Affichage des articles dont le libellé est Contes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Contes. Afficher tous les articles

samedi 7 janvier 2017

2017.... Les rois mages sont déjà passés

l'année 2017 file son septième jour

7,  chiffre de chance s'il en est
21, pour en avoir trois fois plus
2 +  0 +  1 +  7 = 10 soit 1, l'esprit agissant
(  5 - 12 - 14 ) 21
(  6  -  7 -   8 ) 21
( 10 -  2 -   9 ) 21
   21 -21 -21  j'adore 

de quoi offrir mes VOEUX 
les meilleurs
les plus chaleureux
les plus conteurs 
(ou compteurs), 
à tous ceux et celles 
qui me lisent, 
sans oublier les autres.
Au programme donc, cette année, semble-t-il et preuves scientifiques à l'appui :-)
spiritualité, réalisation, réunion, paroles et bienveillance



Première devinette dont une double réponse aurait pu me laisser sans voix 

Qui nous suit sans cesse sans jamais nous quitter ?
le soleil, le chemin, la musique, nos parents...
.... ils ne manquent pas d'idées, les réponses ont fusé dont celles-ci :
Allah, Dieu.
Un instant... je fus coite. Rires. A bientôt, avec plaisir.
    

dimanche 28 août 2016

La Gifle ? Un film célèbre mais aussi un conte qui me revient en mémoire. Je j'ai découvert dans

"TOUR DU MONDE DES CONTES sur les ailes d'un oiseau" 
de Catherine Gendrin et Laurent Corvaisier chez Rue du Monde

Je l'ai lu et lu et relu et re re lu. Pourquoi me revient-il en tête aujourd'hui ?
Autant qu'il m'en souvienne ce conte serait africain et précisément du Sénégal. Ce pays aimé de mon père qui aimait à dire "Je suis de là-bas" A la vérité, il est vrai que s'il se met au soleil, il devient couleur chocolat en deux temps trois expositions. Mon père est un conteur ou tout au moins un menteur.

Je reviens au conte.
vQuand... j'y pense
mon coeur s'allonge 
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffre 
tant de tourments... 
que... quand j'y songe
mon coeur s'allonge
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffrent 
tant de tourments...
que... quand j'y songe 
mon coeur s'allonge
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffre
tant de tourments


Il était une fois dans un royaume lointain, un roi terrible, terrifiant.
Son peuple en avait peur.
Le roi s'appellait Dicktatro
Son peuple le craignait.

Colportait-on aux oreilles de ce roi une rumeur à propos d'un homme qui réfléchissait à la qualité du pouvoir du roi et à la liberté de son peuple ? Le roi, convoquait son premier ministre et d'une main vive, soulignait son menton en sa direction.
Lequel premier ministre  faisait réunir le peuple sur la place publique, la place Karana et devant le roi qui se désopilait déjà rien qu'à l'idée, le premier ministre faisait voler la tête de l'audacieux d'un sabre tranchant. Et le roi rit. Rires de Dicktatro oh ho ho ah ah ah.
Le peuple craint le roi. 
Le peuple a peur du roi. 
Il faut dire que si le roi a envie de rire plus que d'ordinaire, c'est simple. Il fait réunir son peuple sur la place, et désigne quelqu'un au hasard dans la foule. Les gardes s'approchent et du souligné que vous savez, sur l'estrade toujours en place le sabre tranche, et la tête roule.
Le peuple craignait le roi. Le peuple  avait peur du roi.

Le roi a une armée, oui le roi a une police, oui le roi a des juges et des espions. Et tous ne savent faire qu'une seule chose pour le roi : lui vouer obéissance. Le roi ordonne. Armée, police, juges, espions,  tous obéissent au roi. C'est tout ce qu'ils savent faire, craignant trop de perdre la tête s'ils faisaient autrement. Obéissants au doigt et à l'oeil.

Le peuple ne doit pas être supérieur aux militaires, aux policiers, aux juges et aux espions. Le roi veille. Comment ?  en s'occupant des écoles, elles sont inutiles. Qu'on les détruise !!! La voix du roi résonne par-delà les couloirs de son somptueux palais.

LES ECOLES

Et les écoles sont détruites.
Les enfants n'apprennent plus à lire.
Connaître savoir comprendre ils ne sauront plus.

LES LIVRES

Mais un jour Dicktatro surprend quelqu'un qui lit un livre au bas d'un arbre, il lit un livre à des enfants !
les enfants n'apprennent plus la lecture mais on la leur fait ? La lecture est dangereuse !
Devant le danger le roi ordonne
"Faites brûler les livres !"
La voix du roi résonne par-delà les couloirs de son somptueux palais.
Et les livres sont réquisitionnés et brûlés. Ils ont brûlé le jour, ils ont brûlé la nuit. Ils ont brûlé plusieurs jours, jours et nuit.
Le peuple se tait. Il craint le roi. 
Le peuple a peur du roi. 

LES LECTEURS

Le roi Dicktatro réfléchit. Il n'y a plus de livres mais il y a le lecteurs. Ce lecteur est dangereux. Au lendemain d'une nuit insomniaque il ordonne au ministre
"Premier ministre, souligné d'un doigt sous le menton, faites perdre la tête au lecteur !" La voix du roi résonne par-delà les couloirs du somptueux palais.
Et la tête du lecteur a roulé sur la place Karana. Mais les autres lecteurs aussi sont dangereux.
"Premier Ministre que toutes les têtes de lecteurs tombent !"
Et d'autres têtes de lecteurs ont roulé. Sur  la place Karana les têtes s'amoncelaient.
Le peuple est silencieux. Il craint le roi. 
Le peuple a peur du roi. 

LES CONTEURS

Mais le roi doutait. Lui obéissait-on bien ?
Le roi décida de vérifier  par lui-même. Il n'y avait plus de lecteur. Mais en rentrant au palais il remarqua un homme assis au bas d'un arbre, et assis, lui faisant face, une palanquée d'enfants aux oreilles d'or. Ils écoutaient. Les oreilles étaient grandes ouvertes et le seul mot que disaient les enfants étaient "encore" et le conteur, c'était un conteur- commençait une nouvelle histoire.  Ainsi donc la parole d'un homme pouvait réunir autant d'oreilles. L'homme est un conteur.
Le roi réfléchit.  Des oreilles qui écoutent c'est pire qu'apprendre à lire, ou que lire un livre aux enfants. C'est un acte qui ne laisse aucune trace, enfin..., allez savoir ce que peuvent faire les mots dans les mémoires ? L'écoute est dangereuse. 
Devant le danger le roi Diktatro ordonne
"Décapitez-moi ce conteur.... et tous les autres conteurs aussi !" La voix du roi résonne par-delà les couloirs du somptueux palais.
Et de jour et de nuit, le le sabre, telle une virgule, souligne souligne, et sur la place Karana les têtes s'accumulent.
Le peuple est muet. Le peuple craint le roi. 
Le peuple a peur du roi. 

LES FEMMES

Le roi Diktator est content. Il a supprimé les écoles, il a supprimé les livres, il a supprimé les lecteurs, les tchatcheurs, les raconteurs, les conteurs. Il est heureux. Et il se promène dans son royaume avec contentement : tout est tranquille, même le bourreau et le premier ministre ont moins de travail. Tout va bien.

Mais un soir, alors qu'il passe devant une maison le roi Dicktator  entend murmurer. Quelqu'un raconte une histoire.  C'est une femme. Qui dit "l'histoire est finit, bons rêves les enfants !"

Bon rêve ! Le roi n'aime pas les rêves, ils sont pleins de musiques et d'amour. Les rêves sont dangereux. Il va faire tuer les mères.

Tuer les mères ? Le premier ministre est abasourdi -qui adore retourner chez sa mère l'écouter quand elle dit  "les babouches d'Abu Hacem" ou "le conte du mensonge le plus doux"- si vous voulez tuer les mères je pense que votre peuple se retournera contre vous, les mères sont essentielles au monde !!!

D'accord a dit Dicktator à regret d'accord, je ne vais pas les faire tuer, mais je vais les faire disparaître Et il a ordonné de sa voix de stentor "Tailleur Royal, crée donc une tenue qui ne laisse apparaître des femmes que leurs yeux et leurs mains" Et le tailleur a obéit. Et hi hi hi ha ha ha le rire de Dicktator s'éparpillait au-dessus des femmes dont il ne voyait plus désormais que les mains et les yeux

Dicktator était rassuré. Au moindre écart de ses administrés leurs têtes tombaient. Installé dans son hamac, l'immensité du ciel lui offrant le triangle de l'été il dégustait son bonheur.

LA VIEILLE RIDÉE

Mais un jour le roi Kicktator apprend qu'une vieille femme non seulement raconte des histoires aux enfants mais en plus, à l'aide d'un bâton, elle les dessinait sur le sable. Puis elle laisse à la vague le soin de les effacer quand la vague est là ou les efface elle-même.

Dicktator hurle "Qu'on l'amène sur la place Kanara et le peuple aussi, j'y serai !"

La vieille femme est amenée devant le roi Dicktator. Elle porte un voile. Il le  lui arrache. Un visage portant près de cent ans de sourires en rides apparaît.   "C'est donc toi Vieillarde Ridée qui ose transmettre tes savoirs et tes connaissances aux enfants en dépit de mes interdictions"

ô Diktator que puis-je transmettre quand mes connaissances ne sont que gouttes d'eau face à l'océan des connaissances

Diktator répète gouttes d'eau dans l'océan des connaissances et bien vérifions cela. Je vais te poser une devinette. Tu y réponds tu as la vie sauve, tu n'y réponds pas tu perds la vie et les enfants auxquels tu veux apprendre à lire et réfléchir mourront à leur tour... Es-tu prête ?

La vieille femme baisse la tête. Elle acquiesce.

Regarde.
Il se tourne vers un foyer aux braises rougeoyantes. Il saisit l'une d'elles au moyen d'une pince attrape une braise entre deux pinces et il la jette dans une vasque pleine d'eau. Les éléments se rencontrent et chaque personne présente dans la pièce entend un chuchotis.

L'as-tu entendu aussi la vieille ? alors écoute bien, voici ma devinette "qui de la braise ou de l'eau a émis le bruit ?"

La vieille pince les lèvres, réfléchit et répond "je suppose que ce sont les deux ensemble ?"
Peut-être ou sûrement mais ce que je veux savoir c'est en quelle proportion l'un plus que l'autre ?

Comment savoir ?
La pauvre femme s'interroge.
Que répondre ? Elle n'en sait fichtrement rien. la seule chose qu'elle sache c'est que sa dernière heure s'approche. La chose est sûre, elle  va mourir. Mais si elle meurt, les enfants mourront aussi ! Cette responsabilité fait monter en elle une sourde colère. Alors qu'elle s'incline humblement vers le roi en signe de reconnaissance, son bras droit se soulève et sa main esquisse dans l'air une courbe qui se termine splash en ce bruit sur la joue du roi Dicktator.
Elle vient de gifler le roi ! Que va-t-il faire ? Le temps suspend son vol ! Elle en profite
"Roi, en proportion, dis-moi qui de ma main ou de ta joue a fait splash ?" 

Le roi est abasourdi, sidéré, tétanisé, à peine s'il peut passer  une main sur sa joue endolorie. Que va-t-il dire ? Que va-t-il faire ?

Le peuple est plus rapide. Il éclate de rire, puis il fonce et se précipite sur Diktator, son premier ministre, les juges, et les militaires et les voilà tous mis à nus, emportés, attachés à des poteaux. La nuit tombe. Chacun entend des bruits effroyables. Le lendemain il ne reste pas même un seul éclat d'ivoire.

L'histoire assure que depuis ce jour, dans ce royaume, on apprend aux enfants pauvres que le rire et la colère sont des armes efficaces.

Le peuple n'est plus  muet. Le peuple ne craint plus le roi. 
Le peuple est debout. 

Quand... j'y pense
mon coeur s'allonge
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffre
tant de tourments...
que... quand j'y songe
mon coeur s'allonge
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffrent 
tant de tourments...
que... quand j'y songe 
mon coeur s'allonge
comme une éponge
que l'on plonge
dans un gouffre
où l'on souffre
tant de tourments




dimanche 7 août 2016

Conte régional Midi-Pyrénées "Las Nueits de Tolosa" ou "les nuits de Toulouse"

Dans l'Ariège il était une fois, parce qu'une fois suffit bien.

Deux garçons. L'un s'appelle Laurent, l'autre s'appelle Guillaumet. Ils habitaient un petit village accroché aux Pyrénées et appelé Les Bazerques d'Ax 


et ils avaient même parents. (photo prise par JP. Pomiès)

Vous venez de le deviner : ces deux gars sont frères. L'aîné s'appelle Laurent. Et c'est une crème : un brin tranquille, gentil comme tout, toujours prêt à rendre service on dit de lui "Oh le Laurent, une vraie crème ce petit gars !" Le second s'appelle Guillaumet, c'est le cadet et il n'a rien à voir avec l'aîné. Dès qu'il a su parler il a dit : "un jour je partirai et je ferai fortune" On disait de lui "c'est un casse cou, c'est un aventurier, il le dit, il le fera !"

Il l'a fait. Il n'a pas attendu longtemps. A quatorze ans, non je me trompe 13 ans et 9 mois il a dit "au revoir maman au revoir papa au revoir mon frère, je pars faire fortune !"
Trois voix en une seule ont dit "Et tu pars où ?" 
"Je pars à Toulouse pardi !"
Et oui, c'est connu dans le monde entier, c'est à Toulouse qu'on fait fortune.  
Ils n'ont plus eu qu'à le regarder partir besace sur le dos.

Pardi, ça a fait un vide dans le pays comme on dit ; c'est qu'il était pas méchant le Guillaumet, c'est seulement qu'il avait du tempérament et du coup, té, il prenait de la place.
Et le temps a passé.
Au village Laurent a continué à aider ses parents, à aider les voisins, les amis, à écrire parfois à son frère, lui envoyer parfois ces cocos blancs qui font le bon cassoulet, ceux de Tarbes précisément ;  et le temps a vraiment passé, il s'est marié, une gentille épouse, deux enfants, le choix du roi, un gars, une fille et puis....
Et puis il y a eu la maladie.
Un hiver, une fièvre à tout emporter et surtout, les parents, la femme, et les enfants. Le Laurent il était devenu veuf té pardi !

Il était triste Laurent. Les voisins s'occupaient bien de lui mais il était triste. Il était si triste que l'idée lui est prise d'écrire à son frère. Ce frère a bien compris que son Laurent était triste. Il l'a invité à venir à Toulouse. Et c'est ainsi que, oh pas tout de suite bien sûr, après bien des échanges épistolaires, un jour, chemin faisant dans la pensée, Laurent a ouvert la penderie. Il y avait son costume de mariage. Il l'a enfilé. Le velours lui serrait un peu aux entournures, veste ou pantalon, et autour du cou au-dessus de la chemise, le col blanc lui serrait de même et je crois que les souliers, ses souliers de marié lui serraient aussi. Mais pour aller à Toulouse, fallait faire ce qu'il fallait faire. Toulouse c'était la grande ville tout de même.

"Au-revoir Laurent alors voilà que tu t'en vas, voilà que tu nous quittes, et qu'allons-nous faire sans toi Laurent ?" lui disaient ceux du village, "tu vas nous manquer ! Et où vas-tu Petit ?"
En serrant des mains et en souriant il répondait 
"Je vais à Toulouse ! je vais rejoindre le Guillaumet !" Et tout le monde lui souhaitait bon voyage.

En ce temps-là, même à pied on voyageait. Laurent voyageait à pied.
Il a marché il est arrivé à Foix,  il a traversé la grande allée devant le château. Il a croisé quelqu'un. Tous deux ont levé leur béret. 
"Bonjour, je cherche mon frère, Guillaumet, vous le connaissez ?"
L'autre s'est étonné, et roulé de galets de Garonne en bouches,  il lui a demandé
"Et où il travaille votrrrrre frrrrrèrrrreuh ?"
Il s'est étonné de la réponse "A Toulouseuh ? Au Capitoleuh ? Ôh mon pauvretttt, mais Toulouse c'est pas ici !
Et Laurent de s'étonner à son tour
 "Comment ça Toulouseuh c'est pas ici ? Mais c'est où ici ?"
"Ici c'est Foix petit gars, tu reconnais pas le château, tu n'as jamais entendu parler de Gaston Phoebus ? !"
"A Foix  ? Et Toulouse alors c'est par où ?"
L'homme s'est tourné d'un quart et d'un grand bras tendu il a montré la direction  "C'est par là, tout droit"
Puis chacun a repris son chemin.

Et cette rencontre, elle s'est passée à Varilhes, elle s'es passée à Pamiers, à Saverdun, et là tout de même, le Laurent... il a pris peur. Depuis le temps qu'il marchait il n'y avait jamais pensé, mais là, il s'est retourné et il a regardé ses "petites", ses "préférées", entendez ses  Pyrénées. 
"Oh la la mes pitchounes, comme vous vous éloignez mes belles m, hé bé, c'est loin Toulouse, ah Pyrénées chéries, vous me manquez déjà." Et il s'est mis à chanter. Pour ne pas pleurer.

ça c'est passé aussi à Cintegabelle, au moment où les orgues fêtaient un mariage auquel tout le village participait ; 
ça c'est passé à Auterive, où laurent s'est encore retourné mes chéries"oh bon sang de bon sang mes toutes belles vous avez disparu,  je ne vous vois plus mes chéries !" Laurent à cet instant il retient autant qu'il peut son envie de pleurer. A vrai dire, un larme perle à son oeil droit ; 
et ça c'est passé à Toulouse. Après le Pont Neuf, Laurent a salué quelqu'un dont la réponse l'a inquiété "Coment ça on n'est toujours pas à Toulouse ici ?"
"Si, rassurez-vous, vous êtes à Toulouse, et je vous souhaite la bienvenue, mais là où nous nous tenons, ce n'est pas la place  du Capitole, c'est la place Esquirol. Si vous voulez retrouver votre frère place du Capitole, il vous suffit de faire quelques pas en arrière et de prendre la première rue sur votre droite, c'est la rue St Rome, elle est un peu commerçante mais l'heure est à la fermeture, descendez tout dret et au bout, vous découvrirez la Place du Capitole"

Laurent n'attend pas, "au-revoir monsieur" et s'il descend la rue St Rome à tout allure du style "je vais revoir mon frère, je vais revoir mon frère" tout au bout de la rue, il s'arrêt net ! 
"Oh comme elle est belle cette place", et en tournant le regard, il s'esbaudit davantage sur le long bâtiment qui court sur sa droite 



"oh la la la mais on croirait la mairie des Bazerques !" Et il s'avance au milieu de la place. Et il se dirige jusqu'au trottoir à l'angle de la rue de Rémuzat* et il se tient debout et il se dit et se répète "oh comme elle est belle cette place !" et alors qu'il se demande s'il va trouver son frère, quelqu'un lui met une main sur l'épaule. Il s'est retourné. C'était un inconnu. mais l'inconnu s'est esclaffé comme s'il se moquait de son air perplexe
"Ben alors Laurent, tu ne reconnais pas ton frère Guillaumet !"

La surprise ! 
"Comme tu as changé Guillaumet, on croirait un monsieur, té, on croirait le notaire d'Ax !" 

"Qu'est-ce que tu racontes Laurent, allons allons, je suis ton frère, tout simplement, allez viens, entre" !"

Encore une vraie surprise. "Oh la là c'est que tu as un beau café Guillaumet ! les banquettes rouges et les miroirs"
"ça va Laurent, je me défends bien mais ça n'a pas été facile tu sais, avant j'ai mais tiens assieds-toi, tu as sûrement envie de boire qu'est-ce que je te sers ? Tu dois avoir la pépie ! Attend, on m'appelle !"

Guillaumet s'est levé comme un ressort. quand il est revenu il était accompagné. "Je te présente ma femme, Laurent ! Elle s'appelle Clémence !"

La surprise de sa vie au Laurent, une femme comme il n'en existait pas une seule aux Bazerques, une femme de notaire ou de docteur comme à Ax! Laurent s'est levé, timide et si timide qu'il a demandé où était le coin pour... et pendant ce temps la femme de Guillaumet elle a froncé les sourcils et elle a dit "C'est ton frère, on dirait un paysan et tu as vu ses vêtements comme ils sont anciens, je te le dis Guillaumet, il ne doit pas rester chez nous, il va nous faire perdre notre clientèle !"

Guillaumet n'a rien dit. Quand son frère est revenu le repas était prêt, ils ont mangé, échangé des souvenirs, Guillaumet a demandé des nouvelles du Baptiste, du Tonin, de la Marguerite et de la grand-mère Jeanne qui tricotait si bien sur le pas de sa porte l'été . Mais après la prune, Guillaumet a emmené Laurent sous les combles au troisième étage, dans un tout petit cagibi où il n'y avait qu'un lit en fer, une sorte de table de nuit et en guise de chaise un prie-dieu. Il a dit "Surtout Laurent, ne fait aucun bruit, la clientèle n'aime pas être dérangée. Repose-toi surtout, demain matin c'est moi qui viendrais te réveiller, surtout ne bouge pas !"



Il a refermé la porte et il a descendu les escaliers.
Laurent s'est déshabillé et il s'est couché. Il avait de quoi rattraper question fatigue.
Mais au milieu de la nuit il s'est réveillé. on n'entendait pas un seul bruit. Il faisait noir noir noir. Il a un peu réfléchi, il s'est rappelé son voyage, sa traversée, puis il s'est recouché et rendormi. Mais au bout d'un temps il s'est encore réveillé. ça devait être l'heure de se lever. Pourtant personne ne bougeait. C'était le silence. Il a eu comme une crainte. Il a pensé "hé bé, qu'est-ce qu'elle est longue la nuit toulousaine" pour la raccourcir, il s'est mis à dire une prière. D'ordinaire il la disait toujours à l'envers. Etait-ce la crainte, voilà qu'il la disait à l'endroit. "Ah ma pauvre mère," des heures... elle avait passé avec lui à essayer de lui faire retenir les mots, "toi qui a eu tant de mal à me l'apprendre tu serais contente ce soir de me l'entendre dire, n'est-ce pas !"  et il a levé le regard au plafond. Tout ce noir, c'était étrange, la nuit devait être finie maintenant. "En tout cas si elle n'est pas finie elle est bien longue la nuit toulousaine !" Comme il s'ennuyait et qu'il se remettait à bailler, il s'est allongé et endormi. Combien de temps ? De nouveau réveillé, debout, il a presque pris peur, il n'avait plus qu'une seule envie, sortir, retrouver le jour. Vraiment comme elle est longue la nuit toulousaine ! Il a cherché sur le mur, il a tâtonné, il a fait glisser ses mains à plat pour ne rien manquer,  une fenêtre, sa poignée, une éclaircie, un interstice. Rien, net ! Les bras lui tombent "Hé bé elles sont bien longues ici les nuits toulousaines !"  Il n'y avait rien d'autre à faire qu'à se rendormir. Le Laurent s'est rendormi.

Et il s'est redressé comme un ressort quand il a entendu frapper et reconnu la voix de son frère "Alors Laurent, tu as bien dormi, dépêche-toi, on va descendre, tu vas déjeuner, mais tu as l'air bizarre Laurent, qu'est-ce que tu as ?"
"Ce que j'ai ? C'est que...  Dis-moi Guillaumet, elles sont bien longues les nuits de Toulouse dis-donc !"
"Comment ça elles sont bien longues, elles sont aussi longues que les nuits des Bazerques !" Et en même temps il se marre en pensant que Laurent vient de dormir deux nuits et un jour d'affilée dans un cabinet qu'il savait hermétique au possible. 
"Allez, dépêche-toi, descendons, tu vas déjeuner, que veux-tu des chocolatines ou du pain aillé ? Quand tu auras fini je te montrerai le Bazacle, La Grave, le marché Arnaud-Bernard, la tour du Capitole, le Grand Rond, les Amidonniers, tu verras comme c'est beau Toulouse !
Allez va, tu dois avoir faim avec tous ces kilomètres dans les jambes... mais qu'est-ce que tu as Laurent, pourquoi  tu me regardes comme ça, qu'est-ce qui te prend ?" 
"Il me prend Guillaumet que je ne vais pas visiter Toulouse, que je ne vais pas rester ici, que je vais partir, te remercier pour le café, pour les chocolatines et le pain frais, mais oui, non non je ne vais pas rester, au revoir mon frère, je m'en retourne aux Bazerques"
"Mais pourquoi  Laurent ? Tu viens d'arriver, il y a si longtemps que je ne t'ai pas vu !"
"C'est vrai, si longtemps, mais ici les nuits sont beaucoup trop longues mon frère, un vrai supplice ces nuits de Toulouse,  elles n'en finissent jamais, elles durent bien trop longtemps Guillaumet, je ne les supporterai pas, pas même une nouvelle ! Un supplice vrai de vrai mon frère ! Adiciats"

Et de sortir de l'établissement, de débouler sans demander son reste sur la place du Capitole, 

de la traverser en diagonale, de remonter la rue st Rome où déjà 

les capelhou se promènent parce que 

bien avant midi  le soleil tape dru


  sous les yeux de belles dames


 qui le suivent du regard 


  mais qu'il ne remarque guère
Laurent veut seulement rentrer aux Bazerques, rentrer aux Bazerques. Au revoir la place Esquirol, au revoir l'hôtel d'Assézat, Au revoir Clémence Izaure pour marcher il marche le Laurent, et de passer le Pont des Catalans, moins vieux que le Pont-Neuf, le plus vieux des ponts toulousains.

et d'avancer, d'avancer et de marcher le pas ferme, en s'interrogeant  "ah mes Bazerques où êtes-vous, vous reverrais-je ? Au revoir Auterive, le voilà à la tombée de la nuit arrivé à Cintegabelle. A la première auberge éclairée, "L'auberge du Jauspin" il pousse la porte. Quelques hommes sont au comptoir, dans un coin quatre autres jouent aux cartes et demandent "Alors Lionel c'est d'accord tu ne veux pas jouer au Trompe-Couillon avec nous ?" 
Un homme de fort mauvaise humeur et cheveux blancs leur répond que non, il ne veut pas, il l'a dit, il le répète. Laurent s'approche, le salue et lui dit "Je prendrais bien une chambre mais avant je veux savoir ..." 
"Demandez-moi, si je peux vous dire je vous dirai !"
"Hé bé voilà Aubergiste, je veux savoir si les nuits de Cintegabelle sont aussi longues que les nuits de Toulouse ?" Devant une question aussi saugrenue, le Lionel retrouve le sourire et répond 
"Bien sûr mon ami, nuits de Tolosa, nuits de Cintegabelle, sont également longues, comment pourrait-il en être autrement ?"
"Alors excusez-moi, je ne dormirai pas ici ce soir" Et jetant un  "bonsoir messieurs" à la cantonade le Laurent disparaît aussi vite qu'il était entré, laissant là quatre hommes répétant autant qu'ils peuvent  car mourants de rire 
"Dites l'aubergiste, elles sont aussi longues qu'à Toulouse les nuits de Cintegabelle ?"

Et de marcher de marcher et de parvenir à Saverdun. Et de s'arrêter à la première auberge et d'interroger l'aubergiste qui lit un journal
"Bonsoir Monsieur l'aubergiste, dites-moi les nuits de Saverdun sont-elles aussi longues que les nuits de Toulouse ?"
La réponse fuse, identique à celle de Cintegabelle et Laurent de dire "Alors excusez-moi, je ne vais pas dormir ici ce soir, bonsoir messieurs" et il quitte l'établissement laissant l'aubergiste tout étonné.

Et de marcher de marcher, et de parvenir à Pamiers, ciel bleu couleur watterman,  étoilé au possible, étoiles filantes ici et là. C' est au moins le 12 d'août.
Et d'entrer dans la première auberge allumée de Pamiers. Et de s'entendre dire "Vous avez de la chance j'allais fermer"
Mais de demander  "Je voudrais bien dormir aubergiste, mais avant il me faut vous poser une question !"
"Posez-la, posez-la mon ami votre question"
"Alors voilà, est-ce que les nuits de Pamiers sont aussi longues que les nuits de Toulouse ?  "
"Bien sûr que oui, mon ami, elles sont aussi longue les unes que les autres, cependant cette-nuit-ci risque d'être plus courte vu l'heure qu'il est !"
"Plus courte, parfait, alors donnez-moi une chambre s'il vous plaît, mais n'oubliez pas de venir me réveiller à six heure et demie, c'est l'heure à laquelle je me réveille"
"Entendu mon ami. Suivez-moi" -ils montent des escaliers, un seul étage, et la chambre est grande et il y a une fenêtre- "Bonne nuit. A tout à l'heure" Laurent, doublement rassuré, plonge dans un sommeil réparateur.

Dehors, quelques roses effilochées annonçent l'aube. Forcément quand l'aubergiste vient frapper à la porte du Laurent celui-ci a du mal à ouvrir les yeux. Quand l'aubergiste a dit "C'est l'heure !"  Laurent ronchonne "Quel drôle de pays tout de même ici, alors à Toulouse les nuits n'en finissent jamais et ici elles ont à peine commencé qu'elles sont déjà terminées !" 
Il s'habille et sans même prendre le temps de déjeuner "les oeufs sont du jour mon ami et la confiture de rhubarbe elle est maison c'est ma femme qui l'a faite, comme le pain d'ailleurs !" Laurent ne veut rien savoir
"Vite mes Bazerques que je vous retrouve, au revoir Monsieur l'aubergiste, merci"

Laurent ne marche plus, il court, si bien qu'au détour d'un virage, quelques heures plus tard, quand il aperçoit le clocher des Bazerques c'est tout juste s'il ne défaille pas

Et quand il croise le Baptiste et que celui-ci heureux de son retour le salue et lui donne l'accolade "te voilà de retour Pitchou ?" Laurent ne retient pas son plaisir : il défaille. Puis il  joint les mains sur sa poitrine et il dit en regardant le clocher 
"Ah mes Bazerques mes Bazerques, 
petit rien qui vaut tant 
tu vaux mieux que rien !"


@Lania - 6 août 2016 - inspiré de Les Nuits de Toulouse - Contes ariégeois.


* Aujourd'hui à cet endroit on y boit encore, on peut y déguster des Cam Ryfleu et il pourrait bien y avoir un long bouffon tout habillé de jaune et de rouge. Bref un Mc ???

mardi 2 août 2016

IV - Vaniouchka et la Nef Volante - (4ème et FIN)

Il faut voir comme le tsar descend les escaliers. Il fulmine "da da d'accord il possède la pomme d'or, da da da d'accord il peut me la donner, mais je ne la veux pas, je veux garder avec moi ma petite tsarine Anastasia qu'i aille en enfer lui et sa troupe !" 
Le tsar Damian interpelle ses gardes et ordonne 
"Enfermez-moi cette troupe vulgaire dans le four à pain. Voyons voir s'ils sauront en sortir"
Les gardes sont nombreux. Le temps de comprendre ce qui leur arrive, la troupe des sept disparaît dans le four à pain et klak klak schplak la tringle  de fer claque et la porte se referme sur eux. La chaleur est étouffante et une ombre passe sur le visage de Vaniouchka. "Compte sur moi Vaniouchka !" 
C'est Soufflafendre LaFroidure qui vient de parler. D'un coup sec...... (à suivre en IV)

D'un coup sec il retire son bonnet de neige, sa chapka et dans l'instant les flammes deviennent glaçons, le feu gèle et prend fin. Tous ensemble la troupe ouvre la porte du four d'un seul coup d'épaule. Tous dans la cour ils font face au tsar Damian qui peste tempête tente de sourire et accorde la main de sa fille de celui qu'il appelle "Le Pouilleux". En même temps il pense "Quand il arrivera à la nef volante avec ma fille et ses compagnons mes soldats se lanceront à l'abordage et toute cette troupe sera prisonnière.  et je récupérerai ma petite tsarine Anastasia, ma fille chérie"
C'est sans compter avec FinOReille JenTenBien. Il se rapproche de Musikos LetambouRiNaïre et il lui apprend la volonté du tsar Damian. Quand Vaniouchka monte l'échelle de la Nef Volante il soutient la petite tsarine Anastasia. Mais quand ils atteignent le pont de la Nef Volante, les soldats du tsar passent à l'abordage. Sans hésiter LeTamBouRiNaïre  bat du tambour. Aussitôt des milliers de soldats surgissent hors de l'instrument et l'armée du tsar est écrasée. La petite troupe retourne au palais, le tsar Damian est fait prisonnier ainsi que toute sa cour.

Le pensez-vous, Vaniouchka est devenu Tsar, ses sept amis ses conseillers et auprès de la grande Tsarine Anastasia devenue, s'ils n'est pas mort, il coule encore des jours heureux.

« И стали они жить-поживать, добра наживать ! » 
« et ils se mirent à bien vivre et à amasser du bien ! »
Empruntée au site https://blogpeda.ac-bordeaux.fr/optionrussecassin/litterature-2/contes-russes/


Goussi goussi
da da da
ieskatitié ieskatitié
ga ga ga
(comptine phonétique russe - la fermière donne à manger aux oies. Elles sont d'accord. Elles la remercient)


Marche Nordique en bords de Rance jusqu'en cale sèche de la Landriais et le petit oratoire dédié à Sainte Miette.

8 h 30, ce dimanche matin de juillet, veille du 1er août, au bord de l'avenue, au bas de l'escalier, un somptueux carrosse gris bleu nous attendait. Etonnements réciproques, nous éclatons de rire et questionnons.  "Mais où est ta petite Clio ?" C'est vrai, Martine, faut c'qu'il faut pour rejoindre la marche nordique de l'été organisée par l'association rennaise Zen Tonic. Merci pour ce co.voiturage princier
La direction du trajet est doublement repérée mais à bien y réfléchir, il suffit d'aller tout droit, tourner à gauche, à droite, tout droit, sur la droite, sur la gauche, la chapelle, le cabinet médical, le Porc hors Sol, fastoche,  c'est tout. Le porc hors sol ? C'est étrange tout de même. A l'écoute, j'entendais porc au sol : un je n'y voyais rien d'étrange ; 1, les porcs c'est d'abord tout breton et ensuite ça se promènent bien, comme en Corse, sur le sol ;  2, je trouvais pourtant cela étonnant car en levant la tête par-dessus la route, au lieu de ne voir aucun porc, je voyais des bateaux bien immobiles. J'explique : mais vous l'apprends-je ? Dans les ports bretons -et peut-être ailleurs-  l'espace manque. Alors les bateaux sont remisés à terre sur les cales habituelles ou rangés en l'air, sur des étagères avec ascenseur de distribution. Le tout s'appelle  "Port hors sol". 
Et ça ne déclenchait pas !!! Zut de zut mes petits neurones, remettez-vous. Ou zut de zut chères petites oreilles reprenez-vous. Non ce n'est pas  Porrsol, pas plus que corrossol ou sapotille pour partir, d'un clic, droit direct, à La Réunion, par exemple. Non, non, non. Oreilles remettez-vous.




 Nous voilà partis
Il est 10 h au soleil 2016. Au soleil 1964 on aurait à peine ouvert les yeux.  Oh ah j'archive.
et peu après
 la randonnée commençait pour de vrai sous les feux encore légers du soleil.
 Intéressant ce débris de bois
 Peut-être davantage sous un autre regard
 Amusant, une porte à traverser ! Où nous mènera-t-elle ?
 dans cette maison de pierre. J'ai pas dit Pierre. Mais j'aurais pu !
 Pierre le menuisier aurait pu la retaper
 il aurait pu lui-même avoir reçu les leçons de maçonnerie sèche 
de Jean des Pierres, le gars doué de Douarnenez
 En attendant, Thomas, le sympathique et bienveillant animateur de Zen Tonic 
surveille la randonnée
 sur le chemin de terre
et personne n'a besoin des bouchons.
ça monte ça descend

Au bout de quelques temps un arrêt mise au point, les découvertes, les conditions du repas, toute une histoire. Grâce à Colette, la présidente de l'association rennaise Zen Tonic. De tempérament audacieux, elle a osé questionner la propriétaire d'un joli petit jardin. De tempérament aventurier celle-ci, absente, nous a autorisé à nous y arrêter. Un repas avec soleil et vue sur rivière, que demander de plus.


Une recommandation qui ferait reculer nombreux, d'ailleurs seule une personne y nage. Et de toute façon il n'est pas prévu que nous enfilions les maillots. Par contre avant de poursuivre on peut prendre des précautions.
devant la petite maison rouge file il y aura mais tout le monde ne pourra pas. Ah ah, me fait penser à un conte dit par Henri Gougaud
qu'il m'est arrivé de dire aussi. Comme je ne le trouve pas et que l'asso s'appelle Zen tonique, je fais un lien avec sur lequel vous pouvez découvrir quelques textes façon ZEN.
Tout le monde est-il là ?
"Henri, reviens, tu t'égares, où vas-tu, tu te trompes de sens !" Mais Henri est un solitaire, un marcheur isolé qui échange avec chacun chacune de nous tout en allant d'un bon pas, un grand sourire.
Moi, j'archive. Et le soleil vous le dit. Croyez-le, il dit vrai.


de quoi chanter Bleu Bleu le ciel de Provence
Le Capitaine a dit "Tous au poste regards tournés vers l'horizon""  Pas facile :-) d'obéir au Capitaine aux alentours de la

Contemplation d'un ouvrage remarquable autant qu'étonnant.


Découverte d'un ouvrage d'art sans autre exemplaire peut-être même au monde.


Photo prise parce que je trouve que c'est difficile de photographier des bateaux.


Traversée d'un village charmant


où il n'y a pas que des antennes sur les cheminées des toits, bien sûr je suis seule à l'avoir remarqué


je continue d'archiver  l'ombre qui si chaud qu'elle se rapproche de la rambarde de pierre


Les agaçantes sont partout et peut-être les Monbretiae de même


On ne l'a pas pris et pour cause, mais n'ai pas pu m'empêcher


Dans le soleil, sur le ciel bleu il émergeait magnifique et parfumé

Celui-ci je n'aurais pas dûl'identifier
pas plus que je n'aurais dû photographier cet oratoire
destiné à honorer Notre-Dame de la Miette
et les offrandes récentes prouvent qu'elle est
toujours appréciée. Comme chacun chacune j'ai monté les escaliers sans avoir fait de prière.

Peut-être pour cela qu'en découvrant la réplique du visage de Gargantua


ainsi que l'empreinte de son pas, passant par la Bretagne pour y construire son bateau en décimant la forêt de Saint Malo, j'ai trébuché bizarrement, en me retenant, déstabilisée, sans me retenir, en avançant d'un pas, reculant de deux, me redressant d'un mètre et finalement, pour ne pas tomber sur les rochers de la plage, en me jetant dans un buisson épineux. Hou hou allo !  C'est clair j'étais ailleurs. Archivée sur moi-même, à l'opposé de mon sens de marche. Il vaut mieux en sourire.
Fin des photos miennes et remerciement à tous ceux et celles (Juliette par exemple, je n'oublierai pas) qui m'ont chouchoutée. A bientôt.