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mardi 30 avril 2019

Question magique : YaKaKliKer, le retour

Votre enfant ou petit-enfant fait un caprice : le gronder ne sert à rien, sinon à l'énerver davantage. Posez-lui la question magique




J'adore cette photo. Elle me rappelle le seul vrai caprice qu'ait fait notre fils Guillaume sous les yeux de sa grand-mère, honteuse comme pas deux. 
Elle voulait  aller lui acheter ce que je ne voulais pas lui acheter. Je le lui ai interdit. 
Elle m'a obéi en me disant  
"Tu n'as pas honte Toi !" 
"Non Maman, je n'ai pas honte... !" 
Et depuis ce jour je crois que je me demandais tant  "Mais c'est quoi la honte ?" qu'un autre jour, j'ai demandé à sa soeur -15 ans d'écart- qui me parle du sentiment de honte -  d'aller chercher 1 kg ou 10 grammes de honte chez l'épicier de notre quartier,  persan, philosophe et conteur dans la foulée. 
C'était un dimanche. Elle en revient la tête déconfite : 
"Il m'a dit que ça n'existait pas Maman !"
Le lendemain, je suis passée à l'épicerie. Je crois que l'Épicier espérait mon passage. Il m'a dit 
"Il n'y a que vous pour faire ça !" 
J'ai éclaté de rire et on a bien ri du "ça".
Et moi, depuis, j'espère bien n'être pas la seule à penser comme ça. La honte... comme l'amour... ça n'existe pas. À moins qu'on ne se mette à les vivre. À savoir ce qu'on en tire.

dimanche 24 mars 2019

Lecteur, lectrice "Je te souhaite assez"

Je te souhaite assez… (ce texte ne m'appartient pas, je le fais passer)
Récemment, j'ai surpris un père et sa fille dans leurs derniers moments, ensembles à l'aéroport.
https://youtu.be/NRpkqwjOWPA
Dimanche à Orly - Gilbert Bécaud

On avait annoncé le départ.
Debout près de la porte de sécurité, ils se sont enlacé, ils se sont étreints .
Et le père a dit « Je t'aime et je te souhaite assez. »
La fille a répondu « Papa, notre vie ensemble a été plus qu'assez.
Ton amour a été tout ce dont j’avais besoin. Je te souhaite assez, aussi, papa. »
Ils se sont embrassés et la fille est partie. 






Le père a marché vers la fenêtre où j'étais assise.
Je pouvais voir qu’il avait besoin et qu’il voulait pleurer.
J'ai essayé de ne pas m'imposer et de respecter son intimité,
Cependant, il m'a demandé 
« Vous est-il déjà arrivé de dire au revoir à quelqu'un 
en sachant que vous ne vous reverriez jamais ? »
« Oui » Silence 
« Me permettez-vous de vous demander pourquoi vous croyez que vous ne vous reverrez jamais ? »
« Je suis vieux et elle vit si loin. 
J'ai de gros défis devant moi et la réalité est 
que son prochain voyage sera pour mon enterrement» 

« Quand vous vous disiez au revoir, je vous ai entendu dire « Je te souhaite assez» 
Est-ce que je peux vous demander ce que cela signifie ? »

Il a esquissé un sourire.
« C’est un souhait qui nous vient de plusieurs générations qui nous ont précédés.
Mes parents avaient l'habitude de le dire à chacun» 

Il a fait une pause un moment et regardé au plafond,
comme s’il essayait de se rappeler en détail, et il a souri davantage.
« Quand nous disons « Je te souhaite assez » 
nous souhaitons que l'autre personne ait une vie remplie de juste assez de bonnes choses pour les garder heureux. » 

Alors, se tournant vers moi, il a partagé ce qui suit comme s’il récitait un texte mémorisé.

Je te souhaite 

assez de soleil pour maintenir ton attitude lumineuse, 
peu importe que la journée soit grise et moche.
Je te souhaite 

assez de pluie pour apprécier le soleil encore plus.
Je te souhaite 
assez de bonheur pour maintenir ton esprit vivant et
De Paul Fort, ci-joint "Le bonheur est dans le pré"... pour les photos
Je te souhaite 
assez de douleur de sorte que même la plus petite des joies dans la vie 
puisse te sembler grande.
Je te souhaite 
assez de gains pour satisfaire tes besoins.
Je te souhaite 
assez de perte pour apprécier tout ce que tu possèdes.
Je te souhaite 
assez d’Au revoir pour te permettre de bien te rendre à l’Au revoir final.


Il a alors commencé à pleurer et il s’est éloigné...
Plongée sur le jardin du Pèlerin à Lauzerte
en Tarn et Garonne (82)

On dit 
qu'une minute suffit pour trouver une personne spéciale,
Une heure pour l’apprécier,
Un jour pour l’aimer,
Mais, une vie entière, pour l'oublier.


C'est pas faux.
Si vous le pensez, faites passer

Merci pour la lecture. Merci à toi Mariesa.
24 mars 2019
* De Paul Fort, ci-joint "Le bonheur est dans le pré"... pour les photos

dimanche 10 février 2019

8 février 2019 - Scène ouverte à "LA VIE" : belle ode.

Déjà trois jours et l'instant demeure en tête. 
La Vie : un vrai bonheur. Laissons-la nous mener. 


Ça nous réussit.

Elle se chante à deux voix et 3 musiciens. Groupe Miline. Musiques Renaissances.  Plaisir
Elle se dit, avec Michel, sous le coup d'une grande émotion qu'il ne peut s'empêcher de partager. Authenticité.
Elle se "soprane" avec Pauline, délicieuse soprano qui nous offre, entre autres, un merveilleux chant celtique.
Elle se stylise en blanc-noir et "Yang", version Taï Chi 
Elle s'anime s'emballe s'encanaille gentiment avec Odile Viviane François Catherine dans  "Cabaretus"  


Foulards de toutes les couleurs, extraits d'autres chansons, ponctuations poétiques, beau montage, entraînant et sans rupture : un plaisir joyeux.

FIN 
d'une première partie de qualité.

Comptoir gratuit, pâtisseries faites maison et boissons le tout favorisant les conversations.

Reprise de la seconde partie

La surprise : une nouvelle fin, positive et pourquoi pas ? du célèbre conte d'#AlphonseDaudet "la chèvre de Monsieur Seguin". Bravo Yolande.
Chansons et écrits émouvants avec Maryvonne 
Fraîcheur et subtilité avec Elsa et son conte délicieusement musical, intitulé "Rose de prairie" : Elsa, c'est magnifiquement magique et ta gestuelle est impressionnante. Elle arrête le temps. On goûte.
Du rire avec les sketches de Jean Louis
Un extrait de la vie de Faïvel, le personnage juif d'un conte polonais, qui passe son temps à étudier la Torah sans jamais rencontrer quiconque, tant et si bien que, saoûlé de savoir, tentant de le maîtriser, il perd la mémoire, si bien qu'il se perd. Le voilà 
obligé de partir à sa recherche.  Grand moment : faire sonner, 3 fois, minuit par Lania, donc moi-même. 



Suivie de quelques impromptus : Bravo Thierry pour la chanson sur la Pomme, bravo Guy Caro, façon haïku, et bravo aux autres courageux qui ont osé se mettre en scène.

FIN d'une seconde partie de qualité

Présenté par La Maison du Ronceray
Centre socioculturel rennais
110 rue de la Poterie
35200 Rennes
02 99 53 12 83 - www-la-maison-du-ronceray.info

Les "Scènes Ouvertes" sont organisées chaque trimestre en ce lieu - L'équipe organisatrice cherche à passer le relais : n'hésitez pas à les joindre au 02 99 53 12 83 - L'équipe vous soutiendra. Vous ne serez pas seuls. Comptez sur elle.


jeudi 17 janvier 2019

Budget participatif à #Rennes. Voter c'est possible dès le 18 janvier

Et bien hier, j'étais présente dans une école rennaise, l'école Léon Grimaud, tout près du Landrel et non loin du Blosne, avec une très jolie Samantha, dont le prénom n'est pas sans évoquer le conte et la magie. Inspirante Samantha. je ne dis pas ça pour rien.

Qui dit école, dit enfants ; qui dit Budget Participatif dit choix, qui dit choix ce jour-là  dit vote : vous avez deviné, les enfants étaient appelés à voter. 

À voter ? Pourquoi pas libellule ou papillon.
Non non non Lania reste sérieuse. 
Pourquoi Samantha et moi étions-nous présentes ? 
Pour mettre en avant le projet de l'association "Le Souffle et la Flamme" association auprès de laquelle il nous arrive de collaborer. 
Ce projet se destine à monter une caravane qui permettrait  de devenir  à la fois une scène (spectacles contes, musiques, spam, poésie...), un "studio radio : interview, chronique, billet d'humeur, reportage..., un lieu nomade qui présenterait des expositions artistiques sur le quartier du Blosne en premier lieu, puis d'un quartier à un autre...

Sur un mur 17 affiches exposent 17 projets.
Un papa-basketteur et sa fille Mia présentent le 1er projet : modernisation d'un terrain de basket. 4 à 5 basketteurs étaient présents : Dieu que les basketteurs sont grands. 
Si j'ai bien compris : le terrain existe, du côté d'Italie (le quartier, pas le pays bien sûr) et il faudrait qu'il soit protégé par un toit, transparent de préférence et accompagné d'un arbre à paniers. 
Pourquoi faire le toit transparent ?  
Exactement : pour que les enfants ne dégoulinent pas sous la pluie quand elle viendrait à tomber. 
Comment ça pourquoi faire un arbre à paniers ? 
Ben... avez-vous tous la même taille ? Non, alors oui,  un arbre à paniers pour que tous les enfants de différentes tailles apprennent de mieux en mieux à faire des paniers de plus en plus haut. Applaudissements pour le papa de Mia, sa Mman et les basketteurs venus soutenir leur projet. 
   
Un à un, les projets sont expliqués aux enfants et identifiés au niveau des quartiers (mur à peindre, jardin des possibles à embellir et d'autres actions, tel square, telle rue, tel quartier) : eux posent des questions plutôt pertinentes et après avoir entendu réponses et précisions, crayon et carnet en main, si le projet leur plaît, ils notent le numéro. Par exemple, et tout à fait au hasard :-) un, quatre, cinq soit le chiffre 145.

Quand arrive notre tour, j'ai  proposé à Samantha de l'entraîner dans les méandres d'un conte. Elle joue mes propositions avec subtilité. Nous n'avons rien préparé sauf un genre de structure. Le conte adore la structure. 

Il était une fois un petit garçon qui... Les efforts de Léon 
pour  faire face, à l'interdiction donnée par le roi de se taire, 
sont si grands que le peuple, les petits, les moyens, les grands, 
tout le peuple, a entendu ce qu'il criait en chuchotant 
dans le porte-voix. Le peuple décide d'enregistrer, 
sur le matériel inventé, bricolé bidouillé par Léon Luimême, 
toutes ses doléances ou ses morceaux de chanson, 
de spam ou de poésie. 
Un jour, et à son tour, Moamême Leroy (c'est son nom), 
déguisé en gueux, pour ressembler à son peuple, 
entend les cris silencieux du porte-voix. Il décide 
de rejoindre la séance d'enregistrement au bureau 
pirate de Léon. Au grand étonnement de chacun, 
il lui propose quoi ?  
De mettre à sa disposition une caravane avec tout un matériel d'enregistrement de pro et même des tapis et des miroirs pour qu'on puisse danser devant.
On croirait notre projet la Flamme non ? Ai-je dit en regardant Samantha. 
Oui bien sur Le Souffle, m'a-t-elle répondu, on croirait bien

Le silence et les applaudissements des enfants furent, à nos oreilles, les bienvenus.

La présentation des fiches s'est poursuivit. Elle a terminé sur celle de la Caravane Cultures présentée par l'association "le Grand Soufflet" Deux projets similaires ? Plutôt complémentaires. Si complémentaires qu'à "marier". Ça me fait penser à une petite histoire :

Imaginez-vous un instant en Turquie, près du Bosphore.
Non loin Istambul, sur les hauteurs et en émergeants, les clochers bleus et or de la cathédrale sainte-Sophie, ses mouettes, ses bateaux et justement, le bord du rivage. 
Un matin, un sportif s'y entraîne comme la veille, comme l'avant-veille, comme chaque  matin tchi chu tchi chu 
Ce jour-là à un instant quelque chose retient son attention, comme un mouvement régulier entre lui et le soleil levant. le sportif s'arrête, reprend son souffle et découvre qu'un homme se tient debout dans l'eau, de l'eau jusqu'aux hanches. Très régulièrement il se penche et bat 
la mer avec une massue. 
splash splash splash sploutch 
au rythme des allers et retours de la vague. 
Quelle étrange chose. 
Le sportif interpelle le batteur.  
"Bonjour, qu'est-ce que vous faites ?"  
"Vous le voyez bien, je bats la mer ?"
"Comment ça vous battez la mer, mais pour quoi faire ?"
"Pour qu'elle me donne du lait !"
Stupéfaction du sportif 
"Mais la mer ne donne pas de lait même battue"
La réponse du batteur laisse coi le sportif : 
"Et si c'était possible ?"
Il repart en répétant hébété "et si c'était possible
et si c'était possible tchi chu tchi chu 
et si c'était possible tchi chu tchi chu 
et si c'était possible...tchi chu tchi chu 
On ne ni le voit ni l'entend plus. 

La question est donc posée CaravanArt-Carvane Culture et répondue : il faudra voter pour les deux à la fois.



Revenons au résultat du vote ? Un exaequo exceptionnel entre le projet du Souffle et la Flamme et le Collectif Galicie (des amies) Il faut procéder à un second vote. 
Et devinez qui a fait la totale à la fin du second vote.
Oui, un quatre cinq, soit le n°145. Merci les enfants pour le coup de coeur que vous avez offert à l'association "Le Souffle et la Flamme" dont la flamme est surtout un conteur au coeur généreux, à l'enthousiasme débordant et à l'esprit visionnaire j'ai nommé Victor Cova Correa.  

dimanche 25 novembre 2018

"La belle forêt de France" de @ChistianDÉCAMPS

Rien ne va plus dans la Belle forêt de France !... 
J'entends dire partout : "Nous sommes tous frênes" et pourtant j'ai entendu crier "les érables, dehors !"
Il y a longtemps que les hêtres ne sont plus frênes, qu'ils ne vont plus au bouleau avec autant de charme... Il faut dire que ces hêtres étaient peu pliés aux ordre, en particulier sur les chênes des six troènes, bien avant la conférence de la Haie.
...Alors, on fit venir des érables qui, paraît-il, sont plus durs de la feuille, mais qui sont quand-même des bois qui travaillent. On a mis les érables sur les chênes et petit à petit, on les vit derrière l'ébène à ordures, histoire d'ivoire plus clair !...
... Et le temps passa...
Les hêtres se retrouvèrent bien vite sans bouleau... ça on peut palmier ! Que faire ??? 
Il y avait bien des solutions. Que les érables rentrent chez eux ! ... mais c'est jamais facile de commander à des arbres que l'on a déraciné d'aller se faire enraciner ailleurs, surtout quand ils sont protégés par l'Office National des forêts parce qu'ils se sont bien reproduits.
... Malgré tout, plus d'un est reparti chez lui, un noeud dans le coeur, travailler dans d'autres branches...
Pendant ce temps-là, les hêtres pointaient au chômage pour se faire un peu de blé... D'autres préféraient les chiffonniers des maïs...  Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !
... Où est passé le temps quand, pendant la dernière guerre, ils étaient tous frênes devant l'ennemi tandis que des aigles entiers passaient au-dessus de leurs têtes  ?...
Hé oui, tout est bien compliqué dans cette Belle Forêt de France... Les hêtres reprochent aux érables d'être venus manger leurs pins... Mais laissons les conifères.. 





et qu'elles fassent bien c'qu'elles veulent. C'est sûrement  pour ça que l'épine dort sale !... Bien qu'au sud l'épine aide !
... Aussi, devant ce conflit permanent, beaucoup de hêtres, d'érables et d'autres se droguent... et c'est ainsi que l'on trouve les arbres à cames en tête de tous les sondages..;
Ah ! Si seulement la Belle Forêt de France, retrouvait tous ses charmes...  Les hêtres, les érables, les ifs, les ifs-érables redeviendraient tous frênes... On ouvrirait l'acajou aux oiseaux et personne ne serait plus jamais saule !
... Mais sera-ce possible tant qu'il y aura des ormes ...

Christian Descamps in  journal quartier #Rennes 
#LeRuisseauduBlosne

mercredi 10 février 2016

Dimanche 21 février 2016, 15 h 30, venez écouter des contes au Gast-à-Chaud, Rennes.

Dans le cadre des Tisseurs de Contes, association rennaise 

"Les Souffleurs de Merveille" 

diront


"Contes à lier, relier, délier à délirer"


 Iivresse Rieuse Assurée
A consommer sans modération. 

Lieu
 Café Associatif Gast-à-Chaud esplanade du Gast
Jour 
dimanche 21 février
Tarif 
entrée gratuite, 
offerte gracieusement. 

Horaire
15 h 30

mardi 19 mai 2015

Les Contes du Perroquet - Quelques photos pour un spectacle à disposition des associations ou de particuliers, ou de festivals....

"Les Contes  du Perroquet" 

.... mêlent entre eux, l'émotion, la tendresse, le rire, les moqueries, la sagesse.
Ils offrent donc, côté public, plusieurs niveaux d'écoute aux regards et oreilles.


 Sur la scène 6 conteurs-comédiens, pour un argument à la Feydeau, des histoires à tiroirs, des costumes colorés, le tout introduisant le public à la vie en Inde autour d'us et coutumes encore méconnues.


Soirée "Souffleurs de Merveille" au sein de l'association rennaise
"Les Tisseurs de Contes" le 16 Mai 2015 :
35 personnes à la Salle de La Maison du Ronceray à Rennes,  quand sont passées aux Champs Libres plus ou moins 
3 000 personnes le même soir pour la Nuit des Musées :
un scoop !
Qui nous fait plaisir sachant que les spectateurs sont, en nombre,  venus nous traduire leur contentement.

Ce spectacle (adulte) est à la disposition des associations qui désireraient l'offrir à leurs adhérents ou au public de quartier ainsi qu'à tout particulier désireux de proposer un divertissement de qualité autour de la cuisine indienne, par exemple. 
((et pourquoi pas en oeuvre humanitaire : recette mise à la disposition des sinistrés du Népal ou de l'économie népalaise))

dimanche 22 mars 2015

Sur le chemin de Saint Malo vers la grande marée mars 2015 - 3

 Rochers
 Sculptés
 de
 Rochebonne
 près
 Saint
 Malo
 Je ne 

 les
 avais
 jamais vus
 encore
 ils valent
 l'escalade
 le vertigepour
 le pensif
 le farceur
les Lunatics
 et le point de vue
et le chant des vagues : la mer remonte. Affaire à suivre.

mardi 17 février 2015

Mardi Gras, ne t'en va pas ! Mais toi le froid, si !!!! 17 février 2015 à Rennes, le Carnaval

Retour gelé du Carnaval rennais, ce jour, Mardi Gras du 17 février 2015. Satanée manie toulousaine de se dévêtir au moindre soleil. Et il était présent depuis le début de la matinée. Présent mais faible comme dans le conte pyrénéen des vacayrols.

Photos

 Super, il fait beau soleil à Beauregard.
 Bonjour Monsieur Cyrano, merci pour la pause.
 Courageux et élégant Eléphant Man
 le dragon du Vietnam fait le gros dos tous les quatre temps; Fallait le surprendre !
 Les temps changent, les fonctions aussi. Merci pour le sourire cher ami.
L'un près de l'autre, l'occident et l'Orient
 Quatrième temps : soubresaut du dragon Vietnamien.
 Le couple le plus mythique : mon coup de foudre
 Symbolique dévoration ou mise en danger insoupçonnée ?
Autre coup de foudre : ce groupe d'enfants très sages qui profitent dans le calme des turbulences carnavalesques.


dimanche 22 juin 2014

il est temps, temps d'annoncer, une carte blanche chez Planète IO

Les Libraires de la Librairie Planète  IO m'offrent une carte blanche. Je les en remercie.
Double carte blanche : deux fois par mois
dès juillet 2014, le jeudi 3 et le Jeudi 10.
Le jeudi 3 juillet je proposerai
"Marie Kikour"
"Elle court, elle court Marie Kikour, pourquoi court-elle Marie Kikour"
La question est posée qui ne trouvera sa réponse que si vous venez.
Cet argument ne veut répondre à rien. Il n'offre aucune certitude. D'ailleurs, certitudes, vous vous en allez à reculons. Créé en 1999, il fut prémonitoire.
Peut-être vous dira-t-il ? Sûrement dira-t-il.
Vous fera-t-il dire, vous fera-t-il chanter ?
Pour le savoir, venez donc le Jeudi 3 juillet 2014, à partir de 18 h 30, et s'il fait beau, nous serons dans le jardinet qui se cache derrière la librairie : un univers caillouteux, tout vert tout bleu en "soupçons" de jaune.
Bienvenue à vous. (petite jauge, préférable arriver à l'heure. Entrée libre, un chapeau sera présenté ou une liste d'ouvrages)

dimanche 18 mai 2014

17 mai 2014, La Nuit du musée à LaBintinais, s'est passée. Belle nuit contée

Le temps idéal pour se promener dans #lemuséedelabintinais. 
A peine besoin d'une petite laine. Réunion, mise au point, filage sur le gazon, fouace au poivron, cidre et petits gâteaux, merci madame la présidente, vous "êtes" une vraie Maman pour vos "voix".
Puis, fut le moment de se mettre en costume, d'enfiler les beaux chemisiers, les belles coiffes, de tenir le beau buste lacé, en un beau drap gris, souligné de galon noir, et par conséquent un plaisir de  découvrir Odile et Stéphanie vêtues ainsi, jusqu'au sabot pour cette dernière. 
Puis ce fut l'heure. Annie dans l'écurie, Stéphanie dans la première cuisine, Vincent dans la bergerie et Lania dans la deuxième cuisine ; chacun sa place. J'ai vu passer le premier groupe, de la cour intérieure où je me trouvais. Belle surprise, il était important.
J'ai vu et entendu Vincent conter la rumeur, celle qui donna envie à un breton de la Bintinais d'envisager d'épouser la fille du roi d'Angleterre.  J'ai entendu le mouton qui avait, semble-t-il, une idée personnelle sur la question de la rumeur. Bien sûr le public a ri. Et il a beaucoup applaudi.
J'ai vu son grand groupe serré très serré, pénétrer dans "ma" cuisine, à penser qu'il aurait fallu le scinder en deux. Entre meuble rennais ou d'ille et vilaine, entre armoire à la pie royale et lit à quenouilles (merci sincère au charpentier-menuisier qui visitait le musée et m'a offert cette double connaissance. "Je suis collectionneur de meubles Breton" m'a-t-il dit et d'ajouter "Récemment je suis allé chercher une maie bretonne à Montpellier". Bonjour la passion.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes tortues. J'étais collectionneuse, je l'avoue, j'ai collectionné  les tortues et les histoires de tortues et toute information sur les tortues. Une centaine aujourd'hui. Je sais où elles sont. Je pense aux meubles du collectionneur et je me dis qu'il doit vivre dans un château.
Dans la cuisine, tout le groupe a pris place. J'ai pu entrer dans mon histoire et les oreilles retrouver une suite des péripéties de Pierre. Qui devient Peter, sous mes lèvres. Peter, chasseur de grouse. Dont une chasse à la grouse qui lui file une vraie frayeur. Cette histoire est librement inspirée et dite à partir de l'album de nouvelles intitulé #Le coche fantôme. Si vous ne possédez pas le livre, sachez qu'on trouve cette nouvelle sur le net. Au seul et même titre. 
Cependant, je n'ai pas pu m'empêcher, parce qu'il y avait une poignée d'enfants, à les rendre adultes d'un mot et à rendre enfants tout adulte groupé autour d'eux. Comme le héros commun aux quatre voix était un nommé Pierre, j'ai essayé "la maison que Pierre a bâtie", une randonnée à propos de laquelle j'ai un rêve : qu'un photographe ou une photographe m'accompagne, et qu'il photographie chaque geste fait au cours de la randonnée (ainsi s'appelle ce type de texte).  Ce soir, ça marchait si bien que le photographe aurait été ravi : toutes les oreilles collées serrées se sont prêtées au jeu. J'ai regretté que mes lunettes ne soient pas capables de faire office photographique. 
Raconter quatre fois de suite une histoire avec à peine 5mn plus ou moins entre chaque groupe est un challenge. Je m'y suis prêtée. 
Un conteur sans oreille attentive est peu de chose. Les applaudissements furent nourris pour tous et toutes. Merci à vous, Zoreilles qui avez choisi de partager la Nuit des Musées, en notre présence, dans celui de La Bintinais.
Fin du premier groupe. N'en restèrent plus que trois.
Merci aussi aux deux voix qui ont fait le lien entre les conteurs. Anne-Marie et Odile. Belle idée.

dimanche 11 mai 2014

16 h le rendez-vous "Contes" à la #Convention Jonglerie réunie à #Vezin le Coquet

Bonjour
Nous étions quatre. Rachel, Gilbert, Viviane, Schuk et Lania. Tous conteurs amateurs pour la dynamique association rennaise "Les Tisseurs de Contes"
Deux lieux nous étaient attribués. L'un qu'on dira urbain. Un peu dans le vent, une tente blanche à deux côtés, oreilles à s'installer sur tapis et divan.
L'autre, comme une collinette, face au grand champ de bouton d'or, face aux essais infructueux de pieds qui s'adonnent à la traversée de cordes, sangles ou filins -chacun peut s'y essayer- face encore à ce jeune homme qui dessine sur les visages des tatouages d'Australie. La collinette est  entourée d'arbres et arbrisseaux identifiés : sureau, noisetier, chêne sessile (sans pédoncule) et d'autres encore.

Du côté de la collinette, j'ai commencé. De façon imprévue, parce que le public bienvenu  était  présent mais notre cher et généreux organisateur occupé à la mise en oeuvre côté tente blanche. Dans l'espoir de son retour, je commence par un jeu, le plus dur, retenir les prénoms de tout un chacun. Exercice de mémoire imparable. Allons-y pour la récolte un peu féminine. Néanmoins, Le premier étant 
Valérie.
Valérie, Riab,
Valérie, Riab, Sarah
J'invite le public à répéter avec moi. Un brin de sollicitude tout de même. Il joue au jeu gentiment et généreusement jouriant. (belle allitération n'est-ce pas 8!)
Nous devenons choeur dans cette avancée.
Valérie, Riab, Sarah, Chloé,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle,
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex
ça sent le musical, et si on le clamait mince mon robot ne veut pas ce mot, je répète, robot, j'ai dit "si on le slamait" Vous assistez à la création d'une oeuvre écrite en direct. Le robot m'a résisté. Si je ne l'avais pas affronté vous auriez encore lu "clamait" au lieu de "clamait". Il continue. C'est énervant de penser qu'avant, du tant du vent d'autan autant qu'antan -il y avait un petit vent hier-après midi- mon crayon aurait écrit ce que ma pensée aurait voulu écrire.
Déclinons en slam la dernière proposition
Valérie, Riab, Sarah, Chloé, Clara, Isabelle, Loïc, Alex, Marina, mille excuses pour les autres prénoms qui n'ont pas étaient de même mis en valeur, et félicitations à tous ceux qui ont retrouvé les sept premiers : signe de bonne mémoire.
Mais comme notre cher organisateur n'arrivait pas et que le public espérait l'histoire, l'histoire est venue, sous mes lèvres, celle du  petit enfant, de 5 à 6 ans qui marchait dans le chemin, blanc creux caillouteux. creux. Soudain l'enfant trébuche. Qui a fait trébucher l'enfant de six sept ans ? 
Un enfant, c'est curieux. L'enfant regarde, trouve, ramasse, observe, tourne, retourne et puisqu'il y a un petit trou il en conclue que s'il vient de trébucher ce n'est pas sur un caillou, c'est sur une noisette. S'il l'on excepte qu'il n'y a pas trace de noisetier à l'entour, la noisette n'a rien d'extraordinaire, sauf le petit trou du destin d'un petit ver. Cependant, quelqu'un parle soudain, et la voix semble venir de ce petit trou-là. Pris de peur le petit enfant lâche la noisette. Et, et, et.... vous n'aviez qu'à venir l'écouter. Vous qui lisez.
Ce qui reste tout de même étrange dans cette histoire c'est qu'en sa fin, sur le tapis, il n'y a plus aucune autres oreilles que les miennes ? Où sont passées les autres ? 
Elles se tiennent debout, hilares et font n'importe quoi se prêtant à mon autre jeu depuis qu'elles ont reçu un éclat de noisette au corps. 
Je rends ses locataires au cher tapis et passe la parole à Schuck qui offre quelques devinettes dont celle-ci
Quand je suis couchée ils sont debout.
Quand je suis debout, ils sont allongés. 
Qui sont-ils ?
Je vois que vous possédez la réponse. Je poursuis donc.
Schuck nous fait traverser la Méditerranée sans rames et nous emmène en Afrique pour assister à la succession d'un vieux roi. Tous ces animaux candidats, guépard, éléphant, singe, girafe, hippopotame, et rhinocéros sont décrits de façon tordante. Nous voilà au cinéma. La poussière est si dense qu'on n'est pas loin d'éternuer. On s'y croirait. Et voir la tortue prenant part à la course de toutes ses petites pattes est franchement comique. Hilarant. Le public est dedans. Et dans la conclusion, davantage. Comment ça vous voudriez connaître la conclusion ? 
Impossibles, l'événement exige la présent physique des oreilles. Comment ça vous n'étiez pas là ? Mais je l'avais pourtant bien annoncé, cet instant sympathique. 
Viviane apparaissant, j'ai pris doucement la direction du second lieu plus urbain, regrettant moi-même de ne pouvoir entendre son conte.

Sur le tapis de la petite tente à deux murs, une jolie brochette d'enfants. Sur le divan, une jolie photo de famille, et sur les graviers, malgré l'inconfort, un bon nombre d'oreilles sont assises. Le spectacle est déjà là.
Face à tous, Gibus ex Gilbert, fait connaître à tous et toutes comment il a appris à jouer du bâton du diable. Il excelle à en faire lui-même tout en racontant. Mais c'est bientôt la fin. Schuck lui succède et reprend la même histoire qui obtient les mêmes rires. Quand mon tour vient, j'hésite à l'instar de Gibus, de retourner en enfer auprès des diables et leur Satan de patron et ainsi, apprendre aux petites et grandes oreilles pourquoi aucun jongleur trouve porte fermée devant les Enfers. Finalement,  la brochette d'enfants et le foulard maternel que je porte au cou, teinté d'Espagne m'incite à raconter l'histoire de l'enfant qui demande du pain à sa mère. Donc,

il était une fois une enfant qui n'avait pas été réveillée par les roucoulement des pigeons déambulants sur les toits de tuile brique ; ni par les lignes colorée des mille et une poussières qui dansaient dans l'air soulignées d'un trait de lumière mais plutôt par une bonne odeur de double petit pain chaud de monsieur Larroque le boulanger de la place des Cornières de #Lauzerte, la jolie bastide.
D'un bond, la voilà début ; deux mouvements habillée de pied en cape, trois enjambées, elle arrive au bas de l'escalier de chêne qui embaume la cire d'abeille et découvre sa mère. Sans hésitation elle salue et dit

Maman donne moi du pain
d'abord porte moi du lait
l'enfant va voir la vache
Vache donne-moi du lait
d'abord porte moi de l'herbe
Pré donne-moi de l'herbe
d'abord porte-moi la faux
Forgeron prête-moi ta faux
d'abord donne-moi la graisse
Petit Cochon donne-moi ta graisse
d'abord porte-moi des glandes
Grand-Chêne donne-moi tes glands
d'abord souffle-moi le vent
Le vent quel vent ?

L'Océan souffle le Vent sur le grand Chêne
Le Grand Chêne donne ses Glands à l'Enfant
L'enfant porte les glands au Petit Cochon
Le Petit Cochon lui donne sa graisse
l'enfant porte la graisse au Forgeron
Forgeron donne sa faux à l'Enfant
L'enfant porte la faux au Pré
Pré donne l'herbe à l'enfant
L'enfant donne l'herbe à la Vache
Vache donne du lait
L'enfant porte le lait à sa Mère
Sa mère lui donne du pain
L'enfant mange le pain au jardin
l'enfant n'a plus faim. Il pose le bout de pain sur la margelle du puits et joue
Viens la pie qui emporte le bout.
"Y a une pie dans le jardin
j'entends la pie qui chante
Y a une pie dans le jardin 
j'entends la pie chanter.
Chanter chanter j'entends la pie qui chante
Chanter chanter j'entends la pie chanter"

Seuls ceux qui étaient présents, savent que je n'ai pas dit ainsi.
Mais aujourd'hui, parce que vous n'avez ni vu ni entendu la petite souris qui passait, c'est MOAKIDI "c'est fini".
A bientôt et merci d'être venu lire. 

Chut, sachez-le, à mon tour de vous dire que comme je vous ai frustrés, à mon tour de vous dire que je l'ai été : frustrée comme vous ici, de n'avoir pu écouter, ni Rachel, ni Viviane, pas plus que  Gilbert dit Gibus. 

Prochain rendez-vous "gracieux de même" lors de la #Nuit des Musées, le 17 mai, en compagnie d'autres conteurs. Annie Gossman, Stéphanie Lachal, Gibus et Lania, pour ne pas les nommer. Ils seront en des lieux bizarre : écurie, bergerie et cuisines.... vous aussi  si le coeur vous en dit. 


jeudi 27 mars 2014

Les hasards du 27 mars

Un ronronnement lancinant, des silos monstrueux, une place disparue. Je me dépêche d'échapper au chantier. 
Des bijoux, un piano, des séchoirs.... l'étonnante cohabitation du lieu me laisse perplexe. Et je me dis hum hum... à revoir. 
Un interlocuteur dévasté, qui ne tient pas debout, qui bafouille. De quoi douter de ses réponses. Je quitte les lieux bousculée. 
Heureusement, la vision à revoir est discutée et finit par "un à ce soir : on poursuivra la conversation"
Du coup, le pas léger, la place évitée, je choisis, de découvrir l'habillage de la vitrine de mode. Je parle de l'habillage de la vitrine, pas de celui des mannequins. Mais le premier souligne bien le second. De loin déjà, l'attirance joue. On s'approche. Une réussite.  Un régal. Au ras du sol une symphonie. La décoration est tout, sauf banale, cela fait plusieurs fois que je la remarque si bien que, curieuse, je la place sur mon trajet, dès que je peux. Plus qu'intéressante, véritable acte artistique, loin de toute facilité, elle est plasticienne. 
On pourrait la dire simple. Pas si simple. A vue d'oeil une seule tache vert printemps, ponctuée d'une écharpe rose ou orange ; rapprochons-nous, soyons folles, des milliers de petits pots de tulipes chacune pliée façon origami. Vert, rose, orange, une triple dégustation tonique. Quoi de plus beau par Rennes chargée de gris sous bruine brestoise que cette pacifique armée de fleurs,  flowers,   floras, blüme, цветокkwiat, しょじょせい贞节(性)
Pas de photo, restent ces mots qui pourraient bien donner envie, à vous aussi, d'y aller voir ? 
En matière de vitrines rennaises il en est une autre que j'aime bien découvrir à chaque changement de saison, passé Pâques, ou passé Noël, départ ou retour de vacances. Pour l'admirer je n'ai pas besoin de changer de trajet. Il me suffit d'attendre le Bus. Je sais qui la monte.  Et je me régale de sa délibérée naïveté. Oui, j'écris enfance. 


Et, jamais deux sans trois, une troisième vitrine. 
La troisième vitrine m'oblige à détourner mes pas, pour filer rue Saint-Louis et la retrouver. Elle est audacieuse, elle a de la personnalité, elle porte un nom, elle s'appelle "La minuscule galerie". Une grande, qui a une marraine, que nombreux lecteurs et lectrices connaissent. J'ai cité, "La Librairie Planète IO". Allez-y, elle aussi est une séductrice. A bientôt, ... à m'en parler.