dimanche 25 septembre 2016

Une super chute au cours d'une super randonnée marche nordique

C'était l'été. Pour trouver le lieu de rendez-vous c'était simple. Quitter Rennes aller tout droit toujours tout droit et quand ça tourne à gauche, tourner à gauche. Après rouler jusqu'au port en sol. Une énigme le port en sol. Que nous finissons par rejoindre sans le savoir. Vu que nous reconnaissons la voiture des organisateurs. Nous les rejoignons.
Le port en sol 'est pas une partition, il se trouve de l'autre côté de la route. Et son explication est la suivante : les ports étant encombrés, les bateaux sont rangés en hauteur et un peu à peine éloignés du bord de mer. Moderne !
La rando nordique c'est partie. Premières photos

 Elle se poursuit le long des bords de Rance 
Elle est agréable et le bord réserve ses surprises
 une épave marine
 une porte qui s'ouvre sur un champ
 et une maison sans porte qui offre les richesses
 des lieux et alentours
Thomas, notre animateur Zenactiv qui surveille son groupe
 Madame la Présidente qui a organisé en collaboration avec Thomas le déroulé de la randonnée
 le paysage auprès de la 
 et petite nécessité humaine
qui me remet en mémoire un histoire rigolote que vous pouvez lire dans un ouvrage qui s'appelle "le murmure des Contes" de Gougaud/Delassalle deux super plus que conteurs.
 Je fais partie de la randonnée à ma manière. Présente !
 Quand les randonneurs se croisent qu'est-ce qu'ils échangent ? Des "bonjour" de randonneurs
 et je suis toujours là pour en témoigner
l'appareil accroche les lumières
 le paysage est magnifique
 inattendu
 étonnant de quoi prendre des notes. Nous sommes à La Landriais.
 La cale sèche de la Landriais très exactement
 et j'aurais presque envie de m'y baigner ::que tonta, olvidé mi trajet de "bagno"
 les notes se suivent
 et précisent le lieu, l'endroit
 je tente de photographier une immense épave. Je trouve la prise difficile.
 Je rebrousse chemin de peur de m'égarer
 et sans savoir ce qui m'attend prochainement me marre en découvrant ces deux pancartes.
 Trois pas plus loin apparaît l'oratoire de 
 Notre Dame des Miettes. Je le monte pour m'esbaudir sur les empreintes laissées par Gargantua...
... à son dernier passage.

 Et j'aurais pas dû, non non non j'aurais pas dû parce que photo prise me voilà déstabilisée et en partance pour la chute du siècle, une par an. Mes bâtons s'entrecroisent, mes mains tricotent, mon sac à dos bourlingue, je trébuche, je titube, je danse, vais-je tomber oui ou non, le sac de mon appareil photo danse à son tour et à cet instant je me rends compte que je vais tomber sur les rochers de la plage à trois mètres de haut de là. :-(  Un instant de lucidité me fait leur préférer un buisson d'épines. Je fonce et les épines me lacèrent le front, les joues, les mains, les bras. D'ailleurs trois s'implantent -mais je ne le sais pas encore- dans la chair de mon avant-bras droit. Sans aucun regret apparent. Cette constatation m'affaiblit. Je  m'effondre en hurlant au secours. Mais personne ne se manifeste. Je sais pourtant que ma propre fille est la dernière derrière moi. Mais je sais aussi qu'elle chasse les pokémons !!! Je hurle, si fort que je me dis que les voisins qui prennent l'apéro derrière la haie vont s'inquiéter et s'occuper de mon sort. Que nenni, ils continuent de trinquer. C'est bien ma veine. Fini les photos. Promis. Et je m'écroule en larmes, abandonnée par le sort, le destin, la baraka. C'est là que la tête de ma fille apparaît immédiatement consternée et pleine d'empathie, de même que l'animateur, un peu ahuri. Tous deux essaient de me désincarcérer des poignées, du point jersey, du point mousse; Je suis un peu groggy tout de même. Et silencieuse, je reprends le chemin en faisant bien attention aux racines et décidé à bien me régaler pour le proche picnic. Foutu Gargantua. Et encore je ne sais pas ce qui va m'arriver. Si j'avais su. Enfin je remercie Juliette qui aux petits soins m'offre de la crème à l'arnica et des pilules homéopathiques; Bougre de bougre ça fait de l'effet ces petites choses là.

 Et de là 
 à là, si je suis debout tout tient du miracle. Je poursuis ma mésaventure. Cale de Jouvente, je me souviens il y a une superbe histoire, que dire histoire, conte merveilleux avec sorcière, mécréants et nobles, plutôt marrante à dire, je vais vous la conter, dis-je à tous et toutes... quand l'idée d'aller voir cette fameuse cale me vient. Ma fille l'a déjà descendue. Je veux la rejoindre et là, au moment de poser le pied sur le plat descendant humide et "algueux" je file dans une glissade de tout mon long des pieds à la tête ou l'inverse. J'entends seulement le choc et le hurlement que pousse ma fille. Groggy de chez groggy la mère. Le silence m'habite. Dès lors je tente de bouger le moins possible. 
 Je réussis tout de même cahin caha mes exercices d'étirement
et me repose dans la belle allée du jardin de Montmarin
un jardin de belle beauté.
Ostéopathe bonjour.


vendredi 23 septembre 2016

#YvonLemen et #MohamedElAmraoui c'était hier Jeudi soir 22 septembre

Aucun regret de m'être déplacée surtout que j'ai été ramenée chez moi en compagnie de bons amis.
Aucun regret. J'ai toujours aimé entendre, écouter la poésie arabe. Je l'écoute davantage  régulièrement depuis que je planche sur les Mille et Une Nuits. D'ailleurs quelques clefs me sont apparues à leur propos au cours de la soirée, à travers les témoignages de Mohamed El Amraoui.
Ce fut un très bon moment.
Comment ça je ne vous l'ai pas fait savoir ?  :-( Parfois ça m'arrive. Il ne vous reste plus qu'à "Cherchez Mademoiselle" comme l'aurait écrit Eric Satie.
Entendre Mohamed El Amraoui dire les poèmes de poètes arabes en langue arabe fut un plaisir. Qu'il nous offre, incité par Yvon Le Men, son poème intitulé "Ex" fut un cadeau. Deux lettres aussi courtes et une telle ampleur ! 
Vous regrettez maintenant de ne pas avoir su ? Moi aussi. Trop beau.


M'est revenu à cette occasion un souvenir émouvant. 
J'intervenais dans une école, du côté métro Fréville. Sur le motif du bilinguisme langue turque, langue  arabe, langue bretonne. 
Avec l'intervenante en langue arabe -longs cheveux noirs et gestuelle merveilleuse, déjà dans le quotidien- nous étions convenues finalement de nous laisser aller à l'écoute et au souffle. Nous donnant la parole ou osant la prendre à l'autre. 
Peu à peu les enfants silencieux s'allongeaient sur le sol quittant leur position "bilboquet". Soudain dans le silence, l'un des enfants s'est dressé et a dit d'une belle voix joyeusement heureuse 
"Je comprends la langue arabe !" Cadeau. 
Il s'est recouché et nous avons poursuivi en réservant pour l'après notre découverte : il est actuellement  nécessaire de travailler ce bilinguisme, non pas forcément dans sa traduction évidente, mais d'abord dans la connaissance de son existence. Je ne ferai pas l'apologie du conte : je me contente de la penser et d'y joindre la poésie, tout court.

dimanche 18 septembre 2016

Chancé, dimanche 18 septembre, portes ouvertes à la Chapelle St Marc

La pluie ? Quelle pluie ? Pas de "la la la flic floc" aujourd'hui. Supers sourires. 
La porte est ouverte, je suis un peu en avance. Madame Fougère responsable Culturelle m'accueille et m'invite à visiter l'église de Chancé qui, elle aussi, a fait l'objet d'une belle restauration. Au passage je remarque la fine pointe qui se dresse  
au-dessus de sa toiture  
et sur son toit.

Retour à la Chapelle, qui fait face à l'auberge réputée Les Tilleuls


Bonjour à tous et à chacun, je m'arrête sur le parvis : je m'adresse à mon public et annonce la couleur : "Non non non on ne vas pas entrer dans la chapelle n'importe comment. Si vous permettez on va y entrer deux par deux, en cadence et en mouvement" 

Et je transmets ce qui risque de devenir un tube


La terre glaise c'est comme les Z'homards
quand c'est cuit c'est rou ou ou ou ge
Respectons les principes de l'art
Que personne ne bou ou ou ge


Invitation à apprendre la comptine. Invitation à se transformer en statue ; tout le monde -enfants et adultes- joue le jeu et c'est en souriant que chacun trouve sa place dans l'attachante petite chapelle de Chancé, au retable intéressant, tous deux récemment superbement restaurés, un investissement pour la commune. 







St Marc, tenant un livre dans ses mains nous accueille. Pour ceux qui ne le savent pas, St Marc est le saint des greffiers, journalistes, reporters et secrétaires. Pas si mal pour frayer avec l'oraliture soit l'écriture orale dans l'air.
Et justement de l'air, dans les mots de la prière de Mimoun qui veut devenir plus fort que bûcheron, il y en a. Même que "Par Allah, seigneur fasse que je devienne lion !" Passe la bourrasque. Et quand elle est passée, Mimoun Lion se tient devant tous et toutes crinière, queue, crocs et faim de gazelle la belle.... et la pauvre. dévorée. Mais surviennent les chasseurs. Et leurs arcs et leurs flèches ; pauvre Mimoun Lion qui se croyait le plus fort....
La suite s'envole en "dessinature" : mains doigts bras deviennent crayons, nous dessinons tous ensemble et avec entrain,  la maison que Gandon le menuisier a bâtie. Jusqu'à son mariage. "C'est rapide" commente une délicieuse enfant. Commentaire illustrant que même les enfants ont besoin de temps.
On a parlé mariage ? On pourrait bien nouveau-né ? C'est fait. 
Le petit Marc va bientôt naître. Gandon le menuisier décide de lui offrir une bercelonnette.  Mais entre la famille Zoutils et la Famille Plancha l'ambiance n'est pas à la fête. Gardon le célèbre menuisier de Chancé le pourra-t-il ? 
Rassurez-vous tout finit bien. 
Pour le petit éléphant qui désobéit à ses parents, comme pour la fillette qui veut du pain quand sa maman veut du lait, comme pour moi ravie d'accueillir Monsieur le Maire de Chancé en son lieu, soit Monsieur Jean-Baptiste LEBOUC.
C'est fini ? 
Mais oui, c'est la petite souris qui l'a dit. 
Du présent déjà passé,semble-t-il, un bon souvenir d'une journée de septembre 2016 #patrimoine en 45 mn.

Mon numéro de téléphone, si vous désirez que je conte pour vous 07 70 34 90 72

lundi 12 septembre 2016

Et sinon : Contes à la Chapelle de Chancé, près de Domagné à l'occasion des Journées du Patrimoine 2016

J'y serai, j'y dirai

CHANCÉ
SAMEDI ET DIMANCHE
Je dis des contes à l'adresse des enfants, dès 3 ans, comme à celle des Parents qui savent si bien écouter, merci à eux et ce jusqu'au cœur de la chapelle Saint-Marc. 

C'est super, c'est Gratuit peut-être amusant, voire surprenant, rigolo, pourquoi pas braillement effrayant....l'eusses-tu crû ?
C'est dès 11h-11h45. 
Nous nous rassemblerons devant la Chapelle, on ne va pas y entrer n'importe comment  
Moi Lania, je donnerai le ton 
la a aaaaaaaaaa 
et le 
mouve... ment.... que personne ne bouge ! Vive les statues. 
Mon tel pour me contacter : O7 70 34 90 72
A partir de 3 ans.
Réservation conseillée auprès de l’Office de tourisme de Chateaugiron :  02 99 37 89 02.

A bientôt ; à dimanche 18 février 2016 :


Photo lania

 La chapelle à Chancé sachez-le c'est chanceux. 
C'est chanceux la Chapelle à Chancé. Sachez-le la Chapelle c'est chanceux à Chancé.


Photos Lania


Et sinon, retrouvez-moi en compagnie de Mannick collègue conteuse, l'après midi
sur le salon Délices de Plantes aux environs de 16 h 15

 
Photo Lania : Abécédaire des plantes : Lettres A & B
en partenariat Ville de Cesson Sévigné et Société d'Horticulture Ille et Vilaine et Tisseurs de Contes (vous pouvez venir aussi le samedi 17 septembre : 3 rendez-vous 11 h, 14 h 15 h, 16 h 30 en compagnie fleurie de collègues conteuses

Sinon, si vous arrivez en avance à Chancé sachez-le (hou c'est dur à dire

L’église Saint-Pierre est ouverte de 10 à 18 h et en accès libre et gratuit


Sinon, si vous poursuivez votre dimanche en Chancé, voire Domagné il y aura des visites guidées et commentées de la Chapelle de Chancé, dite Chapelle Saint-Marc.
Les visites sont gratuites et se déroulent de 10h à 18h sauf dans le créneau conteur, of course.

dimanche 11 septembre 2016

Rennes, aux abords du Conseil Régional... Il lui a fait un clin d'oeil ...

Elle n'a pas hésité, il avait belle allure. Elle l'a photographié.
Aucun regret : mis à part la montre gousset. 


Mais comment sortir patte de poche pour la consulter ?
Il a cligné de l'oeil. Cligne-t-il à chacun des passage ? 
Clin d'oeil à s'y noyer ? Attention danger.
Belle journée.

lundi 5 septembre 2016

Vieux conte Russe à ma façon : "Pticoqcrêtedor et Moulin Magique

IL ETAIT UNE FOIS  en Russie, par de-là taïga, par de-là toundra, par de-là 7ème forêt du 7ème royaume, petite isba et Vieux Vieux Vania et Vielle Vieille Olga qui l’habitent depuis leurs vingt ans. Ces deux-là étaient riches d’un amour fou. Bien que pauvres ils ne s’étaient jamais séparés.
Un jour ils devinrent si pauvres qu’ils n’eurent plus rien à se mettre sous la dent. 
“Vania mon amour” dit Vieille Vieille Olga qui parfois s’appelle Lania “cours auprès du grand Chêne et ramène-nous une besace de glands à ras-bords pleine”
Vous savez comment on fait dans les contes
 on raccourcit. Épargnés chemins épargnées embûches.

Vieux Vieux Vania est de retour et bientôt Vieille Vielle  Olga  présente sa purée de glands au bon beurre salé Bordier (oui elle en avait) et tous deux se régalent. Ils s’en régalent un jour ; ils s’en régalent deux jours ;
mais au troisième jour plus de régalade, il n’y a plus de glands.
Enfin si, il n’y en a qu’un, un seul et quand ils veulent l’attraper pour se le partager le gland tombe et se coince dans une fissure. Impossible de le retrouver. Tristesse dans l’isba. Froide nuit ? Non, ces deux-là savent se tenir devant les épreuves. 

Mais le lendemain matin comme tous les matins, Vieille Vieille Olga se lève et nettoie sa petite isba. Peu après son Vieux Vania d’amour vient
Vania Vania regarde-moi ça
Vania veut bien regarder mais il faudrait déjà qu’il ouvre les yeux. Pendant qu’il se frotte les paupières, expliquons :
le gland, dans la fissure, il a germé, et le germe il a tant poussé qu’il est devenu tige
la tige a tant poussé qu’elle a donné des feuilles et qu’elle est devenue tronc et que le tronc, c’est magique,  il est en train de pousse pousser tant pousser qu’il va toucher le plafond
Et Vieille Olga d’amour répète, 
« Regarde Vania d’amour, le tronc va toucher le plafond  vite Vieux Vania aide le chêne, fais un trou dans le plafond” et Vieille Vieille Olga d’amour rit rien qu’à l’idée de ramasser les glands directement du producteur au consommateur, en voilà une idée qu’elle est moderne !
Vous savez comment c’est dans les contes :
 on raccourcit, épargnés échelle et les outils
Vania troue le plafond et même que dans l’élan, il troue le toit ! Et que le chêne il a pousse poussé tant poussé qu’il disparaît dans les nuages.
“Mon Vania nous n’avons plus rien à manger, prends la besace, grimpe et ramène nous des glands tout frais”
Et Vania il grimpe grimpe 
Et le voilà installé sur une branche car il est un peu fatigué. Du coup il regarde tout autour de lui. Et c’est là qu’il aperçoit assis là, à ses côtés un petit coq avec une crête qui brille comme l’or brille sous le soleil ! Et c’est pas tout, à côté du petit coq à la crête d’or se tient assis  aussi sur la même branche un vieux petit moulin de bois.
Vous savez comment c’est dans les contes : on raccourcit, 
Oubliés glands oubliée descente, Vania ramène besace pleine 

Houlala Olga est mécontente. 
“C’est quoi ce petit coq à la crête d’or, c’est quoi ce petit moulin, tu crois que je vais pouvoir les cuisiner ?”
A vrai dire Vieux Vieux Vania  n’en sait trop rien, il hausse les épaules, “j’sais pas Olga, y a qu’à voir” et sur ces mots il tire sur le petit tiroir du petit moulin
Y a jamais eu plus belle surprise : il tombe sur la table, un truc fou. Des blinis, des pirojkis, des crêpes, des tapas, de la vodka et même du cidre de la vallée de la Seiche directement coulé dans de petites bolées à cercle rouge oui oui oui,
Même avec l’aide de Petit Coqcrêtedor, Vania et Olga n’arrivent pas à tout manger.
Mais ce qui reste vrai c’est que le lendemain petit tiroir tiré hop nouvelle belle surprise :  tout réapparaît. Blinis, pirojkis, crêpes, cidre directement versé dans les bolées à liseré rouge, tapas, vodka  vrai de vrai c’est bombance et bombance tous les jours. Pauvreté n’a plus de place dans la petite isba. C’est tout bonheur.

Mais le bonheur est fragile.
Un matin trois forts coups sont frappés à la porte. Ils résonnent par toute la petite isba. C’est un Barine, autant dire un noble personnage qui possède des esclaves. Il porte des bottes de cuir frappé d’or, un manteau bien coupé dans un lourd tissu aux revers bordé d’hermine. Impossible d’ignorer qu’il est un homme important. 
Olga se courbe devant lui en signe de respect « Je vous apporte à boire tout de suite, asseyez-vous Maître » C’est ainsi qu’on appelle le Barine.

Olga s’éloigne.
Elle revient avec une carafe de lait frais et le Petit Moulin et elle tire le tiroir. Ah la la la sous les yeux du Barine arrivent blinis, pirojkis, crêpes, cidre de la Seiche directement versé dans les bolées à double cercles rouges, tapas, vodka … Le Barine écarquille ses yeux en découvrant le Petit moulin, il le veut 
« Vieille Vieille Olga ton Moulin est un Moulin Magique vends-le moi ! »
Mais elle ne veut pas, mon moulin n’est pas à vendre
Vends-moi ton Moulin magique Vieille Vieille Olga sinon je vais te le prendre Et d’ailleurs, tu ne veux pas me le vendre, tant pis pour toi, le voilà mien (…….silence…….) et clac, il attrape le Petit Moulin et Vania et Olga n’ont plus que leurs yeux pour pleurer tout en regardant disparaître à l'horizon la troïka du barine.  

C’est alors qu’ils entendent une petite voix. C’est la voix de P'titcoqcrêtedor 
« Ne pleurez pas Tania et Vania je vais vous le ramener » Et de deux Vania et Olga regardent P’titcocrêtedor s'évanouir à son tour à l'horizon. Mais cette fois, Olga et Vania ne pleurent pas.
Vous savez comment c’est dans les contes : on raccourcit,
 Epargnées routes, épargnés chemins. 
P’titcocrêtedor  cocoricote dans la cour de la datcha du Barine
Cocorico cocorico 
Barine barine 
Rends moi le Moulin Magique
Pour toute réponse le barine Sergueï hurle "PIOTR jette-moi ce coq dans le puits !"
Et vite fait bien fait Piotr obéit,  plouf P’titcocrêtedor tombe dans le puits.
Que croyez-vous qu’il se soit passé ? 
P’titcocrêtedor  a ordonné
P’tibec, P’tibec  bois-moi toute l’eau
A-t-il tout bu Ptitbec ou n’a-t-il pas tout bu ?
Oui, il a tout bu
P’titcocrêtedor s’est envolé sur la plus haute branche d’un micocoulier 
Que croyez-vous qu’il ait fait, il a cocoricoté ou il n’a pas cocoricoté ?
Oui il a cocoricoté
Cocorico cocorico 
barine barine 
rends-moi le Moulin Magique

"Oh le maudit Coq" a dit le Barine et il a crié  au cuisinier 
« Gavriliiiiiiine jette-moi donc ce maudit coq dans le four brûlant ! »
Gavriline a attrapé Ptitcocrêtedor et hop il l’a mise dans le four, la bête
Et là que croyez vous qu’il ait fait P’titcocrêtedor ?
 A-t-il cocorico té ou n’a-t-il pas cocoricoté ? 
Ne répondez pas, moi seule le sait
Non il a juste dit 
“P’tibec, verse l’eau que tu as bue, verse toute l’eau”

Et à cet instant précis, savez-vous ce qu’il a fait P’tibec ? 
Oui, il reversé toute l’eau qu’il avait bue et le four s’est éteint ! Et dans le flot la porte s’est ouverte et il a volé jusque dans la grande salle de la datcha et il a cocoricoté
Cocorico cocorico 
Barine barine 
Rends moi le Moulin Magique
Et comme il y avait des invités dans la grande salle ils ont tous eu peur et ils se sont sauvés en courant bien vite. Le Barine aussi a eu peur et il a eu si peur qu’il a oublié le Petit Moulin.
Ptitcocrêtedor était là. Il a pris le Petit Moulin et il est retourné bien vite chez Vieux Vieux Vania et Vieille Vieille Olga.

Et alors ?
Alors : 
blinis, 
pirojkis, 
crêpes, 
cidre de la Seiche directement versé dans les bolées à cercle rouge,
tapas, 
vodka,
et aux dernières nouvelles 
mais vous n’êtes pas obligés de me croire
koulibiac de saumon couscous tajine et paella
scoop boules de neige à la rose, plumpudding vatrouchka et kouign aman !
si c’est pas vrai rien n’est faux. Le conte finit là. 
Qui l’a dit ?
La p’tite sourit, pardi !

Version Lania d'après Contes Russe (Grund)

Les "Dimanche au Thabor" avec l'association "Les Tisseurs de Contes" ce dimanche 4 septembre 2016

Une première.
Il était proposé un lieu et un spectacle en déroulé, en successions, en suite ininterrompue.
L'association a préféré plusieurs lieux et deux à trois conteurs par lieux sauf exception.  

J'ai bougé une seule fois. C'était marrant de voir des gens cherchants, chercheurs, cherchés et recherchés. J'ai constaté cela en changeant de lieu. Et en rencontrant des gens courbés sur un drôle d'objet, j'ai questionné. "Nous recherchons des pokémons" ????? (Je m'amuse.  J'ai peut-être perdu mon Repère "adorée" (signifiant féminin, pas faute de grammaire) devant les modernité de ce siècle, je sais me tenir au courant. J'ai répondu, pour rire et façon répondant à la Demoiselle "Cherchez Mademoiselle, nous, c'est "Pokez Contes" 

Bien sûr j'étais en "Drôles d'animaux" alors que je pensais être en "Histoires malicieuses"Aucune gravité. Je m'adapte. 
Et toutes deux, avec Annick, collègue conteuse, nous n'avons répété aucune histoire deux fois. Pourtant nous aurions pu. Le public avait joué le jeu. Il était à chaque fois nouveau, différent, absorbé, joyeux, en un mot merveilleux : il avait des oreilles. Des vraies. 

Un public venu pour écouter le conte et ayant le choix entre, 8 lieux, 8 thèmes, trois instants x 8 soit 24 "instant conte" en Thabor. 
Un public qui s'est déplacé, qui est venu pour écouter, qui a parfois osé prendre le train en marche soit sous nos yeux par trois fois, 15 à 25 personnes x 3, x 8 x 2 conteurs et ce n'est qu'à peine une moyenne... comptez.... le conte intéresse encore, il n'a rien de ringard, et quand les oreilles écoutent, le conte ouvre les yeux, sur la vie à propos de tous les sujets. Et puis les contes, ils donnent envie "d'apprendre à dire" ou "d'apprendre à écrire" : c'est aussi le but de l'association "Les Tisseurs de Contes"

Mon Premier plaisir : l'intervention de la douce Céleste. Quand elle m'a dit son prénom, j'ai manqué me retrouver d'un saut, d'un bond, dans la voie Lactée et ouvrir une parenthèse pour conter Le Roi Babar -Isabelle Lecerf Dutilloy, j'ai pensé à toi- Je me suis retenue.
Mon second plaisir : l'appréciation de trois personnes "d'un certain âge" qui sont venues me remercier. Alors que c'était soi-disant pour enfants et que surtout, elles n'en accompagnaient aucun.
J'ai poursuivi la délicieuse histoire du Collier de Fanny, devenu de Céleste,  écrite par un enseignant du conte petite enfance que j'apprécie, Jean-Claude Renoux. Conte dit "type randonnée", type de conte que j'adore car il se finit musicalement avec les voix du public et que hier après-midi, nous l'avons terminé en dansant sur une de "mes phrases préférées parce que de mon cru" (hi hi lait cru)
 "Du beau bon lait bien blanc à boire à la bolée... du beau bon lait bien blanc à boire à la bolée" création perso. Un mini fest noz en dimanche au Thabor. Il aurait pu être plus grand. Mais il y avait le timing....  Trois fois 20 mn. Strictes. Comme un genre de challenge. Pari tenu.

J'ai rejoint Jean-Françoise pour l'option "Légendes d'amour" Nous n'avons pas alterné. Finalement ce fut une bonne chose. Nos histoires étant de poids en lien avec l'humanité. Oeuvres personnelles et humaines de son côté, contes traditionnels du mien. Et merci aux gouttes de pluie qui ont entraîné chacun chacune à prendre sa chaise et à se réfugier dans la grande allée obscure. D'autres oreilles se sont arrêtées dans ce lieu soudain devenu intime et j'avoue que j'ai repris avec grand plaisir ma façon préférée de dire : conte éveillé. Je sais faire linéaire. Et parfois ça m'arrive. Mais j'aime soulever les pieds des oreilles sans qu'elles s'en rendent compte.

Anecdote Je contais à Noyal sur Vilaine sur le thème des jardins et de la nature.
Je dis "le conte du mensonge le plus doux" auprès d'un public familial, de la crèche à la maison de retraite. Je remarque des sourires des sourires : j'entends des rires et je vois un monsieur qui ne me quitte pas des yeux. Du coup, moi non plus. Enfin plus ou moins. Je sais me tenir. Et le conte dit, je m'approche et lui demande -d'ailleurs rarissime- "Vous me semblez Monsieur avoir apprécié le dernier conte, je vous remercie, je me trompe ?"
Réponse "Madame vous ne pouvez savoir l'émotion que vous m'avez offerte. Je vous ai suivie, j'ai marché !"
Et tout en me disant cela, il remontait la jambe droite de son pantalon, me faisant connaître ainsi son amputation" 
Aucun commentaire n'étant supérieur à celui que je viens de vous confier, j'arrête ici.  

Et comme, Rennais Rennaises ou Briochins Briochines -il y en avaient- les Tisseurs de Contes reçoivent une subvention... j'ajoute tout de même que toute la journée était gratuite côté Zoreilles comme côté Bouches. 
Quelle belle et gracieuse journée dans ce jardin, bel univers naturel au fleurissement fabuleux.

Il était une fois, car une fois suffit bien. 
Lania, pour vous plaire.
07 70 34 90 72