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jeudi 2 avril 2015

2 avril 2015 vous avez dit ajoncs et genêts. Bouteille à la mer pour partage.

Lania lance une bouteille à la mer

Lors d'un co-voiturage quelqu'un a parlé d'une sorte de proverbe établissant sous une forme ludique  la différence entre les ajoncs et les genêts si chers à la Bretagne.

Qui en aurait connaissance ?
Qui la passerait à  la postérité de nouveau ?

Conte


Il était une fois, au temps où Bretagne était seulement verte, surtout  en printemps.
Aux abords de la forêt de Brocéliande un château. Son roi.  Le roi Hardor.
Sa femme. La délicieuse reine Guénola. Et son fils. Le charmant Tanguy.


Roi, le monarque protège ses sujets des envahisseurs. Ses troupes font toujours reculer les assaillants. Le peuple et les moissons sont sauvé-e-s. Les sujets aiment le roi Hardor.
Homme, le roi est avare et courbe ses sujets sous le poids des impôts à chacun des solstices, automne-hiver, printemp-été. Malheureux, les plus pauvres demandent secours à la reine. Qui accède à leur souhait. Les sujets aiment beaucoup leur reine.
Le roi se rend régulièrement dans la forêt de Brocéliande. Dans une caverne connue de lui seul. Il  plonge ses mains dans l'argent entreposé et il les relève à la hauteur de son visage. Les  yeux fermés,  il entrouvre ses doigts et s'enivre à l'écoute de la jolie musique que tintinnabullent les pièces en retombant.


Au cours d'un hiver froid et longuement neigeux, malgré manteau,  couverture d'hermine et feux de cheminée en troncs de chênes entiers, la reine tombe malade. Potions, tisanes, cachets, onguents, rien n'y fait. Guénola s'éteint.
La douce reine Guénola n'est plus : le peuple plonge dans la tristesse. 
Le roi aimait tendrement sa reine Guénola. Il plonge à son tour. Et dans la caverne où il va chercher le réconfort, rien n'y fait. Ni la vue, ni l'ouïe. Le roi se désole. Sa douleur est si grave qu'il en oublie celle de son fils Tanguy. Celui-ci a perdu sa mère tout de même.


Le maître palefrenier s'attache à l'enfant. Il lui enseigne l'art de la cavalerie davantage que d'ordinaire et le jeune Tanguy parfait sa maîtrise de jour en jour. Si bien qu'un autre jour, loin du château
au fin fond de la propriété du roi il lance son cheval par-dessus la muraille. Cheval et cavalier font ensemble un saut magnifique. Tanguy parcourt la campagne dans l'ivresse de la liberté autant que dans celle de la douleur. Il parcourt tant et tant qu'il s'éloigne des lieux, qu'il ne voit bientôt plus ceux de son enfance, qu'il parvient bientôt auprès d'une petite demeure sans prétention. Il ne le sait pas encore, c'est la demeure d'un pêcheur. Tanguy laisse son cheval au repos dans un grand pré et s'avance, attiré par un martèlement inconnu. Il passe derrière la chaumière et découvre une rivière et sur le bord de la rivière, auprès d'une barque que visiblement il répare,  un enfant d'à peine 9 ou 10 ans.
Tac tac tac tactac tac tac tac tactac c'est comme une musique
  • Bonjour que fais-tu ?
  • tu le vois, je calfate les planches de la barque de mon père pour aller à la pêche, je plissonne, je moutonne
  • Tu es bien trop jeune pour faire cela
  • Je sais mais mon père pêcheur est malade
  • Pourquoi est-il malade ?
  • Parce qu'il a trop travaillé pour les impôts du roi Hardor. Je dois le remplacer, je n'ai pas le choix. Ce roi est si dur avec ses sujets.


Tanguy n'a jamais entendu parler de son père ainsi. Il souffre mais il tait son étonnement et sa souffrance.  Il regarde les mains de l'enfant, il regarde ses propres mains. Comme elles sont différentes. 

  • "Je peux t'aider, je peux travailler avec toi, que puis-je faire ?"

L'enfant dévisage Tanguy de la tête au pied. Son regard s'attarde, à son tour, sur les mains du jeune homme. 

  • "Tu n'as pas l'habitude de travailler à ce que je vois, mais je veux bien que tu t'occupes à ranger les filets" 

L'enfant reprend polissage, calfatage et moutonnage tac tac tac tictac tac. A ce rythme Tanguy finit par mettre tous les filets dans la barque. L'enfant s'arrête.


  • Barque à l'eau Tanguy !
  • Avec plaisir Yeun.

Et la barque file vers l'embouchure, vers la mer. Et adieu l'aber, lançons les filets, les enfants les ramènent, la pêche est bonne. Ils chantent La Danaé. Mais soudain Yeun cesse de chanter. 


  • Pourquoi ne chantes-tu plus Yeun ?
  • Il nous faut rentrer, vois les nuages à l'horizon comme ils sont gonflés, noirs et gris violet ; d'ici peu la barque dansera sur le haut des vagues et nous serons en danger, ramons...
Rame rame ramons ramez, trop tard, foncent les nuages et tombe la pluie, les vagues chahutent la barque de plus en plus fort. Tanguy retient ses cris puis il ne les retient plus et ferme les yeux. Quand la tempête cesse, sur la mer calmée, il n'y a plus trace de barque. 

Dans le château du roi Hardor le maître-palefrenier attend le retour de Tanguy. Quelques jours plus tard le roi, tout à son propre chagrin, découvre la disparition de son fils. Il fait partir des cavaliers à sa recherche de tous côtés. Et c'est ainsi que quatre d'entre eux découvrent le cheval dans le pré, la chaumière et le pêcheur, malade et plein d'inquiétude, affaibli à l'idée de ne plus revoir son fils. Deux cavaliers restent auprès du pêcheur, deux autres partent à la recherche des deux enfants.  Ils doivent bien se l'avouer, personne n'a ni vu, ni revu, ni entendu de nouvelles à propos des deux petits pêcheurs. la résignation est de mise. Mais si deux soldats retournent au château, deux autres restent auprès du cheval. Et si Tanguy revenait ?


Le roi Hardor est hébété. Après la disparition de sa douce Guénola, il ne reverra plus jamais son fils Tanguy. En compagnie du sénéchal,  il cavale vers la caverne pour soigner son chagrin, mais il est incapable d'y pénétrer. Assis sur un rocher, il pleure. Parfois c'est en errant qu'il pleure. Bientôt c'est dans les couloirs du château qu'il pleure en déambulant. 

Tout le monde s'afflige de le voir ainsi affligé.

"Comment que dites-vous il faut récolter les impôts, je me moque de récolter les impôts ! Je ne veux plus entendre parler de trésor ou d'écus, me voilà pauvre devenu , mon fils a disparu !" Et le roi pleure.

Devant tant de souffrance le sénéchal ose lui propose de retourner dans la forêt de Brocéliande.
  • "Pourquoi donc ?" 
"Pour rencontrer la Fée Viviane"
  • "La Fée Viviane ? Pourquoi faire ?" 
  • "Monseigneur, la Fée Viviane a des pouvoirs. Elle sait tout sur tout Monseigneur, Merlin l'enchanteur lui a confié tous les siens. Je vous en prie, cessez de pleurer, allons à sa rencontre, elle saura vous dire où se trouve votre fils Tanguy, allons-y, partons" 

Ils sont partis. Ils ont, dit-on, entendu les cris et vu les enfants des charbonniers jouer  à l'orée de la forêt. Ils ont rencontré leurs parents charbonniers comme ils surveillaient le brûlage du bois qui donne le charbon. Ils ont vu les biches, faons et cerfs au profond de la forêt. Ils ont entendu les sangliers traverser les halliers, ils se sont approchés du plus profond du plus profond de la forêt.


  • "J'ai soif !" a dit le roi 
  • "Nous nous approchons d'une fontaine Monseigneur vous pourrez vous y désaltérer" 
Sitôt les mots prononcés la fontaine est apparue et le roi s'est précipité.
  • "La nuit vient, il fait froid Monseigneur, je vous prépare un feu"

Le feu allumé, le roi désaltéré, les deux hommes, éclairés par les flammes, sursautent : une branche vient de bouger. Les feuilles frémissent. 

  • "Bonsoir Viviane" 
A ces mots du sénéchal levant la tête, le roi lève la tête à son tour. Il s'étonne -la fatigue donne-t-elle des hallucinations au sénéchal ?- sur la branche qu'il regarde se tient une chouette. 

Qui se jette soudain dans les flammes. 
Le roi recule. 
  • "Vous allez rencontrer Viviane, mon roi".

Le roi perd ses mots. Viviane se tient devant lui toute habillée de blanc, belle et souriante.

"Bonsoir Roi Hardor, tu as besoin de moi m'a-t-on dit ?"

Le roi Hardor est abasourdi. Il se met à genoux. La fée Viviane lui tend la main "Relève-toi roi Hardor et dis-moi"

Elle écoute la voix qui tremble. Elle entend la douleur des yeux qui pleurent. Bienveillante, elle sourit. 

Quand elle plonge de nouveau dans les flammes, quand elle repose, chouette devenue, sur la branche du grand chêne, le roi et le sénéchal la saluent une dernière fois.
  • "Bonsoir Fée Viviane"
Peu de temps plus tard, deux cavaliers foncent à bride abattue vers le château. Le roi a retrouvé force et énergie. Il ordonne. Partout les hommes courent et se croisent aux travers du château et de la campagne. Bientôt, quarante quatre charrettes, chacune tirées par quatre boeufs, et portant toutes un grand nombre de tonneaux vides, prennent la direction de la forêt de Brocéliande. Dans la caverne c'est une ronde incessante et une musique sans pause : les hommes remplissent tonneau sur tonneau de l'or et de l'argent entassés par Hardor 'homme avare". A la nuit, plus un seul tonneau n'est vide. Le convoi s'ébranle lourdement et prend la route ; trois vaisseaux attendent son arrivée dans le port du Conquet






Quel fameux convoi ! Toutes les mémoires se souviennent encore d'avoir fermé les portes ou les volets sur son passage : pourquoi notre terre tremble-t-elle ? Qui passe ici devant ! Où vont toutes ces charrettes ! Et les signes de croix se multiplient. Non, on n'écrira pas son nom. Encore aujourd'hui, il pourrait.....

La fée Viviane a dit " Quand les trois bateaux seront pleins de toute la cargaison d'or et d'argent que tu auras donné au roi des Mers, monte sur le bateau du milieu et ordonnes aux équipages des trois vaisseaux de basculer par dessus bord la cargaison de tous les tonneaux. Sauf le dernier. Celui-ci tu le lanceras toi-même par delà le bastingage. Après, laisse faire et réjouis-toi : tu seras à deux pas de retrouver ton fils Tanguy"

Tout se passe ainsi. Et au dernier tonneau lancé par le roi Hardor en personne, une vague gigantesque s'élance vers l'horizon et vient s'écraser sur une île à l'instant même où Yeun et Tanguy prennent place dans la barque remise à flots et détruite lors de leur pêche merveilleuse. La vague les emporte et les entraîne jusqu'à l'entrée de l'aber, jusque devant la petite chaumière et sous les yeux d'un des deux soldats chargés de les attendre. Tanguy retrouve son cheval. Yeun s'accroche à Tanguy et, cavale cavale cheval, bientôt dans le château, sous les hennissements du cheval du jeune prince, couvert de sueur,  le roi Hardor reçoit son fis Tanguy et le jeune Yeun dans ses bras. 

Comme on fait en Bretagne encore aujourd'hui, bientôt le mez ou  le couchant*je veux écrire chouchen et non "couchant" bière de robot ! (et je veux écrire "bigre" au lieu de bière ! bigre de bigre de tonnerre de Brest c'est pire que tout maintenant avec l'écriture corrigée) le cidre coulent à flots, déjà les galettes-saucisses abondent, (c'est un conte, c'est moi qui décide pour les puristes) les cornemuseux, les musiciens jouent et les filles et les gars, Yeun comme Tanguy, Enora comme  Guenola ou Rozenn, échangent et dansent dans la lueur des torches éparses rires et joies.

Le roi, tout sourire, s'éloigne vers un grand chêne qui se dresse non loin d'un rempart du château. Le sénéchal a fait un feu. 
  • "Bonsoir roi Hardor". 
Le roi lève les yeux. La chouette ouvre ses ailes et saute dans le feu. 
  • "Bonsoir Fée Viviane"
  • "Roi Hardor,je suis heureuse  de voir ton sourire. Ne t'étonne pas de ma présence. Tu t'es séparé de ce qui t'étais, croyais-tu, le plus cher au monde. Le roi des Mers tient à te remercier du cadeau que tu lui as fait. Désormais, tout l'or que tu lui as offert pour retrouver ton fils Tanguy se déposera chaque printemps sur les tiges des genêts et d'ajoncs : ainsi ta Bretagne sera-t-elle toute d'or, en cette délicieuse et merveilleuse saison de Nantes à Brest, de Rennes à Douarnenez"

Et pour une fois, le conte est vrai.

Comme la photo de Serge Palaric, un ami photographe rennais.













vendredi 6 juin 2014

"Sans pétrole la vie est plus folle !" La Planète aux scarabées... c'était à Rennes, dimanche dernier, soit le 1er juin


Elles se rendaient à une porte-ouverte exposition de l'association Yad'lavie
Elles décidèrent de traverser l'esplanade Charles de Gaulle. 
Il faisait un temps magnifique. Leurs yeux remarquèrent très vite les étranges formes qui se déplaçaient lentement sur l'esplanade. Des coccinelles ? Non, des scarabées. Etranges scarabées  rouges, noirs, bleus, ils se mouvaient lentement, voûtés sur des pattes qui n'en finissaient plus.
Du coup, elles s'interrogèrent : c'est quoi ça ? que se passe-t-il ici ? 
Elles remarquèrent des zones d'essais de véhicules divers ; de ceux que certains sportifs handicapés portent pour se lancer dans la course à pied : des vélos couchés ; des échasses urbaines, que tout un chacun pouvait essayer s'il lui plaisait de le faire ; ainsi que des commentaires flottants au vent....
Résultat d'atelier d'écriture ou de témoignages spontanés. 
Elles s'arrêtèrent devant les panneaux et en lurent certains. Et découvrirent que l''éco-cité, le vélo dans la ville, le bio portent à l'engouement, ou à la retenue, et rappellent les souvenirs des grands-parents dont toutes deux font partie. C'est vrai qu'elles ne trouvent rien d'extraordinaire à cette façon de vivre puisque c'était déjà celle qu'elles connaissaient du temps de leurs 14 ans. Retour année 64.
Un animateur s'approche d'elles, pour leur demander leur avis. Il s'ensuit une discussion rieuse et chaleureuse. Biocoop ? Oui elles connaissent. Oui, depuis longtemps et elles viennent justement de remarquer l'installation d'une nouvelle boutique en plein centre ville. L'enseigne Biocoop est à l'origine de cette journée. 
Intéressante initiative.

Du coup pour l'une d'elles, l'idée vint il de reprendre contact avec la symbolique du carabée. Que voici.
D'après la symbolique du scarabée 
"En Egypte ancienne, le scarabée était le témoin moral du défunt. Il l'aidait lors du jugement de sa conscience. Il importait "à l'accusé", le défunt, de se concilier cette partie de lui-même qui pouvait décider de son salut ou de sa condamnation. Il était donc, de coutume de placer, sur le coeur du défunt, une amulette représentant un scarabée, pour empêcher son coeur de témoigner contre le mort.
Le symbolisme naît aussi des moeurs du scarabée pilulaire, ou bousier. Il roule sa boule des heures durant pour pouvoir, une fois son travail accompli, y pondre ses oeufs. 
Cette boule représente l'oeuf du monde où naît la vie.
Le scarabée dirige l'homme et le censure ; c'est un être indépendant, d'une essence supérieure, qui réside dans le corps
"le coeur de l'homme est son propre Dieu" 
Ceci peut-être lu sur un cercueil, dans un musée viennois. 

Cette phrase ramène l'une d'elles à une conversation qui aura lieu quelques jours plus tard, lors d'une soirée "contes Africains et autres d'auteur". Le musicien Sélifa accompagné de Sylvie, conteuse,




y dira à peu près ceci : "Nous devons développer l'amour, le coeur, le lien : ils n'ont rien à voir avec l'argent"



A vous qui venez de lire, je dirai qu'aujourd'hui il devrait faire au moins 30° en France et en Bretagne. Alors profitons de cette belle journée, y compris sur les lieux de travail. Je termine mes préparatifs pour mon déplacement sur Paris et ma prestation contée, intitulée #mariekikour. Elle aura lieu au restaurant la belle vie st Martin dès 14 h 30, dimanche 8 juin.
J'irai sans clavier. Et sous une autre apparence.


lundi 5 décembre 2011

Demain Saint Nicolas. Charlotte et Jacotte, aujourd'hui, ont froid.

""Gla gla gla" dit Charlotte LaMarmotte
"j'ai froid
Je cla cla claque des quenottes"

Jacotte ouvre sa fenêtre
"Bonjour Madame Marmotte
Approchez, prenez ma bouillotte"

"Mer mer mer Ki Ki" dit Mamie Charlotte

" Oh Mamie Charlotte, vous claquez des quenottes ?"
"Entrez chez moi
Nous allons arranger ça"

Bouillotte dans les draps
Aiguilles entre les doigts
Que font Jacotte et Charlotte ?

Et clic clic et tric tric,
Point droit, Point envers
Leur laine, elles tricotent.

Ainsi passera Hiver.


Texte inspiré d'un ouvrage que j'aime beaucoup, merci à son écrivain. Je reviendrai donner son nom. Je ne signe pas : ce texte lui appartient aussi

mercredi 21 septembre 2011

Reprise de l'atelier auprès d'adultes en difficultés

Deuxième atelier de septembre. Un objectif, objectif seulement, les contes au travers des pays africains. En quelque sorte un AFRICA CONTES. Et un challenge.
Mêlés de proverbes et de musique, dans une déclinaison géographique et une reconstitution du continent sous forme de puzzle géant.
Projet envoyé. Comme toujours avec plaisir et énergie dans le but d'un échange amical, fraternel et culturel.

C'est parti aussi, côté Lycée, dès lors que les élèves auront succombé à l'activité conte telle que je la leur présenterai. Je me charge d'être attentive et disponible à leurs désirs tout en axant mon projet autour de l'écoute. Comme chacun le sait, pas de conteur sans paroles, mais pas de conteurs sans oreilles. C'est plutôt pour elles que l'on conte.

LANIA Conteuse, toujours au 02.99.38.67.57
ou au lcomlania@gmail.com
pour me joindre et envisager de monter un projet en connivence. [Maternelles, Elémentaires, Collèges, Lycées, ...]

mardi 19 avril 2011

Le dit du Corbeau au Kibélé à Paris c'est le mercredi 20 avril

mercredi 20 avril · 20:00 - 23:00


Lieu Le Kibélé, bar restaurant culturel
12 rue de l'Échiquier, 75010 ParisParis, France


Créé par : La Maison Européenne des Imaginaires

En savoir plus Allez rejoindre la communauté des amoureux du Grand Nord pour cet événement unique à Paris ! L’occasion de boire un verre ensemble après le spectacle ! ***
La Maison Européenne des Imaginaires et La Grande Oreilleen partenariat avec Grand Nord Grand Large...présentent :

Le Dit du Corbeau … sur la Dernière BrancheUne création Contes & Musique sur un motif sibérien de Yakoutie
(version pour public adulte)

Le mercredi 20 avril à 20h au KIBELE, bar restaurant culturel
12 rue de l’Echiquier, 75010 Paris (M° Bonne Nouvelle ou Strasbourg Saint-Denis)

Jadis, au coeur d’un rude l’hiver comme il y en a en lointaine Sibérie, le corbeau apporta un allume-feu à une jeune femme solitaire qui allait accoucher et se mourait de froid. La jeune femme put faire un feu, elle se réchauffa et rentra chez elle. L’enfant de cette femme fut désignée comme l’ancêtre des Iakoutes, qui, depuis ce jour, remercient le corbeau en le nourrissant à travers le feu.
Aujourd’hui, quand le corbeau s'installe sur la dernière branche et se met à croasser, c’est pour conter les vastes étendues, les larges plaines et les mystères de sous la terre, les hivers longs, les courses de chevaux sous la vibration des guimbardes. Il raconte le roulement des tambours qui prennent soin des hommes, le chamane, sa naissance, ses sagesses.
Lania
Texte
Cyprien
guimbarde,

chant diphonique, flûte et imitations animales

Nombre de places limité, réservez vite :
06.07.62.93.77 ou info.imaginaires@gmail.comwww.eurimaginaires.canalblog.com
- 8 euros la place, 6 euros les suivantes

Sur place : un stand de la Revue La Grande Oreille pour petits et grands, un stand de vente de guimbardes et de flûtes, objets artisanaux de Sibérie

En partenariat avec :

La Grande Oreille, La Revue des Arts de la Parole : http://www.lagrandeoreille.com/
Grand Nord Grand Large : http://www.gngl.com/Bar Restaurant culturel Le Kibélé : http://www.kibele.fr/

samedi 12 mars 2011

Quelques dates prochaines

Le 23 mars à l'Artiste Assoiffé auprès de quelques autres conteurs de l'APC, le 23 mars au soir
L Artiste Assoiffe 02 99 79 30 004 rue St Louis - 35000 Rennes Activités : café, brasserie • restaurant
Le 6 Avril "Rendez-vous dans 816 plombes", séance inscrite dans une réflexion de la Médiathèque de Vezin le Coquet sur le temps qui passe, la transmission, la famille.
(http://www.ville-vezinlecoquet.fr/mediatheque.htm)


Le 9 avril du côté de Thorigné Fouillard, au cours d'un repas sur le thème du Moyen Age
Le 16 avril du côté de Granville, une séance privée, sur le thème des Bijoux, diamants, bagues et bracelets. Merci Maupassant, les contes Persans et ceux du Maghreb.

mardi 28 septembre 2010

22 septembre 2010 Médiathèque Vezin le Coquet

15 h 30 Heure du conte. Rendez-vous avec les grands des Korrigans. Mais tout le monde peut venir. Qu'on se le dise.
Il s'en est passé des choses pendant les vacances. Visite rigolote et dans le désordre du château de Tuiles Plates (adaptation) et de ses visiteurs obstinés, histoire de faire rimer les mots.
A coup de chat caché dans le rutabaga de Ruth Tabaga le voilà sauva mais pas si sûr pour "Le fils du chasseur" histoire Outches (territoire de Russie). Moment d'inquiétude où l'on apprend qu'il est bon d'écouter ses rêves -sauf exception comme dit l'un avec sagesse-

Dans les châteaux il y a des cuisines et dans les cuisines des cuisinières qui mettent de l'ordre. Pauvres carottes, céleris, choux-fleurs, pissenlits, poireaux, haricots qui ne servent même pas à cuisiner la soupe aux lentilles* de Mère de la mère de la mère de la mère de la mère de la mère de sa mère. A n'en plus retrouver la recette ? Que nenni puisque la voici, offerte par les grands des Korrigans, de vrais amis des mots et des histoires.
[...nous avons adorer les contes. Nous te donnons une recette de la soupe aux lentilles.

_ des lentilles
_ de l'eau chaude
_ de la lavande
_ du persil
_ 3 oufs -amusant, je laisse, ça me fait rire et le rire est le propre de Lania-
_ de la ciboulette
_ des oignons
_ de la crème fraîche

.... Maël, Clémentine, Maxence, Maxime, Hugo, Sarah, Ewen, Téo, Nino, Corentin, Pauline, Tom,Thomas, Célénie, Antoine. Un grand merci à eux. Y a plus qu'à vous y mettre. A au fait, roses, les lentilles, roses évidemment. A bientôt les gars les filles.

Prochain RDV avec Anastasia LaRose (Lania) pour les plus petits des Korrigans, le 17 novembre, même heure, 15 h 30 et même lieu domaine de Corinne, Médiathèque de Vezin le Coquet, rue des Violettes, bus N° 53
* Célèbre histoire turque où l'on apprend que les grands-mères sont des rusées, et que la moustache de l'homme turc est un ornement précieux comme une balayette à toilettes. ??? Si si Messieurs, croyez Fille de la fille de la fille de la fille de la fille de sa mère. Bon enfin confiance ou pas, mais confiance tout de même, il y avait, il n'y avait pas, voilà c'est fini.

Photo signée Mathieu Galliussi

vendredi 6 août 2010

Zarina Kopyrina et Ilia Zhirkov au bar "La Vie Enchantiée" à Rennes

accompagnés de quelques contes du répertoire chamane, dits par Lania. C'était une première dans ce lieu et avec eux. On peut parler de franc succès. Les sourires des trois quart, plus les têtes penchées des trois quart, plus les questions et commentaires des trois quart, plus les applaudissements des trois quarts et tout ça parce que les quatre quart se tenaient littéralement bouches bées éblouies en firent preuve, si besoin était. La soirée fut belle. Colorée, généreuse, joyeuse, sombre, lumineuse, cavalcadée, tous voiles au vent, comme dans la chanson qu'ils ont tous repris aux répons. Mêmes les fantômes, noirs et blancs, en ont profité avec élégance et discrétion. Oui il y avait de quoi être suspendu aux lèvres du délicieux Ilya

"Du rêve éveillé" a-t-on dit.
De quoi se souvenir que la Iakoutie c'est comme ça, d'une main à l'autre, heu non, comme ça, d'une main à l'autre heu non, enfin c'est immense et des rives de la Léna à celles de la Koulyma minimum c'est déjà beaucoup.

De quoi rêver, aurait dit le roi Dadon, si c'était bien la Shââragâle ou pas, mais de ne pas la quitter des yeux.

Merci à Evelyne. Et à Emilie Maj. Croisée sur le net il y a quatre ans, cette anthropologueelle m'a jointe il y a deux ans et proposé de me pencher sur les chevaux de Iakoutie et les rites chamanes. Depuis janvier 2010 a commencé l'aventure de l'enchaînement intitulé "Le dit du Corbeau sur la dernière branche" en compagnie de Cyprien BOLE pour le chant diphonique. Deux versions existent. Adulte. Enfant. Intéressés ? Joignez Emilie MAJ sur Face Book, Emilie Maj.
Merci au public venu nombreux, amis et amies, inconnus et inconnues. Merci à "La Vie Enchantiée" bar coop, quai Emile Zola. A Rennes.

mardi 30 mars 2010

Être un souci c'est très difficile

Poussez pas, j'suis là ! Et toi Lania arrête de rire !
Parce que si vendredi il fait autant de vent, on aura du vent tout le temps, tout le restant de l'an ! Oh pécaïre ! Pauvre petit souci ! Oui, pauvre petit souci. Il n'y aura plus qu'à espérer qu'il fasse chaud comme il a fait chaud en 2003. Je le féliciterai de sa présence. Il me rafraîchira. Fichu vent va ! Tu me ferais espérer être un chêne. Mais, tu connais la fable ! Laniaaaaaaa arrête de rire !

vendredi 26 mars 2010

Rencontre en salle d'attente

Elle est seule sur la plage. Qu'y fait-elle ? Elle s'interroge.

Elle a descendu l'escalier Marguerite Duras. Pas facile. Les marches sont hautes. La rambarde s'époumone à le remonter.
Elle avance. Pas de vent. Pas de vague. Ce sera plus facile. Tu vas le faire nigaude. Elle s'interroge. C'est plus prudent. Le ciel s'est mis aux couleurs de son corps, de son coeur. Elle avance, pas de vent, pas de vague, pas même l'ourlet blanc laiteux. Rien. Pas même une mouette. Rien. Pas même un chien. Pas même le chien du maître. Personne. Le jour s'est mis au diapason de son corps, de son coeur. Toutes ces mauvaises nouvelles qui la harcèlent depuis, depuis, de... peu importe.
Et les objets qui s'y mettent. Après le réveil, la radio, la TSF comme elle a toujours dit, la TV comme elle a appris à dire, après l'ordinateur, ben oui, quoi ça vous étonne, après la machine à laver, la cuisinère, le téléphone,le frigo. Ce matin dès l'aube.
Elle aime se réveiller tôt. Plus de lumière. ça c'est pas grave. Plus de froid. ça c'est trop. Elle adore les glaces. Elle ne mange que ça. Ou presque. Parce qu'elle rêve quand elle mange des glaces. Elle voit bleu, bleu absinthe, elle entend multicouleurs. Ces perroquets merveilleux qui vont par deux. Deux, ah deux, à deux ! C'est fini j'en veux plus.
Pas facile cet escalier. Surtout avec cette rambarde qui remonte. Descendre, je veux descendre. Elle lutte. Elle a toujours lutté. Elle ôte ses souliers. Ils pourront servir à quelqu'un d'autre.
Elle avance. Le ciel s'est mis au diapason de son corps, de son coeur. Gris souris. Souris souris. Elle ne peut plus. Elle avance. Elle avance, pas de vent, pas de vague, pas même l'ourlet blanc laiteux. Rien. Pas même une mouette. Rien. Pas même un chien. Pas même le chien du maître. Personne.
Rien ? Pourquoi nier. "Où vas-tu ?" dit-elle.
Je ne vais pas, j'attends.
Elle ne l'a ni vu, ni entendu venir. On dirait un ange. Les cheveux noirs, la bouille ronde. Quel âge a-t-il ? Il ne manquait plus que celui-là. Comment fera-t-elle ?
Je ne vais pas, j'y suis.
"Comment ça tu y est ?"
Je suis au rendez-vous ? Quel rendez-vous, de quoi parles-tu, tu devrais être à l'école ? Ah non Madame il .... Maggy, pas Madame. Il n'y a pas école Madame, pardon Maggy"Il a l'oeil rieur.

T'attends quoi ? Le thon de la tata du papa de mon papa !
Le thon de la tata du papa de ton papa ? Dis-m'en plus. Sa voix est douce, attentive.
Il hurle soudain en s'échappant, "le voilà, voilà le thon de la tata du papa de mon papa. Et dire que je n'y croyais pas à l'histoire de mon papa" Il fonce vers le rivage. Elle le suit. Quel enfantillage. Mais comment deviens-tu Maggy. Tu suis les petits enfants maintenant. Elle arrive. Elle est ébahie. Un thon un vrai sort de l'eau. Etrange, il porte des lunettes rouges sur le nez. Il rit.
L'efant trépigne à ses côtés, c'est toi, j'y crois pas, c'est toi, je m'ahuris de te voir. Tu es vraiment le thon de la tata du papa de mon papa ?
Incroyable. Le thon répond. Faut dire que c'est de bon ton de répondre quand on est interrogé. Il dit que non. Non quoi ? Je ne suis pas le thon de la tata du papa de ton papa. Je suis son fils. Moi je m'appelle Scaro. Lui il s'appelait Oscar. Quant à moi aujourd'hui j'ai rendez-vous avec L'enfant et Maggy. Je cherche un endroit. Vous les connaissez ?"
Maggy est hébétée, inteloquée, éberluée. Elle passe une main sur ses yeux, elle se penche pour toucher la vague, peut-être rêve-t-elle ? Mais c'est bien sa main qui a obscurci son regard, c'est bien la vague qui a touché le dos de sa main. Ce sont bien les yeux de l'enfant qu'elle croise. Il attend la réponse.
Alors j'attend la réponse, tu connais un endroit Maggy ?
Un endroit ?
Ben oui, un endroit ! Si je dis à mon papa que j'ai retrouvé le thon de la tata de son papa qu'il s'appelle Scarro et qu'il cherche un endroit, mon papa ne me croira pas.Maggy répète : un endroit ?
Le thon s'y met. Sans monter le ton. "Ben oui quoi, vous devez bien connaître un endroit où je pourrais baigner dans l'eau et raconter des histoires ?" Raconter des histoires ? répète Maggy rêveuse.
Ben oui, des histoires !
Elle a un flash. C'est ridicule ! Mais pourquoi pas ? "Suivez-moi" dit-elle. Ils la suivent. L'enfant derrière le thon, le thon derrière elle. L'enfant, Scarro, Maggy.
La rambarde s'ingénie à monter avec eux. C'est plus facile pour tout le monde.

La porte s'ouvre.
Grenadine ? Grenadine.
Et pendant que l'enfant et Scarro discutent et chantent autant qu'ils peuvent en se désaltérant -la grenadine, c'est la boisson préférée du thon et c'est pour cela qu'il a la peau rouge- et malgré elle, elle elle tronçonne, elle polit, elle bricole.
L'eau coule. Le Frigo devenu aquarium se remplit. Maggy invite Scarro à plonger dedans. Scarro plonge, nage et réapparaît. Il demande ses lunettes rouges. Sans elle il ne peut pas raconter d'histoire. Il veut raconter une histoire. L'enfant veut bien une histoire. Marguerite aussi. Il était une fois.
Pourquoi pas.
Quelques phrases plus loin,.... c'est vrai cette histoire de brouette, d'algue, et d'Oscar ?
Scarro répond "Je vous laisse imaginer". Et dans l'eau du Frigo il disparaît.

Une sonnerie. Maggy se réveille. Sourit. Enfile sa jolie tenue de jogging. Bonjour. Je ne vous attendais pas.
Je vous ai vu courir hier sur la plage. je m'appelle Scarro. Si nous allions courir ensembles ?
Elle cherche ses lunettes rouges.

On n'va pas les suivre tout de même. Il est temps de fermer l'ouvrage. FIN
Tout ça "Parce que la mer est partout, tu verras, même dans le coeur des gens qui vivent autour". Texte et Photos pour découvrir avec votre ou vos enfants une histoire émouvante.
Editions "Où sont les enfants ?" Derrière la rue. 46240 Vaillac
Mais c'est du côté de la bastide de la Petite Marie le 46. Non loin du 82.

jeudi 18 mars 2010

"Les Justes ?" Ça te dit jeudi
Tiens pourquoi pas. Elle s’apprêtait à les relire. En direct, en live, en vivant, c’est mieux. Cétoké.
Elle accepte.
« Té sûre, tu y seras, sinon… »
Sinon quoi ? Elle ne sait pas ; elle rassure.
La soirée ne la quitte pas de la journée. Il y a longtemps qu’elle n’a été au théâtre.
Un regard à la pendule aux cuillères et fourchettes d'acier. C'est le branle bas de combat. Elle a juste le temps. Plus de brushing plus de maquillage, pas de tal… si si, des talons aiguilles.
Elle adore. Qui plus est ils sont neufs.
l'escalier de béton avec les talons : pas coton
le parcours jusqu’à l’arrêt de bus : combattant
et l’info sur le papier orange : pas marrant.
Grève des bus. Désolant. L’heure tourne.
Trois bus défilent en sens inverse. Belote, trompe-couillon, bataille : ils ont le temps les chauffeurs. C’est leur jeu du jour. Passer le temps. Pourquoi pas.

Enfin l’un passe à temps. Catastrophe elle reconnaît son enfant. Clin d’œil. Motus bouche cousue. C’est ta mère ?? Oh les sourcils ! Du coup elle spleen, fait trop jeune ou trop vieille. Peu importe. Ne pas manquer l’arrêt.
Râpé. 19 h 45 sont bels et bien passés. Essayer, tenter, courir. Aïe, plus de cheville droite ! Souffrance ! Résistance. Tu as promis. Tu y seras. Fichue promesse. Satanés talons aiguilles. Quelle idée, mais quelle idée ces talons.
Terminée la soirée. Fermeture des portes annoncée. Essayer, tenter, grimper. L’imposant escalier. Satanés talons aiguilles. "Madame Madame, voulez-vous une place ?" Tête relevée. Eclat de rire. « Ah c’est toi ! » Fou rire. Pas le temps, pas le temps de rire. Allons-y. Juste le temps de se glisser derrière les deux portes. Mais pas celui d’aller sur leurs places respectives.
Va pour le strapontin les filles.
« Chutttt » disent les voisins.
Satané fou rire. C'est juste !

lundi 1 février 2010

Le Dit du Corbeau ...C'est passé et fort bien passé

Trou à fumée, seuil de yourte à ne pas franchir n'importe comment, Andreï tressant l'amulette Cyprien diphonant et Corbeau-Lania disant : une belle cavalcade dans les steppes de Sibérie. A votre disposition pour le présenter mille et une autres fois.
Il suffit de joindre La Maison Européenne des Imaginaires et plus précisément Emilie Maj (prononcer Maille) au n° 06 07 62 93 77

lundi 21 décembre 2009

Ciné Conte Max et les Maxi Monstres

Illustration personnelle pour dire de ce film qu'il est un bijou.... pour les parents et leurs plus grands enfants ; pour les adolescents et les pré-adultes : et tous si et uniquement si on entre dans le jeu. Sublime cours d'empathie.
Il semblerait que "AVATAR" soit déjà fabuleux sans 3D, alors avec 3D , on devrait y courir. Personnellement je n'aime déjà pas le système Dolby alors le 3D, déjà goûté à Poitiers à en avoir un pied droit écrasé, ... j'émets des réserves. Je joue trop le jeu (smile).
Mais... bon cinéma de Noël à tous, à chacun et aux plus petits : il y a de quoi, pour eux, sur les écrans de ces vacances.
Pour en déguster un petit bout http://www.premiere.fr/Bandes-annonces/Video/Max-et-les-Maximonstres-VF

mercredi 14 octobre 2009

L'été où j'ai vu le fabuleux SOAF

Anomalie :
cet animal toulousain et fabuleusement fantastique, du haut de ses 54 ans minimum -je le connais depuis mes six ans- n'a pas l'air d'aimer se rafraîchir. Pourtant
à Toulouse, cet août 2009 chaud, très chaud, il fait chaud,.... "tout le monde il a chaud"
Et chacun le dit à haute voix. Quel est ce concert soudain ?
Celui des Gargouilles de la cathédrale Saint-Etienne. Que disent-elles ?
Qu'elles ont soif ! C'est vrai ça, fait chaud, au moins se...
rafraîchir !
.... se rafraîchir...avec une petite mousse bienvenue, n'est-ce pas les fleurs ?
La constellation grasse ne se plaint pas. Elle se réjouit et s'étale.
Quelle heure est-il ?
Pieds et tête en l'air
....l'heure de farnienter... Sitôt dit, sitôt fait.

samedi 15 août 2009

Disons que le but était la découverte du viaduc de Millau






Un projet qui tenait tête à l'une des trois. Qui plaisait aux deux autres. Il fallait seulement le mettre en oeuvre. On le fit. 200 kms dans la jolie voiture bleue de l'une des trois.
Au tout début, derrière la limousine blanche qui nous précéda -peu de temps il est vrai.
A l'intérieur du paysage. Que l'objectif, de l'une des deux autres, surveillait. Il y avait longtemps qu'il ne l'avait pas vu. La France est belle. Vrai. Et immense. A se croire en Espagne. Et d'autant plus que la chaleur pourrait bien nous pousser à échanger nos propos en castillan. A nous arrêter. La voiture choisit le moment opportun. Dans la côte, à l'entrée même du village. Sous les platanes, quelques tables nous espèrent. Au pays de Victor, l'enfant perdu. En Aveyron. Nous collationnons. Dans un environnement un peu trop moucheté, à notre guise. Mais le gâteau au chocolat est agréable quand il fond sur les papilles. Nul n'est parfait, malgré la modernité. Rassurant ? La jolie voiture bleue reprend la route. Un arbre, un seul, se découpe dans le ciel bleu, au-dessus d'un immense soleil tournesols. Trop tard. Pour l'objectif. Quand il n'y a pas photo... restent les mots. Enfin la jolie voiture bleue attaque la côte. La bonne. Et les anges apparaissent. Sept. Qui étendent leurs ailes avec une empathie subtile. Millau est sous protection. Séduite, la jolie voiture bleue s'arrête. Ses passagères descendent et découvrent, tout comme vous qui lisez. Soif ? Cachaça et mojito sous la feuille de bardane. Oui oui, il y a du thé et des orangeades... magique, à la grenadine ! c'est le djinn qui vous le dit.

vendredi 24 avril 2009

Rennes Cuba, première soirée : à refaire

Petites ou grandes mains, elles avaient bien fait les choses.
Entrée, plat principal et dessert : une réussite
Initiation à la salsa : une réussite encore ;
La demie-heure contée ? Ce n'est pas à moi de dire. Cependant, vue, du ballon aérostatique, le silence était porteur.
Ce billet attend quelques photos. Elles seront déposées ultérieurement.

J'en profite pour confirmer que je conterai avec Azeddine, un ami conteur parisien, "les mille et une nuit", le jeudi 30 avril au Bar le Panama à Rennes chez Christelle et Christophe. Très exactement, 28 rue Bigot de Préameneu. S'il faisait beau, dire les contes dans le cadre de leur jardin serait fabuleux.
Azeddine contera en solo, la veille, soit le mercredi 29 avril et dans le même endroit, son répertoire Mille et une Nuits.
A vous croiser, voir, revoir, rencontrer, reconnaître. A la semaine prochaine. Off très off des Mythos, parce que nous l'avons organisé nous-mêmes. Et merci au Panama.

vendredi 10 avril 2009

Moi Tortue parce qu'Elle fantaisiste


  • Me voient-ils* ?
    Improbable
    Je les vois tous les jours.
    Ils me rejoignent
    Je devrais dire
    "Ils nous rejoignent"
    Parfois en courant
    Parfois lentement
    Parfois seuls
    Parfois en groupes
    Parfois ils finissent
    de s'habiller
    de lire
    leurs journaux
    ou d'écouter les
    infos
    Parfois ils révisent lisent rêvent
    saluent ou
    quelle audace, entre eux, échangent, discutent !

    Me voient-ils ?
    Peu probable.
    Je suis
    si lencieuse
    Si tranquille
    Si habitudinaire
    Toujours présente
    Mon seul défaut
    Pour eux, je m'étale
    Ra ta ta plan
    Plan !
    Pardon, je n'en ferai pas tout un plan.

    Pourtant, je pourrais :
    On m'a figée
    On m'a multipliée
    On me montre tant
    qu'on ne fait plus cas de moi
    Sauf cas de force majeure

    Sauf elle.
    Elle, Impossible de lui échapper
    Elle m'adore
    Quand elle est arrivée ce matin
    j'ai cru
    un instant fou
    qu'elle me caresserait
    J'avais oublié ce reflet
    qui nous sépare
    J'ai kidnappé son
    regard
    sur cette vitre qui isole

    J'ai eu droit à son
    carnet embaumeur
    à son oeil fureteur
    à son stylo
    délateur

    et les mots ont fusé
    Allure générale : Rotondité Centre Ville et Périphérie
    Se prend la tête : entre ZI, de Petit Pré à Stade Rennais
    Ultime ramification : De Beaulieu Atalante à Rond Point de Bray jusqu'à Cesson Sévigné
    Extensions :
    MontGermont

  • Château de Vaux à Thorigné Fouillard

  • Vern sur Seiche

  • Saint-Jacques de la Lande à Campus Ker-Lan

Oeil à Petit Pré

J'ai un bon lignage, rotondités, belles lignées, j'avance lentement et sûrement dès que vous me reconnaissez. J'annonce le futur, j'y cours, j'y participe, grâce à vous qui comme elle, me déchiffrez, me reconnaissez. Mon prénom ?

Mon nom, si vous allez au-delà des apparences, comme cherche l'éléphant à l'oeil doux : HENABRI-BUS Reine


Incompréhensible ? Possible. Un p'tit conseil : y courir pour me découvrir. Elle est un peu facétieuse, fantaisiste c'est peu dire. Mais allez, ou puisque vous y êtes, ou y serez, ne me tournez pas le dos, faites-moi face : découvrez-moi.

Soit moi, Tortue, pour Elle qui me voit à chaque fois. et que je salue.

* ils comme Homme avec un grand H
Une clé : Sur le plan de Rennes, affiché en abri-bus, je ne peux m'empêcher de voir une tortue.

mardi 26 février 2008

Au temps des felouques, un ami réapparaît : Franck Hamel

http://www.youtube.com/v/v0EGAqaV6SY
Les photos qui apparaissent sur le bandeau de www.lcomlania.com, lui appartiennent.
Bien le bonjour Franck et bravo pour ce portrait où les mots qui sont dits et te concernent ne sont autrement que vrais. Amitié

dimanche 4 novembre 2007

Taraboi pe balcon : le Babygrain' se dévoile en roumain

Je demande à tous ceux qui lisent le roumain dans le texte d'excuser la difficulté de gestion des signes typiques du roumain avec certains navigateurs, pour lire la version originale en pdf avec les accents c'est ici


Tărăboi pe balcon

A fost odată ca niciodată...
Intr-o noapte liniştită,
Un balcon la etaj, un sezlong întins,
Un cer de catifea, o lună foarte rotundă.

In noaptea liniştită a balconului,
poetul visa, luna strălucea
şi liniştea tăcea.

Dar, brusc, un ţipăt,
Zgomot, zarvă, tărăboi şi-un salt!
Al poetului care tresare, se trezeşte şi vede-n faţa ochilor
O sămânţă; o boabă mititică şi speriată,
Si pământ care zboară din toate părţile;
(Dar cum s-ajungă boaba o floare naltă, -nvolburată, frumos colorată...
Dacă nu mai rabdă un pic să stea-n ghiveci?)

Bebeboabă de Volbură vrea să plece?

„Hei, stai locului, strigă el,
De ce arunci pământul în toate părţile, Bebeboabă de volbură?”

„Mi-e frică de-ntuneric,
Vreau lumină!” spuse ea
Si strigă şi ţopăi de mama focului!

Lumină, întrebă poetul,
dar unde cauţi tu lumina,
doar avem aici!

Poetul întoarse niţeluş capul
Si văzu o minunată lanternă chinezească.

„Lantern’Chineză, eşti exact ce ne trebuie!
Nu vrei tu s-o luminezi pe Bebeboaba de Volbură?
Ii e tare frică de-ntuneric, şi doar lumina ta dragă
ar putea s-o adoarmă la loc!”

Doar că Lantern’Chineza nu vrea să lumineze!

„Mă sperie liniştea asta!
Vreau niste muzică!” zise ea încăpăţânată.


Acuma vrea muzică!
Unde cauţi tu muzica,
Doar avem aici!

Poetul întoarse niţeluş capul
Si văzu un clopot japonez.

Clopot-Japonez, ţi-e cântul cel mai cristalin!
Nu vrei tu să bati ding-dong-dong,
să poată Lantern’Chineza s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plăpumioara de pământ?

Dar Clopot-Japonez nu vrea sa bata ding-dong-dong!
„E prea cald, nu pot să-mi mişc limba!
Vreau să mi se facă-ncet vânt cu evantaiul!” bombăni el.

Vrei evantai?
Cum să nu!
Avem unul chiar aici!

Poetul işi întoarse numai niţeluş capul
Si văzu o mândreţe de evantai:

Drag-Evantai, ai picat la ţanc!
Nu vrei tu sa-i faci vânt lui Clopot-Japonez,
ca să bată ding-dong-dong pentru Lantern’Chineză,
care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plapumioara de pământ?

Insă Drag-Evantaiul nu vrea să facă vânt!
„Mă plictisesc!
Vreau să vad zorelele dansând!” zise el, cu un aer capricios.

Să vezi zorelele dansând!
Numai cât te gândeşti,
Si iată! zorelele sunt aici!

Poetul îşi întoarse numai niţeluş capul
Si văzu niste zorele sfioase:

Zorele-de-Zori, nu vreţi voi să dansaţi pentru
Drag-Evantai, care să-i facă vânt lui
Clopot-Japonez, ca să bată ding-dong-dong pentru
Lantern’Chineză, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plăpumioara de pământ?

Insă Zorelele-de-Zori nu vor să danseze!
„Oh, suntem atât de toropite!
Vrem un duş revigorant!” spuseră ele, cu un aer nesuferit.

Vreţi un duş revigorant?
Dar iată un duş chiar aici!


Poetul îşi întoarse numai niţeluş capul
Si văzu o stropitoare de toată frumuseţea:


Strop-Stropitoare, nu vrei tu să le stropeşti pe
Zorelele-de-Zori, ca să poată dansa pentru
Drag-Evantai, care să-i facă vânt lui
Clopot-Japonez, ca să bată ding-dong-dong pentru
Lantern’Chineză, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plăpumioara de pământ?

Dar Strop-Stropitoarea nu vrea să stropeasca!
„Mi-e prea sete!
Vreau sa beau apă limpede de ploaie!” spuse ea cu un aer însetat.

Veţi fi servită-ntr-o clipită!
Avem un robinet chiar aici!

Poetul îşi întoarse numai niţeluş capul
Si-o vazu pe Domnişoara Nor-cu-Ploaie:

Bine-aţi venit, Domnisoară Nor-cu Ploaie! Nu doriţi să plouaţi puţin pentru
Strop-Stropitoare, care să le stropeasca pe
Zorelele-de-Zori, ca ele să poată dansa pentru
Drag-Evantai, care să-i facă vânt lui
Clopot-Japonez, ca să bată ding-dong-dong pentru
Lantern’Chineză, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plăpumioara de pământ?

Dar Domnişoara Nor-cu Ploaie nu vrea să plouă!
„Vreau o întâlnire cu furtuna!
Vreau să-i vad ocheadele, să-i aud inima cum bate!” E aşa îndrăgostită...!

Poetul îşi întoarse numai niţeluş capul
Il zări pe Domnul Aprig-ca-Furtuna, şi-l luă la intrebări:


Domnule Aprig-ca-Furtuna, nu doriţi să vă-ntâlniţi cu
Domnişoara Nor-cu Ploaie, ca să vrea să plouă puţin pentru
Strop-Stropitoare, care să le stropească pe
Zorelele-de-Zori, ca ele să poată dansa pentru
Drag-Evantai, care să-i facă vânt lui
Clopot-Japonez, ca să bată ding-dong-dong pentru
Lantern’Chineză, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbură, care s-adoarmă
ca un pui în plapumioara de pământ?

Dar Domnul Aprig-ca-Furtuna nu vrea să se arate!
„Vreau să am curcubeul ca martor!” spuse el exigent.

Poetul a obosit.
Nu ştie încotro să se mai întoarcă.

Ce-i de făcut?

Bebeboaba de Volbură o sa fugă din jardinieră, asta-i sigur!

Deodată, însă, poetul zâmbi: fără să-şi fi dat măcar seama,

Curcubeul apăru pe cer,
Domnul Aprig-ca-Furtuna işi dezvălui ocheadele şi inima ce bătea cu putere,
Domnişoara Nor-cu Ploaie plouă pic! pic! de plăcere,
Strop-Stropitoarea bău apă şi stropi strop! strop!
Zorelele-de-Zori, răcorite, dansară pline de graţie,
Drag-Evantaiul încurajat făcu vânt uşor, uşor,
Clopotul-Japonez, revigorat, făcu ding-dong-dong,
Lantern’Chineza râse şi lumină din belşug,
iar Bebeboaba de Volbură se cuibări în jardinieră şi încolţi cuminţică,
sub plăpumioara de pământ.

Si poetul?
Se intinse în şezlongul său şi visă...

Sus pe cer luna luci
Nici urmă de zgomot, nici un strigăt.
Nici urmă de zarvă sau de tărăboi.
Liniştea domneşte pretutindeni.


A doua zi dimineaţa, toţi vecinii voiau să afle ce se întâmplase.
Au coborât în parcare. Au început atunci să se-ntrebe, să discute...
Cine? Cine? Cine? Poetul?
Acela care locuieşte la balconul cu flori?
Si-au ridicat cu toţii capul. Apoi mâinile, ca să cleagă bucheţele albastre- roz- violet de
Bebeboabă de Volbură.

Iar poetul işi spunea poezia plină de flori.babygrainroumain.pdf