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mardi 10 juillet 2018

#CaféAssociatif #GuyRopartz : on y entre à #trottinette

Elle s'appelle.... je vais garder son incognito. Je vais l'appeler Elle. Elle n'est pas venue depuis les dernières vacances dites "de Pâques". Elle est ravie : ça se voit à son grand sourire qui illumine son doux visage.
Elle range sa trottinette, la jolie fillette.
Un jus d'orange Elle ?
J'arrive avec le jus d'orange et quelques livres, apportés pour Elle.

Elle en feuillette un et s'étonne à trouver dedans, comme une carte, une souris verte (elle chantonne), une sourire rouge, une souris bleue, une souris grise.

Veux-tu que je te lise où veux-tu lire Elle ?
Ele éclate de rire et répond qu'elle ne sait pas lire encore.
Alors je te lis, tu écoutes.
Je lis à Elle "La poule qui pond des pommes de terre" de Michel Piquemal 
On se marre bien et Elle garde en mémoire les mots 
"croupion" "couver" 
l'expression "sinon je te passe à la ??? Elle rieuse poursuit le jeu  : 
"à la casserole" 

Bien sûr Elle m'interroge "On peut jouer à cache cache ?"
Bien sûr je joue le jeu. Le rideau du mur, gris jusqu'à l'infini, c'est coton. Il cache bien. Pourtant, Elle gagne.

Je dépose 5 doudous sur une table : elle m'y rejoint, intriguée par une petite assiette en bois de tilleul sur laquelle repose en vrac quatre poulettes.
Il manque la boule motrice ou moteur. Alors on incline le poignet et les poulettes picorent picorent picorent puis ne picorent plus. C'est bien : Elle, elle parle :

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"Il était une fois une girafe à la langue bleue.




Elle était triste.
Pourquoi ?
 car elle n'avait pas d'amis.
Pourquoi ?
parce que sa langue était bleue
Et alors ?
Alors elle part,  à la recherche d'amis.
Et alors ?
Elle marche, marche et dans un champ, elle rencontre Lelapin.

Tu as l'air bien triste Girafe pourquoi ?
Parce que je n'ai pas d'amis

Pourquoi ?
Parce que ma langue est bleue et pas rouge comme toutes les langues !

et bien tu as un ami maintenant, c'est moi.

Et sans prévenir Lelapin saute aussitôt au cou de Girafe pour l'embrasser.  Mais  il saute trop vite, trop haut, trop fort  et Girafe s'étale par terre dans un nuage de poussière
Lelapin est ennuyé. Il ne sait pas quoi dire.
Girafe se redresse

"Ce n'est pas grave" lui dit-elle "Mais la prochaine fois, au lieu de me sauter au cou pour de vrai, Lelapin saute-moi au cou mais pour de faux et suis-moi maintenant mon ami !"




Et alors ?
Alors lGirafe et Lelapin, deux nouveaux amis, arrivent au bord de la mer. Le soleil étincelle, la mer chante et jette sa musique sur le sable. Et qui rencontrent-ils





Deux pinces, deux petits yeux noirs  et une carcasse rouge marron bleue et une petite voix qui salue
Bonjour je m'appelle Albert LeKrabe et je t'aime
et vlan Albert s'avance vers Girafe. Il entoure une de ses patte  d'une de ses pinces.
Et Girafe surprise crie "Aie, tu m'as pincée" 

Albert LeKrabe est tout penaud. Il ne sait pas quoi dire

"Ce n'est pas grave" lrépond Girafe, "Mais au lieu de me pincer pour de vrai, la prochaine-fois, pince-moi pour de faux !  Et suis-moi maintenant avec LeLapin. vous êtes mes amis !" 

Et alors ?



Alors Girafe, Lelapin et LeCrabe remontent le long de la plage.


Ils rencontrent Pieuvre. elle porte un maillot de bain rouge à points blancs et ses 9 tentacules longs longs longs et agités.



"Comment tu t'appelles ?" Je m'appelle Pieuvre  et je t'aime Girafe, dit Pieuvre, en lançant sur elle deux de ses tentacules pendant qu'elle n'en lance qu'une sur LeLapin et LeKrabe.

Tu serres beaucoup trop dit Girafe :-(
Tu serres trop dit Romain LeLapin :-(
Tu serres trop dit Abert Lecrabe :-(

"Je ne serre pas je vous embrasse" PieuVre  fait la tête : un oeil à l'endroit, un oeil à l'envers, elle a l'air bien triste.


Ne sos pas vexée Loeuvre, tu n'as pas fait exprès" dit Girafe "Ce n'est pas grave, j'aime que tu m'aimes" lui dit Girafe, mais au lieu de nous embrasser  pour de vrai la prochaine fois, serre-moi, serre-nous nous pour de faux ! Et Girafe éclate de rire. Et tous éclatent de rire.

Et si on se baignait les amis ? propose Pieuvre
Mais voilà, Girafe, Lapin et LeKrabe répondent chacun l'un après l'autre : "je ne sais pas nager !"

"Ce n'est pas grave" répond Pieuvre, et de dire "les amis, accrochez-vous à mes tentacules"


Sous le soleil Girafe, Lelapin et Lecrabe goûtent l'eau avec plaisir, chacun accroché à une tentacule-bouée de Pieuvre.

Bonnes vacances et bons bains les amis, dit Elle qui a imaginé l'histoire.

FIN de l'histoire, ce 10 juillet 2018

Comme en Écosse le surnaturel devient normal.

Il fait beau
dans l'eau du Bosphore Memet frappe la mer.
il frappe la mer avec un gourdin.
Au même moment, Kadir fait son footing. Bientôt il s'arrête, 
attiré par une forme humaine dans l'eau jusqu'aux cuisses. 
Avec le gourdin la forme humaine soulève des éclats de vague. 
Khadir est intrigué.
Memet, que fais-tu dans l'eau ce matin ?
Tu le vois bien, je bats la mer !
Tu bats la mer , mais pourquoi faire ?
Pour faire du lait !
On ne fait pas du lait avec la mer Memet !!!

Ah bon... et si c'était possible.
Memet se remet à battre la mer.

Oui, et si c'était possible.





mercredi 5 août 2015

La Voyageuse. Sorties Ville de Rennes mercredi 27 juillet à Locmariaquer : jolie destination

 Départ pour Locmariaquer : température un brin frisquette. Ex toulousaine la voyageuse étonne : dès qu'elle aperçoit un rayon de soleil elle se découvre.
 L'autobus s'ébranle. C'est parti. La Vénus anyadomène s'incline sur son passage.
 Il est rare que la Voyageuse aperçoive les horizons ainsi. Photo. 
 Lochmariaquer, tout le monde descend. Bienvenue. Petit vent à peine frais. Le soleil brille. Au Syndicat d'initiative le renseignement est offert sourire compris. Plaisant. La plante grasse est étonnante.
Accueil sur les murs d'un sourire et d'une poignée de pousse-pieds. 
 La Voyageuse collectionne les photos de girouette. Le coq de l'église est une belle prise.
 1914-1918, dans l'église ceux morts pour la France. Parmi les prénoms Mathurin a la cote.
 Dans l'église, une surprise : le magnifique escalier en fer forgé façon dentelle, pour se rendre dans le clocher et le faire sonner
 Trois petites notes de musique... heu non, la Voyageuse fait erreur, trois étranges petites lucarnes
 La jolie porte bleue
 le diabolo bio nommé "roses trémières" auprès du bar du Golfe elle y mange elle y mange
la Voyageuse y prend le café et elle y rencontre des Tarn et Garonnais, des Albigeois. Le chapeau de paille au ruban noir.  Impossible de ne pas échanger quelques palabres. 
Un must. Un plaisir. L'accent multiplié.
 Bateau morbihannais
 Beau décor
 Par où on passe ? Gauche ? Droite ? Droite s'impose.
 Les vigiles du Golfe
 Maman les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?????
 Entrée 
 L'amie de  la Voyageuse
 Voiles blanches
 Quand elles ont vu le crâne elles ont plaisanté. Laquelle a dit "Crâne qui t'a mené là ?" 
Peu importe. Mais elles ont répété la phrase pour rire, comme ça, au moins une fois chacune. Puis elles ont fait silence. 
Alors les mâchoires du crâne se sont ouvertes en crissant. Puis elles se sont abaissées et elles ont articulé la réponse "La parole !" Elles répétaient chacune "La parole, le crâne a parlé, le crâne a dit "la parole" il a répondu à notre question. le crâne a parlé, il faut le dire au maire" Elles dansaient sur le sable en riant puis  elles se sont retrouvées à la mairie. Le maire n'en a rien voulu croire.
"j'ai du travail à faire, des dossiers à terminer, je ne peux pas vous suivre..." 
"Il le faut Monsieur le Maire, nous vous l'assurons, le crâne a parlé, un crâne qui parle, sur votre plage  c'est extraordinaire. Il a dit "la parole" quand nous lui avons demandé "Qui t'a mené là ?" "Vous devez interroger cet étrange administré !" 
Monsieur le Maire a cédé. La voiture de fonction s'est avancée et elles sont montées après lui.  Bientôt sous leurs pieds le sable crissait. "Alors, il est où votre crâne ? De toute façon s'il ne répond pas, craignez pour vos têtes !" 
Elles ont dit
"oh nous ne craignons rien, nous l'avons vu et entendu et nous sommes deux à avoir vu cela". Enfin Monsieur le Maire à son tour a remarqué le crâne.  Osseux, troué, sifflant, le vent s'engouffrant dans les orbites et le nez.  
Laquelle a dit : "Crâne qui t'a mené là "? Elles l'ont dit une fois, deux fois, trois fois. Monsieur le Maire parlait de ses dossiers qui prenaient du retard. Il a pris colère 
"ce crâne ne parle pas, un crâne n'a jamais parlé, on n'a jamais ni vu ni entendu un crâne parler !" Au comble de sa colère, d'un geste désordonné, mal dirigé, il a fait tomber leurs têtes.
Ebahi, sous le choc, il a quitté les lieux.  Pendant que les têtes  roulantes ont roulé, roulé, roulé et se sont arrêtées au pied du crâne.  Façon de parler. 
Les mouettes ont arrêté de crier ;  les poissons se sont arrêtées de nager. Aucun bruit, aucun mouvement, aucun grain de sable à se déplacer. Le silence pur et dur. 
Soudain les mâchoires ont crissé, et le crâne a véritablement parlé. Il a dit en regardant leurs têtes.
"Têtes, qui vous a menées là ?"
 La vierge et l'enfant qui veillent sur les bateaux et leurs équipages qu'ils sortent ou qu'ils rentrent, légende pour preuve à découvrir dans l'église
 La Voyageuse tente de garder l'équilibre sous le vent soufflant
 Le cerf-volant tient tête au vent violent
 Kerpenhir le lieu dit
 Les deux voiliers
 Bonheur
 Les trois marches à descendre pour goûter l'eau : design.
 Ouf, vlà l'bout
 La photo préférée de la Voyageuse
 Retour. Tout le monde embarque.

lundi 20 avril 2015

Au lundi 20 avril, 8 h 30 visite de l'Eté.

Lent élan de nuages
suspendus dans le ciel bleu
sieste en prémisse


les trilles siffleurs
traversent le frais éther
les pensées joyeuses


Comme disait une mère (Russe) et prudente,

"Un mot aimable est comme un jour de printemps"

vendredi 13 mars 2015

Un tout tout petit éléphant par Line Renaud

Un tou-out, tout petit éléphannnnnnnt
Trompan-ant son papa sa mamannnnnnn
S'en allait sans trop s'en faire
Et marchait tout en se dandinant

Conten-ent, de sentir le printem-emps
Bravan-ant la forêt du Soudan-annnn
Il allait sous les fougères
Faire l'école buissonnière
C'est si bon d'être libre un momen-ent



Et sous les arbres géants
Remplis de singes criants
Dressant sa trompe 
il chantait tout en avançant
les perroquets ricanants
se répétaient bruyamment
Quel impruden-ent, ce petit éléphant !


Le tou-out, tout petit éléphant
Vraimen-ent, se donnait du bon temps
Et cueillant des fruits sauvages
Il disait dans son langage
Puisque je suis seul, profitons-en

Lorsque soudain, la brousse entière
En un instant, parut se taire
Seul un grand cri, vers la rivière
Résonna longuement





Le tou-out tout petit éléphan-ant
Tremblan-ant comme une feuille au ven-ent
Vit briller dans les feuillages
Deux yeux, à l'éclat sauvage
Qui le regardaient bien fixement.

Lançan-ant un appel déchiran-ant
Devan-ant le danger imminen-ent
Face au grand tigre en colère
il s'apprêta solitaire
à mourir tout en se défendant

A son appel répondant
d'un peu partout brusquement
pour le défendre accoururent tous les éléphants.
En les voyant menaçants
le tigre toujours prudent
dans les fougères, disparut subitement

Le tou-out, tout petit éléphant
Penaud, embrassa sa maman-annnnnn
On l'ram'na dans la clairière
et pour le punir son père
sur son p'tit derrière lui fit pan pan

Cette histoire, nous prouve en somme
que tant qu'on n'est pas un homme
il faut obéiiiiiir à ses parennnnnnts.







jeudi 4 septembre 2014

Quelques thèmes d'histoires à disposition des Maternelles ou des Primaires

"J'ai peur.... j'veux de la lumière" c'est le cri jeté dans la nuit par Baby Grain' de Volubilis. Qui lui donnera de la lumière ? Ils diront tous non ? Qui dira oui ? La conteuse offre aux enfants un ensemble de petits contes créés ou adaptés, parsemés de vire-langues, comptines, chansons.... sur le thème du jardin ou du partage.



"Heureusement qu'il y a la mer" Charlotte n'en finit pas d'être en colère. "J'appelle le docteur" dit Maman. "Il lui faut un voyage en mer" dit celui-ci.... Autre enchaînement de petits contes où la mer, les vagues, l'eau ont leur place.

"Troïka, tchaï et matriochkas" La conteuse offre aux enfants un univers Russe. Jardin, navet, forêt, écureuil, petit garçon, pain.... Quand les enfants quittent la salle, ils comptent en russe sur leurs doigts ; d'autres chantonnent la chanson d'Anton. 

"Court, court, Pitchoune" La Pitchoune demande du pain à sa mère. Savez-vous ce qu'elle lui répond ? Une séance où la conteuse joue avec l'inter-activité.

"Le voyage de Boud'chou" Un Bébé dort profondément. Rien ne le réveille. Ni Big Ben, ni "Frère Jacques". Boud'chou LeDoudou décide d'aller voir le monde. Cette prestation s'accompagne au clavier pour une suite de chansons et comptines  (dont certaines de ma création). Boud'chou est présent.

Prestation maintenue malgré un temps épouvantable et le vent qui voulait absolument dévorer la tente. Adaptation nécessaire.

Autres prestations possibles. Pour contacter la conteuse :

07 70 34 90 72 - lcomlania@gmail.com - A bientôt. Avec plaisir.

lundi 12 décembre 2011

Tout schuss vers "Quand Père Noël a perdu les doudous"

Du côté de Carrefour 18,
ce jeudi 15 décembre,
les enfants de O à 3 ans sauront si Père Noël retrouvera les doudous qu'il a si maladroitement perdus en versant son traîneau sur la Voie Lactée. Pauvres doudous.
Lania joue au clavier, on chante avec elle, dans les maisons les mamans essaient d'endormir les enfants qui espèrent le Père Noël.
Et le Père Noël, que fait-il ? ça se saura.
En attendant Père Noël les enfants bougent pour de vrai , en compagnie de leurs Assistantes Maternelles.
A jeudi

mardi 6 décembre 2011

Anne Sylvestre porte bien son nom pour la Saint Nicolas, écoutez-la

en copiant le lien qui suit dans la fenêtre que vous savez
et puis,
avec elle,
chantez !

http://youtu.be/djjfR8N6Tb8

Et n'oubliez pas les Petits, plus que 19 jours avant la grande nuit
C'est Lania qui vous le dit

dimanche 28 novembre 2010

A domicile "La pomme de terre à la frite et vous l'entendez bien" ...


ça réchauffe par ces temps d'hiver. Pendant la randonnée de Beauregard, les oreilles ont suivi le Cacique Indien qui descendait des Hauts Plateaux pour savoir enfin comment les dieux font ? Font quoi, à qui, avec qui ? Vous pourriez vous poser la question si vous me demandiez de conter chez vous, à domicile "La pomme de terre a la frite et vous l'entendez bien". Rire, chansons, émotion, chaleur assurées. Merci aux organisateurs de la randonnée de Beauregard pour m'avoir donné la parole. Merci au vice-Président de la MIR. Pour m'avoir fait confiance. Merci à la MIR, Maison Internationale de Rennes. Merci au groupe LLAPAKU
Hasta luego

dimanche 10 mai 2009

L'ambiance que tu as manqué Fillette

Fallait y être pour le croire. C'est pas encore que je présenterai un film au Festival de Cannes. Document amateur et convivial uniquement. Désolée pour "Mes Duettes" : leur vidéo est impossible à écouter. Cependant merci à elles pour nous avoir chanté l'hymne du stade rennais.

samedi 9 mai 2009

AR SKIPAILH - GOUEL AR GELTED



Un darvoud dreistordinal a vo fenoz (8° 45) en ur Stad Frans kinklet gant bannieloù gwenne-ha-du a-vil-vern. Evit ar wech kentan, daou skipail deuet eus Breizh a c'hoario an eil ouzh egile e gourfenn Kib Frans. Ent reizh e tlefe ar maout mont gant skipailh Roashon met kigennoù a-walc'hzo gant Gwengampiz evit ch'hoari un dro-gaer dic'hortoz (Pajennoù 4 da 7)
Je dédie ce texte à la seule supportrice rennaise que je connaisse : Marie-Thérèse. Je comprends en la côtoyant, ce que peut être une vocation amicale. Et je n'oublie pas que le challenge est d'importance : le club qui gagnera recevra 700 000 euros. Oui, je l'écris une nouvelle fois sept cent mille euros ! Au fait, où est-il mon Dédé à gratter ? Mince, Zéro Euro.
Pourquoi je ne traduis pas : "parce que j'en suis incapable, parce que j'ai perdu la colonne "en langue nationale", parce que lorsque je ne connais pas j'aime bien "entrer dedans "m'imprégner !"
Au fait, petit conseil pour me faire pardonner la mise en page un peu fantaisiste. Aucune volonté là dedans : lire l'article qui précède celui-ci en partant du dernier paragraphe (qui devient premier) . Sinon les commentaires photos font désordre.
Bon match. A tout à l'heure sur l'Esplanade de la Liberté en rouge et noir. Comme tous les petits bonhommes des carrefours. S'il vous plaît !

vendredi 27 mars 2009

Mars : l'actualité est au jardinage, à l'écriture et à la poésie

La nuit du grand bruit dans la cité
écrit par Lania, illustré par Cherkid

Il était une fois, c'était la nuit. Sous la lune toute une cité et un poète dormaient. Soudain, un cri traverse l'espace, puis un bruit, du boucan, un ramdam réveillent Lepoète.

Le poète reçoit de la terre sur la joue. Il ouvre l'oeil et se lève. Il aperçoit le petit Babygrain'devolubilis qui n'arrête pas de gigoter. Il a rejeté son édredon de terre et se tient debout, les mains sur les hanches l'air pas commode. Lepoète lui demande "Ben alors P'tibabi, que t'arrive-t-il ?" P'tibabi répond

"J'ai peur du noir, j'veux de la lumière !"
Lepoète demande à Lantern'chinoise d'éclairer P'tibabi

Elle répond
"J'ai peur du silence, j'veux de la musique !"
Lepoète demande à Karillonjaponé de tintinnabuler.

Il répond
"J'ai trop chaud pour chanter, je veux être éventé !"

Le poète demande à Léventail d'éventer Karillonjaponé
Il répond qu'il s'ennuie trop : il veut d'abord voir Lékapucines danser.

Lékapucines veulent d'abord se doucher.
Lepoète demande à Larrozoir de les doucher

Larrozoir veut boire l'eau de Mademoiselle Pluinuage
Lepoète demande à Mademoiselle Pluinuage de lui verser de l'eau

Mademoiselle Pluinuage veut d'abord épouser le beau Lhorage
Lepoète demande au beau Lhorage de se marier avec Mademoiselle Pluinuage

Monsieur Lhorage veut que ArKenciel Lebel soit son témoin.
Le poète perd confiance. Il est minuit passé. Il sait qu'on n'a jamais vu ArKenciel Lebel se lever au milieu de la nuit. Il comprend qu'il n'arrivera pas à rassurer P'tbabi qui pleure dans sa barbe. Lepoète ferme les yeux.

Et c'est alors que le miracle se produit. Soudain de tous côtés, des étoiles colorées naissent, éclatent, se serrent, se resserrent entre elles et ouvrent le chemin à ArKenciel Lebel. Sous un voile rouge, bleu, jaune, vert, rose, il apparaît

et c'est la folie, tout le monde bouge :
Monsieur Lhorage offre une oeillade à Mademoiselle Pluinuage qui
offre de l'eau fraîche à Larrozoir qui
douche Lékapucines qui
dansent pour Léventail qui
évente Karillonjaponé qui
tintinabule pour Lanternechinoise qui
lumine pour P'tibabi qui
retourne sous son édredon de terre et s'endort enfin apaisé.
"Bonne nuit P'titbabi à demain" dit Lepoète qui
s'allonge sur sa chaise longue. Il ferme les yeux et se met à rêver.

Dans le ciel bleu profond Dame Lune luit
On n'entend plus un bruit, plus un cri, plus aucun ramdam, plus un seul boucan. Seulement le silence.

Le lendemain matin sur le parking de la cité tout le monde se réunit. "Que s'est-il passé cette nuit ?" et blabla bla et bla bla bla "Le poète ? Quoi Lepoète"
"C'était chez lui le bruit, les cris, le ramdam, le boucan !"
"Noooooooon !!! Chez lui ?" disent-ils tous.
Et tout le monde lève les yeux vers le balcon du milieu.
Et tout le monde lève les mains pour cueillir les fins bouquets bleu-rose-violet que P'tibabi de Volubilis offre avec toute sa tendresse.
Et tout le monde tend l'oreille à la poésie fleurie que le poète dit.


FIN


PS : Mille merci à la souriante et délicieuse amie Mara qui m'a invitée à écrire au lieu de dire, et à Cherkid, mon jeune ami dessinateur et à Martine sans laquelle je n'aurais pas rencontré ce dernier.