surprise : l'adhésion est totale au conte long.
J'en profite
"Toundra, Taïga, Nef Volante et Vaniouchka" Voulez-vous monter dans mon bateau recommence. Après bien des rencontres vive le mariage. Vive le repas, la fourchette dans le dos du porc à la peau rosée. J'y étais. Albert aussi. Qui m'a dit "Monte sur mes ailes, je t'emmène dans la Prairie Nicolas, tu verras une 2cv  remonter la Laïta et des enfants qui veulent écouter tes histoires. Des histoires, ça alors mais je n'en connais pas.
Croyez moi, croyez moi pas, j'ai raconté des histoires dans la prairie Nicolas. La preuve est là :
Photo de Monsieur Flescher - extraite du journal Le Télégramme


* vite, concours de grimaces - photos.

Conte et goûter sur le lieu de la Prairie Nicolas à Quimperlé

C'était le mardi 16 août.

Il faisait très chaud. Les enfants auraient-ils terminé leur sieste ? Leurs parents et grands parents auraient-ils le courage de se déplacer malgré la chaleur ?

Réponse positive. Les uns ont accompagné les autres et les autres étaient une bien bonne trentaine.
Le thème "Voulez-vous monter dans mon bateau ?"était d'actualité puisque une 2CV remontait le courant de la Laïta
Je m'installe et pose devant moi le tapis de mon "Royaume Noiréor" sur lequel je dépose un crabe, une pieuvre, un homard ou une crevette, un papillon
"Elle va lire un livre ?" "ça me plairait !"j'entends. Je commente. "J'en ai toujours un sur moi"
je précise : "Chers enfants je ne vais pas lire, je vais dire ; je ne suis pas conteuse parce que j'ai entendu des gens conter, je suis conteuse parce que j'ai très tôt beaucoup lu et inventé des histoires et tant d'histoires que je faisais l'unanimité "Tais-toi" me disait-on "mais où va-t-elle chercher tout ça , mais tais-toi, mais fais-la taire !" et heureuse je finissais dans ma chambre à lire davantage. Chers enfants, oui, j'ai des livres partout, la preuve, j'en ai un aujourdhui-même dans ma tortue." La Tortue leur plaît beaucoup.
Par quoi je commence ? Par la pieuvre me répond une enfant qui a fort envie de saisir la mienne. Bonjour Eric Satie, la pieuvre est dans la caverne, elle s'amuse avec un crabe....
Puis je dis une introduction conteuse polonaise, histoire de poursuivre illico presto dans la fantaisie, celle d'une poésie russe dans laquelle toutes sortes de bateaux sont nommés et où de barque en radeau on s'en va chez Maman qui fait de bons gâteaux,... si jamais on m'offre un cadeau.
Ensuite la chanson, avec le même titre, bien connu des Maman et Mamie dont l'oeil s'enchante.
et je me laisse aller à l'imaginaire d'un enfant qui me propose un ingrédient auquel je n'avais pas pensé.  Va pour l'ancre.
En même temps, leçon de grimaces parce que ce sont des grimaces*

  • que je veux durant le refrain difficile à apprendre "Ton bateau l'est pas beau"
  • que fait Albert LePaPillon en se réveillant un matin devant la goutte de rosée
  • que le papa, la maman et le grand frère de DJakoumba font, alors que DJakoumba écrase des gnioules sur la grande pierre avec des petites pierres afin de mieux les croquer. Elle en mange beaucoup trop, c'est sûr elle va être dévorée par le Lion, "il arrive", dit Maman, "il s'approche" dit Papa ; "il est là" et il va te manger dit Grand Frère ! 

Suspense et grimaces sur le front de tout un chacun chacune. Belle réactivité des enfants, filles ou garçons. Et ouf, super, Djakoumba va devenir conteuse.
Il est justement l'heure du goûter dans la prairie Nicolas. Je dis FIN
"J'entends "on a tout notre temps Lania !"
J'essaie l'alternative "Conte court ou conte long ?"
Surprise : l'adhésion est totale au conte long.
J'en profite
"Toundra, Taïga, Nef Volante et Vaniouchka" voulez-vous monter dans mon bateau recommence. Après bien des rencontres vive le mariage. Vive le repas, la fourchette dans le dos du porc à la peau rosée. J'y étais. Albert aussi. Qui m'a dit "Monte sur mes ailes, je t'emmène dans la Prairie Nicolas, tu verras une 2cv  remonter la Laïta et des enfants qui veulent écouter tes histoires. Des histoires, ça alors mais je n'en connais pas.
Croyez moi, croyez moi pas, j'ai raconté des histoires dans la prairie Nicolas. La preuve est là :
Photo de Monsieur Flescher - extraite du journal Le Télégramme


* vite, concours de grimaces - photos.

mardi 24 novembre 2015

Le fidèle et demi ? Texte réécrit : tiré de l'ouvrage "Le Cercle des Menteurs" Jean-Claude Carrière.

Une fois il était, une fois il n'était pas 

Du côté de Constantinople  un sultan de haut lignage.
Il est homme de bien, de pouvoir, il ne craint pas son peuple, il l’aime ; le peuple aime son sultan. Le sultan soutient les riches, il défend les pauvres,  Inch’Allah, personne n’enviant personne, dans le royaume du Sultan règne l’ordre et les prisons sont vides. Le sultan porte de somptueuses robes de soie ou d’ottoman, des caftans ornés de lunes ou de tulipes brodées de fil d’or. Il porte aussi de somptueux  turbans aux aigrettes précieuses et légères soulignées d’émeraudes et rubis ou saphirs enchâssés d’or pur.  Le sultan est heureux.

Quoique. 
Un jour une rumeur traverse  les murs de son palais. Parvient à ses oreilles sultanes. Il s’étonne 
« Ainsi donc le Sheikh Mémet qui vit sur mes terres, possèderait des centaines  de milliers de fidèles. Ainsi donc, si le Sheik Mémet désirait se retourner contre moi ces centaines de milliers de fidèles seraient difficiles à contrôler !"
Le danger n’est pas là mais le Sultan se prend à douter : possède-t-il, lui-même, plusieurs centaines de milliers de sujets prêts à donner leur vie pour sauver la sienne ? 

Haroun le Sultan convoque Jaffâr son vizir
« Rencontre le Scheikh Memet et demande-lui de venir dans mon Palais, à Constantinople ! »
Le temps d’un aller, le temps d’un retour, le Scheikh Mémet tout habillé de blanc courbe son turban en guise de respect devant Haroun le Sultan. 

« Relève-toi Sheikh Mémet par Allah le Sublime j’ai appris que tu es entouré  de centaines de milliers de fidèles prêts à perdre leur vie pour sauver la tienne ? Qu'en dis-tu ?

"Tu ne te trompes pas Seigneur, j’ai des centaines de milliers de fidèles. Quant à savoir s’ils sont prêts à perdre leur vie pour sauver la mienne, c’est toi qui le dit Seigneur. A la réflexion je n'en compte que... deux, voir … il réfléchit  « je dirai plus sûrement... un fidèle. » 

Le Sultan Haroun réfléchit 
« Deux c’était peu mais un sur des centaines de milliers c'est rien. M'est avis que Scheick Mémet me cache quelque chose» Le Sultan Haroun porte haut le sourcil relevé. Il déclare qu'il veut voir ça.  
« Jâffar, mon Vizir, pars et ordonne aux fidèles du Sheikh Mémet de te suivre jusqu’au palais, en Constantinople » 



le temps d’un aller, le temps d’un retour, quelques jours plus tard, face au palais il y a un pré
au bout du pré une sorte d’éminence
sur l’éminence une tente blanche 
et dans la tente blanche des moutons parqués à l’insu de tous et muets.Ainsi dit le conte.
et devant la tente il y a le sultan dans une robe d’apparat et Memet le Sheikh Mémet,  tout habillé de blanc, de babouches en turban.
Et face à eux, du bout du palais à leurs pieds recouvrant tout le pré, une immense foule s’étale. Silencieuse. En attente.
D’un bras qui ausculte l’espace à 180°
«Est-ce cela que tu appelles n’avoir qu’un fidèle et demi Scheik Mémet ? Ils sont venus par dizaines de milliers tes fidèles, si je ne m’abuse ! »

« Tu ne t’abuses pas Sultan, pour ce qui est de mon peuple par exemple, mais pour ce qui est des fidèles j’insiste, je n’ai qu’un fidèle, d’ailleurs si tu veux t’en rendre compte c’est simple, fais savoir à cette foule que j’ai commis un crime et que tu vas me mettre à mort à moins que l’un d’entre eux n’offre sa vie pour que je garde la mienne. Allez, Sultan Haroun dis-leur".


Le Sultan s’adresse à la foule
« Peuple fidèle  du Sheikh Mémet, je t’ai fait réunir ici parce que ton Sheikh a commis un crime". 
A ces mots un murmure parcours la foule : "Sultan cela est impossible, c'est impossible"
Le Sultan poursuit son discours. 
« Pour ce crime qu’il a commis votre Scheikh doit être tué ! »

Le murmure s’enfle et s’élève au-dessus de cette foule bousculée par une nouvelle qui semble improbable pour elle.

Le sultan Hâroun précise son discours « Peuple fidèle au  Sheikh Mémet,  sachez qu'il aura la vie sauve si l'un de vous donne pour lui, la sienne aujourd'hui !" 

Les têtes tournent à droite, les têtes tournent à gauche, du style qu’en penses-tu, doit-on le croire, que faut-il en penser, est-ce vrai ; iras-tu, moi je n’irai pas ; certaines s’abaissent pour mieux se concentrer ou disparaître dans la foule. Le projet ne semble inciter personne. Quoique. Un homme se déplace. Le silence revient. Que fait-il ? Va-t-il le faire ? Les respirations sont suspendues, cependant  l’homme se déplace, il s’avance, la foule s'ouvre pour le laisser passer, il grimpe sur le monticule et traverse la foule, entreprend  et s’incline devant le Sultan et le Sheikh Mémet. Quand il se redresse il déclare : 

Le Scheikh est mon maître. 
Tout ce que je sais je le lui dois. 
Je donne ma vie pour lui.

Le Sultan montre la tente du bras. Tous les regards accompagnent l'homme et un silence foudroyant s'installe quand il disparaît dans la tente.
Un frémissement d’horreur se répand dans la foule à la vision du liquide rouge qui s’écoule de la tente..
Le Sultan reprend la parole 
« Fidèles, j'ai réfléchi, une vie ne suffit pas pour libérer le Sheikh Mémet  Y a-t-il parmi vous un autre fidèle prêt à sacrifier sa vie pour sauver celle de son maître aujourd’hui ?"
Dans la foule la parole ne court pas, les bras ne se lèvent pas, la précipitation n’est pas de mise, personne ne bouge, on croirait chacun statufié. A peine si certains s’esquivent avec discrétion. C’est l’immobile silence de la sidération…. jusqu’à l’instant où un mouvement se fait. Alors toutes les têtes se tournent, et une bouche s’étonne et une phrase résonne de bouche en bouche  
« C’est une femme ! c’est une femme dit un autre, c’est une femme" la foule est admirative» Une femme en effet grimpe sur l’éminence. Elle s’incline devant les deux hommes et en relevant la tête elle prononce trois mots

"Je suis prête !"

L’aigrette du sultan s'incline sur la gauche.  La femme comprend l’invitation. Elle entre dans la tente. Avant que la toile ne retombe le sultan fait un signe. Un sabre fait son oeuvre. Le liquide rouge s’écoule de nouveau. Un bruit de gorge se répand. La foule suffoque. Puis devant l’inéluctable, silencieuse elle s’ébranle, se disloque, se disperse. Bientôt sous les yeux du Sultan et du Sheikh Mémet il ne reste plus qu’un immense pré. 
Vide. 



"Tu vois Sultan, je ne t’ai pas menti à propos de mes fidèles. Je n’en ai qu’un et demi, à peine !"

"Que veux-tu dire Sheikh Mémet ? Dois-je comprendre que l’homme est un vrai fidèle et la femme seulement une moitié ?"

"Non Sultan je suis en train de te dire qu’un seul de ces deux-là est mon fidèle, et c’est la femme. Quand l’homme est entré dans la tente il ne savait pas qu’il allait être égorgé. Quand la femme s’est décidée, elle savait qu’elle serait tuée puisqu’elle avait vu le sang couler. Et pourtant, malgré cette certitude elle a offert sa vie pour me sauver ! Par conséquent le vrai fidèle en entier ce n’est pas l’homme, c’est elle, la femme.…"

L’homme et la femme sortent de la tente. Ils sourient. Derrière eux les moutons rescapés bêlent tout ce qu’ils savent et reprennent possession de leur pré. 


Ainsi se termine le conte.
Puisse-t-il  monter au paradis
et sur nos lèvres revenir 
quand il sera temps de le redire.


 *
****
 *


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La cOnclusion est empruntée à jean-Jacques FDIDDA. Merci à lui et à Didier Jeunesse.


jeudi 13 août 2015

12 août - Heure du Conte "Tisseurs de Contes-La Filois" - Binic salle de l'Estran (22)

Bonjour.

Parties avec le soleil nous sommes revenues sous une pluie battante jusqu'à Rennes - 20 kms.
Preuve en est, la plage
 que nous avons découverte abandonnée par les baigneurs, les baigneuses, la charmante Lise, les bouées, pelles, seaux, sable, tamis et râteaux, nattes, serviettes éponges, parasols et cornets à glace.
 il ne restait plus qu'à quitter les lieux.

Qu'en fut-il du spectacle ?
Démarré de dos et en lecture de devinettes alternativement du tac au tac, sans donner les réponses.
Etonnement du public, un beau public d'au moins 90 personnes pour ne pas dire une centaine.
dont une Maman qui m'a dit qu'elle venait pour la première fois et qu'elle reviendrait.
Etonnement du public silencieux, un brin dans l'expectative.
On pose les devinettes pour de vrai. Les enfants se débrouillent fort bien. Bonjour l'ambiance.
Puis Lania introduit d'un subtil renversement de bâton de pluie. Elle suggère la présence sur un rocher d'une femme  mélanésienne. Elle a peau couleur cannelle amande tatouage et yeux rieurs. Et en face d'elle des enfants assis en demi-lune. Tout comme à l'instant. Celui que le bâton de pluie prend pour s'arrêter et passer la parole   à conteuse Marie Annick. La voix douce et rieuse, elle emmène tout le monde dans les mont d'Arrrée cueillir les

  • Citrouilles du Diable, ça sent la négociation, les rires fusent et la chanson. Jean veut devenir jongleur. Il épouse la belle princesse. Il la sauve de la mort en relevant le défi du diable  : jongler avec trois énormes citrouilles sur une longe, étoile et fragile passerelle du Gouffre Noir. 

    Le bâton de pluie renversant ramène la femme, peau couleur amande cannelle et yeux rieurs et la mer. Lania chante le désespoir d'une baleine. Conteuse Marie-Annick reprend le refrain avec le public.  une façon pour Lania d'entrer dans le conte qui suit, la
  • Guerre des Poissons : (Conte de Micronésie-extrait spectacle Mille et une Iles d'Océanie) grands poissons contre petits poissons : ça sent le combat. Et les assaillants. Les voilà sous la voix de Coelecanthe LeVieux : il distribue militairement les consignes :
Hélène LaBaleine contre Harry Brillant LeHareng
Romain le Requin contre Juliette Lassardinette
Hannibal LeNarval et sa longue dent qui lui fait croire qu'il est cousin de la douce Licorne, contre Tupik Lourssin
Denis Lepoissonsscie contre Limande Laplate
et Théo LeRequinMarto contre Traverss LeCrabe
Rassurez-vous personne ne sera blessé.

Le bâton de pluie subtilement renversant rappelle la femme peau couleur amande-cannelle tatouage et yeux rieurs et passe la parole à conteuse Marie Annick.

Sous la voix douce et souriante, le public rencontre Petit-Jean le charbonnier des Monts d'Armée. Il a été nourri par une louve, comme Rémus et Romulus l'ont été. Petit Jean devient chef de meute, puis meneur de loups. Avec Valentine, il a onze garçons : tous deviennent meneurs de loups, comme leur père.
Nous le suivons jusqu'à son mariage.

A l'heure du goûter.
C'est une belle heure qui suggère à Lania, sur le même thème du loup, un air de sa composition intitulé "Bébé Panda a une faim de loup"

Tout à une fin.
La fin de cette Heure du Conte à Binic, Lania l'enfile sur une randonnée dessinée à mains nues par tous et elle félicite chacun. Encore une fois elle passe à côté de son rêve : présence d'un photographe et participation affectueuse et ludique d'un public hétérogène qui ne serait pas au courant (sinon pas marrant) pour identifier chaque geste et écrivant parallèlement le texte, faire du tout... un livre-photos. Tout un public en face de soi dessinant en même temps une maison, un grenier, un tas de farine, un rat, un chat, un chien, une vache, une jolie demoiselle, un méchant brigand, un gentil commissaire, un coq qui l'éveille, le grain de blé qu'il mange, Pierre qui a semé le grain et Margot qu'il épouse : à chaque fois un bijou.

Histoires dans l'histoire, trois plaisirs persos :
L'enfant qui mime la tête de Théo LeRequinMarto
La Maman anglaise qui remercie Lania pour le plaisir qu'elle a pris et lui présente ses deux petits anglais de fils, vêtus de la même marinière blanche rayée de bleu... et Lania qui éclate de rire et se met à leur parler en anglais se souvenant de ce que La Maison que Pierre a bâtie soit une adaptation d'une randonnée anglaise. 
Et un troisième. Une autre Maman qui lui dit que sa petite fille veut lui parler. Lania s'agenouille pour tendre l'oreille. L'enfant a trois ans et lui dit "Je m'appelle Margot" Tilt t t t t t...  tout comme la femme de Pierre. qui était aussi dans la salle et que Margot a entraîné derrière le fameux rideau noir.





dimanche 12 avril 2015

Suite d'un samedi "conter contant" avec Xavier Lesèche. Sollicitez les roseaux... ils diront l'histoire. Foi de héron ou de vautou

La felouque file sur les flots ridés du canal. La voile de lin velouté s'amplifie sous le vent. Les babouches de Sâadi et de Sââd s'enfoncent dans un tapis épais et soyeux qu'ils ne se seraient pas attendus à découvrir dans une felouque. L'un turban rouge et l'autre turban vert, chacun de leur regard se promène des rameurs à la table basse décorée d'un bouquet de tulipes aux camaïeux époustouflants, des mouvements d'un serviteur tout vêtu de blanc  au soulèvement de la théière d'où il verse, dans de petits verts décorés d'entrelacs dorés, un long et filet de menthe poivrée qui déjà, avant leurs papilles, embaume leurs narines.
Saadi et Sââd sont confondus, surtout Saâdi. 
Quelle histoire, mais quelle histoire ! 
Face à eux, les yeux fermés, Abdallah Aboulhacen sourit-il à la douce musique du joueur de oud installé à ses côtés, ou bien à la surprise de ceux qui sont en train de devenir deux amis ???? 
Quelle histoire, mais quelle histoire ! 

Soudain sur les bords de rive les roseaux frémissent. Trop tard. Trois regards suivent dans le bleu du ciel l'envol d'un héron cendré.
Col cos les grenouilles se marrent. Allez-y roseaux contez l'histoire. 
Ils le feront, si vous les sollicitez. Avant tout ils remercient Xavier Lesèche conteur, pour son accueil et ses transmissions, Hervé, Germaine, Marianne et Manon, Claire et Clarisse, ainsi que Jacques et Francis pour leur sympathie. Ils souhaitent à tous et à chacun un beau dimanche jaune, bleu et joyeux.
 Freesias et tulipes à l'écoute sont déjà.


mercredi 8 avril 2015

Michel DEVAUX, en peinture ; Lania, conteuse, en mots. Un seul sujet (???) la Patate, la Pomme de terre, le Tubercule, le Pérou

2008, c'est l'année internationale de la Pomme de Terre
Majuscule s'il vous plaît, pour le Tubercule qui décline ses variétés par centaine : les histoires ne manquent pas, les chansons non plus, de quoi avoir une pêche doublée de frites jusqu'aux fish-and-chips qui inondent en ce moment, en papier glacé, les tablées de la restauration rapide.

Ainsi un beau jour de cette belle année, un appel téléphonique interpelle Lania
"Lania, avez-vous des contes sur la Pomme de terre ?" 
Pas même l'ombre d'un tubercule en main, pas même celle d'une radicelle, pas même celle d'une pelure, peut-être cependant des noms de recettes qui bousculent dans l'instant ses neurones. 
La réponse est immédiate "oui, j'en ai plein" 
L'affaire est conclue. 
Et un fameux livre de recettes qu'elle possède, ouvert, le combiné raccroché. Oui, son téléphone était encore "en combiné" Image déjà chaude pour le tubercule un rien coquin. 
Voilà la part d'histoire dans l'histoire. 
Voilà comment Lania a débarqué dans l'univers du tubercule. 
Ainsi peut-elle en "causer", sans conférence et vous emmener de rives du lac Titicaca -qui en Pérou un temps n'exista pas- jusqu'en avenue New-Yorkienne pour cause d'exigences d'un certain Cornélius Van der bilt. en escales 'île de Chiloé, Espagne, pays Lissou,  Allemagne (avec ou sans Parmentier, prisonnier et laborantin prussien devenu pour fait de guerre), France par désir amoureux terre à terre et Irlande pour une belle légende. 
Mensonge ou vérité, la question n'est pas à poser. Vous qui lisez, vous le saviez.



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Pour le peintre sus-nommé, Michel DEVAUX YakaKliKer sur le lien que vous venez de dépasser. Belle visite, jolies découvertes et vive la joie de la photo de famille Pomme de Terre incluse.