la maison du Ronceray 110 Rue de la Poterie, 35000 Rennes
GPS Lania accent toulousain :
rond pouint du Carrefour City, soit à droite soit à gauche des stations essence, côté rue
On peut venir : à pieds, en voiture, en métro Terminus Poterie et bus 2. Descendre au rond point.
Toujours l'entrée aux mêmes prix :
5 euros : pour ceux qui ne sont pas encore adhérents
2.50 euros : adhérents, étudiants et carte sortir et gratuité pour les enfants jusqu'à 12 ans
Toujours un comptoir convivial :
gâteaux souvent faits maisons, cidre et jus de fruits tout gracieusement gratuit et échanges de paroles bienvenues
Toujours de nouvelles voix.
Ce 2 décembre 2017 pour entrer en froidure rien de mieux que des contes de nos cousins du Québec et en musique s'il vous plaît par les conteurs de l'association CONTILÈNE Alors.... venez nombreux.
Heu, au plus tôt car les assises sont limitées : petite jauge, voir moyenne : 72 officiellement
A vous revoir, vous reconnaître, vous rencontrer pour vous retrouver sur ces soirées proposées par l'association rennaise "Les Tisseurs de Contes La Filois"en 2018
A vous voir, avec plaisir, bienveillance et bonhommie
SAM 2 DEC 2017
Les voyageurs de la Gatineau : Contes et chants du Québec
Contilène vous emmène pour un voyage dans la belle province en conte et musique. Laissez vous entraîner à courir la Chasse galerie, charmer par le chant du Huard, goûter aux plaisirs de la saison des sucres, découvrir, sacatabi, sacatabac,les secrets de la Hotte du colporteur.
En ce temps-là, à ce moment-là.... Savane était calme. Elle retenait son souffle. C'était au point où l'on pouvait percevoir l'infime battement que font les ailes des mouches. Les animaux de Brousse la traversaient. Sur son ordre, les animaux se rendaient à la cour du Roi. Et dans la cour elle-même, hippopotames, caïmans, gazelles, éléphants, genoux, tigres, hiboux, heu pardon, gnous, hiboux, tigres, poux, girafes ou souris et d'autres encore s'entassaient, s'entassaient s'entassaient. Les oiseaux aussi s'entassaient : de l'Autruche au Sénégal Enflammé, en passant par le Brubru, le Bateleur des Savanes, le Bulbul, le Jaboteur, le Chevalier Aboyeur, le Craterope ou la Crécerelle, le Loriot Masqué ou la Marouette Rayée, les oiseaux s'entassaient, s'entassaient et jusqu'aux plus têtus, ils avaient tous cessé de chanter. Pourquoi donc ? Le fils du roi Souimanga Lesné 1er de la Dynastie DeLiOn était malade. Le fils, l'unique fils du roi Souimanga, Puffin LeMaJeur était couché, à même la poussière qui recouvrait le sol de la cour, les yeux clos, et les pattes raides comme bois. Entre LeMaJeur ou Puffin il ne savait plus lequel était son prénom, lequel était son nom. ... Il souffrait... Il souffrait d'une forte fièvre, d'un mal mystérieux qui prenait toutes ses forces. ' Les plus grands guérisseurs, docteurs, marabouts, sorciers s'étaient succédés à son chevet. Ils lui avaient donné crèmes, onguents, décoctions, sirops, potages, tisanes, pastilles et pourtant, la fièvre n'avait pas baissé. Tout le monde pouvait lire sur le visage du vieux roi Souimanga Lesné 1er de la Dynastie DeLiOn le découragement : son teint blanchissait au fur et à mesure. Hippopotames, Kaïmans, Gazelles, Eléphants, Genoux, Tigres, Hiboux, heu pardon, je me relis, Gnous, Hiboux, Rhinocéros,Ppoux, Girafes, Souris ; Autruche, Sénégal Enflammé, Brubru, Bateleur des Savanes, Bulbul, Jaboteur, Chevalier Aboyeur, Craterope ou Crécerelle, Loriot Masqué ou Marouette Rayée, craignaient le pire, ils avaient peur, et comme le roi ils étaient envahis par le découragement. Si le fils du roi mourait, qu'allait-il se passer ? Ils en étaient tous là quand on vit les animaux s'écarter pour laisser place à ChaKal LeVieux. Il portait des vêtements de cotonnade salis et alourdis par la poussière ; un vieux chapeau rouge si rongé par les termites qu'il aurait pu paraître noir. Quant à ses chaussures, elles étaient si rapiécées, rapiécées, que rien qu'à l'écrire Chakal était nu-pied.
Peu importait ses chaussures; Il avançait en criant
"Dégagez !... Dé ga gez.... Faites place... Faites plaaaa...ce !"
Les animaux se sont écartés. !" Il est arrivé devant Souimanga Lesné roi de Brousse, il s'est courbé en signe de respecte et quand il s'est redressé il a dit :
"Majesté, j'ai entendu parler de la maladie de Puffin LeMaJeur, le jeune prince. J'ai appris qu'aucune sommité ne parvenait à le guérir. J'étais loin. J'ai fait un long voyage pour venir, sur le champ, à son chevet. Roi Souimanga cessez vos larmes. J'ai trouvé le remède pour soigner votre enfant, votre fils, votre cher prince !"
Et aussitôt Chakal LeVieux s'est mis à hurler
"Qu'on apporte du sang chaud de Hérisson.
Si notre jeune malade réussit à en boire,
il retrouvera toutes ses forces. Et il guérira"
Aussitôt dit aussitôt fait. Le Lion Souimanga Lesné 1er de la Dynastie DeLiOn fait envoyer aux quatre coins du monde des émissaires chargés de ramener Hérisson de gré ou de Force.
En Brousse, les rumeurs avancent d'un pas tellurique. Hérisson fut vite mis au courant de ce qui l'attendait chez le roi. Qui consulter mieux que son Grand-Père ? Hérisson va consulter son Grand-Père.
Bla bla bla bla bla bla , ah bon Grand-Père, je dois faire ça ?... Hérisson prit son courage à deux mains et se rendit chez le roi. Il se courba, se redressa et déclara :
"Majesté, je suis prêt à donner mon sang -comme l'a dit Chakal- pour guérir le jeune prince Puffin LeMaJeur, votre cher fils, notre jeune et unique prince. Mais Chakal a oublié de vous donner un élément très important de l'ordonnance. Nous étions ensembles, lui et moi, le jour où un gentil génie nous a prédit le mal qui allait frapper votre fils. Nous étions ensembles quand le gentil génie a déclaré que nous aurions l'honneur de participer tous deux à sa guérison. Mais pour cela il faut que mon sang chaud soit mélangé à la cervelle fumante de Chakal !"
Ce discours fut si rapidement, si nettement et si précisément dit, que ChaKal n'eut ni le temps de répondre, ni le temps de fuir.
C'est ainsi que la fumante cervelle de Chakal fut mélangée au sang chaud de Hérisson, saigné à la patte gauche ; et que le mélange fut administré au malade.
Hasard ou coïncidence, personne ne le sait, mais ce qui est, est que le jeune malade, Puffin LeMaJeur, fut véritablement guéri.
parce qu’une fois suffit bien…. Boudepaille, Braise et Harry Cau
Dans un petit village éloigné de nulle part vivait la Rozenn une vieille très vieille femme sans trop grands biens.
Un matin dans son jardin, à la fraîche du jour, elle a ramassé ramassé ramassé des haricots verts pour les faire cuire à l'eau bouillante et les servir préparés ail de Garonne pilé et beurre fondu Guérandais aie seigneur le délice hummmmmm..
En ce temps-là il n'y a pas de gaz, il n'y a pas de cuisinière. La vieille femme cuit sa nourriture dans la cheminée.
La Rozenn prépare son feu. Quatre bûchettes, trois branchettes, deux bûches, une bonne poignée de paille, l'allumette enflamme le tout et le feu huuuuuum il s'allèche.
La Rozenn verse l’eau dans la marmite noire à l'intérieur cuivré. Quand l'eau plaque ploque bloque ploque donc quand l'eau ploque à gros bouillons Rozenn la Vieille elle y plonge les haricots verts. Mais dans le mouvement qu'elle fait, la Rozenn, un haricot vert s'échappe et tombe sur le sol.
Il vient voisiner auprès d'un bout de paille qui y était précédemment tombé.
Peu après, il est suivi par l'éclat noir jais et rouge rubis d'une braise qui s'installe à leurs côtés.
Un bout de paille, un haricot, une braise...
Une telle réunion invite à la conversation.
C'est BoudePaille qui l'entame.
Bonjour les amis, je m’appelle BoôdePaille et je dois vous dire que j'ai eu chaud dites-donc, un peu plus et vous m'appeliez Jeanne d'Arc. Figurez-vous que j'ai chuté avant de me mêler au bûcher. Ouf la chance. J'ai échappé au foyer ! Et vous, d’où venez-vous vous?
Bonjour Boudepaille !
Je me présente je m’appelle Braise et je dois dire que moi aussi j'ai eu chaud et figurez-vous que j'ai eu envie de bronzer je me suis installée quand soudain j'ai compris que j'étais en train de brûler. Alors ma petite voix m'a dit :"allez hop, ma Braise, un salto arrière s'il te plaît sans cela c'est rendez-vous avec l'Anjou et ta mort. Je l'ai dit je l'ai fait et c'est ainsi que merci la Chance adieu la mort, j'ai eu la vie sauve.
"Bravo, j'applaudis, je m'incline et je dis à mon tour "Vive la Chance" bonjour Boudepaille, bonjour Braise,
je me présente,
j'm’appelle Harry
Harry Caux et quand j'y pense, si la vieille femme m'avait jeté dans la marmite, je n’aurais pas pu vous parler. Dans son lancé j'aurais atterri j’aurais atterri dans la marmite, j’y aurais dit trois pauvres bloup bloup bloup, et couac c'était rendez-vous avec Hel, ou Yama ou Mictlantecuhtil* j'étais bouillu, mais n’en parlons plus. J'ai filé entre les maigres doigts de la Rozenn ! J'ai eu de la chance ! Merci la Chance, sans toi, j'étais cuit cuit d'chez cuit !
Et maintenant qu'est-ce qu'on va faire ?
C’est Braise qui pose la question
Harry Caux prend la parole « C’est simple nous avons échappé à la Mort, restons ensembles, soyons amis, partons d’ici ! Gagnons un autre pays, échappons définitivement au malheur ! »
Braise et Boudepaille sont d'accord, ils répondent d'une seule voix
« Bonne idée, pressons, partons d’ici ! »
Et c’est ainsi que les trois nouveaux ami Boudepaille, Braise et Harry Cau se sont mis en marche vers l'aventure.
Ils ont marché marché mais bientôt un ruisselet les a arrêtés. Un ruisselet qui n’avait ni passerelle ni caillou pour rejoindre l’autre côté, pour traverser même à cloche-pied.
Deux d'entre eux sont perplexes. Mais alors qu'ils se questionnent dans leur tête, comment je vais faire pour traverser le ruisselet, le troisième leur répond comme s'ils les avaient entendus. :
« C'est simple, comptez sur moi ! » "A quoi penses-tu Boudepaille ?"
« Regardez !" Sous les yeux de ses nouveaux amis Boudepaille s'allonge d'une rive à l'autre du ruisselet et comme leur tête l'amusent, Boudepaille se met à chanter Ah ça » répond Boudepaille la voix rieuse, «Traversez, c’est un ordre ! ».
Le temps d'un quart de tour, ils découvrent que Boudepaille s'est allongée de tout son long d’un bord de rive à l’autre du ruisselet et qu'elle les invite en chantant à traverser sur son dos si je puis l'écrire. En tout cas elle chantonne "allons passe passe passe allons passe donc" allez passez... vous vouliez un pont, vous l'avez passez et elle se remet à chantonner "allons passe passe passe allons passe donc..."
OK Boudepaille c'est une idée généreuse, répond Braise
"Généreuse Braise, peut-être mais dangereuse oui ça c'est sûr" répond Harry Cau "Mais vois-tu si...."
Braise le coupe
Il n'y a pas de "Mais vois-tu si... car avec des vois-tu si, justement on ne voit rien. C'est tout réfléchi, moi j'y vais...."
Braise est hardie et enthousiaste. Elle n'y va pas, elle y court. Mais au milieu de la traversée elle s'arrête : et si je tombais dans les remous du ruisselet ?
GROS POINT D'INTERROGATION
La lenteur de la réponse est mortelle. Braise qui ne se savait pas amoureuse de Boudepaille l'enflamme. Boudepaille craque. Elle s'enflamme. Ruisselet emporte les deux passionné-e-s en quelques tourbillons.
Affaire classée ?
Pas encore.
L'étonnante disparition des deux amis laisse Harry Cau stupéfait. Il pense que c’est bien triste. Mais qu'après tout c’est de leur faute. Il les avait prévenus. Finalement l'histoire le fait rire. Mais Harry Cau rit si fort qu’à la fin, il se fend en deux de rire, des pieds à la tête tout le long du dos.
Et il aurait pu disparaître comme ses nouveaux amis si un jeune hérisson n'avait été attiré par son rire. Il a salué Harry Cau
« Bonjour, je suis Héry Çon tailleur de métier, comment tu t’appelles, pourquoi ris-tu ? » Ça se voyait qu'il était tailleur, à sa taille pendaient des bobines de fil et une paire de ciseaux ; sur son dos se dressait tout un choix, d'aiguilles.
Harry rit encore. Il répond l'air essoufflé « Je m’appelle Harry Cau, je ris parce que..." et il raconte tout ce que vous savez.
Héry Çon remarque sa blessure.
« Tu es blessé, il faudrait suturer, laisse-moi faire, je vais te recoudre »
Héry Çon prend un fil noir dans une bobine accrochée à sa taille et une aiguille sur son dos. Fil dans l'aiguille, il dit
« Inspire courbe-toi expire ! »
et dessous dessus dessous dessus, passe l'aiguille, tire le fil
inspire courbe-toi, inspire souffle et dessus, dessous, dessus dessous passe l'aiguille, tire le fil
inspir expir inspir expir
Héry Çon le tailleur dit bientôt « C’est fini »
et Harry Cau lui répond
« Je te remercie Héry Çon»
Qu’est devenu Harry Cau ? Il a une très grande famille. L’un des signes de reconnaissance est le long trait vert noir foncé ou blanc ou rouge que chacun porte dans le dos. Doutez-vous de mes mots ? Observez un haricot.
Vous saurez que cette histoire n’a rien de faux.
A bientôt
* Mitclantecuthil : Mictlantecuhtlisignifie littéralement en nahuatl "Seigneur du domaine de la mort" est le dieu qui règne avec son épouseMictecacihuatlsur le Mictlan, le royaume des morts.
Images empruntées à Pixabay
Ecrit par Lania, le 31 août 2016
Départ pour Locmariaquer : température un brin frisquette. Ex toulousaine la voyageuse étonne : dès qu'elle aperçoit un rayon de soleil elle se découvre.
L'autobus s'ébranle. C'est parti. La Vénus anyadomène s'incline sur son passage.
Il est rare que la Voyageuse aperçoive les horizons ainsi. Photo.
Lochmariaquer, tout le monde descend. Bienvenue. Petit vent à peine frais. Le soleil brille. Au Syndicat d'initiative le renseignement est offert sourire compris. Plaisant. La plante grasse est étonnante.
Accueil sur les murs d'un sourire et d'une poignée de pousse-pieds.
La Voyageuse collectionne les photos de girouette. Le coq de l'église est une belle prise.
1914-1918, dans l'église ceux morts pour la France. Parmi les prénoms Mathurin a la cote.
Dans l'église, une surprise : le magnifique escalier en fer forgé façon dentelle, pour se rendre dans le clocher et le faire sonner
Trois petites notes de musique... heu non, la Voyageuse fait erreur, trois étranges petites lucarnes
La jolie porte bleue
le diabolo bio nommé "roses trémières" auprès du bar du Golfe elle y mange elle y mange
la Voyageuse y prend le café et elle y rencontre des Tarn et Garonnais, des Albigeois. Le chapeau de paille au ruban noir. Impossible de ne pas échanger quelques palabres.
Un must. Un plaisir. L'accent multiplié.
Bateau morbihannais
Beau décor
Par où on passe ? Gauche ? Droite ? Droite s'impose.
Les vigiles du Golfe
Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?????
Entrée
L'amie de la Voyageuse
Voiles blanches
Quand elles ont vu le crâne elles ont plaisanté. Laquelle a dit "Crâne qui t'a mené là ?"
Peu importe. Mais elles ont répété la phrase pour rire, comme ça, au moins une fois chacune. Puis elles ont fait silence.
Alors les mâchoires du crâne se sont ouvertes en crissant. Puis elles se sont abaissées et elles ont articulé la réponse "La parole !" Elles répétaient chacune "La parole, le crâne a parlé, le crâne a dit "la parole" il a répondu à notre question. le crâne a parlé, il faut le dire au maire" Elles dansaient sur le sable en riant puis elles se sont retrouvées à la mairie. Le maire n'en a rien voulu croire. "j'ai du travail à faire, des dossiers à terminer, je ne peux pas vous suivre..." "Il le faut Monsieur le Maire, nous vous l'assurons, le crâne a parlé, un crâne qui parle, sur votre plage c'est extraordinaire. Il a dit "la parole" quand nous lui avons demandé "Qui t'a mené là ?" "Vous devez interroger cet étrange administré !"
Monsieur le Maire a cédé. La voiture de fonction s'est avancée et elles sont montées après lui. Bientôt sous leurs pieds le sable crissait. "Alors, il est où votre crâne ? De toute façon s'il ne répond pas, craignez pour vos têtes !"
Elles ont dit "oh nous ne craignons rien, nous l'avons vu et entendu et nous sommes deux à avoir vu cela". Enfin Monsieur le Maire à son tour a remarqué le crâne. Osseux, troué, sifflant, le vent s'engouffrant dans les orbites et le nez.
Laquelle a dit : "Crâne qui t'a mené là "? Elles l'ont dit une fois, deux fois, trois fois. Monsieur le Maire parlait de ses dossiers qui prenaient du retard. Il a pris colère
"ce crâne ne parle pas, un crâne n'a jamais parlé, on n'a jamais ni vu ni entendu un crâne parler !" Au comble de sa colère, d'un geste désordonné, mal dirigé, il a fait tomber leurs têtes.
Ebahi, sous le choc, il a quitté les lieux. Pendant que les têtes roulantes ont roulé, roulé, roulé et se sont arrêtées au pied du crâne. Façon de parler.
Les mouettes ont arrêté de crier ; les poissons se sont arrêtées de nager. Aucun bruit, aucun mouvement, aucun grain de sable à se déplacer. Le silence pur et dur.
Soudain les mâchoires ont crissé, et le crâne a véritablement parlé. Il a dit en regardant leurs têtes.
"Têtes, qui vous a menées là ?"
La vierge et l'enfant qui veillent sur les bateaux et leurs équipages qu'ils sortent ou qu'ils rentrent, légende pour preuve à découvrir dans l'église
La Voyageuse tente de garder l'équilibre sous le vent soufflant
Le cerf-volant tient tête au vent violent
Kerpenhir le lieu dit
Les deux voiliers
Bonheur
Les trois marches à descendre pour goûter l'eau : design.
"Holà holà" il était une fois c'était une nuit bleu noir
dans une cité, sur un balcon, ça crie, ça pleure et
ça interpelle.
"Holà hola la, Kisséssékiki pleure ?"
Une petite voix a répondu
"C'est moi !"
"C'est moi ? Qui c'est c'est qui "Moi" ?"
"C'est Moi, BabyGrain' de Volubilis"
"Et pourquoi tu pleures BabyGrain'?"
"Je pleure parce que j'ai peur du noir, j'veux de la lumière,
donne-moi de la lumière Lanterne Chinoise"
"Oh la oh la la... BabyGrain'
pas de musique pas de lumière,
donne-moi de la musique
et je te donnerai de la lumière !"
Pauvre BabyGrain'.
Il ne sait pas faire de la musique
Et il a peur du noir.
Et il veut de la lumière.
Qui donnera de la musique à Lanterne Chinoise ?
Baby Grain' pleure
"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?" La petite voix a répondu C'est moi ? "C'est moi ? Kêissésséki Moi ?" "Moi, BabyGrain de Volubilis!"
"Et pourquoi tu pleures BabyGrain' ?" "Je pleure parce que je veux de la lumière, mais Lanterne Chinoise veut de la musique, sois gentil donne-lui de la musiqueCarillon Japonais.Elle me donnera de la lumière et je m'endormirai tranquille sous mon édredon de terre"
"Oh la oh la la... BabyGrain' je suis tout mou,
pas de vent, pas de musique,
donne-moi le vent et je te donnerai de la lumière !"
Pauvre BabyGrain'.
Il ne sait pas faire du vent.
Et il a peur du noir.
Et il veut de la lumière.
Qui donnera du vent à Carillon Japonais ?
Baby Grain' pleure
"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?" C'est moi ! "C'est moi ? Kisséssséki Moi ?" "Moi BabyGrain de Volubilis!" "Et pourquoi tu pleures BabyGrain ?" "Je pleure parce que je veux de la lumière mais Lanterne Chinoise veut de la musique et Carillon Japonais veut du vent, sois gentil Bel Eventail souffle le vent sur Carillon Japonais Il jouera de la musique Lanterne Chinoise me donnera de la lumière et je m'endormirai tranquille sous mon édredon de terre.
"Oh la oh la la... BabyGrain' pas de capucines qui dansent,
pas de vent,
fais danser les Capucines et je te donnerai de la lumière !"
Trouver de la musique,
trouver du vent,
trouver des capucines
C'est comment des capucines ?
BabyGrain' ne connaît pas les capucines,
y en a -t-il seulement, et s'il y en a où sont-elles ?
BabyGrain' ne connaît qu'une chanson, la chanson des ouin ouin.
BabyGrain' chante la chanson des ouin ouins.
BabyGrain pleure
"Holà holà la, Kisséssékiki pleure ?"
C'est moi !
"C'est moi ? Kissésséki Moi ? "
"Moi BabyGrain de Volubilis!"
"Et pourquoi tu pleures ?" disent CapucinesLébelles, en choeur
"Je pleure parce que je veux de la lumière
mais Lanterne Chinoise veut de la Musique
Carillon Japonais veut le vent,
et Bel Eventail veut vous voir danser
soyez gentilles Capucines Lébelles,
dansez pour Bel Eventail
il éventera Carillon Japonais
qui jouera de la musique pour Lanterne chinoise
qui me donnera de la lumière
alors rassuré et tranquille je m'endormirai sous mon
édredon de terre.
"Oh la oh la la... BabyGrain' nous sommes toutes fripées défraîchies pas de douche, pas de capucines qui dansent"
BabyGrain' a de la peine. Il veut sa lumière.
Qui douchera Capucines Lébelles ?
BabyGrain' pleure et il cherche dans la nuit :
pas de robinet, pas de bassin, pas de fontaine
mais soudain une voix qui dit
"Kisséssékiki pleure ?"
"C'est moi, M'sieur Larrosoir, BabyGrain'deVolubilis. "Pourquoi tu pleures ?"
BabyGrain' raconte tout
Parce que j'ai peur du noir, j'peux pas m'endormir, j'veux d'la lumière
Capucines Lébelles, Et Capucines Lébelles veulent se doucher ! Douchez Capucines Lébelles M'sieur Arrosoir elles danseront pour Bel Eventail
Bel Eventail éventera Carillon Japonais
Carillon Japonais jouera de la musique pour Lanterne chinoise
Lanterne Chinoise me donnera de la lumière
alors, tranquillisé et réconforté, je m'endormirai sous mon
édredon de terre.
Monsieur Larrosoir est de très mauvaise humeur,
"Oh la oh la la... BabyGrain' je meurs de soif, tu veux ta lumière, je veux boire, donne-moi à boire et je doucherai Capucine Lébelles
BabyGrain' pleure, il veut sa lumière : mais il n'y a aucune bouteille, aucun verre et le bar voisin est fermé, Comment faire ?
Soudain une voix tombe du ciel
BabyGrain relève sa tête
"Pourquoi tu pleures BabyGrain' ?"
BabyGrain' raconte tout Mademoiselle Pluie Pluie est toute triste pourtant elle dit
"Oh la oh la la... BabyGrain' j'aime Monsieur Lorage
mais il ne le sait pas
dis-le lui et je donnerai à boire à Monsieur Larrosoir.
BabyGrain' veut sa lumière
Mais il ne sait pas où est M'sieur Lorage
Il pleure.
Une voix déchire le ciel
"Kisséssékiki pleure ?"
"C'est Moi M'sieur Lorage,
BabyGrain' de Volubilis"
et il lui dit tout, et surtout
"Miss PuiePluie vous aime, épousez-là"
"Oh la oh la la... BabyGrain', je l'aime aussi mais
je ne l'épouserai que si
Monsieur Larkenciel signe le registre de mariage"
C'est fini BabyGrain' n'aura pas sa lumière, il ne pourra pas s'endormir, il pense :
"Jamais on n'a vu jamais on ne verra
Monsieur Larkenciel sortir de nuit"
Et ouin ouin ouin il chante la chanson des ouins ouin.
Et soudain à travers ses larmes il aperçoit des couleurs dans le ciel, du rouge du bleu du jaune du vert du rose... il croit rêver. Il frotte ses yeux. Et il rit. Car il ne rêve pas,
"On verra verra, on le voit déjà
Monsieur Larkenciel
se promène la nuit
MonsieurLarkenciel veut bien signer le registre Alors tout va très vite tan tan tan tan musique de mariage
Monsieur Lorage épouse Mademoiselle PluiePluie
Mademoiselle PluiePluie sert à boire à Monsieur Larrosoir
Monsieur Larrosoir douche Capucines Lébelles
Capucines Lébelles dansent pour Bel Eventail
Bel Eventail évente Carillon Japonais
Carillon Japonais musique pour lanterne Chinoise
Lanterne Chinoise éclaire BabyGrain
BabyGrain s'endort tranquille et rassuré sous son bel édredon de terre
Le lendemain matin il y a du monde sur le parking : des femmes, des enfants, leurs maris, leurs papas, leurs grand-pères et tous s'étonnent à grands bras, à grands mots :
"Avez-vous entendu cette nuit ?"
"Quoi, vous parlez, du bruit, du raffut, du ramdam ?"
"Oui, nous parlons de tout ça. Savez-vous qui a fait tout ce bruit cette nuit ?"
"Non, c'était qui, c'était quoi ?"
Ils ont tous redressé la tête quand la petite voix a répondu :
"C'était Moi, BabyGrain de Volubilis
Et pour vous remercier de n'avoir rien dit je vous offre toutes mes couleurs et toutes mes prochaines graines"