mardi 10 février 2015

Annulation repas-conté "Bosquets d'Eros" le samedi 14 février

La soirée repas-conté, de l'apéro au dessert, prévue à 

"La Bonne Maison"
sis à Miniac Morvan 
pour la Saint Valentin ce samedi 14 février 
est annulée pour une raison indépendante de ma volonté.

La soirée est reportée sur le propos de la
 Saint-Fidèle... le samedi 23 avril...
tout un programme.

Les nouvelles se suivant et ne se ressemblant pas merci de noter le changement de mon téléphone fixe. 
Il passe du O2 99 38 67 57 au 09 84 51 39 92

Mille et une excuses et à bientôt

jeudi 5 février 2015

Samedi 14 février 2015, du côté de Saint-Malo, Lania conte à La maison Neuve

Bonjour

C'est bientôt le 14 février,
la Saint Valentin,
bustier, parfum,
Zéphyr, tendres mots
bosquets et jardins
mets et caresses

Sous la voix de Lania
mêlée aux ingrédients facétieux
d'un apéro
d'un repas
duo de mots
duo de mets
Eros est là.

Le n° de tel est le 06 85 01 21 73 (erreur sur l'affiche)
Les Maître et maîtresse de "La Maison Neuve" et Lania vous  espèrent. A bientôt.

samedi 17 janvier 2015

Charlie-cité

Difficile début de janvier.
Difficiles commentaires.
Laïcité et Liberté, ne me font pas mettre Le Prophète aux ordures. Les terroristes oui.
Je me permets de transmettre ce conte qui m'a intrigué dès la première lecture, jusqu'au trouble.

PAS SANS FUSIL !
Il y avait, il n'y avait pas
Un village, des maisons blanches, des murs blancs ou ocres, des toits plats, des ruelles dont l'une mène à une belle et imposante mosquée.
Dans la mosquée, l'Imam parle. Les dos sont voûtées. Parmi eux il y a celui de Moktar qui écoute avec attention.
Quand il quitte la mosquée, les mots de l'Imam lui reviennent.
L'Imam a dit "Quand tu donnes une pièce d'or à un pauvre, Dieu t'en rend 73
Moktar ne désire rien d'autre que d'être généreux, que de faire plaisir à Dieu. Il pense aussitôt à cette pièce d'or qu'il sait se tenir dans le panier de linge sale. C'est Aïcha qui l'y a cachée.
A l'insu de la gentille Aïcha, il prend la pièce et quitte leur demeure.
Au bout d'une ruelle il remarque un attroupement. Il s'approche. Face aux badauds un mendiant raconte une histoire avec sourires et volubilité. L'histoire d'un marchant très riche qui préfère se faire passer pour un mendiant. A ce titre se babouches toutes déchirées, décousues, béantes font rire même les mendiants de l'histoire qui ne pourraient même pas se voir les porter et le public qui écoute. Sacrées babouches. Moktar ne peut s'empêcher de rire et il rit si bien qu'il tient à remercier le mendiant conteur. Kling l'histoire terminée la pièce d'or chante dans la sébille.
Moktar entend déjà le doux son de sept autres pièces d'or.
Il rentre le pas léger,, la lèvre souriante.
Mais lorsqu'il arrive en sa demeure il est justement confronté à l'indignation de la jolie Aïcha.
Il ne dit rien mais devant ses larmes, devant ses récriminations il la rassure, il la console. C'est vrai c'est une grande perte mais il va se rendre dans la 7ème vallée et il lui ramènera tout plein de lièvres à cuisiner pour plusieurs mois. Non dit-il ni toi ni moi, ni nos enfants ne mourront de faim.
Sauf que dans la 7ème vallée, less lièvres ont beau passer même sous son nez Moktar n'arrive même pas à en tuer un seul.
Et la nuit qui vient.
Moktar décide de dormir dans un arbre. Il chassera de nouveau le lendemain.
Installé aussi confortablement que possible pour échapper aux bêtes sauvages, Moktar s'endort en regardant les étoiles lorsqu'il entend un bruit de pas.
Il baisse les yeux.
Un homme au burnous blanc s'arrête et s'adosse au tronc de son arbre. Il le regarde.
L'homme tire de sa besace une grosse miche de pain. Et un couteau aussi.
Il retourne la miche et trace deux lignes qui se croisent. Puis il écrit sur le premier quart Ali
sur le second Mahomet
sur le troisième Gabriel
et sur le dernier Dieu.
Moktar, sur sa branche, s'interroge : pourquoi donc ?
L'homme coupe le premier quart et dit
"Ali, tu savais que tu devais avoir la parole et pourtant tu l'as laissée à Mahomet ! pour cela je vais te manger !"
et l'homme mange ce quart de pain
Puis il s'attaque au second quart de pain. Il dit
"Mahomet tu savais que Ali devait recevoir la Parole et pourtant tu as accepté de la recevoir toi-même. Pour cela je vais te manger !" et il le mange
Puis il s'attaque au troisième quart de pain et il dit
"Gabriel, tu savais que tu devais donner la Parole à Ali et pourtant tu l'as donnée à Mahomet. Pour ce la je vais te manger". Et l'homme mange ce troisième quart de pain.
Puis il attrape le dernier quart. Celui appelé Dieu.

Là haut sur sa branche, Moktar qui est lucide comprend ce qui va se passer. Il ne veut pas que Dieu soit mangé. Il pense aux 7 pièces d'or. Alors il prend son fusil et tire avant même que l'homme n'ait porté la miche à ses lèvres.

Le voilà mort.

Moktar saute de l'arbre, attrape la besace de l'homme et retourne chez lui à grandes enjambées.

Mais ta besace est plate lui dit Aïcha
"C'est vrai ma femme, mais elle est belle, regarde son cuir, regarde ses illustrations"

Aïcha attrape la besace. Dans le mouvement Moktar surprend un bruit métallique. Et l'étonnement de sa femme qui lui dit "Regarde, il y a 7 pièces d'or Moktar"

Je ne dirai pas comment ils se sont sentis heureux ces deux-là, toute la nuit.

Mais à la Mosquée, le lendemain, quand l'Imam a dit "Si vous donnez une pièce d'or à un mendiant, Dieu vous en rendra 7", je peux dire qu'on dit qu'à ce moment-là certains disaient que Moktar s'est relevé et qu'il a dit
"C'est vrai Imam, mais pas sans fusil"

Lania - ce 17 janvier 2015

dimanche 28 décembre 2014

"Histoires Inattendues ou Les Tourments d'un Père" - Mille et une Nuits à la Librairie Planète IO - Rennes

Prochaine action contée de Lania  toujours autour des  "... coeurs en pistache, raisins secs de Chihb, noix d'amandes, dattes séchées de l'iraq, biscottes aux noix de Baalbaeck, pois chiches de Khazaïne...., portefaix, jeunes dames, calenders, sultan, Vizir et Mâzrûr, chef des eunuques
soit
"Histoires Inattendues ou Les Tourments d'un père"
le jeudi 8 janvier 2014 
18 h 30
Librairie Planète IO
7 rue Saint Louis
35000 - RENNES 



... "Puissé-je te racheter de ma vie, ô toi que j'aime
éperdument ! Sois pour moi clémente ou cruelle, 
sois-moi loyale ou infidèle...
tu es déjà assurée du pardon !" 

- Les Mille et une Nuits - p. 255 - Dames Insignes et Serviteurs Galants - 
PHOEBUS LIBRETTO  (à commander à la Librairie Planète IO - 02 99 79 35 14)

Les "Histoires Inattendues" 
sont extraites des Mille et une Nuits, 
ce livre célèbre et anonyme que Lania explore pour dire certains d'entre eux,

le jeudi 2 juillet 2015
au cours d'une longue nuit 
(six heures en challenge)
Librairie Planète IO

Avant ce site s'appelait www.entrecielether.com

Et il le serait resté si Lania avait connu l'existence de
Laniakea.
Connaissez-vous Laniakea ?
Si oui, bravo !
Et si non, ouvrez la fenêtre sur cet univers.
Ouvrez la fenêtre, et pour la part de Lania, conteuse à joindre aux 07 70 34 90 72 ou lcomlania@gmail.com, celle du sympathique bar "Le Panama" à Rennes.



http://autourduciel.blog.lemonde.fr/2014/09/04/a-la-decouverte-de-laniakea-notre-superamas-galactique/


dimanche 21 décembre 2014

Bonjour action contée Rue de Jerzual à Dinan

Plus tard on dira "C'était le 13 décembre 2014"  
Le haut de Dinan était en liesse et la rue de Jerzual allait de l'avant. Grâce à une partie des commerçants présents.
La convivialité était là, offerte à tout passant : des gâteaux, des boissons à l'entrée de chaque boutique, de l'accueil.
Le départ se faisait dans le haut de la rue, devant la boutique dans laquelle quiconque peut acheter ceintures et bracelets. Au son du mélodica Lania entraîne l'écoute du joli groupe d'oreilles qui lui fait face en lançant
"Il y avait dix filles dans un pré" 
Les spectateurs ne sont pas longs à reprendre le refrain avec enthousiasme, certains connaissent les couplets. Il y a du souvenir dans l'air.
Dix filles dans un pré et un prince qui passait. L'instant bascule dans le Moyen Age.
Dix filles dans un pré et un Père Noël qui se lamentait. Une voix masculine succède à la voix de Lania c'est celle de  Yacine Abdhallah. La voix rieuse de ce conteur scotche les enfants présents, trois jolis lutins et lutines. Il fait froid et pourtant personne ne bouge. Les applaudissement résonnent, une proposition est lancée : "Suivez-nous, randonnons ensemble". 
Certains suivent, d'autres pas, mais qu'ils montent ou descendent, il y a toujours des visiteurs qui choisissent de se laisser aller à l'instant et rejoignent l'assemblée. Et le groupe s'étoffe ou se délite au gré des escales. 
Les boutiques se succèdent. Celles de peintres, sculpteurs, de bois, de verre, bijoutiers, souffleurs de verre, illustrateurs, créateurs ; les contes soulignent les thèmes de la création mêlée à celui du bonheur. Le rire, l'apprentissage, la recherche de la paix, la ruse et le plaisir sont les ingrédients. Et "ça marche et surprend" tout comme l'inattendue pancarte, sur laquelle chacun peut lire "rendez-nous notre sapin", invite Yassine à conter comment une autre a justement permis à Nazrreddine Hodja de retrouver l'âne qui lui avait été volé au marché. Fous rires à "donf"
Lania et Yassine sont contents. Certes il ne fait plus que 1° tout au bout de la rue bien connue, température propice à glisser un conte russe, mais ils se rappellent déjà le soudain rayon de soleil qui a animé de sa chaleur les mobiles à la Calder glissés dans la tour, le moelleux au chocolat, les tranches de pain d'épices et le fameux vin chaud sans une seule once de vin, offert par la charmante hôtesse de la Maison Bleu Lin Maison Bleu Lin à Dinan et tous ceux de la rue qui ont partagé ces instants.
Merci à tous et à chacun.
Et pour eux et tous ceux qui aiment lire, petit cadeau de l'Avent Noël, l'histoire qui suit  : bon rêve. 
Il était une fois 
parce qu'une fois suffit bien
C'était peut-être à Meillonnec. 
C'était peut-être pas, qui peut savoir ?
Mais à l'école de Meillonnec, la maîtresse, et ça c'est vrai, avait averti les enfants qu'un  symposium de sculpture se déroulerait sur la place de Meillonnec. Maîtresse et élèves sont allés voir voir l'arrivée des fantastiques blocs de granit. Et les enfants ont pris plaisir à écouter le bruit des burins. L'un d'eux avait tant pris goût à leur sonorité, que chaque soir il s'attardait et regardait travailler les sculpteurs. Et surtout l'un d'entre eux, dont il suivait, poussière comprise, chaque outil dans son chant et le mouvement des mains du sculpteur.   
Au fur et à mesure des jours l'élève n'eut plus qu'une idée : poser la question qui lui brûlait les lèvres.
Enfin le dernier jour est arrivé. L'enfant tremblait en voyant le sculpteur essuyer son burin d'un vieux chiffon défiguré puis, se reculer pour souligner son ouvrage d'un ultime geste, quasi câlin. Avec courage il s'est approché. 
Et le sculpteur a demandé "Pourquoi tires-tu sur ma manche, petit ?"
"Parce que je veux savoir !"
"Quoi, petit, que veux-tu savoir ?"et en prononçant ces mots le sculpteur plongea ses yeux et ses sourcils hirsutes dans le regard transparent de l'enfant qui a répondu 
"Je veux savoir comment tu as su qu'il y avait un cheval dans le bloc de pierre ?"
 pierre, tronçonneuse, culture, sculpteur, symposium


Vous pouvez découvrir cette histoire dans le volume "Le cercle des menteurs" de Jean Claude Lacarrière. Beau livre pour un super cadeau de Noël ou de 1er de l'An.

jeudi 6 novembre 2014

Kendiviz Etrebroadel "Minorités et mondialisation" - Université Rennes II et Bogue de Redon

Colloque International ou Kendiviz Etrebroadel 
23 - 24 octobre 2014/HERE 2014 colloque international Rennes diversités
Emilie Maj participe. Iakoutie Sibérie
Emilie et Lania se retrouvent avec plaisir et assistent à la répétition de trois jeunes chanteuses musiciennes Iakoute.
Elle les découvre le soir même en costumes de scène sur celle du Tambour de Villejean - Rennes II et au Théâtre de Redon, le lendemain, à l'occasion du Festival de la Bogue de Redon 2014. où elles sont invitées.
La capacité de refaire deux fois le même spectacle étonne toujours Lania. 
Les jeunes femmes la rassurent : Lania assiste à deux spectacles différents. 
Notamment sur le sujet des danses en rond. Pour raison de configuration de scène, au théâtre de Redon, les danses en rond deviennent danses en long. Lania glisse un regard en arrière sur les gradins : il y a du chamanisme dans l'air : le public est debout, chacun tient son voisin ou sa voisine par la main et tous se déplace nt de façon quasi hypnotique, sourire aux lèvres. C'est ainsi, c'est Iakoute.
Pas de photo, restent les mots. Pour rappeler la nuit profondément noire, les derniers promeneurs, les derniers chanteurs en scène sur bateau, les dernières tournées de châtaignes rougeoyantes, l'ambiance forge naturelle, propre à rappeler le gigantesque Selemeg le Mangeur de Fer et de Feu, dans le fabuleux conte éponyme de Sibérie. 
Il est temps d'aller au lit. Bonne nuit à tous et à chacun chacune, pleine de beaux rêves.