mercredi 3 août 2016

Conte de "La Roue tourne" histoire de génération.

C''était ou ?
C'était quand ?

C'était dans l'île des Humains, ceux qui naissent en étant portés puis avancent dans la vie sur leurs genoux, sur leurs deux jambes et la terminent sur trois pattes, canne en mains.

Dans l'île des Humains ou de père en fils, de père en fils, de père en fils la vie s'affile. Ou pas.

Dans cette île il y a longtemps, il était une fois car une fois suffit bien, un humain avait épousé une humaine ; à tous deux ils avaient eu un enfant ; l'enfant était devenu un homme et l'homme lui-même à son tour avait épousé une humaine et à tous deux ils avaient eu un enfant. La roue tourne.  

Sur le premier humain nommé, peu à peu le temps marquait son ouvrage. Les rides s'installaient : sur le front, au coin des yeux, au bord des lèvres et cela se voyait quand celles-ci tentaient de rire ou de sourire. Peu à peu le temps marquait son oeuvre. Le dos se voûtait, le corps s'affaissait, les pieds avaient de moins en moins d'ancrage : les pas, rétrécis,  se soulevaient avec difficulté. Le vieil homme trébuchait. Risquant la chute à chaque instant. Parfois il tombait. Et les mains qu'il avançait pour se protéger, le protégeait de moins en moins. Elles avaient grossi et devenaient malhabiles. Elles tremblaient et les objets leur échappaient.  
Un jour le bol de soupe aux choux, cette soupe qu'il aimait tant, il le porta à sa bouche. Ses mains qui tremblaient  lâchèrent le bol avant même qu'il atteigne ses lèvres. La soupe a tout éclaboussé à l'entour. La belle fille a poussé un cri : "Jules ça ne peut plus durer, il faut faire quelque chose !". Son mari a regardé son père ou plutôt l'air triste que portait son visage. Un air apeuré. Le liquide recouvrait son pantalon de velours et tombait sur le sol, goutte à goutte. La belle-fille a crié encore "Jules, il faut faire quelque chose, il me donne trop de travail ! Si tu ne fais rien je le ferai moi ! Jules n'a pas répondu !"
Quelques jours plus tard, l'homme s'est assis à la table. Son fils avait une assiette, sa belle fille avait une assiette, son petit-fils, silencieux avait une assiette, chacun avait un verre une fourchette, une cuillère un couteau mais lui, le grand-père, père, beau-père, le vieux, lui il n'avait rien. D'unevoix tremblante il a dit "Où est mon assiette, je n'ai n'ai pas pas d'as d'assiette !"
"C'est normal Grand-Père, désormais vous mangerez dans la cheminée, ou nous vous inscrirons à la maison de retraite. Il y en a une tout à côté, elle vient d'être construite, elle est toute neuve, vous vous y ferez des amis Grand-Père, choisissez !" Elle lui souriait.
Il a tourné la tête de droite à gauche et il s'est levé. Puis il s'est assis auprès de la cheminée, sur la chaise basse. Son bol, de plastique épais, était tout près. Il l'a saisi et il a mangé petit à petit. Lichée après lichée. De plus en plus lentement.

L'enfant ne disait mot. Il s'est levé. "
"Où vas-tu ?" a dit le père
"Je reviens" a dit l'enfant.
Il est revenu. Avec des pointes et des planchettes.
"Tu fais quoi ?"  a dit son père.
"Je te prépare l'assiette de bois pour le jour où tu feras tomber l'assiette de porcelaine, quand tu te mettras à trembler !"

Le père a regardé sa femme. Elle fronçait les sourcils. Mais rien ni personne n'aurait pu l'empêché de faire ce qu'il allait faire. Il s'est levé et il a ramené son père à table. "Nous ne lui ferons plus un seul reproche" a dit le mari a sa femme. Et se tournant vers l'enfant il a ajouté 
"Merci Fiston pour la leçon que tu m'as donnée (d'après Grim mais à ma façon)

Et comme on dit en Eurasie
Tarak-Turok, la pie au nid, 
au dessus des vertes prairies
le conte est fini 
(emprunté à http://feeclochette.chez.com/theorie.htm)





Photo #FranckHamel au manoir des Colombes, il y a... longtemps



mardi 2 août 2016

IV - Vaniouchka et la Nef Volante - (4ème et FIN)

Il faut voir comme le tsar descend les escaliers. Il fulmine "da da d'accord il possède la pomme d'or, da da da d'accord il peut me la donner, mais je ne la veux pas, je veux garder avec moi ma petite tsarine Anastasia qu'i aille en enfer lui et sa troupe !" 
Le tsar Damian interpelle ses gardes et ordonne 
"Enfermez-moi cette troupe vulgaire dans le four à pain. Voyons voir s'ils sauront en sortir"
Les gardes sont nombreux. Le temps de comprendre ce qui leur arrive, la troupe des sept disparaît dans le four à pain et klak klak schplak la tringle  de fer claque et la porte se referme sur eux. La chaleur est étouffante et une ombre passe sur le visage de Vaniouchka. "Compte sur moi Vaniouchka !" 
C'est Soufflafendre LaFroidure qui vient de parler. D'un coup sec...... (à suivre en IV)

D'un coup sec il retire son bonnet de neige, sa chapka et dans l'instant les flammes deviennent glaçons, le feu gèle et prend fin. Tous ensemble la troupe ouvre la porte du four d'un seul coup d'épaule. Tous dans la cour ils font face au tsar Damian qui peste tempête tente de sourire et accorde la main de sa fille de celui qu'il appelle "Le Pouilleux". En même temps il pense "Quand il arrivera à la nef volante avec ma fille et ses compagnons mes soldats se lanceront à l'abordage et toute cette troupe sera prisonnière.  et je récupérerai ma petite tsarine Anastasia, ma fille chérie"
C'est sans compter avec FinOReille JenTenBien. Il se rapproche de Musikos LetambouRiNaïre et il lui apprend la volonté du tsar Damian. Quand Vaniouchka monte l'échelle de la Nef Volante il soutient la petite tsarine Anastasia. Mais quand ils atteignent le pont de la Nef Volante, les soldats du tsar passent à l'abordage. Sans hésiter LeTamBouRiNaïre  bat du tambour. Aussitôt des milliers de soldats surgissent hors de l'instrument et l'armée du tsar est écrasée. La petite troupe retourne au palais, le tsar Damian est fait prisonnier ainsi que toute sa cour.

Le pensez-vous, Vaniouchka est devenu Tsar, ses sept amis ses conseillers et auprès de la grande Tsarine Anastasia devenue, s'ils n'est pas mort, il coule encore des jours heureux.

« И стали они жить-поживать, добра наживать ! » 
« et ils se mirent à bien vivre et à amasser du bien ! »
Empruntée au site https://blogpeda.ac-bordeaux.fr/optionrussecassin/litterature-2/contes-russes/


Goussi goussi
da da da
ieskatitié ieskatitié
ga ga ga
(comptine phonétique russe - la fermière donne à manger aux oies. Elles sont d'accord. Elles la remercient)


III - Vaniouchka et la Nef Volante - conte Russe. (suite 3ème)

les voilà 5 dans la nef 
Mangetout LaFFamé, 
Louis LeFinOReilles, 
Beloeil LeVoyant, 
Bellejambes LéClair, 
et Vaniouchka  
                                                                        ... j'ai la Nef Volante, 
à moi le palais du Tsar, 
à moi la jolie petite tsarine...
 Les nuages et les rayons de soleil caressent les flancs de la Nef Volante et les dix joues du nouvel équipage se penchent, curieuses, et découvrent dans le paysage.... (à suivre) un magnifique lac qui brille de tous ses reflets tel un miroir. Vaniouchka repère un homme solitaire qui se tient debout face au lac. A peine se demande-t-il ce... que l'homme tourne sa tunique blanche à galons rouge autour du cou vers la Nef Volante et répond, comme s'il avait entendu la pensée de Vaniouchka "Je reste là, debout, devant le lac car j'ai soif !"
"Alors bois !"
"Mais je ne peux pas, aurais-je toute bue l'eau de ce lac de Rostov que j'aurais encore et toujours soif ! Je dois boire davantage !" 

Vaniouchka ne tergiverse pas. Comme il pense "Quelle étonnant handicap, il peut sûrement servir  hop là d'un Attrape Boitout LaSSoiffé et rejoins-nous il jette l'échelle de corde par dessus la Nef Volante et l'homme monte monte monte et 
 les voilà 6 dans la Nef Volante, 
Boitou LaSSoiffé
Mangetout LaFFamé, 
Louis LeFinOReilles , 
Beloeil LeVoyant, 
Bellejambes LéClair, 
 et
Vaniouchka 
et vole, vole Nef Volante la Nef volante vole vole vole 

soudain Vaniouchka interpelle tout le monde "regardez cet homme là il mange son..." Il n'a pas fini sa phrase que l'homme lève la tête et dit "Je ne mange pas mon bonnet, je clos ma bouche avec lui parce que mon haleine est si froide que si je l'ouvre,  tout gèle autour de moi. Vous gèleriez vous aussi !"

"Attrape "Souffle à Fendre" et rejoins-nous", Vaniouchka jette l'échelle de corde dans le vide, l'homme l'attrape et 
les voilà 7 maintenant dans la nef Volante
Soufflafendre LaFroidure
Boistou Lassoiffé
Mangetou Laffamé, 
Finoreilles LenTenBien, 
Beloeil LeVoyant, 
Bellejambes LeCourant, 
 et

Vaniouchka... à moi le Tsar et la Anastasia la Jolie Petite Tsarine 
et la Nef Volante va et vole, vole vole Nef Volante

Mais ce n'est pas fini, voilà que le regard de Vaniouchka est attiré par un homme, un soldat, qui porte un tambour autour de son corps. 
Il n'a pas encore émis la question que le tambourinaire lui répond "oui je joue du tambour mais pas de celui-ci, sinon, des soldats sortent de ma caisse et ils nsortent tant que je n'ai pas arrêté de jouer !"
Une armée si facile à accueillir, Vaniouchka se dit que cette qualité là il ne peut pas s'en séparer, il la lui faut !
Hop là il jette l'échelle dans le vide, le tambourinaire

les voilà 8 maintenant dans la nef Volante

Musikos LeTambouriNaire
Soufflafendre LaFroidure
Boistou Lassoiffé
Mangetou Laffamé, 
Finoreilles JenTenBien, 
Beloeil LeVoyant, 
Bellejambes LeCourant, 
 et

Vaniouchka... à moi le Tsar et la Anastasia la Jolie Petite Tsarine 

et la Nef Volante va et vole, vole vole Nef Volante


"Voyez-vous comme je vois" dit Vaniouchka à tous ses amis
Ils lui répondent "Oui Vaniouchka, nous voyons le palais du tsar Démian et de la Petite Tsarine Anastasia" A ce moment-là, les tourelles se rapprochent, et la Nef volante, descend descend descend encore et elle s'arrête au beau milieu de la cour.

Le tsar Démian se tenait juste à cet instant à la fenêtre dans son manteau d'astrakan. Il voit la Nef Volante. Il est content. Mais il repère la troupe et il pense "D'où viennent-ils ces mendiants, croient-ils que je pourrais offrir ma jolie Anastasia à l'un d'eux, si un seul le croit il se trompe.  Sur le seuil du palais, côté cour, Vaniouchka lui parle tout sourire. Mais le tsar Damian ne voit que ses souliers éculés, son pantalon rapiécé et sa tunique blanche au galon rouge par endroit décousu :  "Tu m'as ramené   la Nef Volante Vaniouchka mais pour épouser ma fille, la petite tsarine Anastasia, ce n'est pas suffisant" dit le tsar. Et il lui apprend "Avant il te faudra, toi et tes amis,   boire et manger jusqu'à la dernière miette, jusqu'à la dernière goutte tout ce sera présenté sur la table et dans les tonneaux !" Sur ce, le tsar Damian s'éloigne et disparaît.

La troupe échange regards et sourires. Ils sont fatigués, pffff manger leur sera aisé car ils ont très faim, quant à tout manger, et à tout boire, ne sont-ils pas nombreux ? 
En quelques minutes une ronde de serviteurs s'affaire dans la cour du palais. Planches en table, nappes blanches sur planches, verres de vermeil, assiettes de porcelaines, zakouskis, koulibiack de saumon, vatrouchka aux fruits confits, bientôt la table déborde. Vaniouchka et sa troupe s'installe. ils mangent, ils mangent, ils n'en peuvent plus de boire et de manger, et sur la table il y a encore beaucoup de pitance. La troupe s'interroge. Boistou Lassoiffé et Mangetou Laffamé s'exclament en souriant 
"Nous oublies-tu Vaniouchka ?" 
En deux coups de cuillère à pot Boistou Lassoiffé et Mangetou Laffamé mettent la table à sac. Au revoir les 44 tonneaux de vodka, adieu les 44 boeufs rôtis et les 44 vatrouchka, il ne reste même pas le plus petit des zakouski.

La troupe s'endort aux trois-quart sur cet effort. Le tsar Damian est attiré par le silence qui règne dans la cour. Et il ne décolère pas en voyant que toutes les tables sont vides. Il marmonne  "Da da, ils ont tout  avalé d'accord, da da da ils ont tout avalé mais je ne veux pas que ce mendiant épouse ma fille ; il ne l'épousera pas ! J'ai une autre idée." 
  
"Vaniouchka, avec tes amis, et comme je le voulais, tu as tout mangé tout bu. Je t'en remercie mais pour épouser ma fille la petite tsarine Anastasia, cela ne suffit pas. Passé le 7ème royaume, tout au bout de la 7ème vallée, il existe un arbre merveilleux. Une seule de ses pommes est d'or, je veux que tu me la ramènes !"
 Sur ces paroles, le tsar Damian s'éloigne et disparaît.

Passé le 7ème royaume,  tout au bout de la 7ème vallée... tout ça n'est pas tout prêt... Vaniouchka semble réfléchir. "Compte sur moi Vaniouchka !"  et le temps que Vaniouchka se retourne, il ne voit plus que la fumée poussiéreuse derrière le pas phénoménal de Bellejambes Léclair  qui entre dans le magnifique jardin. La pomme est là, ronde, ferme, luisante, toute d'or brillant. Mais il ne la cueille pas, il l'admire et à force de l'admirer il s'endort appuyé au tronc de l'arbre merveilleux. Et dans la cour, le temps passe ; et le jour décline. Vaniouchka semble réfléchir. 
"Compte sur moi Vaniouchka !" cette fois c'est BelOeil LeVoyant qui a parlé.

Il prend un arc, une flèche et vise la pomme d'or. Celle-ci tombe sur la tête de Bellejambes Léclair qui se réveille en sursaut et se retrouve d'un seul pas dans la cour au moment précis où le tsar Damian regarde par sa fenêtre. La pomme d'or brille de tous ses feux dans la main de Vaniouchka tout heureux à l'idée d'épouser la petite tsarine Anastasia. Mais pas si sûr.

Le tsar descend les escaliers. Il fulmine "da da il possède la pomme d'or, da da il peut me la donner, mais en colère, il réunit ses gardes et ordonne 
"Enfermez-moi cette troupe vulgaire dans le four à pain. Voyons voir s'ils sauront en sortir"
Les gardes sont nombreux. Le temps de comprendre ce qui leur arrive, la troupe des sept disparaît dans le four à pain et klak klak schplak la tringle  de fer claque et la porte se referme sur eux. La chaleur est étouffante et une ombre passe sur le visage de Vaniouchka. "Compte sur moi Vaniouchka !" 
C'est Soufflafendre LaFroidure qui vient de parler. D'un coup sec...... (à suivre en IV)

Marche Nordique en bords de Rance jusqu'en cale sèche de la Landriais et le petit oratoire dédié à Sainte Miette.

8 h 30, ce dimanche matin de juillet, veille du 1er août, au bord de l'avenue, au bas de l'escalier, un somptueux carrosse gris bleu nous attendait. Etonnements réciproques, nous éclatons de rire et questionnons.  "Mais où est ta petite Clio ?" C'est vrai, Martine, faut c'qu'il faut pour rejoindre la marche nordique de l'été organisée par l'association rennaise Zen Tonic. Merci pour ce co.voiturage princier
La direction du trajet est doublement repérée mais à bien y réfléchir, il suffit d'aller tout droit, tourner à gauche, à droite, tout droit, sur la droite, sur la gauche, la chapelle, le cabinet médical, le Porc hors Sol, fastoche,  c'est tout. Le porc hors sol ? C'est étrange tout de même. A l'écoute, j'entendais porc au sol : un je n'y voyais rien d'étrange ; 1, les porcs c'est d'abord tout breton et ensuite ça se promènent bien, comme en Corse, sur le sol ;  2, je trouvais pourtant cela étonnant car en levant la tête par-dessus la route, au lieu de ne voir aucun porc, je voyais des bateaux bien immobiles. J'explique : mais vous l'apprends-je ? Dans les ports bretons -et peut-être ailleurs-  l'espace manque. Alors les bateaux sont remisés à terre sur les cales habituelles ou rangés en l'air, sur des étagères avec ascenseur de distribution. Le tout s'appelle  "Port hors sol". 
Et ça ne déclenchait pas !!! Zut de zut mes petits neurones, remettez-vous. Ou zut de zut chères petites oreilles reprenez-vous. Non ce n'est pas  Porrsol, pas plus que corrossol ou sapotille pour partir, d'un clic, droit direct, à La Réunion, par exemple. Non, non, non. Oreilles remettez-vous.




 Nous voilà partis
Il est 10 h au soleil 2016. Au soleil 1964 on aurait à peine ouvert les yeux.  Oh ah j'archive.
et peu après
 la randonnée commençait pour de vrai sous les feux encore légers du soleil.
 Intéressant ce débris de bois
 Peut-être davantage sous un autre regard
 Amusant, une porte à traverser ! Où nous mènera-t-elle ?
 dans cette maison de pierre. J'ai pas dit Pierre. Mais j'aurais pu !
 Pierre le menuisier aurait pu la retaper
 il aurait pu lui-même avoir reçu les leçons de maçonnerie sèche 
de Jean des Pierres, le gars doué de Douarnenez
 En attendant, Thomas, le sympathique et bienveillant animateur de Zen Tonic 
surveille la randonnée
 sur le chemin de terre
et personne n'a besoin des bouchons.
ça monte ça descend

Au bout de quelques temps un arrêt mise au point, les découvertes, les conditions du repas, toute une histoire. Grâce à Colette, la présidente de l'association rennaise Zen Tonic. De tempérament audacieux, elle a osé questionner la propriétaire d'un joli petit jardin. De tempérament aventurier celle-ci, absente, nous a autorisé à nous y arrêter. Un repas avec soleil et vue sur rivière, que demander de plus.


Une recommandation qui ferait reculer nombreux, d'ailleurs seule une personne y nage. Et de toute façon il n'est pas prévu que nous enfilions les maillots. Par contre avant de poursuivre on peut prendre des précautions.
devant la petite maison rouge file il y aura mais tout le monde ne pourra pas. Ah ah, me fait penser à un conte dit par Henri Gougaud
qu'il m'est arrivé de dire aussi. Comme je ne le trouve pas et que l'asso s'appelle Zen tonique, je fais un lien avec sur lequel vous pouvez découvrir quelques textes façon ZEN.
Tout le monde est-il là ?
"Henri, reviens, tu t'égares, où vas-tu, tu te trompes de sens !" Mais Henri est un solitaire, un marcheur isolé qui échange avec chacun chacune de nous tout en allant d'un bon pas, un grand sourire.
Moi, j'archive. Et le soleil vous le dit. Croyez-le, il dit vrai.


de quoi chanter Bleu Bleu le ciel de Provence
Le Capitaine a dit "Tous au poste regards tournés vers l'horizon""  Pas facile :-) d'obéir au Capitaine aux alentours de la

Contemplation d'un ouvrage remarquable autant qu'étonnant.


Découverte d'un ouvrage d'art sans autre exemplaire peut-être même au monde.


Photo prise parce que je trouve que c'est difficile de photographier des bateaux.


Traversée d'un village charmant


où il n'y a pas que des antennes sur les cheminées des toits, bien sûr je suis seule à l'avoir remarqué


je continue d'archiver  l'ombre qui si chaud qu'elle se rapproche de la rambarde de pierre


Les agaçantes sont partout et peut-être les Monbretiae de même


On ne l'a pas pris et pour cause, mais n'ai pas pu m'empêcher


Dans le soleil, sur le ciel bleu il émergeait magnifique et parfumé

Celui-ci je n'aurais pas dûl'identifier
pas plus que je n'aurais dû photographier cet oratoire
destiné à honorer Notre-Dame de la Miette
et les offrandes récentes prouvent qu'elle est
toujours appréciée. Comme chacun chacune j'ai monté les escaliers sans avoir fait de prière.

Peut-être pour cela qu'en découvrant la réplique du visage de Gargantua


ainsi que l'empreinte de son pas, passant par la Bretagne pour y construire son bateau en décimant la forêt de Saint Malo, j'ai trébuché bizarrement, en me retenant, déstabilisée, sans me retenir, en avançant d'un pas, reculant de deux, me redressant d'un mètre et finalement, pour ne pas tomber sur les rochers de la plage, en me jetant dans un buisson épineux. Hou hou allo !  C'est clair j'étais ailleurs. Archivée sur moi-même, à l'opposé de mon sens de marche. Il vaut mieux en sourire.
Fin des photos miennes et remerciement à tous ceux et celles (Juliette par exemple, je n'oublierai pas) qui m'ont chouchoutée. A bientôt.

mardi 19 juillet 2016

Bonjour. Vous avez dit "Canicule" ? Ce 19 juillet 2016, parce que c'était hier

ça m'a trop fait rire. 
Disons qu'il fait chaud c'est vrai. 
Disons que la périphrase "il fait trop chaud" commence à succéder à "mince il pleut trop" 
Disons qu'elle est mexicaine. 
Disons que nous mangeons ensemble. 
Disons que je lui ouvre les chemins culturels. 
Disons que je lui parle d'un festival sympa qui se tient à trois lieues de chez moi.
Disons que je vais faire un tour sur le net pour découvrir le programme. 
Disons qu'elle éclate de rire en apprenant, tout comme moi, que la partie de football est annulé pour raisons caniculaires. 
J'éclate aussi. C'est vrai. 
Et je me rappelle de 56 à 64, enfance, mes souvenirs d'été. Je n'imagine pas, je sais la rue étroite et les pierres blanches chauffées à blanc, et l'ombre qui, sous les ardents rayons du soleil, se réfugie au bas des murs et je n'imagine rien, 



je sais, que la sieste que nous impose nos parents est nécessaire et bienvenue. Et si je ne dors pas, devinez ce que je fais ? Je lis, en me régalant, sans les voir, des horizontales lumineuses qui traversent les volets italiens pour plonger dans l'obscurité et se noyer dans le plancher. 
Et sous le rire de ma délicieuse jeune amie mexicaine, je me rappelle mes nombreux tours de stade en compagnie d'une délicieuse pharmacienne vénézuélienne. Ceci en plein centre du Vénézuéla dès 6 h du matin pour profiter de la fraîcheur, déjà hypothétique (au moins 30°). 
Et parlant de la fraîche, hier, à la nuit toute bleu Waterman, je repense à son manteau orné d'une broche si froidement ardente que pleinement argentée, immense et souple, duplication aérienne de la montre de Dali. Je me reposais des émotions du départ définitif d'un ami. 
Au-dessus de ma tête, mes balconnières. Autour de moi le parfum des feuilles de tomates ; celui de la menthe ; l'éclat de mes suspensions de Noël devenues suspensions de 14 juillet ; d'étranges bruits, une porte qui claque une seule fois mais apparemment plusieurs personnes sortent de la voiture ; la démarche d'une fourmi ou le son de la respiration d'un papillon. Ou encore, le ronronnement sourd et permanent de la Ville. Le choeur urbain. Les larmes ont coulé comme un doux ruisselet. Me suis endormie. Sur mon transat bleu Océan Pacifique. 
Bonjour.

samedi 16 juillet 2016

II - Vaniouchka et la Nef Volante (suite 2ème)

Les mots manquent à Vaniouchka. Au beau milieu de la clairière se dresse un magnifique bateau de bois, avec un mât immense et deux autres à peine moins. Le vent caresse et gonfle doucement trois. La stupeur frappe Vaniouchka. Le bois est merveilleux. Il ne peut s'empêcher de poser la main dessus. Au même moment  une échelle de cordes tombe au sol et le bâtiment de bois tressaille davantage.  Vaniouchka grimpe  à l'échelle. Le voilà sur le pont. Le bateau tressaille encore, les voiles se gonflent, le bâtiment s'élève au-dessus de la clairière, le bateau quitte le sol et vogue par dessus la forêt d'épicéa. Vaniouchka rit. "Comme le monde est beau, comme le monde est grand, 

Et soudain sur un j'ai la Nef Volante, à moi le palais du Tsar, à moi la jolie petite tsarine... il s'étonne.... (à suivre) parce qu'il remarque un homme qui marche sur un chemin en sautant d'un pied pendant qu'il garde l'autre jambe accrochée à son épaule. Quelle drôle de façon il a cet homme d'avancer. Je vais lui demander pourquoi ?

Vous qui lisez, devinez-vous ce que l'homme répond à Vaniouchka ? Non, ce n'est pas ça. Il lui répond... 

Je garde l'une de mes jambes sur l'épaule car si je la descendais d'un seul bond je me retrouverais à l'autre bout du monde ! Tu parles d'un handicap !

"Un handicap ? Plutôt une qualité" Et sitôt pensé Vaniouchka agit. Il jette l'échelle de corde par-dessus bord et il hurle un "Rejoins-moi Belle Jambe !" 
Et  maintenant vous qui lisez, imaginez  
... les voilà 2 dans la Nef Volante, 
Belle Jambe et Vaniouchka
 j'ai la Nef Volante, 
à moi le palais du Tsar, 
à moi la jolie petite tsarine... 
Les nuages et les rayons de soleil caressent les flancs de la Nef Volante et les joues du nouvel équipage qui se penchent, curieux, en riant. et découvre à la sortie d'une forêt d'épicéa un 

Regarde Belles-Jambes comme il est drôle cet homme que crois-tu qu'il fasse ?
L'homme se tenait debout un oeil accroché à son fusil face à un immense espace vide. A-t-il entenduVaniouchka, l'homme répond  répond : 

Je vise  un petit oiseau qui est là-bas tout au bout du bout ou  finit le monde  ! 

Quelle belle vision pense Vaniouchka quelle belle qualité Et sitôt pensé Vaniouchka agit. Il jette l'échelle de corde par-dessus bord et il hurle un "Rejoins-moi Bel Oeil !" 
Et  maintenant vous qui lisez, imaginez  
... les voilà 3 dans la Nef Volante, 
Bel Oeil, Belle Jambe et Vaniouchka
 j'ai la Nef Volante, 
à moi le palais du Tsar, 
à moi la jolie petite tsarine... 
Les nuages et les rayons de soleil caressent les flancs de la Nef Volante et les joues du nouvel équipage qui se penchent, curieux, et découvrent au-dessus d'une clairière vert pâle :

Regardez moi ça, dit Vaniouchka, regardez-moi cet homme qui dort l'oreille collée à l'herbe douce de la clairière

L'homme a-t-il entendu ? Voilà qu'il répond 
"Je ne dors pas, j'écoute l'herbe pousser !" 
Vaniouchka ne perd pas de temps à s'extasier, il répète 
"Tu écoutes l'herbe pousser ?"Il jette l'échelle de corde et il hurle un " Attrape la corde et rejoins-nous Fine Oreille"
L'homme attrape l'échelle de corde et bientôt les voilà 4 dans la Nef Volante : Fine oreille, Bel Oeil, Longues Jambes et Vaniouchka  
                                                                             j'ai la Nef Volante, 
à moi le palais du Tsar, 
à moi la jolie petite tsarine... 
Les nuages et les rayons de soleil caressent les flancs de la Nef Volante et les joues du nouvel équipage qui se penchent, curieux, et découvrent au-dessus dans le paysage un chemin qui serpent et un homme qui tire autant qu'il peut une énorme charrette pleine de miches de pain

Les a-t-il entendus s'interroger ? Il répond 
"Je vais chercher d'autres voitures pleines de miches de pain car j'ai faim et le contenu de celle-ci ne me suffira pas !"

Vaniouchka ne perd pas de temps : il jette l'échelle de corde et hurle un "Attrape et rejoins-nous Mange-Tout tu es le bienvenu ici !"
Pour attraper, l'homme attrape et il grimpe et les voilà 5 dans la nef Volante Mange Tout, Fine oreille, Bel Oeil, Longues Jambes et Vaniouchka  
                                                                             j'ai la Nef Volante, 
à moi le palais du Tsar, 
à moi la jolie petite tsarine... 
Les nuages et les rayons de soleil caressent les flancs de la Nef Volante et les joues du nouvel équipage qui se penchent, curieux, et découvrent au-dessus dans le paysage.... (à suivre)





lundi 11 juillet 2016

I - "Vaniouchka et la Nef Volante", conte russe- Introduction inspirée de Per Jakez Helias

#PerJakezHelias la tenait de son père qui la tenait lui-même de son grand-père, qui la tenait lui-même de son grand-père qui la tenait lui-même.... il y a longtemps
il était une fois,
Petit Bonhomme Petit Vieux viens-t'en vite viens-t'en voir marron qui veut devenir myrtille. Je sais le Breton
Quel breton ?
Breton de pierre !
Quelle pierre !
Pierre à tique
Quelle Tique ?
Tiques de pain !
Quel pain ?
Pain de fuseau !
Quel fuseau ?
Fuseau de lavande !*

Quelle lavande ?
Lavande du village
Quel village  ?
Village de terre
Quelle terre ?
Terre jaune !
Quel jaune ,
Jaune d'oeuf !
Quel oeuf ?
Oeuf de poule !
Quelle poule ?
Poulette blanche avec sa crête comme une toque sur sa tête et plus brillante que l'argent...
Le conte vient maintenant....
*Après tout peut-être que l'arrière, arrière, arrière, arrière grand-père de Per Jakez Hélias 
connaissait-il le village de Montcuq où l'on cultive aussi la lavande, 
où plus près de la profonde Bretagne le quartier du Gast à Rennes, 
où il en pousse sur les bordures de trottoirs.

Le conte vient maintenant.... et c'est
L'un de mes tout premiers.

Vaniouchka et la nef volante



Il était une fois, dans le 7ème royaume au bout de la 7ème vallée Piotr le moujik, Nadedja sa femme Yvan, Vassili et Vaniouchka leurs trois fils. 

Un jour dans leur village est passé un tambourinaire. Il s'est installé au milieu de la place du village et dès les premiers roulements de ses baguettes sur la peau du tambour tararara tararararatatata, enfants femmes et hommes l'ont entouré. Vassili et Yvan se sont précipités à leur tour. Ils sont suivis par leur petit frère Vaniouchka, qui n'en voulant rien montrer se cache dans la foule derrière leur dos.

A la fin des roulements le tambourinaïre déroule dans le silence un parchemin. Il lit le texte à voix haute :
"Moi, votre Tsar Dimitri j'ai décidé de marier ma fille la jolie tsarine Anastasia. J'invite tous les jeunes gens, jeunes hommes, hommes dans la force de l'âge ou pas que je marierai la belle tsarine Anastasia à une seule condition : qu'il sache me ramener une nef volante" et tararara tararararatatata les roulements de tambour reprennent et cessent, la foule s'éloigne et les deux frères se  frottent les mains.  "Viens Vassili, l'un de nous deux épousera la jolie tsarine, on va la trouver la nef volante, allons annoncer notre départ à notre mère !" Ils s'éloignent. Vaniouchka s'éloigne à son tour.

"Où étais-tu ?" dit sa mère, "petit vaurien"
"Où étais-tu,  grand fainéant ?" dit le père

Vaniouchka est le souffre douleur de la famille, père, mère et frères. Il ne répond rien. Il regarde sa mère préparer deux besaces : dedans elle glisse du vin, du fromage, de belles brioches fondantes, gonflées et dorées. Enfin elle embrasse ses fils et auprès de leur père elle les regarde s'éloigner et disparaître à l'horizon. "Bon retour mes fils"

Ils marchent, marchent. Bientôt ils croisent un homme âgé, si âgé que tout courbé "Bonjour mes fils, j'ai faim vous aurez bien quelque chose à partager avec moi" leur dit-il. Les garçons sont sans pitié, même l'unique dent tremblotante du vieillard ne les émeut pas. Ils répondent froidement 
"Vieillard, nous ne pouvons rien partager, nos besaces ne contiennent que des pommes de pin" 
Le vieil homme grommelle "soit des pommes de pin" Vassilli et Yvan  poursuivent leur chemin. Quelques temps plus tard, Soleil au zénith, les deux frères ressentent soif et faim. Ils s'installent au bord de la route. Ils ouvrent leurs besaces et poussent des cris de désespoir. Les besaces ne contiennent que des pommes de pin. Au revoir la nef volante, adieu la jolie Anastasia, bonjour maman, les deux frères retournent chez leurs parents. Ils pleurent.

Vaniouchka déclare " à mon tour de partir, je trouverai la Nef Volante, " ah ah ah ses frères pouffent. Il les ignore et poursuit   "j'épouserai la jolie Anastasia et votre vie deviendra meilleure" Le rire secoue Vassili et Yvan qui se moquent de Vaniouchka 
"On n'a pas besoin de toi ah le benêt, ah le simplet" disent-ils. Mais Vaniouchka ne change pas d'idée, il se tourne vers sa mère et lui demande "Mère préparez-moi une besace pour la route !" 

Elle rit elle aussi, elle essaie de le détourner de son projet, mais il insiste alors dans la besace elle range  une bouteille d'eau, un trop vieux fromage, et des brioches de la semaine passée qu'elle réservait au cochon, brûlées  brûlées qu'elles étaient par la mauvaise cuisson au four. Puis, le père, la mère, les deux frères ont regardé Vaniouchka s'éloigner et disparaître à  l'horizon en se moquant de lui "N'oublie surtout pas de revenir et de nous présenter ta femme !"ah ah ah et de s'écrouler de rire tous les quatre

Vaniouchka marche marche. Bientôt il croise un vieillard si âgé qu'il a le dos bien courbé. Le vieillard le salue. 
"Bonjour jeune homme, j'ai faim,  partagerais-tu ton repas avec moi ?" 
Vaniouchka se rappelle les brioches brûlées, il aperçoit la seule et unique dent tremblotante du vieil homme. "Ce que j'ai n'est pas bon pour toi Vieil Homme, tu pourrais y perdre ton unique dents, je suis désolé, je suis obligé de te refuser un quelconque partage ! Reçois mes excuses !"   "Je ne veux pas tes excuses, je veux partager ton repas, partageons-le !" et au grand étonnement de Vaniouchka le vieil hommes s'assoit et lui fait un signe de la main our qu'il s'assoit à son tour. "Assieds-toi, et partageons ton repas, je te le demande" Vaniouchka  s'assoit à ses côtés et ouvre sa besace. Quelle surprise, les brioches sont délicieuses, le fromage est parfait, l'eau d'une fraîcheur sans égale et le sourire du vieil homme sans équivoque. Il est content. La gentillesse de Vaniouchka lui plaît beaucoup. 

"Vaniouchka" lui dit-il, "tu es un garçon généreux et prévenant, écoute ce que j'ai à te dire. Dans quelques temps sur ton chemin tu trouveras un bâton. Ramasse-le. Plus loin, tu apercevras une forêt. Frappe le premier arbre de ton bâton.  Entre dans la forêt et  allonge-toi face contre sol dans la première clairière. Cache ta tête dans les herbes et quoi que tu entendes, ne la relève pas. Sauf quand tu n'entendras plus rien."

Le vieil homme s'arrête de parler. Vaniouchka veut le remercier. Mais il a beau chercher le vieil homme à la dent qui tremble a disparu.  Marche que je marche c'est en marchant que je fais du chemin, Vaniouchka se remet en marche. Il trouve un bâton, il le ramasse, il en frappe le premier arbre, il entre dans la forêt, il s'allonge dans la clairière face contre sol et se bouche les oreilles tant le bruit devient assourdissant. Le bruit de la scie, celui du rabot, celui du marteau, le bruit de la masse, que peut-il bien se passer ? Vaniouchka ne relève pas la tête sauf lorsque  le silence s'installe. 

Les mots manquent à Vaniouchka. Au beau milieu de la clairière se dresse un magnifique bateau de bois, avec un mât immense et deux autres à peine moins. Le vent caresse et gonfle doucement trois voiles d'un merveilleux bateau. La stupeur frappe Vaniouchka. Le bois est merveilleux. Il ne peut s'empêcher de poser la main dessus. Au même moment  une échelle de cordes tombe au sol et le bâtiment de bois tressaille davantage.  Vaniouchka grimpe  à l'échelle. Le voilà sur le pont. Le bateau tressaille encore, les voiles se gonflent, le bâtiment s'élève au-dessus de la clairière, bientôt le bateau vogue par dessus la forêt d'épicéa et Vaniouchka rit. Comme le monde est beau, comme le monde est grand...

Mais soudain il s'étonne.... (à suivre)