dimanche 30 juin 2013

Vendredi 28 juin 2013, dictée à l'école Jules Ferry de Rennes, comme Autrefois


Des bureaux, un tableau, du buvard, des encriers, des plumiers, de l'encre violette, des plumes Sergent Major, des cahiers à 2 lignes, à gros carrés, avec les tables de multiplication, des bons points, et bien d'autres choses encore, comme du temps du CM2 de Madame Palophie à l'école des Filles Jean Chaubet, Place Pinel à Toulouse. Sauf que la blouse de madame Palophie était grise au lieu d'être noire. 
Emotion. On écrit la date, on écrit son nom. Plumes à déliés ou plumes de stylo ? A déliés, bien sur. Enfin pour ma part.
Tout le monde est prêt. On y va.
Titre : "Les vieilles choses"
Houps la, ça accroche, ça dérape un peu, ça traine, le tour du poignet, un peu oublié, pour faire le jambage égal en haut en bas pas si simple, faut suivre le rythme, pas si facile ça que de dicter la dictée, du côté de tous, amusant mais pas si évident. "Chaque..., chaque..., chaque... me parlaient ou me parlait ?" "Me parlait" bien sûr. "Attends un peu, en es-tu sûre, il doit y avoir une règle, réfléchis Joëlle" "Ah oui, il y en a une : une somme de singulier = un pluriel. Mais oui, c'est évident, allez, choisis le pluriel. Et voilà comment, à force de réflexion, on fait une faute, grâââve. Mais, on ne le sait pas encore, il y en aura deux autres "tout" mis pour "toute", et un passé simple mis pour un imparfait. Ah bon ? 
Enfin la dictée se termine. Le photographe s'est régalé, comme vous le remarquez en pris sur le vif. Oui oui, pour l'occasion je m'étais fait des couettes à la Sheila. 

Le point final atteint, nous écrivâmes : Romain GARY (auteur du texte) 

Oh la belle écriture. C'est vrai en pleins et déliés je me suis toujours bien débrouillée. On n'a pas pussé le bouchon jusqu'au chiffon et la cire pour nettoyer les encrier et cirer les bureaux. On n'a pas non plus poussé la chansonnette, comme par exemple chez Madame Palophie, "Le chant des partisans ou "Les clochettes de lakmé" ou "Le vigneron monta à sa vigne". Oui, oui, je sais, plutôt éclectique la sélection. 

Texte original :
Les vieilles choses
Les granges que les locataires avaient utilisées comme garde-meubles étaient pleines de valises que j'ouvrais délicatement en faisant jouer la serrure ; elles déversaient sur le sol toute une vie étrange d'objets vieillots et démodés parmi lesquels je passais des heures merveilleuses : chaque chapeau, chaque soulier, chaque coffret, de boutons et de médailles me parlait d'un monde mystérieux et inconnu, le monde des autres. Je demeurais assis sur la terre nue, le derrière glacé, à rêver devant les vieux livres, les montres cassées, les bouquets de fleurs artificielles, les habits de soirée, les vieux gants comme des mains oubliées. J'essayais d'imaginer la vie, les joies et les douleurs de ce gens à qui avaient appartenu ces objets qu'ils avaient aimés, et qui maintenant, gisaient abandonnés.  
Oh la belle écriture.

C'est vrai en pleins et déliés je me suis toujours bien débrouillée. On n'a pas poussé le bouchon jusqu'au chiffon et la cire pour nettoyer les encrier et cirer les bureaux. On n'a pas non plus poussé la chansonnette, comme par exemple chez Madame Palophie, "Le chant des partisans ou "Les clochettes de lakmé" ou "Le vigneron monta à sa vigne". Oui, oui, je sais, plutôt éclectique la sélection. On n'a rien poussé sauf peut-être le temps pour le remonter. Sympa. Et les enfants d'aujourd'hui étaient très intéressés.
Mais véridique le souvenir réaliste.

samedi 29 juin 2013

Ayer, Nieves y su Padre...

Je m'en tiendrai immédiatement à ces seuls mots espagnols pour vous raconter que le fait se passe à l'un des angles de la place du Parlement, son esplanade, son bâtiment, ses quatre représentations dorées sur le toit se découpant sur le ciel exceptionnellement lumineux. 
Un Monsieur, plus ou moins de la taille de mon père, c'est à dire grand, et visiblement quatrième belle génération, fort et fragile comme mon père, se tient debout, tête en l'air, plan en main. Il me semble évident qu'il cherche un repère. Plutôt Soleil et  Voie Lactée que rue St Georges mais pourquoi ne pas l'aider. Je suis un rien tantinet berger des Pyrénées. Je tente.
Mon engouement le surprend. Il me répond, ô mes oreilles, dans un superbe accent du sud-ouest "je m'excuse je n'entends pas" Elevant la voix, je précise "Vous êtes du Tarn et Garonne ?" Il ne m'entend pas mieux. Il tend la main "Voilà ma fille" Je fais la connaissance de Nieves. Elle est un peu intriguée.
Je suis chaleureuse, je la rassure immédiatement. Je tiens en main les supers bonbons d'un chocolatier réputé rennais. Je les tends. Surprise, rires et refus. En riant elle précise que son Papa est français et qu'il est de Mont de Marsan. http://www.sudouest.fr/2013/06/28/landes-nos-idees-de-sortie-pour-le-week-end-1100004-3452.php-
Je rêve. 1961. Mes premières vraies vacances, ma première découverte de la réalité affolante des vagues. Vont-elles me rattraper ? Vais-je pouvoir leur échapper ? Et à l'instar de Compère Guilleri,  moi de courir de courir. La seconde découverte, celle du fait militaire. Sur la base du même nom je fais du vélo. En compagnie du commandant de la base, Monsieur Mondran. Elle s'appelle Frédérique. Soudain."Halte-là qui vive !"La trouille. Le soir tombe, je me retourne sur la pénombre. La silhouette du militaire se découpe sur les derniers balbutiements du jour. Frédérique s'arrête. Je n'y parviens pas. Je ne sais même plus où sont les freins. C'est sûr, moi la fille d'un autre militaire, je vais mourir sur un champ de paix. Je tremble tellement que je n'arrive à rien. La nuit s'approche. Je vais m'évanouir. Je fais plus pragmatique . Je tombe de vélo. 
Fusil en main, c'est le soldat qui me ramasse. "Tu as vraiment eu peur ?" Je ne suis pas très fière de moi. J'ai dix ans-
Revenons à Rennes. L'instant est aimable, joyeux, souriant. La rue Saint Georges et ses maisons à pans de bois peints rouge bordeaux plaisent à Nieves. On évoque mon accent et Toulouse que Nieves connaît. Je leur aurai bien proposé une visite de mon Rennes à moi, mais ils ne doivent pas tarder : ils sont sur le départ. Je donne ma carte, sans arrière pensée autre que amicale. Je pense à Emmanuel Mounier dont j'ai longtemps eu sur moi une phrase dans laquelle il prétendait que ce type de rencontre est un plus. Je suis d'accord avec lui. 
Belles découvertes Nieves, belle découvertes Monsieur, beaux et bons plaisirs avant votre retour. Amitié. à vous. 

Et juste pour la curiosité cet autre lien qui me fait penser que j'aurais pu m'appeler Nieves aussi : http://www.signification-prenom.com/prenom/prenom-NIEVES.html


Randonnée prévue dans le Jardin du Chêne Joli. Pour cause de pluie, le 5 mai 2012, la randonnée devient immobile. La journée jardin se passe dans le hall des sports. Le public est mixte.  Les oreilles sont belles. les enfants se précipitent à l'atelier peinture pour peindre Albert le papillon désobéissant. Reste aussi un souvenir émouvant. Y assistaient des résidents de la maison de Retraite. L'un d'eux ne perdait aucune parole. Je vais le remercie. Réponse. "C'est vous que je remercie. Vous m'avez fait décoller. Ce n'est pas facile. Regardez"
Il relève l'une des jambes de son pantalon. Il n'a pas de jambe.

Samedi 6 juillet, 19 h 45, à la MIR, "Coquine Patate à la Frite...." est de retour


 à l'auditorium de la MIR (Maison Internationale de Rennes)
"Coquine, Patate a la Frite et vous l'entendez bien"  
ne sera pas accompagnée par Marieolène à l'orgue de Barbarie cependant la chanson n'en sera pas absente. 
Au programme
Pourquoi il me donne des bonbons le vieux Monsieur ?
Pourquoi il se moque de son ami, Kwadjasap ?
Où est-il le palais de Tir Na Nog ?
Que se passa-t-il le 6 juillet 1853 à New York ?
Est-ce que je fais bien l'amour Grand Chef Cacique ?
Un peu de curry ne serait-il pas meilleur ? le tout à ma façon. 
A bientôt
7 quai Châteaubriand - Rennes

- 07 70 34 90 72 - lcomlania@gmail.com -



L'orgue de Barbarie, la vedette





Lania subjuguée par Marieolène, elle-même illuminée par la sonorité de son instrument

Ah il les veut fines et bien il les auras fines ?
Marieolène, Lania et Bernadette de la Librairie Planète IO

Un spectateur de marque fils de Alain Burban, conteur Gallo


vendredi 28 juin 2013

JOLIS SITES pour les enfants bonjour,

 Laissez-les entrer  http://www.iletaitunehistoire.com

Prochaine Patate le 6 juillet, à la MIR Rennes. Sinon, Patate chez Planète IO, ce jeudi 27 juin

Bonjour
C'était donc hier, pour la première fois, avec Marieolaine à son orgue de Barbarie. 
Bel essai, qui a bien fonctionné. Les propos de Patate s'illustrent bien à la goualante, aux chansons 1930, en trois p'tites notes de musique pour parler de nieve Chin Oir, ou quelques autres pour accompagner Kwadjasap, le mauvais garçon qui aime à se moquer de ses amis, ou à l'accordéon (1966 - Serge Gainsbourg) parce que c'est l'instrument préféré de Cornélius Van der Bilt à l'origine de...., à se jeter sur les p'tits papiers parce qu'il faut bien donner trace à la question posée par les siens au Grand Chef Cacique. Voulez-vous connaître les réponses ?
C'est simple, rejoignez-moi le Samedi 6 juillet dès 19 h 45
à l'auditorium de la MIR (Maison Internationale de Rennes)
"Coquine Patate a la Frite et vous l'entendez bien" vous les apportera.
Je serai seule, mais la chanson ne sera pas absente.

Sinon, Marieolaine adore Mistinguette. Entre autres chansons accompagnée à l'orgue de barbarie, elle nous a, avec distinction, offert ses gambettes. L'audace rieuse.

Le lieu de planète Io est un petit lieu. De là naît l'intime. Leurs hôtes charmants et délicieux. Des livres et des bouquins partout. La soirée fut propice à la convivialité et aux échanges. Pour faire parler rien de mieux que Patate et Chansons. J'exagère ? 
A peine un peu. Alors, revenez, le 6 juillet, à la MIR, à 19 h 45, à Rennes.


mercredi 26 juin 2013

Demain jeudi 27 juin chez Planète Io, actualité culturelle à la librairie rennaise : "Coquine Patate a la Frite..."

A partir de 20 h
ce jeudi 27 juin 2013
7 rue saint Louis à Rennes en compagnie de Marieolène elle-même en compagnie de son bel orgue de barbarie, je dirai
"Coquine Patat a la Frite et vous l'entendez bien"
VENEZ
Merci à Bernard et Bernadette qui nous et vous offrent l'accès à leur charmant jardin


A demain, c'est gracieux !

mardi 25 juin 2013

Fête de la musique ou Faites de la musique. 21 juin 2013 l'anniversaire supplémentaire


Des Bars en association qui promeuvent des DJ ou des formations Jazz somptueuses ; un piano dans la rue, proposé en libre accés par la mairie ; une méga scène pour une succession de groupes s'adressant à quelques centaines de spectateurs... la Fête de la musique a plusieurs visages.
Il y a ceux qui tiennent programme en main, en vrai papier, plutôt les ancieunx, ou comme ma fille, leur portordi. Anniversaire "oblige", 60 ans comme il y a trois ans, MaNiNa m'offre de satisfaire mes goûts plutôt que les siens. Gentille. Ma Fille. C'est à probablement jurer, sans se tromper, que c'est là, notre dernière fête de la musique ensemble.
Donc, nonchalantes, car mon pas l'est, nous divagons et nous arrêtons devant,

  • Gabriel, l'un des trois magnifiques enfants gardés par ma chère amie voisine, que j'ai quittée il y a peu. En famille, il s'apprête à goûter à son tour à quelques pépites musicales ;
  • l'escalier de l'Hôtel de Blossac, où une chorale haut niveau propose des chants anciens religieux ;

  • le fameux piano droit, posé sur tapis rouge et sous 

    parasol de marché. Un homme jeune joue avec talent. Il enchaîne des morceaux (de sa composition ? Je ne connais pas tout) Par trois fois, non loin  de lui une jeune enfant de 10-12 ans meurt d'envie de jouer. A chaque fois qu'il lève les mains sur la fin d'un morceau elle fait un mouvement vers le piano. Mais le public applaudit : le pianiste reprend. L'enfant est bien élevée : elle masque sa déception. Le sujet est-il de faire un concert personnel ? Allez go, à la troisième reprise nous quittons le lieu pour entrer
  • dans l'étonnante cathédrale Saint Pierre*Jean-René André est au clavier d'un orgue. Nous écouterons des partitions d'auteurs anglais. Il y a beaucoup de monde contrairement à ce qu'on pourrait penser. 

  • Et anecdote, au moment où MaNiNa me confie qu'elle avait eu très la première fois où elle avait rencontré et entendu ce fabuleux instrument, dirait jules Vernes, je remarque justement une enfant de 4 ans + ou - effrayée, et si effrayée, qu'elle se bouche les oreilles. Assis tailleur, doudou sur les cuisses, mains en oreilles, elle dodeline son corps pour échapper aux sons qui s'envolent et se répandent partout. 
  • pour nous rendre dans le Cloître de l'Eglise Saint Melaine. 
  • Dans la rue qui y mène, petite pépite discrète, un homme, + ou -la soixantaine  joue des airs quasi cubano-vénézuéliens sur un banjo. Nous nous arrêtons. Délectable. A la fin du deuxième morceau nous poursuivons vers l'église. Au pied des marches, mais en retrait, nouvelle pépite à l'intérieur d'une porte voûtée. 
  •  Trois hommes offrent a capella et sur des rhytmes jazzy, des airs de variété dont en dernier, Nino Ferrer. Superbe. Nous nous arrêtons, la foule s'amasse. 
  • Ce sont des musiciens : quelques instruments sont à leurs pieds, mais ils chantent "Mains dans les poches", l'air de rien. Est-ce le nom du groupe ? On a déjà envie de les revoir.
  • Nous les quittons à regrets pour profiter des Voix Nomades dirigées parJean Baptiste Farraigue. Cependant si nombreux est le public 
  • et certains ne se gênant pas pour irrespectueusement commenter les inondations de Lourdes, par exemple ou blablater ou portabler sous la galerie, l'écho des pierres nous obligent à quitter les lieux. Et si nous allions voir ce qui se passe place du Parlement ?
  • Pour ce faire, nous obliquons sur la gauche. 
  • "Il est merveilleux le ciel de ton anniversaire, je vais faire un panoramique" 
  • nous obliquons bientôt sur la droite : ça swingue à mort de ce côté Et pour cause, un super groupe, une formation étonnante d'au moins 20 musiciens, tous masculins sauf chanteuse, tous portant un rappel orangé, nous proposent de nous retrouver dans les célébres hôtels new-yorkais, juste après-guerre. 

  • "Laniaaaaaa !" Tiens me dis-je on me connaît. Nous voilà installées autour d'une table, à évoquer l'amie absente qui aime bien à chaque fête de la musique enflamer un cierge feu d'artifice pour rappeler au monde entier que c'est aussi mon anniversaire. Rires. Nous en allumons un, que MaNiNa a acheté devant moi "Pourquoi ?" "Pour ça, juste comme ça" au tout début de la soirée* 
  • Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte. Nous arrivons place du Parlement. Un monde fou. Une batucada descend la rue Hoche. Sur l'estrade installée, une foultitude de musiciens et musiciennes, mâtinés de  tziganerie", se prête aux dernières exigences des techniciens. Alors c'est pour quand ? Enfin Ha va naguila met en entrain le public 

  • et le reste suit, dont, le groupe est véritablement breton, rond de Saint Vincent et laridé à danser d'instinct
  • Et l'instinct marche.
  • Car il nous entraîne de nouveau devant le piano. Une jeune femme joue une chanson d'Adèle et le public reprend. Elle en enchaîne une autre puis s'éloigne. L'an prochain faudra ajouter un micro. Fin ou pas fin ? Un piano en plein air urbain, ça a du charme. Timidement un nouveau jeune homme s'installe. C'est quoi le talent ? C'est lui. Fin de la fête de la Musique pour nous deux. Retour à la maison.

Je découvre mon cadeau : un masseur à domicile pour mes pauvres petites lombaires. Merci mon fils, merci ma fille. Quelle soirée. Le pied quoi.
Quant à ce matin, si j'écris sur mon canapé, c'est parce que je suis super enrhummée et fiévreuse et que je ne pouvais pas, en cet état, raconter, l'histoire de la clochette argentée dans l'un des squares du quartier de Villejean. Mille excuses données. Le ciel est si blanc-hiver et le vent si venteux que peut-être même que la randonnée aura-telle été annulée.


* je la trouve étonnante cette cathédrale Saint Pierre, en ce qu'elle est très intimement enclavée dans l'urbain. Elle ne surgit pas au bout d'une rue, comme surgissent Notre-Dame de Paris, la cathédrale de Chartres ou l'église Sainte Cécile d'Albi ou encore la Basilique Saint Sernin de Toulouse. La Cathédrale Saint Pierre de Rennes est véritablement enchâssée dans un quartier rennais et à l'opposée de son entrée principale, dans une rue si ancienne que pavée, le bâtiment offre un mur arrondi et une porte sans caractéristique particulière. A ne pas soupçonner qu'une fois poussée la porte, on pourrait découvrir ce monument.