vendredi 10 juillet 2015

Extrait d'été de mon "Balconnier"


Se réfugier sur Balconnier
tant que, plein Sud, Soleil n'a  
touché vesprée roses.

à se souvenir, propos de roses, d'un texte fabuleux écrit par Emile Zola in "La Faute de l'abbé Mouret" 1875

"Autour d'eux, les rosiers fleurissaient. C'était une floraison folle, amoureuse, pleine de rires rouges, et de rires blancs. Les fleurs vivantes s'ouvraient comme des nudités, comme des corsages laissant voir les trésors des poitrines. Il y avait là des roses jaunes effeuillant des peaux dorées de filles barbares, des roses paille, des roses citron, des roses couleur de soleil, toutes les nuances des nuques ambrées par des feux ardents. Puis, les chairs s'attendrissaient, les roses-thé prenaient des moiteurs adorables, étalaient des pudeurs cachées, des coins de corps qu'on ne montre pas, d'une finesse de soie, légèrement bleuis par le réseau des veines. La vie rieuse du rose s'épanouissaient ensuite : le blanc du rose, à peine teinté  d'une pointe de laque, neige d'un pied de vierge qui tâte l'eau d'une source ; le rose pâle, plus discret que la blancheur chaude d'un genou entrevu, que la lueur dont un jeune bras éclaire une large manche ; le rose franc, du sang sous du satin, des épaules nues, des hanches nues, tout le nu de la femme, caressé de lumière ; le rose vif, fleurs en boutons de la gorge, fleurs à demi-ouverte des lèvres, souffrant le parfum d'une haleine tiède...." (à suivre)

lundi 29 juin 2015

Bonjour, ce blog est celui de Lania, conteuse pro.

N° de téléphone : 07 70 34 90 72 ou 09 84 51 39 92

Tarif : la contacter.
Mail : lcomlania@gmail.com

Répertoire
Accumulé depuis le 21 juin 1950 car

- parce que fan de lectures et de jeux de mots, voyelles, consonnes, musicalité, rythme, accent toulousain -qui s'efface, cependant encore des traces et pourquoi pas !-

- parce que oreilles curieuses, vue perçante jusqu'à l'au-delà, enfin, veut-elle dire, ailleurs ;

- parce que langues,  voyages, découvertes, contacts, questions, réponses ;

( le pain, le village, la famille, les années soixante, la peinture, le jardinage, la patate  ; 
) Minsk, Smolensk,Varsovie (la Russie-la Pologne) ; 
( Brocéliande, 
) Mille et une Nuits, l'Irlande, l'Italie, l'Espagne, le Vénézuéla, Cuba, et l'Amérique du Sud
( le Moyen-Age

Public :
la conteuse utilise la parole conteuse et poétique auprès des enfants, des ados, des adultes... de l'être humain.

Prochain spectacle :
Surtout le résultat d'une promenade dans un texte  qui lui  a toujours plu : les
Mille et une Nuits
Lieu : la librairie Planète IO à Rennes,
Date : le Jeudi 2 Juillet 2015
Dès 20 h
Dans un petit jardin : mieux vaut réserver. Originalité : la conteuse prévoit de dire 6 heures : soit une vraie promenade dans les textes de l'introduction à la conclusion. Oui, il existe une conclusion. Celle qu'elle amènera.
PS : une soupe devrait être préparée et présentée dès 23 h : pour cela il vaut mieux réserver et prévoir une "entrée" qui rémunérera les frais auprès du restaurateur approximativement  - de 10 €



mercredi 24 juin 2015

Le jeudi 2 juillet 2015 à Rennes "Mille et une Nuits... en six heures et de nuit" par Lania

Bonsoir. 
Challenge... performance...  Il y avait longtemps qu'entre mes textes bien en bouche, d'autres sous le coude et les derniers en coup de foudre, les Mille et Une Nuits m'attiraient autant qu'elles m'attendaient. 

Rendez-vous 20 h jusqu'à la nuit profonde soit fin prévue à 2 h du matin.
Librairie Planète IO - 7 rue Saint Louis - Rennes -  
Le lieu est petit. Mieux vaut réserver
Librairie 09 53 83 01 49 - Lania 07 70 34 90 72 surtout grâce à la chorba marocaine qui vous livrera ses parfums sur le coup de 23 h (mieux que tenter le bouillon de minuit) 
Oui, il y aura des bougies, des encens, des dattes et quelques puits d'amour et autres fanfreluches gourmandes ; mais oui si ça vous ennuie vous pourrez vous esquiver (discrètement sera le jeu le plus drôle, parce que d'autres écouteront dans une grande proximité - je plaisante) 
Et pour l'ambiance conviviale et surtout l'apport en mets et thé à la menthe, il vous faudra envisager une entrée "autour de" moins de 10 €... dinars ou dirham... 
A bientôt donc. Remerciements à tous ceux qui, trop éloignés, auront la gentillesse d'accepter malgré tout cette information. 
En amitié de mots et de voix.  Signé Schéhérasade.
Et puisque le robot ne prend pas en charge les horaires, je précise ici : de 20 h à O2 h du matin





jeudi 11 juin 2015

LES NUITS DE LAUZERTE (82)

... sont de toutes beauté
leur date 2015 est fixée
le village aux pierres blanches est merveilleux de nuit comme de jour et il m'arrive de l'évoquer en pensée "quand l'ombre se rétrécit tant pour se mettre à l'abri des murs" sous les pas de Schakaback le mendiant de Bagdad.

mercredi 10 juin 2015

Petit texte entre rencontres -10 juin 2015 - Jeanne et Natly, rire et parole d'abord

ECRITS


Mercredi 10 Juin 2015

Bonsoir, il est 20 h 23. 
Je ne pouvais pas savoir qu'elle s'appelait Jeanne. 
au raz du sol, elle fouillait, poussait, sortait, regardait, ouvrait, refermait, remettait, happait l'un d'eux, jetait un regard et hop hop hopono elle s'en emparait. Le, les livres de... contes mais oui. 
Alors je lui ai dit "bonjour" et j'ai su, qu'elle allait s'y essayer, elle aussi, à cette chose incroyable qu'est "dire à". Alors je lui ai donné, quelques noms, quelques titres, un lien. "On se reverra" m'a-t-elle dit, "Je m'appelle Jeanne" Je ne pouvais pas savoir mais je l'ai su. Parce que je me suis adressée à elle. 
Je ne pouvais pas savoir qu'elle s'appelait Natly.
Ni qu'elle était anglaise. Elle parle le français sans aucun accent. Aïe aïe aïe, pauvre de moi, avec mon accent du sud. Je ne pouvais pas savoir mais j'ai su, grâce à un sourire spontané et réciproque quand nos regards se sont croisés. Grâce à l'escalier que nous n'avions pas fini par prendre. Parce qu'il est bizarre l'escalier des Champs Libres, 
(enfin je le trouve bizarre et j'ai toujours une drôle de sensation) il fiche le tournis. Qu'on le monte ou qu'on le descende, il fiche le tournis et surtout quand on le descend. Ce qu'il s'agissait de faire. Mais toutes deux avons rebroussé chemin. 
J'ai ce sentiment. 
Elle l'a aussi. 
Quand l'ascenseur suivant est arrivé, chance il a affichait le logo "descente". Il y avait deux chevaliers. Pourquoi ai-je vérifié d'un "Vous descendiez bien ?" J'aurais dû être sûre puisqu'elle m'avait suivie. Il m'a surprise quand il m'a répondu 
"Attendez, faut que je réfléchisse ... heu oui, nous descendions !" Un instant il m'a plongée dans le doute. Puis j'ai ri quand j'ai compris qu'il se moquait gentiment. Puis un peu gêné ( je crois) il a regardé au-dessus de la porte pour rien, comme ça : y avait un tag, un peu maladroit, un peu primaire, il a regretté le tag. Il a dit, comme si ça ne pouvait pas être  "il y en a ici aussi" Chacun s'est tu. Sauf moi : j'ai dit l'air professoral : "il y a écrit LECTURE" La tête qu'il a faite en me répondant 

le clown Jean Libre
"C'est vrai ?" 
Le ton qu'il a mis. 
J'en suis restée béâte. J'ai répondu "heu... vous croyez ?" il a ri d'un rire qui a fait que chacun avons ri d'un rire qui a fait que  5 joyeux rieurs ont ri d'un rire qui a fait que chacun des lecteurs traînant dans le grand hall des Champs Libres a ri et que tous ces rires ont secoué de rire la sculpture qui préside depuis quelques mois, rouge bleu orangé, l'angle supérieur extérieur des Champs-Libres, alors les rires se sont éparpillés Esplanade du Général de Gaulle, sont descendus dans le métro, ont envahi la dalle du Colombier, les appartements du Colombia,  ont remonté la rue de Nemours,se sont  envolés par delà le boulevard du Liberté
et vrai de vrai sont arrivés Place de Bretagne, Place des Lices, Place Hoche, Place du Parlement, Place Rallier du Baty, Place Saint Anne et ils ont envahi la Place de la Mairie. Pas plus que Paroles, Rires sont chiches. Bientôt tout Rennes riait je crois bien même jusqu'à la Place de l'Europe et celle  de la Bellangerais.  
Et tout ça pourquoi parce que deux lectrices n'avaient pas voulu prendre un étrange escalier qui donne le tournis. Enfin ce me semble.
Et pendant ce temps-là Nathalie, que je ne savais pas encore s'appeler Natly (prononciation  à l'anglaise), a remarqué d'un grand sourire, qu'elle a merveilleux 
"C'est bon de rire ainsi"  J'ai ajouté 
"On ne se croirait pas sortir d'une médiathèque !" 
"Oui, c'est vrai ! »…
Et nous avons continué la conversation sur le trottoir. 
Des connexions surprenantes : 
Bézier où elle a vécu douze ans et ville de mon amie Monique, créatrice de bijoux contemporains. Aujourd’hui disparue.
Pas Nathalie comme en France mais Natly, "je suis d’origine anglaise, mais je vis chez vous j’aime trop la France. Et votre accent, de quel sud vient-il ?" 
Du Tarn et Garonne, mais j’ai été élevée à l'accent Russe. Connexion. "Une mère Russe ? Ma grand-mère était juive polonaise, elle a vite épousé un anglais et quand ils ont divorcé elle a gardé son nom anglais" Je n'ai connu aucune grand-mère, quant à ma mère elle a épousé un militaire français en Allemagne, où je suis née. Elle a toujours porté le nom français aussi et elle a même abandonné sa langue réellement maternelle : le Biélorusse. Mais je l’ai su très tard, à presque 50 ans"
Elle en convient : " C’était ainsi, on n’en parlait pas, alors"
"Oui, ils n'en parlaient pas !"

Et moi de penser  « non-dit, malentendus, incompréhensions... » et je pense à ce psychologue marseillais, pour adolescents, adolescentes, Marcel RUFO, pour ne pas le nommer, qui clamerait bien à voix haute et forte que les jeunes d’aujourd’hui sont  bien meilleurs que les jeunes d’hier. Dont ex-moi. Et je trouve que c’est vrai. Ils sont moins inhibés, ils osent davantage, ils ne sont pas dans la hiérarchie, ils sont dans la collaboration… pour un monde meilleur. 
Je veux le croire.


Au revoir Jeanne, qui en faites partie, au revoir Natly qui venez à peine de les quitter. Vous êtes nos avenirs mais les vôtres surtout. Prenez votre place. Nous veillons comme le vieux ou la vieille du conte qui sort du buisson opportunément ou pas : 
Quand la flamme parle 
histoire de choix.

Alors que le temps se faisait soudain gris breton frisquet et qu'à l'instant il bruine comme à Bénodet pour le 14 Juillet  -Oui, il bruine le 14 juillet, à Bénodet, pendant que les pétunias, à raz de trottoir, exhalent un parfum poivré- je vous souhaite une belle journée ou une bonne nuit. A vous, Pendules !

Peut-être bien que je ne reverrai jamais ni Jeanne, ni Natly mais je gage que je n'oublierai pas  ces deux délicieux petits moments à la Emmanuel Mounier.


lundi 8 juin 2015

AFR3F Au Salon d'Art Contemporain, le Temps saute aux yeux.

Un tableau sphérique aux bleus magnifiques, un tableau rectangulaire aux couleurs terre, et elle, élégante et raffinée, distinguée, qui nous parle du temps passé à créer ses toiles au glacis et pigments : séchage obligatoire pour passer au glacis suivant : temps d'exécution 1 an ! Je me mets à rêver. Au temps.

Le temps est présent dans l'exposition.
Il saute aux yeux, des grands formats ou des formats minuscule.
Il saute aux yeux, des petites sculptures ou des moyennes, repoussant par exemple les limites dans le vide d'un cadre.
Il saute aux yeux, du pointillé alterné avec minutie et son corset vert de To Gallardo
Il saute aux yeux, des accumulations de Kether Sulas, voitures et incitation au coeur de la paix...
Il saute aux yeux, dans les soupçonnés chemins des encres à fleur d'eau et papier des suminagashi de Alizirine Blandine
Il saute aux yeux, des tableaux terre ors et ocres de Yann Le Rouzic
Il saute aux yeux, des oeuvres plasticiennes de Marie Pier. Le temps de la rencontre avec soi, le temps d'une rencontre. Une rencontre sans mot-rire.
De beaux moments, sans oublier Maryvonne et Nicole (cette dernière peintre aussi)