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samedi 23 juin 2018

#Vent quel vent oh la la quel #vent

Vent quel vent oh la la quel vent !

Vent, vent oh la la la Quel vent ! 


Sur un balcon il Y AVAIT UNE FOIS
Fiyette.
Elle jouait avec son poupon. 
Dans un geste maladroit, Poupon perd un bras. 
ôh Pauvre poupon ! pense Fiyette.
ôh bravo à toi ! pense LeBras qui ne veut pas rester là
Comme le vent se met à souffler Poupon Lebras interpelle Vent.
« Vent Vent qui souffle fort, emporte-moi en voyage »

D’accord, dit LeVent est obéissant. Il aime bien la voix de Poupon Lebras. Alors fiousch  Vent souffle souffle fort et Poupon Lebras s’envole.


le vent s'emmêle et hop là 
le mène mène emmêle, 
le tourne-mène, l’emporte où ? Jusqu’où ? 
Sur la plus haute tour de l’immeuble Colombia


Sur la place Columbia, il y a une fontaine. Sur le rebord de la fontaine, un jeune enfant y danse danse, les bras tendus. « Bravo l’enfant » Poupon Lebras  applaudit l’enfant, à sa façon, d’un seul bras en tapant sur sa poitrine comme il taperait sur la peau d’un tambour.







Mais déjà le vent s'en mêle, 
hop là, mène mène, 
tournemène-emporte Lebras jusqu’où ? 
Sur la plus haute pointe de la montagne Himalaya


Nez au frais, joues rosies, Poupon LeBras regarde le Gange, célèbre fleuve indien. Il descend des neiges éternelles, il saute de rocher en rocher et file, paisiblement, à travers les plaines pour se marier d’un Delta à l’Océan Indien.



Poupon Lebras désire faire comme le Gange. Il veut sauter de rocher en rocher.







Mais déjà le vent veille, Poupon Lebras pourrait tomber
Vent s’en mêle, 
hop là, mène mène, 
tournemène-emporte Lebras haut très haut, haut jusqu’où ? 
Jusqu’au dernier étage de Miss Toureiffel



"Belle demoiselle joliment tête en l'air, donne-moi un baiser" dit Lebras. 
Miss Toureiffel rit en découvrant Poupon Lebras. Puis  elle se penche et dépose un baiser de feu de fer sur la joue rosie de Poupon Lebras. 
"Merci belle demoiselle joliment TêtenLair" dit-il en regardant le tout Paris, "c'est beau par ici" 


Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Poupon Lebras qui s'en va loin très loin, 
plus loin, au-dessus, au-delà, 
dans le port de New York, jusqu’où ? 
Sur le livre que tient dans sa main la Statue de la Liberté. 
« Bonjour, petit Français de Paris" dit la femme enflammée, 
"Chatouille-moi s'il te plaît il y a longtemps que je n'ai pas ri" 
Poupon Lebras Petit Breton rennais de Paris devenu, chatouille la belle grande dame verte. Les chatouilles l’enchantent. Et le petit fripon de Breton aimerait bien rire aussi quand



le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Lebras qui s'envole vole jusqu’où ? 
Jusqu’en Amérique du sud, sur  les terrasses du Machu Pichu »

« Ho ho, comme c'est haut ici" dit Poupon Lebras « je peux toucher les nuages, j’ai le vertige » alors il descend un par un les escaliers en tournant le dos au vide et en s’appuyant parfois de son seul bras. C’est un exploit.
Pachamama, la déesse de la Terre rit pour saluer cet exploit d’un seul bras !

Les rires de Pachamama éclatent d'un roc à l'autre. Poupon Lebras rit à son tour.
Autour du Machu Pichu leurs rires se répercutent du plus profond des vallées jusqu’au plus haut des sommets. 
Comme une valse d'échos qui ne s’éteignent jamais.
















Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Poupon Lebras jusqu’où ? 
Jusque sur le bord des chutes du Niagara. 

LES CHUTES DU NIAGARA 

Quelle humidité, quelle fraîcheur, quels tourbillons dans l’eau, quel ronflements dans la chute des eaux ! Elles moussent sans cesser.



Poupon Lebras enfile un imperméable et un chapeau ciré de couleur jaune -n’est pas breton qui vent, vive les Terre-Neuvas. 
Poupon Lebras descend des escaliers, encore des escaliers, toujours des escaliers, et s’arrête enfin pour observer de plus près le petit bateau qui tourne-danse-remue au plein milieu des tourbillons de mousse blanche. ça mousse tant que l’eau ruisselle sur son visage. Poupon Lebras s’essuie et applaudit d’un bras sur sa poitrine comme il ferait sur la peau d’un tambour. S’il prenait un billet pour aller dans le bateau.









Mais Vent veille. Vent s’en mêle 
« N’y pense pas petit, tu pourrais tomber dans le creux des vagues ! »
et  hop là,
  mène mène, tournemène-emporte Poupon Lebras qui vole s’envole
s'envole jusqu’où ? 

Sur un balcon où il y avait une fois Fiyette qui jouait avec son poupon




Fiyette est là. Elle somnole. 
Fiyette se réveille. Elle baille. Elle dit, la bouche grande ouverte, 
"J'ai fait un beau voyage Maman, écoute ça, tu ne vas pas me croire, j’ai vu 








Et Fiyette dit à sa mère tout ce qu’elle a vu 
La plus haute tour du Colombia
Le plus haut sommet de l'Himmalaya
la Tour Eiffel
La statue de la Liberté
Les terrasses du Machu Pichu
Les chutes du Niagara
et ton balcon maman, j’ai tout vu Maman tout vu tout vu tout ça ! » 

« Jolie menteuse » a dit la Maman de Fiyette, « si tu me dis avoir vu tout ça, pourquoi ne te croirais-je pas
Moi, je me tenais là sous le balcon, j’ai tout écouté, tout entendu, tout écrit. Voilà pourquoi aujourd’hui je vous l’ai tout dit.

Et ri ri, la petite souris a tout pris. 
Voilà le conte fini.

mercredi 21 février 2018

Si tu veux la paix pose d'abord les armes

Il était une fois, parce qu'une fois suffit bien... il était une fois Eustache. Eustache le soldat. 

Cette fois-là, au cours d'une bataille, le pauvre Eustache est surpris par une déflagration. Dans le souffle, le soldat Eustache est soulevé, il s'envole et retombe violemment au sol. Plus précisément dans un trou.  
Dans le choc, il ferme les yeux ; quand il les ouvre une lueur traverse la nuit. Il se dit qu'il a bien de la chance de voir une étoile filante.  Puis, avec difficulté, car la terre luisante et molle fait qu'il glisse et remonte autant qu'il glisse de nouveau, il finit par  s'extraire du trou tout groggy. 
Il secoue la poussière de ses vêtements puis il cherche son fusil. 
Un soldat sans fusil ce n'est plus un soldat. Eustache interroge son fusil 
« Où es-tu mon fusil, où te caches-tu ?" 
Eustache cherche à droite, à gauche, devant, derrière. C'est derrière lui, dépassant d'un buisson qu'il retrouve son fusil.  Eustache le saisit, se met au garde à vous et déclare : 
« Soldat Eustache,…. assommé au cœur de la bataille
vous êtes de nouveau  prêt au combat ! »
Raide comme un piquet, Eustache attend.  Il attend à l’affût d’un ordre. Mais aucun ordre ne vient troubler le silence de mort. Prudemment, il tourne la tête à droite à gauche, devant, derrière :  la plaine est vide, il est seul, on l'a oublié. Aussitôt le froid le saisit. Eustache  tremble. Puis il se dit  qu’il ne doit pas rester là, planté comme un poireau et pour se donner du courage il se met à chanter
sa seule certitude : 
Je suis un p’tit soldat,
Toujours prêt, toujours là,
Un petit fier à bras
Courageux et tout ça.
Je suis un p’tit soldat,
Toujours prêt, toujours là,

Un petit fier à bras
Dodi dodelida
Et corne démoula.

À pas cadencés, il se met en marche, bien décidé à retrouver sa guerre.

Marche qu’il marche, quand le jour se lève il aperçoit une silhouette humaine. Il n'est plus seul. Réjoui, il l’interpelle
« Bonjour Citoyen ! Je cherche la guerre. Pouvez-vous me dire où elle se trouve ? »
« La guerre ? »  L’homme répète. Eustache remarque les étranges yeux de l'homme, son regard perdu, égaré. Eustache comprend que l'homme a perdu la vue.  Cependant l'homme répond en balançant un bras :  "la guerre? elle est par là, ou par là.  Pourquoi tu m’interroges, ne vois-tu pas qu’elle est partout où tu vas, soldat de malheur ? »
« Comment savez-vous que je suis soldat ? Vous n'y voyez pas ! »
« Apprends, Soldat, qu’on voit avec le cœur peut-être plus sûrement qu’avec les yeux » 
Et sur cette parole l’homme s’est éloigné, le pas sûr, dans la brume du petit matin. 

Eustache poursuit sa route. Le soleil a fait une apparition timide.
Apprends, Soldat, qu’on voit aussi avec le cœur et peut-être plus sûrement qu’avec les yeux »
« Apprends, Soldat, qu’on voit aussi avec le cœur et peut-être plus sûrement qu’avec les yeux » 
"Apprends, Soldat, qu’on voit aussi avec le cœur et peut-être plus sûrement qu’avec les yeux »
Les mots de l’homme résonnaient dans la tête du soldat Eustache.
Il entendit des enfants rieurs parler entre eux et leur mère intervenir auprès d'eux. le groupe vient vers lui, Eustache le salut : 
« Bonjour Madame ! Bonjour les enfants.  Je cherche la guerre. Pouvez-vous me dire où elle se trouve ? » 

La femme lui répond vertement
« Qu'est-ce que vous racontez, vous cherchez la guerre, je ne veux pas savoir où est la guerre, laissez-nous en paix ! Vous nous avez déjà tout pris ! Honte sur vous ! »
Les paroles de la femme blessent le soldat Eustache. Il ne sait quoi répondre. Plutôt que de répondre il avance la main pour caresser la tête du plus petit des enfants. 
Mal lui en prend. L'enfant le mord violemment de ses petites dents. Tout soldat qu'il est Eustache crie

« Aie ! mais pourquoi m'as-tu mordu jusqu'au sang petit ?"

Le ciel se couvre. Les enfants et leur mère disparaissent.  Eustache est seul une fois de plus. Il recommence à chantonner doucement


Pourquoi suis’j un soldat ?
Je ne le sais même pas.
À quoi ça rime tout ça ?
Je ne le sais même pas !
Pourquoi suis’j un soldat ?
Je ne le sais même pas.
À quoi ça rime tout ça ?

Je ne le sais même pas !
Dodi dodelida
Et corne démoula.

Eustache d'un bon pas poursuit sa route. Des  gouttes de pluie commencent à tomber. Il pense à ses camarades de régiment. Où sont-ils maintenant ?
Il pleut à verse. Eustache ne voit plus rien du paysage.
Caillou ou branche ? Il trébuche. Il s'étale de tout son long dans la boue. Le tonnerre gronde, 1, 2, 3, 4... un éclair déchire le ciel : l'orage est tout proche.
Tout à coup, autour de lui, une forme menaçante apparaît et une voix grave et rauque l'interpelle :  :
« Alors, Soldat, on a perdu la boussole ? »
Eustache bredouille
"Euh… Je je cher je cherche  la guerre… Savez-vous où est la guerre ? »
"Ha ha ha, comme tu es drôle, tu es donc si pressé de mourir ?" s'esclaffe le nouveau venu ! "Regarde-moi bien, Soldat : avant, j’étais comme toi, avant… Ne m’oublie pas, Soldat, ne m’oublie pas… »
Ah ah ah ! la forme menaçante s'efface derrière le rideau de pluie.

1, 2, 3, 4.... 40 l'orage est loin. Eustache, trempé jusqu’aux os, marche comme un automate.
Il tâte son épaule à la recherche de son fusil. Il l'a perdu. Tant pis. Eustache ne le cherche pas. Il continue de 

Marcher, marcher, marcher…
Marcher ça fatigue, marcher ça épuise, Eustache est fatigué-épuisé. Il aimerait bien se reposer. Ce serait bien si... ce serait s'il trouve... Eustache aurait-il de la chance ? Il aperçoit une maison en ruines. 




Les fenêtres vont de travers, la porte est de guingois mais la cheminée tient debout. Autour, il y a  du petit bois et un gros tronc d’arbre, tout pour faire un bon feu. Et sur le manteau de la cheminée, il y a même des allumettes.  Crish crish Eustache se réchauffe ; il aperçoit un levier en fer forgé : il le monte-descend : de l'eau froide coule dans l'évier de pierre.  Eustache fait un brin de toilette et un brin de lessive. Sur un fil, bienvenu et à hauteur d’homme, qui traverse la salle il accroche ses vêtements en marmonnant 
"Pendant que vous sécherez, mes amis de route, moi je vais me reposer" 
Et il  s'étend  sur un vieux banc de guingois.  Malgré cela il   s’endort profondément. Ça s’entend. Eustache ronfle.
L'odeur particulière du "rû" -comme on dit dans le 81- le réveille. Et pour cause : il est en train de prendre feu : ses pantalons, son tricot de peau et sa chemise sont tout calcinés. Il n’a plus rien, pour se vêtir, que son caleçon. Eustache hausse les épaules. Il  enfile le caleçon et reprend sa route le pas léger.
Il chante à tue-tête :


Je n’suis plus un soldat.
Je ne veux plus faire ça :
Toujours marcher au pas.
Ne comptez plus sur moi.
Je n’suis plus un soldat.
Je ne veux plus faire ça :

Toujours marcher au pas
Ne comptez plus sur moi..
Dodi dodelida 
et corne démoula.

Sur le chemin une enfant surgit d’un buisson en éclatant de rire. 
« Oh la la la comme tu es drôle toi, tu t'en vas tout nu ! Qui es-tu ? »
Eustache est surpris. Dans un geste réflexe il est aussitôt au garde-à-vous
« Soldat Eustache, toujours prêt au comb… » il ne termine pas sa phrase : il se rappelle qu’il n’a plus de fusil, plus de chemise, plus de tricot de peau, plus de ceinture, plus de pantalon : il éclate de rire.
« T'es pas un soldat toi, t'as pas d'fusil,  toi, tu ressembles plutôt à un clown  ! » dit la petite. 
« C’est vrai , je ressemble à un clown 
mais je ne suis pas.... un clown. Et en fait..." 
Sous les yeux de l'enfant Eustache pose un doigt sur ses lèvres... il réfléchit et poursuit sa phrase ainsi 
« En fait je ne sais plus très bien qui je suis. »
« Moi, je sais, je m’appelle Anastassia et je ramasse du bois pour ma mère Irina. On va faire du feu et surtout du pain. Tu veux nous aider ? »
Tout penaud Eustache répond qu'il n'a jamais fait de pain et qu'il ne sait  pas comment ça se fait ! 
L'enfant répond à son tour que ce n'est pas grave qu'il lui suffit tout simplement de vouloir apprendre à en faire et elle lui demande    "Es-tu prêt à apprendre ? »
Eustache répète timidement qu'il ne sait pas faire. L'enfant le rassure :
"Je sais tu l’as déjà dit, mais dis-moi seulement si tu veux ou tu veux pas …. Si tu veux, tu m'suis.. tu finiras bien par prendre la bonne décision ! »
Eustache suit la petite sur le chemin qui mène à la maison. Le soleil descend lentement sur l’horizon. Il chantonne le dernier couplet de sa chanson.
« Tu chantes la chanson ? »
« Oui, je l’aime bien. »
La porte de la maison s’ouvre et Mère Irina apparaît un bout de son tablier blanc brodé de rouge, relevé dans sa main droite.
L’enfant sautille joyeusement : 
« Maman ! Maman ! C’est Eustache. Il veut apprendre à faire du pain.»
La maman regarde Eustache, regarde sa fille, regarde Eustache : au lieu de dire bonjour, ... elle éclate de rire.
Eustache rougit : il se souvient que seul son slip blanc l'habille. Il est ridicule. Il bafouille des excuses
« Ex- excu- excusez-moi Madame Irina, j’ai brû, brû, brûlé mes vêtements »
« Ne vous excusez pas. Je préfère vous remercier, il y a si longtemps que je n’avais ri d’aussi bon cœur. Entrez et attendez-moi, je vais vous trouver des habits. »
Quelques temps plus tard Eustache, vêtu de nouveaux vêtements, apprend en riant à faire du pain : il mélange le levain, la farine et l’eau… Pendant que la pâte repose, la petite s’endort. Eustache et sa maman  parlent toute la nuit au coin du feu.

L’aube approche.
C’est le moment préféré de Anastassia : elle s'est levée et maintenant elle malaxe, 
#lacourdespetits.com
elle triture, elle aide sa mère à diviser la pâte en trois pâtons : ça l’amuse beaucoup : elle pousse des cris de joie quand la porte du four se referme sur eux.
Elle imagine les flammes crépitant joyeusement.
De son côté Eustache sort un instant. Une bonne odeur de pain chaud flotte dans l’air du petit matin. Elle chatouille ses narines.
Eustache respire profondément. Il pense 
"C'est une belle journée qui commence aujourd'hui. Jamais plus mes mains ne toucheront un fusil !" 

Adapté de
"Le Petit Soldat qui cherchait la guerre"
Mario Ramos
Paris, l’école des loisirs, 1998

vendredi 25 juillet 2014

Voyage avec Monsieur Monsieur - Jean Tardieu - Vendredi 25 juillet 2014

Avec Monsieur Monsieur 
je m’en vais en voyage.
Bien qu’ils n’existent pas
je porte leurs bagages.
Je suis seul et ils sont deux.
Lorsque le train démarre
je vois sur leur visage
la satisfaction
de rester immobiles
quand tout fuit autour d’eux.
Comme ils sont face à face
chacun a ses raisons.
L’un dit : les choses viennent
et l’autre : elles s’en vont.
Quand le train les dépasse
est-ce que les maisons
subsistent ou s’effacent ?
moi je dis qu’après nous
ne reste rien du tout.
Voyez comme vous êtes !
lui répond le premier,
pour vous rien ne s’arrête
moi je vois l’horizon
de champs et de villages
longuement persister.
Nous sommes le passage
nous sommes la fumée ...
C’est ainsi qu’ils devisent
et la discussion
devient si difficile
qu’ils perdent la raison.
Alors le train s’arrête
avec le paysage
alors tout se confond.
  • Jean TARDIEU, « Voyage avec Monsieur Monsieur », Le Fleuve caché,

mardi 15 juillet 2014

Meuh Vache à l'oreille rouge, comptine pour les moins de trois ans.

Il était une fois
"La vache à l'oreille rouge" est une comptine identifiée région Bretagne
Je l'ai rencontrée sur un vieux livre de chansons, Breton. Avec sa partition.
Les livres ont leur vie à l'intérieur de mon domicile. Pour l'instant je ne remets pas la main dessus et ne peux donc pas faire une photo pour la déposer ici. 
Cependant, et curieusement, voici un lien, bordelais, pour vous permettre d'identifier même un second couplet, qui bien entendu peut se tripler et davantage.

Vache vache à l'oreille rouge
ta rouge oreille je la tiens
vache vache à l'oreille rouge
je bois ton lait le matin

vache vache à la p'tite main rouge
ta p'tite main rouge je la lève
vache vache à la p'tite main rouge
je bois ton lait le matin

Vache vache au petit nez rouge
ton p'tit nez rouge je le tiens
vache vache au p'tit nez rouge
je bois ton lait le matin

Vache vache au p'tit soulier rouge
ton sabot rouge je le montre
vache vache au p'tit soulier rouge
je bois ton lait le matin

Vache vache au p'tit balai rouge
ton p'tit balai rouge je le tourne
vache vache au p'tit balai rouge
je bois ton lait le matin. 

Alors meuh toute, allez-y dites ou faites dire et chanter la  vache à l'oreille rouge
Tiens, on m'appelle, excusez-moi je vous quitte. 

Que dis-tu Lassoury ?
Que c'est fini ?
Ah bon, et bien d'accord, c'est fini, au revoir p'tite Lassoury, à bientôt. 

jeudi 5 juin 2014

Contes d'Afriques et autres ce 5juin à la Librairie Planète Io


L'Afrique du Burkina Faso a déposé, sous les doigts de Sélifa,


 son  musicien ce soir, n'goni, 


tama, 


djembé et 
balafon, 



dans l'univers de l'oasis bienvenue et tranquille qui se cache derrière la Librairie Planète IO, 7 rue Saint Louis,  souvent lieu de premières 

Contes merveilleux africains et contes d'auteur ont été dits par Sylvie elle-même. 
Sous pêcher, dans lequel parfois l'archer de la violoniste Sylvie, la conteuse, allait se frotter au feuillage.

Face à Sylvie et à Sélifa, quelques paires d'oreilles ; qui se sont laissées aller à l'écoute de ces deux artistes à la communication si intuitive qu'à peine perceptible. A en oublier la baisse de la température.  
Sélifa osa les faire chanter. 
Faire chanter sept paires d'oreilles en langue du Burkina Faso relevait de l'exploit linguistique. Exploit il y eut. A croire que tous et toutes avaient répétées auparavant.  
L'ensemble ? 
Des textes sur le thème d'une volonté pacifiste et amoureuse. D'où le coeur sur le n'goni. Quel sujet plus beau que celui de la Paix ? 

J'en profite pour annoncer que la Librairie Planète Io, m'offre une double carte blanche,  mensuelle. Elle démarre 
en juillet, 
les jeudis 3 et 10, dès 18 h 30 à l'ombre du même pêcher.  
7 Rue Saint Louis où les libraires sont à la disposition des lecteurs. 
Je vous y attendrai pour vous offrir mes facéties drôlatiques fantaisistes et conteuses. Donc, à bientôt. Pour vous y accueillir. 
Un chapeau sera mis à disposition pour votre sympathique contribution.
Lania 07 70 34 90 72 - Contact

mercredi 14 mai 2014

Des nursery rythms.... autant que voulez

suivez ce lien.
http://www.rhymes.org.uk/pat_a_cake_pat_a_cake.htm
and first, this one
Pat a cake, pat a cake, baker'sman
Bake me a cake as fast as you can
Pat it and brick it and mark it with a "B"
And put it in the oven for Baby end me ( Boudchou) 

Et dans la foulée cette chansonnette que je n'ai jamais oubliée
C'était l'histoire d'un p'tit pâtissier
dont l'amour se meurt
ainsi qu'un éclair
j'lui ai donné un Saint Honoré
J'en suis tout baba
car il s'en mokaMortellement Delicious : Moka au chocolat gâteau de dedans-dehors
j'ai tant de peine
j'pleure comme une mad'leine
car je l'aime
comme un chou à la crè è me
Si mon amour va toujours croissant
j'fi nirai mes jours
dans un puits d'amour. 

mardi 13 mai 2014

Bonheur de la rencontre, au-delà du simple bonjour Je viens de raconter l'histoire de Léo et je rencontre Marceau

Je viens de raconter l'histoire de Léo le petit souriceau rêveur, dans le cadre de #Lire et Faire Lire, la belle association qui s'efforce de faire rencontrer le livre aux enfants dans les maternelles. Et je rencontre un délicieux petit Marceau. Un p'tit bonheur.http://youtu.be/CczSejWTiHQ

Petit Bonheur et Grand Bonheur.
Un Papa et son Enfant
Petit Bonheur a 2 ans et demi tout haut déjà, de grands centimètres
Normal, Grand Bonheur porte bien son nom.

Petit Bonheur porte casque bleu
visage lumineux
ouvert et offert
Yeux pétillants et bouche rieuse
il m'offre une parole vive.

Je comprends qu'il est tout content de faire du roller.
Soudain il aperçoit la coccinelle du livre que je porte sous le bras.
Et les mots viennent joyeusement, dont coccinelle en refrain.
J'ouvre l'ouvrage au hasard
C'est "Mon petit oiseau" Je fredonne
Je tourne la page. C'est "Moi j'aime Papa". Pile poil le sujet. Je n'oublierai pas le regard de l'enfant.

Comment tu t'appelles ?
"Marceau" Difficile de ne pas évoquer notre célèbre Mime Marceau. Clic sur le lien si vous le voulez bien.
https://www.youtube.com/watch?v=4-1raOEfP4o

Marceau et moi pourrons nous croiser. D'autres fois.
Quelqu'une veille sur lui, tout près dans mon quartier.
Alors à nous revoir gentil Marceau, en compagnie de G...le.

Je n'ai jamais posé autant de questions à un Papa. Qu'il pardonne ma curiosité mais force est d'accepter que j'ai succombé à son Petit Bonheur. Je ne résiste pas à offrir à Marceau, en souvenir de la Coccinelle du livre* la jolie poésie de #Robert Desnos à propos de
« La Coccinelle » in Chantefables.

Dans une rose à Bagatelle
Naquit un jour la coccinelle.

Dans une rose de Provins
Elle compta jusqu’à cent-vingt.

Dans une rose à Mogador
Elle a vécu en Thermidor.

Dans une rose à Jéricho
Elle évita le sirocco.

Dans une rose en Picardie
Elle a trouvé son paradis :

Coccinelle à sept points,
Bête à bon Dieu, bête à bon point.
Coccinelle à sept points,
Bête à bon Dieu, bête à bon point.

Elle est partie la coccinelle à robe rouge,
Dans sa rose, plus rien ne bouge.


Je me permets d'annoncer que le samedi 24 je dirai Le Voyage de Boudchou pour les tout-petits enfants du Quartier Colombier autour du #PHAKT. Deux horaires : 16 h et 17 h 30. 
Je n'y suis pas seule. Dès 14 h, Fanfare, Danses Indiennes, Contes par l'Association Artistes Partout, chants du Monde, Théâtre, Danses Country. Et en plus, il doit faire beau : tout pour s'arrêter et choisir.

* "Les premières comptines des tout-petits" o-3 ans, pile le créneau - Ville de #Rennes #Bibliothèque La Bellangerais, N° 3 3500 01566847 8)


vendredi 14 octobre 2011

AUTOMNE

en compagnie de Lania, entre autres,
le samedi 5 novembre, 16 h
pour une après-midi Châtaignes au sein de
l'école Primaire et Maternelle St Michel - St Helier
www.ecolestmichel-rennes.fr/
A bientôt, avec plaisir
"Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand-mère
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma ....
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de....
Combien de pommes de terre pour faire la soupe ...
Combien de pommes de terre pour faire la ....
Combien de pommes de terre pour faire...
Combien de pommes de terre pour...
Combien de pommes de terre....
Combien de pommes de.....
Combien de pommes....
Combien de...
Combien.... ?

dimanche 10 avril 2011

Banquet Médiéval de La Saltarelle à Thorigné Fouillard le 9 avril 2011

C'était hier.Inventaire

De beaux costumes, une belle ambiance,

Alex le (bel et excellent) Jongleur,

Les excellents chanteurs médiévaux de Dinan,
Les excellents musiciens médiévaux de l'Ecole de musique de Bourg-Barré,

dont leur Magnifique Merlin à la diction parfaite,

Le groupe de danseurs médiévaux de La Saltarelle de Cesson-Sévigné

La conteuse médiévale hors siècle, "vos frites alors, comment s'appellent-elles ?" (texte original de la conteuse)
Auraient-elles pu être dégustées au banquet du mariage du plus jeune Chevalier de la Table Ronde, je veux parler de Gauvain, neveu du Roi Arthur ? La vieille jeune laide épousée n'en a pas parlé. Normal, "avec les filles on ne sait pas, on ne sait pas...." Il faut poser la question.

Graine de Gauvain luttant contre Esmeraldiabl'ess
Bref, comprenne qui sait [ou voudra savoir : 02.99.38.67.57 en invitant MoiMême à dire).
Frites, vous avez dit frites ? Qu'il n'y avaient pas, et sans regret, au délicat repas, cuisiné et servi par ceux de l'association Les Fous Gèrent
02 23 51 01 97
Le tout, accompagné par des organisateurs hors pairs et bienveillants.
Mille merci à toi Sébastien.
La Saltarelle : contact@lasaltarelle.fr

NB - je remercie avec chaleur tous ceux qui, avec gentillesse et disponibilité, ont accepté -et se sont prêtés- à mes facéties et fantaisies, notamment les enfants, sans oublier demoiselle Nolwenn, le hérisson négociateur et le forgeron à belle barbe et longue masse en main,

Dubitatif, il découvrit avec stupéfaction qu'il savait bien, devant de nombreux témoins, briser la noisette pour notre bonheur à tous.
Et pour finir, une vinette et même deux car j'adore les Vin'ettes
1 Vinette - "Champ labouré dans lequel nulle charrue n'est passée ?" Qu'est-ce que c'est ? Un toit de tuiles

Ou ces toits de tuiles de Lauzerte (82), un doux soir d'été 2009.
2 Vinette -actualisées à l'époque- Trois demoiselles, en bustier d'acier, qui toujours se poursuivent et jamais ne s'attrapent, qui sont-elles ? Les ailes des éoliennes.


A Tous et Toutes, merci beaucoup, bravo pour cette belle soirée et à bientôt.