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vendredi 6 mai 2016

Conte du mensonge le plus doux - 4 - FIN

Par Allah ! Dieu fais que demain ce soit tout pareil de même !"
Le lendemain tout pareil de même, le surlendemain tout pareil de même, le lendemain du surlendemain et d'autres lendemains de même.
Forcément à force d'engloutir du pain, fût-il Matlouh, imbibé de beurre salé, j'ai grossi terriblement. Alors on l'a dit au roi. Alors un jour trois soldats sont arrivés pour m'emmener. Dès que je les ai vus entrer, et pourtant j'étais gros, j'ai filé, filé filé. Ahhhh la liberté ça n'a pas de prix.

Sauf que je suis tombé sur la troupe d'un seul soldat mais qu'il a  si bien su me ceinturer que je me suis retrouvé dans une nouvelle prison.
Je te l'ai dit Sultan, je suis observateur. "Oh pécaïre la chance" comme ils disent du côté du Roussillon, sur le mur il y avait du miel, du bon miel et du beau et du fin et du naturel et en matière de miel Sultan, tu ne dois pas douter de moi, je m'y connais. Dans l'enthousiasme je me mets à genoux et je dis "Par Allah ! Dieu fais que je puisse avoir deux pains ronds et gonflés cette fois !"
Le lendemain Allah ! Dieu ! Tous m'exauçaient. Au matin deux soldats poussaient la porte d'un seul coup de pied portant chacun deux petits pains ronds et gonflés et chauds, chauds comme j'avais demandés.


J'ai fait glisser le premier. Et il s'imbibait alors je me gavais
J'ai fait glisser le second. Il se gavait et je m'imbibais ou l'inverse. Un délice des dieux. Alors il se gavait et moi je m'imbibais ou l'inverse. Et quand j'ai eu fini de me gaver je me suis dis... bon vous savez ce que eme suis dit. Je me le suis dit ce jour, le lendemain de ce jour, le surlendemain, le lendemain du surlendemain, et toujours deux petits pains gavés de miel chaque jour, ça vous perd son homme. Voilà que je grossis, grossis, grossis. Voilà qu'on le répète au Roi et le roi demande à me voir, alors me voilà devant le roi. Il est sur son trône, beau trône et je le salue, tête basse autant que je peux. mais lui il demande à ce qu'on me relève et il me parle 
"Alors dis-moi, tu es un humaine ?"
Je le rassure "Oui mon Roi, je suis un humain !"
"Alors dis-moi, je crois savoir que les humains aiment les maisons, aimes-tu les maisons ?"
Je le rassure "Les humains aiment les maison oui mon Roi, moi j'aimerais bien en avoir une !"
Et bien le roi me rassure "Tu l'as ! Vous l'amènerez dans sa maison" dit-il aux gardes et il continue "Mais dis-moi les humains aiment-ils les jardins"
je le rassure "les humains aiment les jardins et moi je les adore mon Roi !"
Il me rassure "Gardes montrez-lui la maison au jardin !"
Et clac clic clac ça cliquette autour de moi, je suis bien encadré. Et quand ils s'arrêtent je découvre une très belle demeure, et son jardin, vide. On me laisse. Je suis heureux comme un roi. Je viens de trouver au fond de ma poche des graines de pastèque. J'adore la pastèque. Oh cette fraîcheur, oh cette couleur et ces pépins qu'on s'amuse à jeter, j'adore j'adore, je me précipite je sème. Nous sommes au 7ème ciel. Une seule graine donne. Ses tiges envahissent le jardin. Ses tiges fleurissent. Des fleurs par centaines. Mais seule une donne une pastèque. Mais quelle pastèque ! 


Pastèque un peu géante 
Enorme, monstrueuse, il me faut au moins une hache pour l'ouvrir ! A peine ai-je pensé cela que deux soldats arrivent en courant. Je m'écarte prudemment. Ils abattent la hache sur la pastèque, m'attrapent et me fourrant dedans, referment la pastèque sur moi Sultan. Oui, je tremble Sultan, oui Sultan j'ai eu peur, les graines s'entremêlent dans mes cheveux, la chair de la pastèque me dégouline sur mon visage. Même si la pastèque est grosse et grande je n'arrive pas à m'y remuer, je suis un tantinet englué. Et je m'interroge. Que va-t-il m'arriver ? A cet instant précis la pastèque se met à rouler rouler rouler et brutalement, elle s'immobilise. Je m'interroge : que m'attend-il ? A cet instant précis on me lance, moi, ou plutôt la pastèque. Et voilà que je rebondis saute tressaute semble-t-il tout le long d'un escalier et que la descente s'arrête net. Je suis groggy. Que se passe-t-il ? J'entrouvre les yeux : je découvre que je viens de descendre un escalier de nougat truffé de noix et noisettes mêlées de miel. Une oeuvre d'art. Tout interloqué j'entends la voix d'un de tes gardes Sultan. Tête penchée sur moi et moi tête en l'air, il me dit 
"Il me semble que toi, tu pourrais bien aller raconter  "le conte du mensonge le plus doux au Sultan !"
"Et j'aurais quoi ?"
"Tu pourrais obtenir la main de la Princesse future Sultane !"
J'ai fait la moue. J'ai répété "La main de la sultane, pourquoi pas mais raconter le conte du mensonge le plus doux sûrement, allons-y !"
"Suis-moi"
"Et voilà comment je me suis retrouvé devant toi Sultan pour te raconter cette histoire"

Le Sultan était absent. Les yeux au plafond, rien e plus sur que son arrivée  au 7ème ciel. Il souriait comme si de rien n'était, l'air benoit. Quant à la princesse, elle contemplait son père en s'interrogeant  "Quand donc redescendra-t-il mon père, cet apiculteur est très intéressant"
il y a eu un grand silence.
J'allais m'en aller quand le Sultan a claqué des mains dans ses grandes manches. Je me suis retourné : penché en direction des cuisines il interpellait les cuisiniers : "Qu'on prépare le repas de noces !"

7 jours durant de noces. 7 jours de vêtements de princesse. 7 jours de chants. 7 jours de danses du voile. 7 jours de musique. 7 jours de confidences. Puis la 7ème nuit et les 777 desserts au miel. J'étais là, je leur ai laissé la nuit. j'ai choisi mon dessert préféré : le rouleau semoule et miel. 


Quand je l'ai porté à mes lèvres le miel et la semoule se sont déroulés déroulés déroulés si généreusement que j'ai écrit, pour vous lecteurs lectrices ce conte tout sucré. Il ne vous reste plus qu'à y goûter. 
Il ne vous reste plus qu'à y goûter
Mille et un remerciements mielés (Non, pas mielleux, ni nivelés, mielés)

lundi 27 avril 2015

Mercredi 6 mai, 18 h 30 Barbierie'Z Schéhérasadiennes à Rennes, Librairie Planète IO


"Pourquoi les Mille et une Nuits ?"
Après 
"Pouvoir et têtes coupées"
Après 
"Les tourments d'un père"...
je vous propose

"BARBIERIE'Z Schéhérazadiennes"

mon 4ème volet de l'oeuvre anonyme 
"Les contes des Mille et une Nuits"

Un épisode échevelé "oreille attentive et bon vouloir" à propos "d'histoires" de famille, de fratrie, entre naïvetés amoureuses, rires et prises de pouvoir, au féminin-masculin. 

Toujours avec émir, vizir, sultan, passions invraisemblables, humiliations, coup de poing, pendaisons, luths, femmes audacieuses et hommes aveugles... ou pas. Ma vision.


07, RUE SAINT LOUIS, 35000 RENNES 
- 02 99 79 35 14 - 
DU LUNDI AU SAMEDI DE 11H À 20H

dimanche 2 novembre 2014

Paris, les Mille et une Nuits, les desserts de la Grande Mosquée

Bonjour. 
Je retrouve le blog.
Je rattrape le retard pris.
vendredi 17 octobre 2014, je conte avec mon ami conteur Azedine Yazza dans une des salles de la Grande Mosquée à Paris.
Bel accueil. Beau lieu. Douces pâtisseries. Délicieux thé à la menthe. 
Je me prépare dans le hamam, entre femmes.
Plus d'une trentaine de personnes partagent le repas-spectacle des "Contes des Mille et une Nuit"
Nous sommes vêtus de noir. Mes cheveux sont éclairés d'une résille or. 
Le repas, je ne vous le dis pas. Je ferai mieux. Je reste égoïste. Je garde pour moi l'étonnante étreinte, entre langue et palais, des olives du tajine au citron. Les olives du tajine d'agneau au citron, quel velouté, quel fondant, quelle délicieuse brûlure ! Le choc.
Comme pour les oreilles, qui après nous avoir tous deux écoutés ont semblé comblées. 
Personne n'est sorti en courant ; personne n'est sorti sans nous avoir signifié son plaisir. De l'avis de tous et toutes, ce fut un beau moment. Nous ne contons pas de la même façon et semble-t-il cette différence a été très appréciée dans l'enchaînement des contes. L'histoire cadre pour introduire, et en alternance,  celle du bossu, celle du Roi Yûnan ; Quand es-tu née grand-mère ? Le repas invisible ;  Le rêve et pour terminer, la note finale, le bonheur du sultan d'avoir épousé celle qui a éteint en lui colère et désir de vengeance. 
Je n'oublierai pas l'émotion de l'unique enfant présente. Unique est le mot, en ce qu'elle m'a paru très mâture pour ses dix ans. Elle a un secret, m'a-t-elle dit : elle aime lire et écouter.
Une expérience à renouveler avec grand plaisir auprès de quiconque souhaitera nous inviter à dire et à redire les "Contes des mille et une Nuits" un inaltérable chef d'oeuvre.
lcomlania@gmail.com

mercredi 13 août 2014

Espace Solidaire au festival Interceltique de Lorient

Bonjour. 
J'y suis allée dans le cadre d'une association qui répond au nom de Tisseurs de Contes et dont la tâche est de développer l'intérêt pour le conte en direction de tous les publics. Il n'est pas question de  conteur ou de conteuse, mais du Conte à destination de tous les publics et pas forcément celui des enfants.  Preuve en est que la présence des enfants était infiniment minimale ce mercredi là.  
Nous y étions quatre. Mais je ne mettrai sur ce site que mes photos. En remerciant les photographes.
L'espace est ouvert, tel celui des Transats en Ville rennais où les conteurs se font de plus en plus rares. A ce titre on s'attend à être ou pas interrompu. Pas de problème en ce qui me concerne :  j'ai souvent conté dans la rue à une époque, dans les bars et dans les restaurants dont celui au thème médiéval : Le CHAT PITRE.. Les prises à partie n'ont jamais donné lieu à difficulté. Donc aucune difficulté majeure. Sinon un plaisir inouï : celui de retrouver sur ce site un couple ami et anciennement voisin, qui, pas plus que moi, ne s'attendait à m'y rencontrer. Vive le festival Interceltique de Lorient.
 Sur le départ auprès d'une molène
 puis face à cette étonnante décoration de porte que l'on peut trouver à gauche du restaurant Quick République à Rennes
 Arrivée à Guidel : tout le monde nous attend. Heu non, c'est plutôt un bagad Irlandais qui est attendu, et très exactement le Bagad qui représente à lui seul le pays invité au festival soit l'Irlande.
 Quelques heures plus tard nous nous approchons du lieu, par le salon du livre, of course.
 On nous présente. Merci Anne-Marie.
 Et je démarre la séance  avec cette introduction de Pierre Jakez Hélias, à laquelle le public adhère puisqu'il se plaît au jeu de la reprise. 
 Finalement, il était un roi, Hardor, une reine, la douce Guénola, et leur fils, le jeune Tanguy*....
 ... et étonnamment aujourd'hui, trois vaisseaux attendent le roi Hardor en port de Lorient, comme ne l'a justement pas dit la Fée Vivianne....
La soirée s'est poursuivie à la crêperie, puis au spectacle musical : musicien Kora et musicienne Organiste pour un formidable moment de partage ; et plus encore je pense, la fille de Ravi Shankar. Une découverte. Un groupe de musiciens qui tous pratiquent autour d'elle plusieurs instruments.  Amusant de les voir passer de l'un à l'autre. 
Amusant de la voir quasi assis-tailleur durant tout le temps du concert. Somptueux de découvrir l'entente entre tous. Et d'approcher d'aussi près l'instrument qu'elle domine avec une virtuosité rare.
Dans les deux cas, standing ovation, mais en ce qui la concerne, ai-je rêvé, standing ovation au cours de l'un des morceaux. 

A bientôt

* Ce conte se découvre dans "Les contes de la mer" in "Les contes du vieux Gisserot" sélectionnés par Sébastien Recouvrance. editionsgisserot
Anoushka Shankar et sa soeur Nora Jones - J'ai justement entendu cet air à Lorient.

lundi 16 mai 2011

Bonjour - Légende de la première momie YaKaKliKeR sur

sur le lien suivant
http://youtu.be/yR1fgxF2JbI
A propos, sachez que je suis en mesure de vous proposer un enchaînement de textes sur l'Egype,

sous le titre
"Ocres des pyramides, vert Nil et vérités"
Pour me joindre : 02.99.38.67.57 ou lcomlania@gmail.com. Merci

jeudi 28 janvier 2010

Un site à visiter et à faire suivre, merci

Ils s'en sont dit ces deux-là et le Noir -spécialiste de la guimbarde et du chant diphonique- a henni plus vrai que nature. Pas étonnant que soient apparues steppes mongoles et yakoutes. Le cheval d'Andreï foulait foulait la steppe et le public avec fougue et spontanéïté a fait naître les troupeaux, qu'il fût adulte ou enfants.
Pas difficile d'imaginer le nuage de poussière sous les sabots.
Hennissements, cavalcades, incantations, chants diphoniques ! Fabuleux est le mot. Merci public, aux oreilles merveilleuses.
Pour en voir plus, pour en savoir davantage, vous qui êtes responsables de salles, de maisons de quartier, de festival ou de lieux autres, n'hésitez pas, simplissime, YaKaKliKer
sur

samedi 4 juillet 2009

"Maman,, il est long comment....

le bus rouge des amateurs de Guimgamp ? C'est sur la même place, mais on ne voit pas le passage piéton.
Il faéut inventer quand on ne peut répondre.
Alors Maman ?
Et bé, fiston il est long comme, comme... un jour sans ipod

mardi 12 mai 2009

Faire un atelier parce qu'on est conteur... pourquoi pas et pourquoi donc !


J'ai toujours trouvé cette relation de cause à effet un peu étrange. Parce qu'elle n'est pas évidente. Des informations sur le conte j'en possède. Passeuse je le suis. A cause de Gabriel. Le saint avec moi, n'a pas joué sa fonction, il n'a pas appuyé assez fort sur mes lèvres, il n'a même pas tracé le sillon sur mon menton. Il m'a oubliée. Il n'était pas là. Mes parents ont pourtant fait leur possible. Mais sans succès. Mais grâce à Gabriel j'ai accepté la proposition d'animer un atelier dans un lycée. J'avais quelques retenues. Quelques pertes de confiance. Certaines choses dites que j'avais prises à mon compte, par erreur. Les retenues se sont envolées.
Quelques séances plus tard, sur cinq élèves trois ont décidé de ne pas parler. Je ne suis pas pour les obligations "forcées" S'ils me lisent ces trois-là, qu'ils me disent s'ils ne se sont pas sentis frustrés de ne pas l'avoir fait. Car ils en étaient capables. Prendre la parole c'est être courageux ; devant un public, faire un exploit ; en matière de conte, gagner une bataille. En effet, c'est quoi le conte : paroles, paroles, vent, broutilles, balivernes, fariboles, propos vains, niaiseries, bêtises, sottises dont on dit souvent qu'ils ou elles sont pour les enfants. Et j'en passe. Et pourtant, selon la façon dont la parole est dite, le choix que l'on fait pour les dire, la parole fascine. Choisir détermine. Le choix devient jeu. Deux parmi les cinq ont osé jouer. D'après ce que l'on m'a rapporté -et me voilà frustrée de ne pas les avoir vus(e)- sourire aux lèvres, je les félicite.
Me revient en mémoire, ce déjà grand garçon pour son âge, en passe d'entrer en sixième. S'il se distingue, c'est plutôt par son comportement perturbateur, par sa propre mise en retrait. On me le dit mais je l'ai déjà remarqué. Comme saute aux oreilles son trop plein de paroles. Qui pourrait devenir goût, plaisir et plaisant pour tous. Il posède la matière. Nous "travaillons" tous en groupe. Il s'en extrait souvent. Le frustrer, le punir ? Je ne pense pas que ce soit mon rôle. Le fait est que le petit groupe parle choisit écrit. Je dis : on dirait qu'il n'écoute pas. Je me méfie de ceux qui se démarquent. Et pas seulement parce qu'il va me mettre à mal : mais parce qu'il faut qu'il y ait restitution. Devant public. On choisit des histoires. Il a déjà fait son choix. Finalement pas si éloigné que ça de lui ! Mais le sien. Tant qu'à faire. Je ne veux pas penser qu'il y a quelque chose d'intime dans cette histoire. Je le pense. Il dira "Mimoun, le bûcheron" " Je lui offre de le soutenir. Il répond qu'il fera tout seul. On passe un pacte moral. "OK mais tu assumes, tu aura un public, tu ne dois pas le décevoir" Pourquoi ne voir que ses instabilités ?
Il y a restitution. Et chacun, chacune, se montre étonnant. Lui, il nous laisse frappés de stupeur. Il mène la randonnée, à sa façon, avec une parfaite maîtrise rythmique, du slam avant l'heure -c'était il y a longtemps déjà. Avec humour et justesse. Il interpelle le public. Celui-ci reçoit le message. Il joue le jeu. C'est fou. Je reçois moi-même une leçon. Vidéo pas vidéo ? On s'en fout : restent le mot, les mots, l'énergie, la respiration, l'ancrage et le passage d'un passeur.
Aux deux nouveaux conteurs, aux deux audacieux, aux deux courageux, à Elodie et Axel, mais aussi à Sonia, Jérémie et Nicolas, à l'audace et pour avoir chacun osé à sa façon : chapeau à eux et à la parole. Et qu'ils n'oublient pas les disgracieux mouvements des lèvres et du visage : ils massent, décontractent, font rire et dérident. Le conte.... pour en offrir des paroles et une ambiance, pas si enfantine que ça. Et quand bien même.

lundi 16 février 2009

Pour 2009, "Laissez-nous rêver....

que partout
tous les enfants du monde puissent avoir un cahier. Un lien sur lequel cliquer
http://crdp.ac-paris.fr/seanceplus/le-cahier/photos/


C'est quoi un cahier ?
Un cahier c'est
douze feuilles enliassées
ou 24 vingt quatre doubles lignes x 24
...qui ne servent à rien
sans crayon, sans stylo
alors que partout
tous les enfants du monde puissent avoir
un crayon

et une gomme ?
non pas de gomme? pas d'outil barbare : donnons aux écoliers le droit de se tromper
comme la petite croix, gomme des blog
qui laisse trace intéressante
Pas d'outil barbare,

pas de gomme,
pas plus que de brimade,
ou de réprimande
et encore moins de mépris
Offrons
des cahiers,
des crayons,
des cahiers, des crayons,
des sourires et des baisers, des bonbons et de l'attention




Cette photo a été prise par Reza photographe-conteur

"Le cahier" c'est le titre d'un film d'une jeune réalisatrice de 20 ans : et si on le diffusait dans les écoles, collèges et Lycée, MdQ et autres ?
Une deux trois quatre images et le public est saisi d'horreur sans qu'aucun mot soit vraiment prononcé.
A me rappeler ce que commentait une amie, comme une histoire

Il état une fois dans un pays, un homme et une femme et leurs enfants venus d'ailleurs: Anna et Thomas.
L'homme partait tôt tous les matins, parfois même ne rentrait pas. Il passait alors la semaine entière sans rentrer chez lui.
Chaque matin les enfants prenaient l'autobus jaune, vêtus de l'uniforme des petits écoliers, jupe plissée, pantalon noir et chemisier blanc avec foulard autour du cou. Ils se rendaient à l'école catholique, la seule disponible.
Et chaque matin après leur départ, leur maman s'étonnait : rêvait-elle ou voyait-elle vraiment des ombres furtives disparaître au moment où elle retournait dans la fabuleuse cuisine tropicale ? La maison était-elle hantée ? Elle finissait par en rire, par rire d'elle-même : Luisa et son cigare finissaient-ils par avoir raison de sa raison.
Elle avait beau vivre dans l'ambiance parallèle, dieux africains, religion Yoruba, dans laquelle l'entretenait Luisa, en fumant le cigare pour lui dire l'avenir, elle ne croyait pas aux fantômes.
Mais un matin, tout de même, elle fit seulement semblant d'accompagner ses enfants sur le trottoir. A grands pas doux elle retourna dans sa cuisine. Et comprit.
Ell surgit si vite que Gaspard et Julia, chacun un bol de lait suspendu au bord de leurs lèvres, la regardaient pétrifiés d'horreur. Auraient-ils aperçu un fantôme ils n'auraient pas été plus terrifiés.
Luisa, leur mère, la femme de ménage elle-même, d'ordinaire de personnalité très forte, se tenait derrière eux, muette et bouche grande ouverte.
C'est la jeune femme qui troubla le silence de plomb qui avait envahi la salle si fortement qu'on n'entendait plus chanter les merveilleux oiseaux bleus qui voletaient dans les feuilles vernissées des trois plus grand mejeyes du village qui se tenaient justement dans leur jardin.
Soudain rassurée elle le fit en riant. Pour déculpabiliser les deux enfants dont elle venait de comprendre qu'ils étaient ces ombres furtives qu'elle avait remarquées. C'étaient eux qui s'enfuyaient vivement après s'être repus du restant de lait que jamais ses enfants ne finissaient.
Elle a fait ce qu'elle pensait devoir faire : "Luisa si vos enfants doivent boire du lait, ils ne le feront pas en cachette : désormais ils le boiront en présence de Anna et Thomas et chacun aura son bol".
Le lendemain, comme elle avait promis, sur la table du petit déjeuner quand elle déposa les céréales elle déposa aussi deux bouteilles de lait et quatre bols sur lesquels elle avait peint quatre prénoms : Anna, Thomas, Gaspard et Julia.

lundi 24 mars 2008

Semaine du 6 au 12 avril à Rennes et surtout

les 11 et 12 avril précisément
du côté de l'impasse
rue Saint Michel
aux DUNES D'ALI
Avec AZEDINE et LANIA
Viendrez-vous ?
Faites-le nous savoir. Merci.
06.24.16.09.29OU
02.99.38.67.57
(répondeur)

samedi 22 mars 2008

Soirée Ercé près Lifré en Compagnie NEFER


Nous étions au Caire. Le mariage a eu lieu et le public est invité aux festivités : il a d'ailleurs souligné de ses mains les évolutions des danseuses. Dans des costumes somptueux, soulignés et amplifiés par un subtil jeu de lumière, elles expriment toute la liesse de la fête. Les chorégraphies fluides et les solos émouvants de Marine se succèdent annoncés par un Mage qui tient vraisemblablement le Livre de Sagesse de toutes les écritures : celui du Dieu Thot : ainsi les danses égyptiennes offrent-elles tous leurs secrets aux oreilles attentives.

Sur la terrasse de la famille des mariés, le spectacle débute avec la danse aux chandeliers. Ils sont allumés, pour de vrai. Il nous entraîne en compagnie de clients attablés, thé à la menthe et narguilé compris, dans un cabaret où clins d'oeil et volupté sont suggérés avec subtilité par les danseuses. La danse de Melayâ, originaire d'Alexandrie et actuellement toujours censurée en Afrique, fait suite. Elle sera la seule danse du spectacle appuyée sur une chorégraphie de l'invitée d'honneur du festival Diana Tarkhan. Les trois danseuses portent des chaussures salomées noires et sont vêtues d'une magnifique robe de même couleur, sequinée d'or et merveilleusement rebrodée. Elles soulignent leurs mouvements de leur châle et ceci éparpillent dans la salle, des lueurs arc-en-cielées.

Aux extrémités de la scène des tableaux vivants se succèdent : nous allons au marché,et au jardin : Mimoun enseigne à son fils comment manier la houe. Les personnages sont, tous, habillés de vêtements orientaux. La danse de la canne ou du bâton nous entraîne sur un thème folklorique jusqu'au final de la première partie. Celui-ci invite les spectateurs à découvrir le nouveau visage du style Shaâbi : celui d'aujourd'hui Les danseuses apparaissent souriantes, le corps galbé dans des robes au lamé bleu turquoise somptueux et aux filets d'or sequinés : comme tout au long de cette première partie les filets sequinés soulignent le tremblement des féminités du doux ruissellement d'une eau vive. Quand le rideau tombe sur cette première partie il reste, pour nous remettre, les pâtisseries faites mains, le roulé à la confiture de roses et le thé à la menthe bien sûr.


Puis il y eut la deuxième partie. Comment donc, vous n'étiez pas là ? Quel dommage car les mots manquent* pour décrire encore la somptuosité des costumes, des gestes et des déplacements, notamment les solos émouvants et la danse aux voiles. Belle conclusion infiniment féminine. Deux seuls, trois peut-être, me reviennent : beauté, sensualité, jaillissement.
Comment a-t-il dit, Thot le magicien aux profonds cheveux noirs ? "Feu d'artifice d'un spectacle (amateur) (mais) passionné". Superbe moment passé à Ercé Près Liffré, grâce à la Cie NEFER.


jeudi 20 mars 2008

Couleurs mains de conteuse par l'ami Bernard

Very Black Temple Food, this photo s'n'it ? Les mots étaient sérieux, en accord avec l'histoire, on allait savoir ce que se disaient toutes ces têtes coupées aux pieds du troupeau de milliers de chameaux. Avant de reprende leurs aises, les mains se joignirent tranquillement posées sur le set de table caraïbéen : de vous à moi, un endroit sympa le Black Temple Food, à en perdre la tête. Allez-y, réservez : poissons grillés, crevette coco, accras, jus frais (hum les jus frais, aïe aïe aïe les jus frais et les plats végétariens ! Ah les plats végétariens ! Allez -y, levez votre coude, saisissez votre portable, llamez, comme "on dit au Vénézuéla" 06.25.72.70.49 ou le fixe : 02.99.38.94.65.... Comment ça la suite... ?
C'est simple faudra venir dans un autre lieu. Promis je vous donnerai l'adresse sous peu !

lundi 17 mars 2008

Mes mille et une nuits : histoire rocambolesque d'un petit bossu

Quand on lance un conte en l’air on ne sait pas sur quoi il retombe

Il est arrivé silencieusement. Si silencieusement qu'aux premières notes de son tambour de basque le tailleur copte a levé la tête de la pièce d'étoffe qu'il faufilait et regardé par la fenêtre : à la bosse il sut que le musicien était bossu. Il aurait pu le faire déguerpir car il gênait tout chaland qui venait à passer pour regarder ses vêtements suspendus à l'entrée de son échoppe. Mais peut-on faire déguerpir un bossu ? On touche sa bosse plutôt. Ou s'il est musicien, on écoute et on se ravit de sa musique. Et la musique de celui-ci, qui maniait de façon excellente le tambour de basque, était ravissante.
Le tailleur se contenta de reprendre son travail et sous le rythme remarquable se surprit à travailler au moins deux fois plus vite que d'ordinaire. A vouloir remercier le petit bossu. Comment ? En l'invitant à manger chez lui. Sa femme saurait bien faire un de ces repas remarquables qu'elle avait le don de créer sur le bout des doigts même d'un rien. Il compta sur elle et se dit qu'il avait bien de la chance de bénéficier de l'arrivée inattendue du petit bossu. Les gens se précipitaient dans sa boutique : entre deux cisaillées, deux aiguillées, et deux ou trois essayages, le tailleur fit de belles affaires. Au soir tombant, à l'instant de fermer boutique il invita le petit bossu. Son grand sourire le réconforta. Le temps de fermer le volet de l’échoppe et de tourner la clef dans la serrure, il l’emmenait vers sa demeure.

Sa femme, se réjouit à son tour.
« Quelle bonne idée, j’ai justement acheté au marché ce matin une magnifique perche du Nil. Je vais la préparer en deux temps trois mouvements à l'oseille fondue, elle sera délicieuse »
Et elle s'en alla aux fourneaux pendant que le Tailleur et le petit bossu fumaient le narguilé à l’eau de rose pour l’un et à celle de lotus pour l’autre, le tout auprès de la table ronde et basse.
« Alors » demanda la cuisinière quelques instants plus tard, « la trouvez-vous à votre goût ? » elle penchait son visage vers lui.

« Permettez" dit-il "je veux bien en reprendre un morceau » Et il avança ses doigts v ers le plat et les porta à ses lèvres. C'est alors que tout se précipita. Sous les yeux de ses hôtes, ceux du petit bossu se mirent à loucher, il porta une main à sa gorge, émit soudain un étrange borborygme et s'écroula brutalement sur les coussins, bleu, rose, vert, violet carmin orangé. Les bougies manquèrent s’éteindre dans le courant d’air inopiné de sa chute.

« Par Allah, dit la femme, qu’ai-je fait, je l’ai tué ! »
« Par Allah, dit le mari, qu’ai-je fait ? Je n'aurais jamais dû l'inviter ! Le voilà mort ! Nous l'avons tué ! »
Le Tailleur et sa Femme sont terriblement désolés. Sans en parler l’un à l’autre, chacun a soudain en tête la grande place, l'estrade, la potence et les badauds nombreux qui attendent qu'on les pende.
« Que peut-on faire mon mari, dit la femme d'une voix étranglée ? »
"Pour lui, rien" répondit le Tailleur "pour nous je crains le pire !"

"Le pire ? Il n'en est pas question" dit-elle, "J’ai une idée, portons-le chez le médecin juif !" Et sur ces mots, elle se rapproche de son mari et glisse quelques mots à son oreille. Tout d’abord il n’ose y croire puis il y croit à son tour. Il ouvre la porte de leur maison et regarde des deux côtés de la rue : il chuchote "C’est bon, la rue est vide, allons-y"
Et voilà un petit bossu attrapé par les bras d’un côté, par les pieds de l’autre et transporté avec précautions jusque devant la porte du médecin juif, presque voisin. La femme du Tailleur frappe vivement. Ils entendent le bruit de pas dans les marches d'un escalier, celui du verrou d’une petite fenêtre à même la porte et une voix qui leur demande « Qu'est-ce que c'est ? » Et elle écoute. Forte de leur réponse, elle remonte avertir le médecin juif. Pendant ce temps, l'homme et la femme hissent discrètement le petit bossu dans l'escalier et l'abandonnent sur la troisième marche en compagnie d'une pièce d'or. Puis ils dévalent le plus légèrement possible mais à toute allure l'escalier et referment la porte derrière leur dos.
A peine l'ont-ils refermée qu’un brouhaha se fait entendre. Ils ne veulent pas en savoir davantage. Ils s'esquivent le pas vif et disparaissent dans leur maison.

Dans l'escalier le médecin juif n'en revient pas : penché au dessus du petit bossu il est bien obligé de constater qu’il ne respire plus. Horrifié, il comprend qu’en le bousculant, qu’en lui faisant dévaler l’escalier d’une pointe de babouche, il l’a tué ! Il est confondu par sa responsabilité.
« Mais mais mais qu’est ce que que qu’est-ce qu’on peut-faire ?»
dit-il à sa servante qui a tout de suite une idée :
« Déposons-le par la cheminée dans la maison de l’intendant musulman du Sultan.
Il croira que c'est un voleur ! »
L'idée ne déplut pas au médecin juif : et dans l'instant, voilà un petit bossu attrapé, sous les bras par le médecin juif, sous les pieds par sa servante et transporté avec précautions de l’autre côté de la terrasse sur celle de l'intendant musulman du sultan. Le temps d’entourer son corps d’une corde, le voilà glissé dans la cheminée du voisin. La corde rebondit. Le médecin juif retire la corde et ni vu ni connu il s’en va, en souriant, car il sait maintenant qu’il ne connaîtra pas, autour de son cou, le côté râpeux de celle de la potence : elle ne sera pas dressée pour lui sur la grande place de la ville.

Chance inouï, ils referment leur porte alors que l’Intendant musulman du Sultan apparaît devant la sienne.
Il sifflote car tout en fumant le narguilé chez des amis, il a déplacé de bonnes façons les pions du jeu de dame et il a toujours gagné. Content il pénétre chez lui et s’écroule sur les nombreux coussins qui décorent son sofa. Puis il laisse aller son regard sans but. C’est alors que celui-ci s’arrête sur la cheminée. L'Intendant reconnaît une paire de babouches qui non seulement ne lui appartiennent pas, mais appartiennet à deux jambes courtes qui n'ont rien à faire dans une cheminée, dans sa cheminée. Aussitôt il pense qu'un voleur attend opportun pour le voler. Il se met aussitôt à crier « Au voleur" et avant que tout le quartier ne soit mis au courant il attrape une canne et frappe sur les jambes du voleur autant de fois qu’il peut. Le voleur s’écroule dans la cendre sur lui-même. L’Intendant du Sultan lui ordonne de se relever mais force lui est de constater que le voleur non seulement ne bouge pas mais qu'il ne respire plus. Et par-dessus tout ça, il comprend qu'il a une bosse. Il se désole aussitôt, on ne tue pas un petit bossu, on touche sa bosse plutôt et l'intendant musulman se lamente : "Par Allah j’ai tué un petit bossu, seigneur, ne me condamne pas, je n’ai pas voulu le tuer !" Il s'affole. S'il a tué quelqu'un on le tuera, on le pendra. Dans sa tête il voit la grande place, l'estrade, la potence, les badauds qui espèrent la pendaison ! Il pense "Je dois faire quelque chose, mais quoi ?" Et selon la chanson, dans son salon il tourne en rond, dans son salon il tourne en rond.
Belle idée, qui lui en envoie une autre. Dans l’instant, il ramasse le petit bossu et le jette sur ses épaules, ouvre sa porte et regarde autant à droite qu’à gauche ; comme il n’entend ni bruit, ni ne voit personne, il se glisse dans l’obscurité jusqu’au coin de la rue où il dépose le petit bossu bien droit. Il s’y reprend à deux fois car le petit bossu fait déjà mine de tomber. Il s’esquive sans bruit.

Il était temps.
Un marchand chrétien s’en revient d’une soirée passée à jouer aux dominos et à boire un peu plus que d’ordinaire. Il ne titube pas mais il ne marche pas tout à fait droit. Et dans l'angle de la rue, il effleure d'une manche le petit bossu. Cela suffit à celui-ci pour s'écrouler sur le marchand chrétien. Il se croit aussitôt attaqué et se retourne pour cogner et bastonner le pauvre petit bossu en le traitant d'assassin.
Et il crie dans la nuit "A l'assassin, au voleur, on a voulu m'assassiner, venez m'aider !"
Et il en dit même davantage quand une voix crie à son tour
« Au nom de la loi je vous arrête !" C’était un représentant de la police.
Qui ne veut rien entendre de ses explications. Lui, il l'a vu battre queqqu'un sans défense, qui plus est un bossu, ton compte est bon marchand chrétien ! A-ton jamais vu un musulman accepter d'être assassiné par un marchand chrétien !!!! Il est au comble de la colère « Suivez-moi au poste, vous allez expliquer pourquoi vous vous acharniez sur cet homme, qui est mort maintenant ! »
Pauvre marchand chrétien : il dit tout penaud, que oui, il a tué quelqu'un mais qu'il ne voulait pas le tuer, qu'il voulait seulement se défendre, et à son tour il voit la grande place, l'estrade, la potence, et les badauds qui espèrent sa pendaison prochaine. Il en appelle au Seigneur et il le prie :
"oh Seigneur, arrange-moi ça s’il te plaît ! »
Mais le seigneur ne peut pas grand chose à la chose.
Quelques matins plus tard, sur la grande place, il y a bien l'estrade pour de vrai, la potence dressée et le bourreau qui s'y tient, cagoulé et harrangué par une foule qui n'attend qu'une seule chose : qu’il exécute la sentence.
Notre marchand chrétien fait ses prières, il pense à cet instant où le plancher va se dérober sous ses pieds, à sa femme qu’il ne reverra plus, à ses enfants, il retient ses larmes, quand soudain une voix s’élève
« Arrêtez tout, ne le pendez-pas, dépendez-le, pendez-moi .... car ce n’est pas lui qui a tué le petit bossu c’est moi ! » Toutes les têtes se tournent et reconnaissent l’Intendant du Sultan.
Le bouche à oreille parcourt la foule. L’étonnement se répand.
Sur le visage du policier c’est la stupéfaction puis il se reprend et dit
« Puisque tu le dis Intendant du Sultan, je t’obéirai !"
"Qu’on dépende le marchand chrétien et qu’on pende à sa place l’Intendant du Sultan !! » ordonne-t-il

Et si on dépend l’un, on passe la corde au cou de l'autre, et la foule harrangue le bourreau cagoulé : elle n'attend qu'une seule chose, qu'il exécute la sentence.
Mais lorsqu’il reçoit l'ordre, lorsqu'il feint un mouvement, une voix s’élève soudain du bout du bout de la place et la foule s’ouvre pour laisser passer le nouveau venu qui crie
"Arrêtez tout, ne le pendez-pas, dépendez-le, pendez-moi... car ce n'est pas lui qui a tué le petit bossu c'est moi !"

A la calotte qu’il porte sur sa tête –c’est jour de Shabbah- tout le monde reconnaît le pauvre médecin juif

Le policier est un peu désorienté. Il déclare
"Puisque tu le dis Médecin Juif !"et il ordonne "Dépendez l’Intendant du Sultan et passez la corde au cou du Médecin Juif !
Et on lui obéit. La foule harrangue le bourreau qui se demande s'il doit si ce cirque va durer longtemps lorsqu'une fois de plus une voix s’élève, du bout du bout tout du bout d’un autre côté de la place et tous les yeux se tournent vers la voix et la foule se scinde en deux pour laisser le passage au nouveau venu. Et nombreux sont ceux –car il est fort réputé- qui reconnaissent le gentil tailleur : il crie « Arrêtez tout, ne le pendez pas, dépendez-le, pendez-moi... car ce n’est pas lui c’est moi qui ai tué le Petit Bossu !»

et cette fois il n'est pas seul à crier. Sa femme traverse la foule derrière. Elle est en larmes et elle essaie de dire "Arrêtez-tout, ne pendez pas mon époux, dépendez-le, pendez-moi... c'est moi qui ai tué le petit bossu !"

Le policier n’en peut plus : qui doit-il croire ? Qui a tué le petit bossu ? Doit-il tuer ces deux-là cette fois, ou rien que celle-ci ? Il ne sait plus où donner de la tête.

C’est alors qu’un émissaire se présente de la part du Sultan et lui tend une missive.
Le policier l’ouvre et lit les calligraphies merveilleuses
« Le petit bossu est le bossu du Sultan, il y a quelques temps que le petit bossu a disparu, le Sultan désire revoir son petit bossu même mort !Et tout le monde doit l'accompagner.
Alors on oublie la pendaison, et tout le monde s’en va au palais : il y a
Le marchand chrétien,
L’Intendant du Sultan,
Le médecin juif
le tailleur
et sa femme,
Les quatre hommes portent le petit homme et toute la foule suit en scandant, tambourin à l’appui :
"Mais qui donc a tué le petit homme ?"

Et le cortège se présenta dans la grande et merveilleuse salle où trônait le sultan. On déposa le petit bossu devant lui sur les somptueux et voluptueux tapis soyeux. Chacun s'inclina profondément. "C’est bien là mon petit bossu", dit le sultan attristé, "mon impertinence, mon rire, la lumière de mes obscurités, quel gâchis !" puis il se tourna vers le riche marchand chrétien, son intendant musulman, le médecin juif, le tailleur copte et sa femme et il demanda
« Alors lequel d'entre vous l'a tué pour de vrai ? »
Avant même que le tailleur n'ait eut le temps d'ouvrir ses lèvres pour répondre chacun entendit une voix s'élever et déclarer
«Sommes nous si sûrs que ton petit bossu soit bien mort Sultan, laisse-moi l'examiner un instant ? » Chacun s'écarta pour laisser passer le nouveau venu : le barbier du Sultan, autant dire son médecin.

« Barbier," dit le Sultan –car c'était bien le barbier du sultan- "pour autant que j'apprécie ton savoir faire, j'ai vérifié moi-même, je peux t'assurer que plus mort que mort on n'a jamais vu. Mon petit bossu ne respire plus ! »

« Pardonne-moi Monseigneur", dit le barbier en joignant ses mains sous sa poitrine tout en se courbant devant le sultan "Permets que je me penche aussi sur lui !"
Et sous les yeux du Sultan et de tous ceux qui étaient présents, dans un grand silence, le barbier ouvrit son coffre à instruments et se pencha au-dessus du petit bossu. De ses deux mains il saisit une pince et il l'introduisit dans le gosier puis il tira dessus avec une grande dextérité, de ce geste sûr et précis que font certains barbiers parce qu'ils sont inspirés.

Chacun entendit un sifflement, suivi d'un hoquet, qui redressa le petit bossu manu militari. Ainsi assis au beau milieu de tous il regarda chacun l'air étonné et déclara « Je me sens bien mieux soudain, quelque chose m'empêchait de respirer, qu'est-ce que c'était ? »

"Une arrête, petit bossu, que mon excellent médecin-barbier vient de te retirer d'un geste sûr. Te voilà redevenu vivant. Et ça se fête" déclara le Sultan,. Comme le Maître Barmécides il claqua dans ses mains et ordonna "Qu’on prépare les festivités !"

Et on prépara les festivités
et parmi elles, il y eut La nuit du conte
Le premier qui l'ouvrit dit ces mots
"Quand on mange une datte, on a tout le sucré
quand on mange une noix on a tout l'amer
Quand on mange une noix dans une datte on a toute la saveur de l'orient."
Goûtez mes amis
car il était une fois......

samedi 15 mars 2008

Festival Illoriental il continue ce samedi soir 15 mars

Au programme "Danses orientales" avec Diana Khartan
Où : salle des fêtes Ercé près Liffré, après l'église, sur votre droite, tourner à droite, direction Gahard : dans la ligne droite ralentir : quelques mètres plus loin, tourner à droite toujours = petite impasse et grand parking et salle des fêtes.

Retour de la Campagne d'Egypte à Ercé près Liffré

Tout finit dans la lumière, dans la sagesse des premières écritures imprimées sur papyrus et cachées au fond des mers, par Thot le dieu vénéré au temple de Ptah
Un peu de recul, car il est évident que le bébé du voisin avalé par l'homme à l'oeil comme une soucoupe et l'autre comme un bouclier c'est un brin effrayant.

Pâtisseries en fin de repas délicieux et qui n'avait Pharaon merci, rien d'invisible,


surtout le roulé aux roses infiniment subtil


en compagnie de Cyril



Frange néfertitienne et couleurs



"Nil Vert Nil Blanc"
C'était hier, à Ercé près Liffré,
grâce à Marine de l'association El_noor_el_ Dunia
et en présence de Madame la Maire
nouvellement reconduite
-c'était d'actualité à dire-
une bien jolie soirée au Caire

mardi 26 février 2008

Au temps des felouques, un ami réapparaît : Franck Hamel

http://www.youtube.com/v/v0EGAqaV6SY
Les photos qui apparaissent sur le bandeau de www.lcomlania.com, lui appartiennent.
Bien le bonjour Franck et bravo pour ce portrait où les mots qui sont dits et te concernent ne sont autrement que vrais. Amitié

vendredi 22 février 2008