jeudi 15 décembre 2011

Bonsoir : Il s'en passe des choses durant la nuit de Noël

Chanson au clavier
"Qui arrive à l'horizon s'appuyant sur un bâton ?
Entre entre Père Noël, te mettre à l'abri du gel
Entre entre Père Noël, dans notre jolie maison.
Et dans nos jolis souliers, si tu poses un beau cadeau
Toujours nous te garderons dans notre joli maison".

les enfants ne veulent pas dormir. Le père Noël se prépare : il fait sa gymnastique, les grands rennes se moquent du petit renne au nez rouge. Père Noël l'invite à conduire son traîneau de cadeaux, hotte pleine de doudoux. Le traîneau dérape sur la voie Lactée. Les doudous basculent dans le vide.
Pendant ce temps, les mamans racontent des histoires à leurs bouts de choux. A partir de comptines extraites, façon Lania d'un livre qu'elle aime, intitulé
"La vie est belle" . Il est écrit par un Papa, ancien champion de cyclisme. Il s'appelle Eric Salomon, et les illustrations sont délicieuses.
Extrait : voici la vraie comptine de Mamie Marmotte"Gla gla glail fait froid. Mamie marmotte claque des quenottes. Heureusement que la Jacquotte lui apporte une bouillotte.
Merci merci mon amie
Mais, tu grelottes
Taratata tu resteras ici, dit la Mamie
Et maintenant les deux tricotent bien au chaud dans le lit
Chanson du P'tit Rennes au Nez Rouge. Interruption
Que font les doudous ? Ils tombent. Heureusement Elefanto les rattrape sur ses oreilles et sur sa trompe.
P'tit sapin les accueille. Chanson "Mon beau sapin"
Le Père Noël les retrouvera-t-il ?
Fin de la chanson du petit renne au nez rouge. Arrivée surprise du Père Noël pour de vrai.
Au clavier :
"Andantino" de Aram Katchathuriam

"Mon beau sapin"
"Douce nuit"
Je remercie chaleureusement tous ceux et celles, enfants et assistantes, papa et mamans, qui ont montré comment Père Noël sautait à la corde, levait les bras, respirait. Tous ceux et celles, grands ou petits, qui se sont réconfortés en dansant la ronde des flocons.
J'ai remarqué que de nombreuses photos étaient prises, dans le long décor montagneux et neigeux. Si vous vouliez bien m'en faire parvenir quelques unes j'en serai bien heureuse.
Voici l'adresse mail de Lania
lcomlania@gmail.com

lundi 12 décembre 2011

Tout schuss vers "Quand Père Noël a perdu les doudous"

Du côté de Carrefour 18,
ce jeudi 15 décembre,
les enfants de O à 3 ans sauront si Père Noël retrouvera les doudous qu'il a si maladroitement perdus en versant son traîneau sur la Voie Lactée. Pauvres doudous.
Lania joue au clavier, on chante avec elle, dans les maisons les mamans essaient d'endormir les enfants qui espèrent le Père Noël.
Et le Père Noël, que fait-il ? ça se saura.
En attendant Père Noël les enfants bougent pour de vrai , en compagnie de leurs Assistantes Maternelles.
A jeudi

samedi 10 décembre 2011

Ecole Supérieure de Commerce de Rennes

Au royaume Darbrissel quelque chose est passé entre la conteuse et les enfants, cet après midi. Surtout le moujik qui, marchant tête en l'air ne voyait pas ce qui se passait dans l'isba.
Dans l'isba Babouchka s'apprêtait à conter. Et elle a conté : que la maman d'Antochka voulait des pommes de terre et d'autres choses encore. Gourmand Antochka.
Dans l'isba on chantait, au royaume Darbrissel aussi. Et pas mal.
Babouchka n'a rien contre la modernisation. Soudain, conte en trois D sans lunettes, sur le propos de l'histoire du Riebka Navet, à arracher de la terre froide du jardin, pour pour parfumer le bouillon de la perche que Sergueï a pêché et que Julot a tiré de l'eau. Tirer pour de vrai, : pur moment de bonheur sur la scène. De Diedouchka -ah bé non, ce sera plutôt Babouchka pour finir, débrouille-toi Lania, ils sont nombreux à vouloir être en scène- au petit chien, en passant par Rahouane, les deux Anna, le frère de Rahouane, le jeune garçon qui s'est si bien prêté au rôle du chien, sans oublier la petite souris, nous avons vécu ensemble, on peut le voir sur la vidéo, un excellent moment plaisir.
C'était pas fini. Marche sans rien voir Moujik, celui-ci passe à côté de l'arbre-maison de Bielka-Lécureuil et il ne le voit pas, roule boule rousse de feu sur la neige, courir jusqu'à la caverne de Miedviet.
Et ce qu'il ne voit pas, pardon n'entend pas, c'est le ronflement de Miedviet Lours ! Moment majeur s'il en est. Lania n'a rien demandé : elle s'est seulement assise le dos bien arrondi, et par cette seule attitude, a suggéré que Miedviet ronflait. Public aidant, voilà que Miedviet s'est mis à ronfler pour de vrai. Trop top sur la vidéo. Epoustouflant.
Et puisque Moujik continuait d'avancer tête en l'air il n'a pas entendu Babouchka conter Nastassia la Sublime ou l'eau de Jouvence. Mais vous les enfants vous avez suivi cette longue histoire, avec de belles oreilles.
Il y avait qui déjà ? Ah oui, un tsar qui avait rêvé d'une fille aux mains extraordinaires, un premier, un deuxième, un troisième fils. Comment s'appelaient-ils déjà ? Ah oui Tsariévitch Dimitri, Tsariévitch Vassili et Yvane Le Tsariévitch celui qui était comme... disons-le, Pérepel ou Caillette, Varon ou Corbeau. Justement, ne le disons pas. Eux et tous les autres personnages, surtout les deux enfants qui s'amusaient avec leurs petits fouets.
Qu'y avait-il encore ? Vos oreilles les enfants que Lania félicite. Bravo Chapeau à vous.

Et place à Patrice, le sculpteur de ballons Et Yvan, et Rahouane, et Stéphane, et Sheila et les autres. Place à Patrice, fort joliment vêtu de noir et de rouge, sculpteur de ballons et diseur d'histoire... de cygnes pour ne citer qu'eux, souligné d'une très jolie musique. Place à Patrice, toujours sculpteur de ballons, qui a prodigieusement intéressé les enfants sur le pourquoi du comment on gonfle.
Et pensée affectueuse pour Adèle qui a découvert mes moustaches au chocolat , avec une belle sollicitude, une magnifique serviette rouge pour les faire disparaître. Merci Adèle.

Petite histoire
"Dis-moi Fabrice, comment as-tu su qu'il y avait une moto dans ton ballon noir ?"
A bientôt. Et si vous passez à me lire, n'oubliez pas, laissez à propos de cette après-midi un commentaire. Il fera plaisir. Et quelques photos.

Remerciements à Thomas pour la mise en lumière et en sons. A Catherine pour avoir joint Aran Productions. A tous, belles fêtes de fin d'année et Joyeux Noël

jeudi 8 décembre 2011

Samedi 1O décembre dans les alentours de Rennes

Prestation sur le thème contes du monde l'occasion d'une jolie promenade slave.
Une interrogation fondamentale et d'actualité ; une histoire conviviale à propos d'un jardin au temps où les hivers étaient réellement des hivers ; une chanson dans le texte à propos d'un petit garçon coquin ; un conte merveilleux le tout en RTT et 3D sans lunettes.
Soit Randonnee Tout Terrain
Pour les enfants et les parents aussi.
Ou l'inverse, avant que tous ne demandent au Sculpteur de Ballons qui suivra, l'écureuil, l'ours ou le cheval qu'ils auront, entre autres, rencontrés dans les contes.

A samedi après midi

http://www.youtube.com/watch?v=-YwK86wgR6s

mercredi 7 décembre 2011

Annulation Contes de Noël ce mercredi 7 à la Médiathèque de Vezin le Coquet


Merci de ne pas tenir compte du billet précédent.
Pas de contes de Noël avec Lania, ce jour, de 15 h 30 à 16 H 30
mais vous êtes invités consulter le programme de la Médiathèque pour le mois de décembre : prestations intéressantes prévues pour tous.
http://www.ville-vezinlecoquet.fr/mediatheque.htm

mardi 6 décembre 2011

Anne Sylvestre porte bien son nom pour la Saint Nicolas, écoutez-la

en copiant le lien qui suit dans la fenêtre que vous savez
et puis,
avec elle,
chantez !

http://youtu.be/djjfR8N6Tb8

Et n'oubliez pas les Petits, plus que 19 jours avant la grande nuit
C'est Lania qui vous le dit

lundi 5 décembre 2011

Dernier rendez-vous à la Médiathèque de Vezin le Coquet

Mercredi 7 Décembre.
Séance en contes, thème Noël
Toujours à la même heure : 15 h 30
Ligne de bus : le 53
Descendre : arrêt Mairie, juste après le premier rond point. Merci et à mercredi.

Demain Saint Nicolas. Charlotte et Jacotte, aujourd'hui, ont froid.

""Gla gla gla" dit Charlotte LaMarmotte
"j'ai froid
Je cla cla claque des quenottes"

Jacotte ouvre sa fenêtre
"Bonjour Madame Marmotte
Approchez, prenez ma bouillotte"

"Mer mer mer Ki Ki" dit Mamie Charlotte

" Oh Mamie Charlotte, vous claquez des quenottes ?"
"Entrez chez moi
Nous allons arranger ça"

Bouillotte dans les draps
Aiguilles entre les doigts
Que font Jacotte et Charlotte ?

Et clic clic et tric tric,
Point droit, Point envers
Leur laine, elles tricotent.

Ainsi passera Hiver.


Texte inspiré d'un ouvrage que j'aime beaucoup, merci à son écrivain. Je reviendrai donner son nom. Je ne signe pas : ce texte lui appartient aussi

mercredi 30 novembre 2011

Visitez le blog de Fredo, comptines et autres enfantines

http://grimmonimus.over-blog.com/article-le-nez-d-amelie-90665872.html
Cliquez sur le lien et les souvenirs "Maternelle" réapparaîtront
Bonne dégustation

mardi 29 novembre 2011

" La culture
ne s'hérite pas ,
elle se conquiert "
--------------
André MALRAUX


Et pour la conquérir à notre rythme nous pouvons coller l'adresse suivante dans la fenêtre "recherche" du prestataire que nous utilisons.
http://rocheauxfees.pagesperso-orange.fr/lekiosquecitoyen/index.htm

Ainsi nous serons tenus au courant des conférences à venir.
En quelque sorte une autre façon de "raconter" des histoires.
Et de se rendre compte combien l'écoute est active.
Belle journée à bientôt.

dimanche 27 novembre 2011

26 novembre 2011, semaine de la solidarité et suite de la Journée du Bonjour à Rennes samedi 26 novembre

Entendu pleins de "on a besoin d'un tissu pour dire Bonjour ?"
Pleins de "Moi je dis toujours Bonjour !"ou pleins de "Je suis un professionnel du BonJouR ! »
Houps là, pas de professionnalisme dans le bonjour. Seulement du plaisir.
C'est ce que j’ai essayé de transmettre par cette fraîche matinée du 26 novembre 2011.

Et les plaisirs se sont succédés.
Inventaire :
Un couple de retraités à l'abri-bus, plutôt heureux d’être seulement remarqués,
Un couple de Montpellierains très souriants,
Leur Alexandre de 13 ans et la promesse faite de déposer "Gauvain et le Chevalier Vert" sur mon site aujourd'hui,
Un grand monsieur ardéchois (Montpellier, l'Ardèche, subitement je reprends mon accent),
Pactole, le retour d’une amie photographe que je n'avais pas vue depuis quatre ans. Elle-même accompagnée de son beau petit Julien, un an et demi qui a le coup de foudre pour moi. Enfin un.
Une palanquée de korrigans qui soudain m'entourent ; on dirait qu' il en pleut de partout. Vont-ils me demander de terminer leur chanson ? Pas du tout, ils veulent des Bonjours, ils veulent savoir pourquoi le vert, pourquoi le carré, pourquoi les lumières ?

L'un d'eux ose un "Je peux prendre une photo ? " Mais bien sûr que tu peux. Initiative, esprit de déduction. J'adore les enfants : "Si "BBonJouRR" en vert, alors "Au-revoir" en rouge ?" Promis. L'an prochain j'aurais une besace verte et une besace rouge.
Trois jeunes étudiantes ravies,
Ce jeune et très grand étudiant que je pense japonais et qui m'apprend avec un grand sourire qu'on dit "Ni a ho" pour dire « Bonjour » dans son pays, la Chine,
Non loin de la pendule qui ne fonctionne pas, un homme qui s'étonne en ma compagnie de ce que les clients ne disent pas bonjour,
Un jeune papa mexicain qui me rappelle que « Bonjour » se dit « Buenos dias », dans le sien,
Deux jeunes argentines, qui confirment
Deux camarades, dont l'un m’apprend que l’autre, dreads locks pull coloré, écoute et sourire, fête aujourd’hui son anniversaire. Je ne vais pas manquer ça tout de même. Alors j’emprunte aux Fabulous Troubadours et chantonne
"C'est l'anniversaire de l'ami ...... il n'est pas centenaire, il a juste 29 ans. Un an de plus qu'il n'avait l'année dernière, un an de moinsse qu'il n'aura l'an prochain. C'est pas mon anniversaire ni le tien, ni le tien, c'est pas mon anniversaire, c'est le sien jusqu'à demain !"• Tous ceux qui décident de me retourner « le carré vert du Bonjour » à l'instant même
Une dame au manteau poil de chameau –ceci devrait signifier son « octogénairité »- Un peu voûtée, j’ai du mal à voir son regard, je la voix tourner et retourner le petit tissu vert en regrettant qu’il ne soit plus dit, régulièrement BBonJouRR. Je l’invite à m’offrir son prénom « C’est pas un cadeau » me dit-elle « je m’appelle Henriette, … à cause de la reine d’Angleterre » dit-elle « je ne sais pas à quoi pensait ma mère ! »•« Chance » dis-je, j’en connais quatre. Toutes des amies. J’inflationne un peu, mais elle n’est pas sensée savoir. Elle n'est plus aussi seule, mais ma chance ne la rend pas davantage plus heureuse, sauf du Bonjour vert reçu qu'elle caresse doucement. Un doudou ! Belle journée Madame
Tous ceux qui décident de le transmettre à quelqu'un d'autre, et pourquoi pas "du sexe opposé ?" Zyeux interrogatifs et rieurs. « Après ? Il vous appartient de faire de ce bonjour ce que voudrez ! »
Cette jeune japonaise -que je crois être japonaise- et à laquelle pourtant je dis "Ni a Ho". Haussements d'épaules et réponse que je ne comprends pas tout de suite "Je suis japonaise"
Celle qui me dit que mes lunettes sont belles (puisque Eric Orsenna, notre préfet et notre maire l'on dit aussi c'est qu'elles doivent être belles mes lunettes courrez chez 4Zyeux d'ailleurs si vous en vouliez des pareilles !) Les siennes, aux verres irrégulièrement soulignés de rouge, n’ont d’ailleurs rien à envier aux miennes.
Entre légumes bio et poissons frais, tête au soleil mais pieds mouillés, cette conversation avec une délicate et agréable Marie –prénom-titre préféré d'un spectacle que j'affectionne parce que le mien-. Tiens en parlant de spectacle, elle évoque Gigi Bigot, une amie à elle, grande conteuse. Je l’ai moi-même, croisée, écoutée, rencontrée. A propos Gigi, pour dire au revoir, pourquoi ne pas avoir choisi le Tambour ? Nous aurions pu tous et toutes venir vous écouter.
Trois amis aux racines méditerranéennes dont l'un d’eux justement de Montréal, et le troisième effrayé par la couleur verte du BBonJouRR : il y a de la sorcellerie dit-il !!! Il faut de tout pour faire un monde
Le musicien, qui me demande si je fais de la pub pour le Prophète,
Jeff, qui sculpte des ballons devant trois enfants médusés. D'ailleurs l'un d'eux s'est approché de lui et lui a tiré le bras alors qu'il venait de finir un superbe éléphant. Jeff a regardé l'enfant aux yeux suppliants et aux lèvres agitées. Jeff a entendu comme j'ai entendu moi-même, l'enfant dire "Mais comment as-tu su qu'il y avait un éléphant dans tous tes ballons ?"
Il faut partir.

Je poursuis ma distribution. Alors
ces deux jeunes Syriens étudiants à Brest qui viennent visiter Rennes
Quelques personnes qui immédiatement ont l'idée de faire tourner le petit bout de tissu vert !
Une jeune adolescente qui ôte ses écouteurs pour comprendre ce qu'est ce petit carré vert et dont le visage s'ensoleille pendant qu'elle me répond "trop fort !" Et quand elle descent à son arrêt de bus, elle tient à venir me dire "au-revoir" ! Magique. Il faut simplement "oser"
Et tous ceux qui ont accepté que je les divertisse pendant qu'ils attendaient leur sacro-sacrée-sainte beurree-salé galette saucisse, Bretonne of course)
Superbe l'instant Journée Internationale du Bonjour à Rennes. Celle-ci doublait, m’apprit-on, par celle du port de la Jupe le même jour !!! Oui, il existe une Journée de la Jupe.
Cette journée me laisse toujours incrédule, moi qui n'aime pas les pantalons.
Mais puisque porter une jupe est devenue aujourd'hui un geste courageux, un geste quasi dissident, à partir de là chaque port de jupe était accompagné de "deux « Bonjours »
Enfin, tout autre personne croisée, puisque j'ai distribué au total 470 carrés verts. Moins que l'an passé au compteur, certainement pour cause d'informations supplémentaires en réponse aux "comment donc mais pourquoi et c'est quoi ça, il faut que, faut-il encore ?" à propos du sensà donner à cette distribution massive du Bonjour, façon Marie Cklaude Fontaine, entre Québec, Montréal, Laval, Sheerbrook, Ch'coutimi Rennes et Picardie. Bonjour les amis. A l'année prochaine.

samedi 26 novembre 2011

Gauvain et le Chevalier Vert pour Alexandre, suite journée internationale du BBonJouRR -

Chose promise chose due.
Il était une fois à Camalot le château du roi Arthur.
C'était le dernier jour de l'année. Toute la cour s'apprêtait à fêter l'arrivée de la nouvelle année.
Cuisiniers,maître-queux et marmitons avaient oeuvré dans les cuisines. Les cheminées ronflaient encore dans la grande salle préparée ainsi que de coutume.
Sur les murs se succédaient des tapisseries et des torches ; sur la table, de grands draps blancs en guise de nappes, des pichets et des tranchoirs -les assiettes faites de tranches de pain de seigle épais propice à absorber les jus et les sauces- ;  les pichets d'hypocras, de bière à la châtaigne ou de seigle. Les serviteurs déposaient, des soupières fumantes de soupe aux herbes, ainsi que d'énormes plats de rôtis de sangliers. Les dames et les seigneurs s'étaient vêtus de leurs plus beaux atours. Debout, derrière l'immense table blanche, ils attendaient pour s'asseoir que le roi Arthur de Camalot leur en donnât l'autorisation, mais le roi attendait pour le faire d'avoir écouté  le conte sans lequel il ne prenait jamais part au repas.

Mais ce soir-là, alors que le conteur s'apprêtait à dire, un grand fracas ébranla les murs du château.
Toutes les têtes se sont tournées en direction du fracas. Ce fut pour découvrir  une sorte de géant monté sur un cheval immense,  vert des pieds à la tête pour l'un, de la pointe des oreilles au bout des sabots, pour l'autre. Le géant arborait une lourde hache. Devant le silence de la compagnie Ah ah ah ah il éclata de rire et demanda 
"Suis-je bien au château du Roi Athur ?"
Le roi s'avança d'un pas. Il acquiesça en hochant la tête. Quoique surpris, il offrit  la bienvenue à l'étrange cavalier et l'invita à partager le repas de Noël. Le Chevalier Vert clate de rire "Ah ah ah ah "Je ne suis pas venu pour manger à tes côtés Roi Arthur, mais pour mettre au défi le chef des chevaliers de la Table Ronde : je veux qu'il me tranche la gorge de ma propre hache et d'un seul geste. Tu dois réussir au premier coup !"


  • Le roi Arthur s'interrogeait, il interrogea le Chevalier vert : 
  • "Pourquoi ce jeu Chevalier, il ne me semble d'aucun intérêt !"


Le Chevalier Vert réplique au Roi qu'il n'a pas le choix et que pour ce qui est de lui-même, il rendra au Roi ce coup qu'il aura reçu dans un an et un jour, au pied de la chapelle verte !"  Et tout est dit : Chevalier Vert se tait. 

La reine Guenièvre réprime un frisson autant qu'elle peut. Elle se demande bien ce que va faire son époux.   Elle attend sa décision avec inquiétude. Son malaise n'échappe pas au roi Arthur. Malgré cela il s'apprête à rendre sa décision. Mais une voix claire et jeune déclare " :


  • "Laissez-moi prendre votre place mon oncle, je n'ai encore jamais fait preuve de ma bravoure, il est temps que je le fasse !" 


Cette voix est la voix du neveu du roi. Messire Gauvain lui-même. Le roi dévisage son jeune neveu. Il ne peut pas accepter sa proposition. Mais Gauvain insiste 
"Mon oncle !" Le roi ne cède en rien. 

Gauvin insiste encore. "Mon Roi !" sous-entendu "Acceptez Monseigneur !" Le roi Arthur accepte.

Dans un grand bruit métallique le Chevalier Vert  saute de cheval, tend la hache au chevalier Gauvain, met genou à terre, étire son cou à disposition de la hache.
Dans le plus grand silence, dans la lueur immobile des bougies qui ne vacillent plus de terreur, sous la respiration suspendue de toutes les Dames et de tous les Seigneurs, Gauvain saisit la lourde hache et schlack, il l'abat sur le cou tendu. Cheveux et visage verts compris, la tête du Chevalier Vert tombe, roule et s'immobilise sur le sol. Devant l'assistance effarée, l'impossible surgit. Le Chevalier Vert se redresse, avançe d'un pas, ramasse sa tête et la coince sous le coude droit. Pendant que, décapité, il tourne vers sa monture, la tête nargue l'assistance. Ah ah ah ah elle rit et d'une voix ferme elle rappelle


  • "N'oubliez pas Messire Gauvain, rendez-vous dans un an et un jour à la Chapelle Verte, afin qu'à mon tour je vous rende le coup que vous venez de m'asséner ! Mais sachez que celui-ci vous sera fatal." Ah ah ah ah 


Dans un rire goguenard et dans un grand fracas métallique, le chevalier sans tête enfourche sa monture et disparaît. Tel qu'il était venu.

Dans l'assistance, personne n'aurait osé prononcé un mot. Tous les regards étaient arrêtés sur le jeune Gauvain. Celui-ci, abasourdi, tétanisé, s'interrogeait. Qu'avait-il fait ? 
Il n'était plus temps de se le demander.

Cette année-là, au fur et à mesure où les jours s'écoulaient ceux qui croisaient Gauvain manquaient de mots. Ils se taisaient. L'atmosphère s'alourdissait. Gauvain était muet.
Enfin par un brumeux matin d'automne Gauvain quitta le château. Son départ s'accompagna d'un "bonne chance" qui en dit long sur son retour improbable. Chacun pensait le voir pour la dernière fois. Roi et Guenièvre compris.



Sous le pas balancé de son cheval Gauvain réfléchissait. Où allait-il ? Où était-elle cette  Chapelle Verte ? Par où aller ? Personne n'avait su lui donner une indication. Il avait seulement appris qu'au jeu du 
"Tranchez-moi la tête, je vous trancherai la vôtre" 
le Chevalier Vert avait toujours gagné. 

Gauvain en oubliait d'admirer les enchevêtrements de couleurs sur les arbres : c'était l'automne. Verts, jaunes, roux, rouille, les couleurs de l'automne s'en donnaient à coeur joie. Mais il ne trouvait à leur contemplation aucun réconfort. La route est longue, les arbres sont dénudés, le froid perce. Au pas cadencé de sa monture, Gauvain se rappelle les circonstances qui l'ont amenées à faire ce voyage. Quand trouvera-il la Chapelle Verte ?


C'est alors que Gringalet a fait un écart. L'animal tente d'éviter un ours qui est soudain sorti du bois. Le chevalier Gauvain ne peut pas ne pas affronter la bête. Il se dresse devant eux, menaçant. Gauvain n'hésite pas. Il descend de cheval, extrait la belle Excalibur de son fourreau et combat l'animal sans acharnement. L'ours tombe. "Merci Roi Arthur de m'avoir prêté ton épée"
Gauvain chemine. L'hiver se fait de plus en plus froid. Son cheval fait un nouvel écart. Cette fois ce n'est pas un ours c'est un loup qui les met en danger. Gauvain n'hésite pas. Il saute de cheval, dégaine la belle Excalibur et slash slash râââ il n'y a plus de loup.
Messire Gauvain reprend la route. Il se demande dans combien de temps il trouvera la Chapelle Verte ?
Pour l'heure Gringalet s'arrête à la limite d'une falaise. Un pas de plus et s'il ne l'avait pas fait, cheval et cavalier auraient versé dans le ravin. Ils seraient morts. Gauvain scrute le ravin. Il aperçoit une vallée, une forêt et au milieu de la forêt il distingue les tours d'un château. Rassuré à l'idée de rencontrer une compagnie prochaine, Gauvain souligne des talons les flancs de Gringalet. Le cheval s'élance. En contrebas il y a un chemin.
Gauvain et son cheval s'enfoncent dans la forêt. Elle est profonde. Plus ils vont plus elle est austère. Enfin, cheval et cavalier déboule dans une clairière. Le château est là. Il s'étire de toutes ses tours et tourelles vers le ciel gris et bas.
L'homme qui accueille Gauvain n'est autre que le maître des lieux. "Le seigneur de Bercilak", lui-même précise-t-il. Il invite chaleureusement Messire Gauvain à visiter les lieux en sa compagnie. Messire Gauvain en appelle à sa fatigue. Monsieur de Bercilak offre l'hospitalité à Messire Gauvain pour autant de jours qu'il voudra. Messire Gauvain évoque la recherche à laquelle il est obligé. Il parle de la Chapelle Verte. Monsieur de Bercilak dit que la Chapelle est à trois pas et qu'il peut donc profiter de ce château jusqu'au jour du rendez-vous. "Prenez tout votre temps pour prendre votre décision, prenez tout ce que l'on vous donnera" déclare l'hôte de Messire Gauvain et d'ajouter " accompagnez-moi à la chapelle du château, nous pourrons assister à la messe de Noël"

La chapelle est très belle, le service est parfait mais ce qui l'est plus encore c'est la jeune femme qui fait semblant d'y prier alors qu'elle tient les yeux innocemment braqués sur Messire Gauvain. A ses côtés, une sorte d'encore femme, toute ridée, monte la garde. Tout annonce que cette jeune femme est difficile d'accès. Mais "quelle audacieuse" pense Gauvain. D'autant plus lorsque Bercilak lui apprend qu'elle est son épouse.

Le lendemain le Seigneur de Bercilak annonce à Gauvain qu'il doit quitter le château pour des chasses qu'il a l'habitude de faire. "Mais" dit-il, "vous êtes ici chez vous Gauvain. Ma Femme se fera un plaisir d'être à vos petits soins. Tout ce dont vous aurez envie elle s'en chargera. Faites-lui confiance. De mon côté, ce que j'aurais tué et ramené comme prise vous appartiendra. En échange, vous me donnerez ce que vous aurez reçu durant mon absence. C'est un jeu Messire Gauvain. Il s'appelle "le jeu d'échange des gains". Je l'aime bien." Et sur ce, chacun part dans ses appartements.

Le lendemain matin, les chiens sont préparés, les chiens se rassemblent, les premiers henissent, les seconds aboient, Gauvain n'entend ni les animaux ni les hommes et la chasse s'éloigne. Mais il entend un léger glissement sur le carrelage froid de sa chambre. Il n'ose bouger. Il fait semblant de dormir. Il découvre avec stupeur que la femme de Bercilak est entrée dans sa chambre et s'arrête au bord de son lit. Elle ne bouge pas, mais derrière ses paupières à peine entrouverte Gauvain comprend qu'elle ne le quitte pas du regard. Puis elle se penche et l'embrasse sur une joue. Puis elle s'éloigne et quitte la pièce !
Gauvain est très troublé. Mais passe le jour. Au soir revient la chasse. Bercilak dépose aux pieds de Gauvain un cerf magnifique. Gauvain dépose sur la joue de Bercilak un bisou. Bercilak rit. Comme si de rien n'était.
Le lendemain, chevaux, chiens, chasseurs se réunissent mais ils n'interrompent pas le sommeil de Gauvain. Cependant il s'interrompt lorsqu'un pas léger frôle le sol de la chambre. Gauvain se réveille quand la dame, s'assied sur le rebord de son lit. Gauvain est très gêné, partira-t-elle ? Que doit-il faire ? Il décide de ne rien manifester. Dans l'obscurité, la jeune femme dépose un baiser sur l'autre joue puis, elle s'éloigne.
Au soir, Bercilak ne ramène pas un cerf de la chasse, mais seulement un sanglier. Il s'en excuse. "Quand il demande à Gauvain "n'avez-vous rien à m'offrir ce jour" Gauvain ne répond rien.. Il s'avance vers Bercilak et dépose sur sa joue gauche un nouveau baiser. L'hôte des lieux rit et salue son épouse.
Le lendemain Gauvain entend les chiens et les chevaux se rassembler comme il entend tous les serviteurs préparer le cheval. Mais surtout ce qu'il entend et espère, c'est le pas léger sur le carrelage. Quand il l'entend, le pas léger ne s'arrête pas devant le le lit de Gauvain. Il poursuit jusqu'à la fenêtre obscurçie par un épais rideau. Une main délicate soulève la courtine et la tire avec femeté. Le jour pénètre dans la salle et Gauvain, qui regardait entre les cils, ouvre grands les yeux en remarquant le beau décolleté profondément offert à son regard. Gauvain fait mine de n'en rien voir. La belle le rejoint au bord du lit. Elle s'étonne. Elle lui demande s'il est pris. Il dit n'avoir aucune attache. Elle lui demande un baiser. Il dit qu'il ne peut pas embrasser la femme de son hôte. Elle lui en donne trois sans s'occuper de son avis. Mais les baisers ne semblent pas lui suffire. Elle veut recevoir de sa part quelque chose qui lui appartienne en propre afin qu'elle se souvienne de lui, "votre paire de gants" par exemple. Il répond que rien de ce qu'il possède n'est assez beau pour elle. Alors la Dame ôte de sa taille une ceinture de soie verte "Prenez au moins cette ceinture de soie mon Ami, elle vous protégera sitôt que vous pourriez être aux portes de la Mort" Gauvain pense au sitôt à son rendez-vous et à la hache qui devrait s'abattre sur sa nuque. Bien qu'il ne la connaîsse pas Gauvain imagine la Chapelle Verte et surtout le Cavalier Vert portant la hache censée trancher la tête de son coprs. A l'idée de cette terrible épreuve Gauvain accepte la ceinture. La belle demande à Gauvain de ne faire à son mari, aucune mention du cadeau qu'elle lui fait. Gauvain assure la belle de sa discrétion et toute la journée ils se promènent dans les champs et dans les prés. Au retour de la chasse Bercilak semble déçu et pour cause. Ni cerf, ni sanglier. Un renard, voilà son maigre butin. "Et vous Messire Gauvain qu'avez-vous à m'offrir !" Ce soir-là Bercilak reçoit trois baisers sur ses deux joues. Son visage est obscur.
Le lendemain, dans un matin à la fraîcheur glaciale, un serviteur harnache le cheval de Gauvain. Il accompagne Gauvain à la Chapelle Verte. Elle n'est pas loin, à presque deux pas. Mais le serviteur s'arrête bientôt. Il refuse de poursuivre davantage. Il conseille à Gauvain de retourner sur ses pas. "D'autres que vous ont eu rendez-vous avec le Cavalier Vert. Aucun n'a gagné. Tous son morts. Partez Messire Gauvain où vous périrerez à votre tour." Gauvain serres la ceinture verte d'une main. Il dit qu'il n'est pas question pour lui d'échapper au défi. Alors le serviteur lui montre d'un doigt la direction à prendre puis il s'éloigne en marmonnant "Je vous aurai prévenu Messire Gauvain, c'est par là !" Gauvain prend la direction indiquée et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire il trouve la Chapelle Verte. Et il entend tout aussitôt un sifflement si aigu que s'il avait pu fermer ses oreilles il l'aurait fait. Gauvain lève la tête. Une silhouette gigantesque assise sur un cheval se dresse. Il la reconnaît. Devant lui se tient bel et bien le Chevalier Vert. Impressionné, il recule de quelques pas.
"Merci d'être à l'heure à notre rendez-vous Gauvain. Ne me dites pas que vous pensiez fuir ? Fuir n'est pas ah ah ah ah digne d'un chevalier de la Table Ronde !""
"Allons, il saute du haut du monticule sur le sol, préparez-vous pour le châtiment Gauvain !"
Gauvain descend de son cheval Gringalet. Il met genoux en terre et il tend sa tête.
Gauvain s'agenouille, mais, au premier coup de hache il ne peut éviter de se retirer brusquement. "Avez-vous peur Gauvain que vous ayez osé vous écarter ? " Le Chevalier Vert se moque de Gauvain. Gauvain nie et de nouveau il se prépare à recevoir le tranchant de la hache sur la peau du cou. Le Chevalier abat la hache mais... mais il arrête le mouvement quelques centimètres à peine au-dessus du coup de Gauvain. "Que faites-vous Chevalier, vous moquez-vous, allez, tranchez !"
"Puisque c'est vous qui le demandez Chevalier j'abats la hache!" Mais cette fois sur le cou de Gauvain à peine s'il y a une petite entaille.

"J'ai tenu ma promesse Chevalier Vert, je n'ai pas bougé !" Gauvain s'est relevé d'un bond.
"Je n'en attendais pas moins d'un des plus fameux Chevaliers de la Table Ronde Messire Gauvain, pas moins de vous qui avez su fort bien vous tenir devant les audaces de mon épouse... oui, Messire Gauvain, je suis aussi le seigneur de Bercilak et ma Dame n'est autre que Morgane chargée de vous défier à son tour. Vous n'avez pas cédé à ses instances sauf en ce qui concerne la ceinture de soie verte. Vous l'avez acceptée dans le seul but de rester en vie. Comment vous le reprocher ?
Allez Messire Gauvain retournons à ma demeure voulez-vous ?"Gauvain ne fut pas de cet avis. Il préféra retourner au château de Camalot. Tout le monde fut très heureux de le voir vivant. Comme il arriva au tout début du repas de la nuit du Nouvel an, le Roi Arthur attendait son conteur pour écouter une histoire QI4qu'il aimait à entendre, avant de débuter le repas. Le conteur fut, ce soir-là, Messire Gauvain lui-même.
Quelque chose me dit qu'il raconta l'histoire du Chevalier Vert?Il raconta , il y avait il n'y avait pas, un château, un roi, le roi Arthur.
Là s'arrête cette histoire.

vendredi 25 novembre 2011

Hier 24 novembre, deux jours avant la journée internationale du BBonJouRR chez Fourchette et Cie

Couper 5OO carrés de tissus verts toute seule pour les distribuer demain Journée Internationale du BBonJouRR non encore estampillée : pas marrant. Sitôt pensé, sitôt fait.
Un bus, un métro, une direction, Villejean Université. Mais une station. "Anatole France" tout le monde descend. Du moins Lania.
Square Mac Mahon, elle traverse. Chez Fourchette et Cie elle pénètre. Lieu clair et haut de plafond. Spacieux. Sympa. Béatrice est-elle là ? Oui , bien sûr, je conterai. Bonjour à tout le monde. Jeu de scrable, livres à feuilleter, thé partagé, et conversations de même : ça sent le plaisir.
Livraison des légumes frais du jour en sac papier kraft : ça sent le naturel.
Lania partie.... à la nuit, après avoir dit un extrait de sa Petite Marie. Des sourires. En grand nombre. Après avoir rassuré Louis en lui rappelant combien sa femme avait bien fait les choses lorsque, endetté, elle avait remarqué qu'il ne s'endormait pas. Histoire histoire.... rires et sourires, c'est l'ambiance le jeudi après midi chez " ourchette et Cie.
Au fait, merci Charly pour le conseil à propos de l'achat d'une son et l'apréciation : dire à Lania qu'elle conte avec rythme et musique et silence, ça lui plaît ça.
Merci aux oreilles de Marie et d'Hélène, en passant par celles de Thérèse et.... pardon de ne pas retrouver tous les prénoms. Moindre mal : Lania n'oublie pas les visages. Sourires et à bientôt

dimanche 13 novembre 2011

Incroyable, je croyais que les fantômes....

n'existaient pas. Ils existent. Enfin au moins un. Un fantôme. Celui que la conteuse a vu pour de vrai ce dimanche 13 novembre.Sur le parking.
Contre quoi se débattait-il ? Il se débattait. Bras à droite, bras à gauche. Le drap blanc en mouvement avait l'air empêtré, maladroit.
Contre quoi luttait-il ?
Vite Lania, photos. Mais l'appareil était sans pile. Pas de photos restent les mots, merveilleuse substance à souvenirs, mensonges ou vérités essentiellement Confidentiels.
Sur le parking, entre fin de nuit et naissance de l'aube, entre lampadaires d'or et voitures imprécises j'ai vu un vrai fantôme, comme à l'instant je vois, jolie mésange matutinale. Croque graines mésange, zinzinule et croque graines. Au revoir à bientôt.

samedi 5 novembre 2011

Millefeuille d'automne, c'est FINI

Une séance agitée : une feuille qui se moque d'un jardinier perfectionniste ;
Le vent qui vient

un scarabée qui s'allonge devant la cheminée, sur le tapis blanc et rouge et un p'tit Benjamain fûté pour de vrai qui prend son rôle pour s'opposer à la sorcière aux cinq verrues sur le nez ;

un refrain de Jean Ferrat ;
la p'tite fille qui demande du pain à sa mère ou le grand voyage de bastide en bout du bout du Morbihan à croiser Alain Legoff contant dans une forge du sud-ouest ou à chanter
y a une pie dans l'jardin, j'entends la pie qui chante
y a une pie dans l'jardin, j'entends la pie chanter.
Chanter, chanter, j'entends la pie qui chante,
chanter chanter la pie s'est envolée.

"Maman, pourquoi elle a pris mon pain la pie ?"

l'enfant qui mange le lion ont tenu les enfants en haleine.

Une jolie séance. Merci les enfants surtout les plus petits qui se tenaient au fond de la salle. Merci pour l'attention de tous et de chacun chacune grands ou petits. Merci pour vos "trop forts"

Félicitations aux amateurs de théâtre qui ont ait connaître les virelangue et autres petits textes de leur cru: un vire-langue offert : kabulanolac ? lanolacabulo (répéter autant de fois que l'on veut, jusqu'à se tromper et en rire) Ou alors "panier piano panier piano panier piano" et encore le plus fort "bon pain, banc peint, bain plein" Bonjour, bonsoir et à vous revoir... "Le bonjour vous va bien"

mardi 1 novembre 2011

Millefeuilles d'automne en noix noisette et châtaignier



C'est pour bientôt. Samedi 5 novembre 2011 Proposé par l'APEL de l'école Saint Hellier. Pour les enfants de Maternelle et Primaire au cours d'une après-midi Châtaignes.
Une retrouvaille, cette poésie qui suit et que je me souviens avoir dite et illustrée, il y a... bien longtemps.

La pomme et l'escargot (Charles Vildrac)
Il y avait une pomme
A la cime d’un pommier
Un grand coup de vent d’automne
La fit tomber sur le pré.

Refrain« Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
J’ai le menton en marmelade
Le nez fendu et l’œil poché »

Elle tomba, quel dommage !
Sur un petit escargot
Qui s’en allait au village,
Sa demeure sur le dos.

« Ah stupide créature ! »
Gémit l’animal cornu,
« T’as défoncé ma toiture
Et me voici faible et nu.»

Dans la pomme à demi blette,
L’escargot comme un gros ver,
Rongea, creusa sa chambrette
Afin d’y passer l’hiver.

(retrouvée sur le blog http://grimmominus.over-blog.com, à découvrir)

jeudi 20 octobre 2011

De Vezin le Coquet les roulottes sont reparties .....

pour la Tsiganie
L'avant-dernière séance "Les mercredis contés" à la Médiathèque de Vezin le Coquet s'est terminée dans la joie et l'étonnement.

Les enfants, une petite quinzaine, ont vu les roulottes s'arrêter et former comme un cercle protecteur. Ils ont vu les brindilles, le bois, le trépied, la marmite -qui n'y étaient pas- "Tendez l'oreille !" ils ont entendu la soupe au maïs qui faisait bloup gloup blop, qui faisait bloup gloup blop.
Les enfants ont vu les Tsiganes-Oiseaux (légende offerte généreusement par Esméralda Romanez elle-même) alourdis par les cadeaux en or ; ils ont vu les pipidons et le houx et l'oeuf, gobe gobi goba, gobé.
Ils ont joué le jeu en répétant passée la troisième proposition "un pipidon, entre deux ongles et scrashhhhhhhhhh un pipidon de moins" Merci pour le bruitage. Et ceci 4 fois de plus, parce que 7 est un chiffre magique.
Ils ont vu Touchatou et son copain, Rien.
Ils ont vu le Tsigane qui voulait épouser la fille du roi. Ils ont assisté au bal du mariage et l'une a dansé avec la conteuse sur les airs du premier violon de légende.
Et pour terminer, ils ont vu la belle Esméral'diabl' dans sa robe rouge. Ils ont vu le forgeron mis au défi de briser la noisette par le p'tit bon'homme.
Et soudain, suite à une manipulation audacieuse du Forgeron,


ce n'est plus 16 ou 17 qu'ils se retrouvèrent dans les lieux, mais 1000, conteuse comprise.
Tout ça volti volta pour une noisette en un lieu sans noisetier trouvée et sur une enclume brisée, à en avoir "le diable au corps"

Prochaine intervention, le mercredi 21 décembre 2011
dès 15 h 30 pour une ambiance de Noël entre ailes blanches et orgues fantastiques.
A bientôt.

Miz du - le mois du conte par excellence d'après l'Institut Culturel de Bretagne

Pour découvrir le blog dont je vous donne l'article en entier ci-dessous.
[Et c’est reparti pour une septième édition des Veillées Contées de Bretagne ! Cette année encore elle s’étalera sur tout le mois de novembre. Miz du c’est le mois du conte par excellence… quand le jour tombe de bonne heure et que la nuit se fait plus sombre que d’habitude, rien de tel que de se retrouver en bonne compagnie pour écouter un conteur… Un lieu convivial avec « les gens du coin », voisins, amis…quelques chaises, et les portes de l’imaginaire s’ouvrent toutes grandes… que du bonheur !


http://blog.culture-bretagne.org/

Les histoires d’hier sont dites aujourd’hui pour demain et ceux qui viennent nous écouter, le savent bien. Ils savent que le conte c’est avant tout un art vivant à disposition de celui qui veut bien l’entendre. Le conte ouvre la porte du merveilleux à la rencontre de la pluie, de la nuit, du vent, des étoiles… à la rencontre des autres. Et dans ce monde du « rien » comme on pourrait le croire parfois et bien il y a encore des conteurs qui savent se servir de la petite clef magique de l’imaginaire à la façon des anciens conteurs qui commençaient par dire à leur auditoire « une fois il y avait… un jour il y aura… »

Que partout en Bretagne, cette année encore, puisse se tisser la grande toile des contes.
Françoise Cordeau
Conteuse et membre de la section Littérature & Expressions Orales de l’Institut Culturel de Bretagne

Que les conteurs qui veulent se joindre à l’évènement, prennent contact, il leur sera expédié des affiches. Institut Culturel de Bretagne Tél. 02 97 68 31 10 – Internet : arzela.roy@skoluhelarvro.org

mercredi 19 octobre 2011

Aujourd'hui, contes tsiganes en Médiathèque de Vezin le Coquet

Ce Mercredi 19 Octobre, les contes tsiganes se disent et se lisent à la Médiathèque de Vezin le Coquet -35-
Pour traîner sa carapace, de Rennes à Vezin-le-Coquet, il faut prendre le 53 Un peu aux alentours de 14 h 45 (voir site STAR-Keolys)"Voyage.
Pour que tout le monde descende en Tsiganie, il faut arrêter sa roulotte
*
sur le parking de la rue des Violettes. Rue sur gauche venant de Rennes, tout de suite après le petit jardin.
Si voler au-dessus de la mer vous plaît, si les oiseaux s'alourdissent, si vous n'aimez RIEN, si les pipiridons vous attirent ou s'ils ne vous attirent pas, venez, arrêtez-vous et vous descendrez Tsiganie. Nul doute que oiseaux, enclumes, pipiridons, rien, chat, cimetière, forgeron, violon et la célèbre Esmérald'iable accompagneront votre retour. "Voyage, tout le monde descend !" c'est cet après midi mercredi 19 octobre à la Médiathèque de Vezin-le-Coquet, en contes et légendes peu^-être lues, sûrement dites. A bientôt. Tchoum

Photo prise par Serge Palaric, photographe rennais fréquentant parfaitement la communauté tsigane au point, comme Jean Richepin de vivre une partie de ses temps auprès d'eux et d'elles.

vendredi 14 octobre 2011

AUTOMNE

en compagnie de Lania, entre autres,
le samedi 5 novembre, 16 h
pour une après-midi Châtaignes au sein de
l'école Primaire et Maternelle St Michel - St Helier
www.ecolestmichel-rennes.fr/
A bientôt, avec plaisir
"Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand-mère
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma grand
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de ma ....
Combien de pommes de terre pour faire la soupe de....
Combien de pommes de terre pour faire la soupe ...
Combien de pommes de terre pour faire la ....
Combien de pommes de terre pour faire...
Combien de pommes de terre pour...
Combien de pommes de terre....
Combien de pommes de.....
Combien de pommes....
Combien de...
Combien.... ?

mardi 11 octobre 2011

LIBERTE par Maurice Carême avec Camille

Elle est blonde comme les blés, elle est en CM2, elle m'a rejointe sur sa bicyclette et tout le long du chemin nous avons échangé. Elle m'a rejointe. Nous sommes voisines. En me ramenant un ouvrage. Elle en a sélectionné d'autres, dans ma bibliothèque et sur le moment de partir, elle me pose la grande question "Lania, comment on apprend une poésie ?"
La réponse se trouve dans la question, dit-on. C'était vrai. Camille devait apprendre une poésie. Celle-ci qui suit

Liberté
Prenez du soleil

dans le creux des mains

un peu de soleil

et partez au loin

Partez dans le vent

suivez votre rêve

partez à l'instant

la jeunesse est brève

Il est des chemins

Inconnus des hommes

il est des chemins

si aériens

Ne regrettez pas

ce que vous quittez

Regardez au loin

l'horizon briller

Loin, toujours plus loin

Partez en chantant

Le monde appartient

à ceux qui n'ont rien

Maurice Carême.


Camille et moi connaissons notre poésie par coeur -enfin pour moi, presque ; pour elle, sûr-
Ensemble nous décidons d'écrire que pour apprendre une poésie c'est facile. Il faut :
Lire la poésie, lire une strophe, lire la suivante ; évoquer des images ; les voir ; faire une pause ; chanter les strophes au clavier, lire les strophes suivantes, les unes après les autres, écouter les sons, les répétitions, remarquer les verbes et ensuite mimer et enfin réciter 7 fois de suite (7 est un chiffre magique) surtout avec Lania. Et ça marche ! Apprendre une poésie... Simplissime.
La découverte de ce possible par ma jeune voisine, la joie que cette découverte a entraîné sur le visage de Camille ont été le cadeau du jour. Un plaisir..

samedi 1 octobre 2011

Noël. Rencontre. C'est le sujet qui s'approche

A force d'en entendre parler, à force de l'imaginer, on finit par croire qu'on l'a rencontré. Comme certains auraient rencontré, de bon matin, sur une plage, non loin du Bosphore, un célèbre personnage Turc. Que faisait-il ? Etait-il devenu fou ? Se vengeait-il ? Et de quoi se vengeait-il ? Il frappait la mer. Avec un bâton. Peut-être une massue. Pour lui faire mal ? Mais pourquoi faire mal à la mer ?
Ceux qui l'ont rencontré ce jour-là lui ont posé la question.
"Pourquoi battre la mer, tu lui fais mal ?"
Il a répondu "Je bats la mer comme on bat le lait pour avoir du beurre !"
"La mer n'est pas du lait. Même battue elle ne donnera pas de lait" Un murmure blanc s'échouait sur le rivage et disparaissait, désaltérant les grains de sable.
L'homme, qui avait posé la question, s'éloignait. Il se retourna. La silhouette du batteur se découpait à contre-jour. Il battait la mer de nouveau, il battait la mer avec sa massue, de plus belle. Et il disait, à chaque gifle
"Et si c'était possible ?"
Et si c'était possible et si c'était possible....
L'homme s'éloignait. Il voulait rire mais quelque chose l'en empêchait.
A son tour il se mit à répéter "Et si c'était possible ?"
Ce matin je répète à mon tour "Et si c'était possible ?" . Et je souris.
Entre conteurs les contes se promènent. Je dois cette histoire à C. P.
et je la dépose ce jour, d'une invitation à transiter du côté de Pacé, pour me rendre, exceptionnellement, à Parthenay. Belle journée à toi Annie. Vive la harpe et le piano. A bientôt.

vendredi 30 septembre 2011

"Voyage, tout le monde descend" en Tsiganie


Le mercredi 19 octobredès 15 h 30,
à la Médiathèque de Vezin le Coquet (http://mediathequevezin.canalblog.com/ pour sélection de livres)
Les contes voyageront en Tziganie sous le titre "Voyage, tout le monde descend" Rejoignez Lania et écoutez des Contes Tziganes.

Cette photo de Serge Palaric, photographe rennais, a été prise par lui au Festival "Nomade in Metz". Serge Palaric a présenté son exposition intitulée "Rencontre Tsigane" à Nancy en septembre 2011.
La prestation contée est destinée aux enfants dès 6 ans et au-delà, [parents et grands-parents compris]
Au plaisir de vous y rencontrer.
Au fait : c'est gracieux, donc gratuit.
Médiathèque Adresse : 1 rue des violettes (pour ne pas se perdre)
Tél. : 02 99 78 71 04
et
Mél. : bibliotheque@ville-vezinlecoquet.fr (pour signifier sa présence)
Le bus 53 à peu près trois bus par heures (si l'on veut se déplacer en bus) C'est possible et déjà tout un voyage. A bientôt
LaniaMicale

"Ouvrez vos coeurs les hommes
Dites, s'il vous plaît que je
ne suis qu'un nomade
Sous la forêt
et qu'un homme est pareillement un nomade"

mercredi 21 septembre 2011

Reprise de l'atelier auprès d'adultes en difficultés

Deuxième atelier de septembre. Un objectif, objectif seulement, les contes au travers des pays africains. En quelque sorte un AFRICA CONTES. Et un challenge.
Mêlés de proverbes et de musique, dans une déclinaison géographique et une reconstitution du continent sous forme de puzzle géant.
Projet envoyé. Comme toujours avec plaisir et énergie dans le but d'un échange amical, fraternel et culturel.

C'est parti aussi, côté Lycée, dès lors que les élèves auront succombé à l'activité conte telle que je la leur présenterai. Je me charge d'être attentive et disponible à leurs désirs tout en axant mon projet autour de l'écoute. Comme chacun le sait, pas de conteur sans paroles, mais pas de conteurs sans oreilles. C'est plutôt pour elles que l'on conte.

LANIA Conteuse, toujours au 02.99.38.67.57
ou au lcomlania@gmail.com
pour me joindre et envisager de monter un projet en connivence. [Maternelles, Elémentaires, Collèges, Lycées, ...]

mardi 20 septembre 2011

Musée Ephémère, entrée Balleroy immeuble quartier Maurepas

L'inauguration s'est déroulée ce samedi 17 septembre en présence de l'équipe municipale et des acteurs sociaux (Préfecture, Fondation Abbé Pierre, Centre Social, Associations "L'Etincelle", "Balade des Livres".
Drivés par Sylvie Tertre, chorégraphe danse contemporaine, Catherine, Joëlle, Marie-Claude, Henri, Jean-Pierre et Thierry ont pas-chassés sur les pelouses du lieu, enfilé-essayé-ôté allongé leurs corps "fatigués mais heureux", déjeuné-dansant.
Sous la direction de Sylvie Tertre, Corto Lassus dit Layus a porté avec élégance le projet en vidéo. Visible sur les lieux. Dans une cuisine du 1er étage.
Il n'y a pas que les participants à ces ballets dans le Musée Ephémère. Sylvie Tertre n'a pas été la seule artiste à accompagner le projet du Musée Ephémère. Un conseil : soyez curieux, rendez-vous au Musée Ephémère et découvrez ce lieu mémoire, témoin de 40 années de vie et d'histoires dans le quartier. Ce rendez-vous mémoire s'effacera lorsque l'immeuble sera détruit pour laisser place à une prochaine station de Métro. En 2012. L'exposition se visite chaque jeudi vendredi samedi après midi et dimanche aussi, jusqu'au 13 novembre 2012.
Visites gracieuses. (soit gratuites)
http://vimeo.com/29409795Belles journées d'ici là.

dimanche 4 septembre 2011

Immeuble Balleroy à Maurepas, musée éphémère Ballroy avec la compagnie Pat'chat

Et Sylvie Tertre, chorégraphe rennaise dans le cadre du Centre Social de Maurepas -juste là-bas au loin-

et de l'association Etincelles.
Enfant, je rêvais d'être danseuse. Mais notre famille était "nombreuse" et ma mère ne pouvait m'emmener sur les lieux de cours.
J'ai accepté de retourner -pour la troisième fois dans ma vie- sur un lieu de déplacement chorégraphique. Le travail des danseurs -(quelques amateurs éclairés, novices et professionnels)répond à la réflexion de la chorégraphe : illustrer des scènes de vie.
Les trois ou quatre prestations feront l'objet d'une mise en boîte. La vidéo sera projetée, de mi-septembre à mi-octobre dans l'ancienne cuisine d'un appartement du 2ème étage de l'entrée Balleroy.
UN IMMEUBLE EN GRANDS TRAVAUX ARTISTIQUES POUR CAUSE DE DESTRUCTION
La totalité de l'immeuble, dans lequel se trouve l'entrée Balleroy, est amenée à disparaître en 2012, pour laisser place à une des prochaines stations du futur tracé de la poursuite du deuxième projet du métro rennais, le VAL.
Travailler avec Sylvie Tertre est un plaisir. Tout à la fois présente et en retrait, Sylvie invite, incite, explique, propose. De leur côté les danseurs cherchent, seuls ou partagent.
Au fil du travail "il leur tarde" d'être prêts à la mise en boîte. Il me tarde aussi.
A bientôt. Pour vous donner rendez-vous dans ce Musée Ephémère.

mercredi 31 août 2011

Mercredi 31 août 19 h 3O le conte ? Il s'écoute au Bar de L'Artiste Assoiffé

Reprise du rendez-vous régulièrement mensuel, à peine interrompu cet été et gracieusement présenté par l'Association de la Promotion du Conte.
Rappelez-vous le sympathique moment qui s'est déroulé un soir d'août, dans le petit parc de la Tauvrais, tout en haut de la rue Emile Bernard.
Rappelez-vous (ou imaginez) la ronde d'oreilles, la ronde de bouches, la ronde de bolées (mais bien sûr que oui, consommées avec modération !)
Rappelez-vous la convivialité d'un moment, spontané, impromptu et convivial dans le quartier Patton.
Ce moment redémarre pour 2O11-2O12, pour le goût de la parole, des textes d'ici et d'ailleurs, grâce à l'APC, grâce à l'énergie de la charmante Aurélie, conteuse aussi.
Ce moment reprend pour 2O11-2012, précisément chaque dernier mercredi du mois,
dès 19 h 30,
au bar de l'Artiste Assoiffé, dont on remercie les responsables.
Place Saint-Anne, voisin de la salle de la Cité.
"Viendez"*
Et vous vous rappellerez
.

*Avec OVS -site On va sortir-

samedi 27 août 2011

Dernières nouvelles au programme de Lania conteuse

J'aime toujours découvrir des textes, des poésies, des chansons, des devinettes, des vire-langues, des faits divers. Nul besoin de plantes pour me faire décoller. Les kaléïdoscopes de mon enfance ont toujours dopé mon imaginaire.
2O11, une satisfaction Celle d'avoir pris en charge, dans un Lycée rennais, un stage sur la parole. Je l'intitule désormais "De l'art de couper la parole à bon escient à celui de se laisser couper la parole au bon moment"" La transformation des étudiant(e)s au cours de ce stage et les retours qu'ils m'ont apportés, m'ont infiniment influencée.

Dernier trimestre 2011
Je serai toujours présente à la Médiathèque de Vezin-le-Coquet, pour laquelle je suis intervenue sur le thème du temps qui passe, les rides et la vieillesse. Public enfants et public mixte enfants et retraités.


Je reprendrai dès septembre, mes interventions régulières auprès d'un public jeunes adultes ayant des difficultés.

Actuellement, je mets en place un argument conté en compagnie d'une autre conteuse : nous devrions intervenir sur le thème des préjugés pour des interlocuteurs institutionnels.

Que vous soyez directeurs, directrices, professeurs des écoles, publics ou privés, bibliothécaires, particuliers, je suis à votre disposition pour mettre en place, conjointement, un spectacle selon vos propres objectifs. Ou choisi parmi mes propositions :

"Bisous",
"Quand le père Noël a perdu les doudoux" (spectacle de Noël pour les pitchoux)
"Marie KiKourTouJours" ou grandir pour l'amour d'un pain
"les Contes guerriers du Pacifique pour un public familial
Jaune à n'en rien croire, la Chine pour une déambulation en Chine
Contes du mensonge le plus doux pour traverser le Maroc
Corbeau sur la dernière branche pour une découverte des contes chamanes et de Sibérie présentés en lien avec l'association "La Maison Européenne des Imaginaires" (Emilie Maj, sur face book)
Coquine la pomme de terre a la frite et vous l'entendrez bien Découverte et itinéraires légendaires de la pomme de terre
Feu Fer Forge Favoir et Fagesse : le forgeron peut avoir un cheveu sur la langue Africains, russes, allemands, chinois ou japonais des contes sur l'univers de la forge et de la création.
Quand le Moujik ou Il s'en passe des choses place de Coëtquen
et d'autres sujets, Inde, Irlande, Espagne, Allemagne, Bretagne, Sud-Ouest, Europe. La responsabilité d'heures du contes, en écoles ou en bibliothèques, invite (comme mes origines et mes déplacements) à fouiller les répertoires et à construire autour d'un thème une ambiance à chaque fois différente.
Pour me joindre 02 99 38 67 57
ou
lcomlania@gmail.com
A bientôt
Lania

jeudi 25 août 2011

Bonjour, réflexion pesonnelle : je ne supporte plus les spectacles gratuits

Je profite de quelques journées de va-cance.

Dans une localité attentive à ses estivants. Comme de nombreuses autres elle offre, aux estivants, des spectacles de tout genre, dont de jazz. Le Jazz J'aime.
Un soir, j'arrive pour profiter d'un concert jazz band : on m'invite à adhérer à l'association.
Etonnement : "Mais, je ne suis pas d'ici !"
Réponse "C'est exactement ce qu'il nous faut, des candidatures d'ailleurs pour justifier le public et obtenir des subventions"
Pourquoi pas mais réfléchissons : 800 personnes à assister au concert et 1 € par personne ou par famille, je pense que ce ne serait pas mal non plus et ça n'empêcherait pas d'obtenir des subventions ?
Les artistes gratuits, ça m'épate.
Pourquoi pas la séance coiffure, l'achat vêtement, ou la sortie en boîte....
Le Val Bus gratuit c'était super, mais 5O cts d'euro n'auraient pas été mal non plus.
Un ticket au même prix pour tous que vous alliez à Lamballe ou à St Cast, avec le Tibus : ça ça m'a plu.
A en penser ce qu'on veut et sans "compter".

Quant aux trois soirées Jazz au Val André elles furent partagées avec grand plaisir avec Rhoda Scott, son sonore et dansant jeu de jambes, ses commentaires joyeux et son spectaculaire batteur

Stéphane Seba et ses talentueux musiciens
qui utilise un argument conteur pour enchaîner les morceaux les uns aux autres dont -cerise sur le gâteau pour moi-le beau morceau intitulé "Un été" de Claude Nougaro et le Caroline Jazz Band de Montpellier qui chante le narbonnais Trenet né le 18 mai 33 ou 43 et se laisse aller à son tour à dire des conteries ; à mettre à l'honneur d'une façon amusante et pleine d'humour le Banjo ; et à terminer en pénétrant dans le public pour un brass-band sous les visages d'un public souriant. J'étais réjouie. Il ne reste plus qu'à me-nous-vous procurer leurs CD ou les inviter à votre anniversaire. Why not.
Pour ces derniers, plus d'appareil photo. Ne resteront donc que ces mots ou la visite joyeuse de leur site : difficile de ne pas passer une bonne soirée en leur compagnie.

dimanche 31 juillet 2011

Spectacle de Noël - ce qu'on peut en lire sur Ouest-France 17 déc 2010

PLEUMELEUC - Un spectacle pour les enfants à la bibliothèque.
Sous la photo : "les enfants, accompagnés par leurs parents, étaient nombreux à écouter la conteuse Lania"
A l'approche des fêtes de fin d'année, la bibliothèque proposait un spectacle de Noël pour les enfants, mercredi, en compagnie de la conteuse et comédienne Lania.
Le spectacle, intitulé "Le jour où le Père Noël a perdu les doudoux " a ravi les nombreux enfants et leurs parents"
L'histoire : "Quelque part dans le ciel la nuit sera longue : le Père Noël se prépare, les lutins remplissent la hotte, le traîneau fonce sur la voie lactée" Quand tout à coup tout bascule. Les enfants auront-ils leurs doudous à temps ?
Qu'on se rassure tout s'arrangera;
Lania a su susciter avec talent l'intérêt des enfants, rebondissant sur leurs réactions et les intégrant avec habileté dans ses récits : "Ce que je privilégie quand je conte, c'est le lien avec le public, la joie et le plaisir d'être ensemble" souligne la conteuse.

"Contes" comptines, mimes et chants, au clavier, ont procuré aux enfants 45 minutes de rêverie et de ravissement et Lania a transporté les enfants dans des endroits magiques en compagnie de la dame en robe rouge et manteau blanc. Et tout cela, dans une ambiance familiale et chaleureuse.
Ce dimanche 4 août 2011 Lania tient encore à remercier ce merveilleux papa qui a accepté, malgré la présence de son enfant, d'enfiler le costume du Père Noël en direct : mais tout le monde le sait et les enfants qui ne sont pas dupes le savent aussi "c'est pas faux !" le Père Noël ne se montre jamais.
02.99.38.67.57
ou lcomlania@gmail.com
ou Face Book Lania conteuse, pour me joindre si vous recherchez un spectacle de Noël, celui-ci ou une autre version, ou d'autres thèmes qui pourraient convenir (exemples : la naissance et la paix dans le Pacifique, ou en Russie, ou dans le Languedoc, ou en Bretagne, ou partout à la fois : C'EST POSSIBLE Gong et sérénité en main.

Ouest France, extrait du vendredi 17 décembre 2010 - Cantons de Monfort-sur-Meu- Plélan-le-Grand-Mordelles

jeudi 28 juillet 2011

Contée au petit parc de la Tauvrais Quartier de la Bellangerais à Rennes

Elle s'est montée impromptue, face à la déception de voir le bar qui nous reçoit habituellement (l'Artiste Assoiffé) fermé. Un message sur "OVS" (soit "on va sortir") et des adeptes présents ; ou sur "La Ruche à Rennes" pour la première fois mais sans résultat ; et une affiche pertinente déposée ici et là dans le quartier, et finalement le cercle s'agrandit. Partis du baobab de la Bellangerais, nous "gravissons" la rue Emile Bernard. Deuxième rue sur la droite en haut de la butte -surtout ne pas entrer en Saint-Grégoire- arriver au petit parc est déjà une aventure. Ouf, nous nous en tirons. Démarrage séance conte : une histoire de Carélie, et plutôt saugrenue à propos de l'amour maternel chez les corneilles (ou l'une d'elles, allez savoir) ; identification de l'arbre qui abrite le seigneur des lieux : un écureuil roux, à propos duquel on apprendra -hasard- comment il se procura un jour son magnifique panache (merci Daniel) ; l'instant suivant nous sommes tous assis en un rond impressionnant et c'est Daniel qui "s'y colle". Voilà qu'il nous parle d'une femme ben malheureuse car son mari l'a quittée. Il est en paradis. Attention l'est-il ou l'est-il pas ? J'vais tout de même pas vous raconter l'histoire. Fallait venir. Ouais je sais, j'suis un peu dure ! J'plaisante.
Après Daniel c'est Jean Pierre Mathias, Annie, Aurélie, moi-même, Marie (sacrée citrouille qui vous emporte dans une sacrée randonnée)qui enchaînent tout un festival d'histoires de toutes sortes : contes du terroir, merveilleux, éthologiques, de sagesse : pour ceux qui ne connaissaient pas le conte, superbe. Bel échantillonnage. Pour les autres, superbe aussi. Il n'y a qu'à entendre les rires fuser et voir les sourires se déposer sur les lèvres et peut-être même sur les joues ou le front (spécialité du petit parc de la Tauvrais). Le cidre désaltère, les chips circulent, les petits gâteaux de même. C'est clair, nous goûtons tous une soirée peut-être improvisée mais cependant tranquille, agréable : un bonheur délicieux, dans le grand pré du petit parc de la Tauvrais. Que peut connaissaient. Belle fin de soirée. Belles vacances prochaines. Pour ceux qui iront. N'oubliez pas : reprise des activités de l'association APC courant septembre 2011 SITE http://apc.lafilois.chez-alice.fr/ Et en attendant, faites la traversée de la baie du Mont Saint Michel en Compagnie de Jean-Pierre Mathias. La prochaine ? Le 6 août, forcément.
Et auparavant, courez vite découvrir son agenda sur http://www.contes-et-merveilles.com/accueil.php
Beau mois d'oût
Lania qui déposera d'autres photos ultérieurement. Ah mais au fait il y avait des moustiques sacrés moustiques. Souvenir. "ah si je tenais le moustique qui me pique qui me point dans mon pourpoint j'te le piquerais d'un si bon point qu'il se souviendrait du pique du point qu'il m'a piqué dans mon pourpoint !" Parfait.

jeudi 7 juillet 2011

Hummmmmm y a bon la croustade du Quercy

http://www.bouilloirebavarde.com/article-croustade-de-pommes-a-l-ancienne-78741071-comments.html#anchorComment
Mais elle me rappelle un soir de juillet
Déjà dans la journée une ambiance particulière était née. Comme lorsqu'il va se passer quelque chose de merveilleux et que personne ne doit être tenu au courant. Alors tout le monde attend. Interroge. Questionne. Personne ne répond. C'est sûr, il y a anguille sous roche.
Après la sieste derrière les volets italiens, on a dévalé les escaliers : serviette, maillots floqués qui gonfleraient dans l'eau à nous noyer, goûters, vite vite Vignals nous appellait. Nous avions remonté vers l'Eveillée, puis descendu à travers les talus, par un chemin ombragé plein d'espoir Tanellu -devine qui veut quarante ans plus tard- La poussette de la dernière s'accroche aux caillous. Et la mère regrette que le village soit sur une motte. Certains traînent avec eux une énorme chambre à air, noire, qui leur servira de bouée. Bientôt nous voilà déboulant sur le champ à Gallo, puis sur la route, passant devant la maison de la sorcière, comme un air Halloween avant l'heure. Enfin nous voilà devant la passerelle, devant la retenue d'eau, devant l'île aux cailloux blanc en son milieu. Et ce ne sont plus que cris joyeux. Les enfants, les ado, s'esplashent, s'esplouffent, s'esplongent. Les uns et les unes s'esrapprochent. Les mères ont étalé les couvertures et préparent les goûters. Et devisent de ce qui... de quoi parlez-vous ? Quand l'enfant arrive elles se taisent. C'est clair, il y a anguille sous roche.

Alors au soir l'anguille sous roche tenait l'enfant que j'étais aux aguets. La chaleur qui l'empêche de s'endormir l'aidera à rester éveillée. A l'affût. Chut, c'est quoi ce bruit dans la rue. A travers la persienne, elle surprend une procession sur lapointe des pieds, des ombres, des chuchotements, des rires étouffés, des chuchotis. Dans la salle du bas il se prépare quelque chose. Alors elle descend les quatre première marches. Et elle regarde. La pièce est obscure. Seule le dessus de la table carrée est éclairé. Il y a dans l'air comme une effervescence. Quelqu'un va venir c'est sûr. La porte s'ouvre. Ils sont quatre à pénétrer dans la pièce. Quatre à porter avec précaution quelque chose qui déposé sur la table prend toute la place. "On la découvre ?" dit une voix. "Découvrez-la" disent les femmes en riant. Et c'est ainsi qu'elle est apparue, ronde et dorée à souhaits, la tourtière du Quercy, la spécialité, après les macarons et les choux à la crème du Pierrot Bonnet le copain de son gourmand et gourmet de père. Une vraie pièce de musée. Par sa taille. La superficie de la table. Et par finesse de sa pâte excellente. Craquante à souhait sous la dent et fondante à ravir sur la lèvre. Hum quelle suavité.
Ah il n'avait pas son pareil le Pierrot. Une belle pensée à lui. Toujours vêtu de sa belle veste blanche et les trois-quart du temps chapeauté de son haut bonnet. Une autre pour sa tourtière lauzertine, déposée en grand secret, un beau soir de juillet dans la maison aux balcons et volets bleu pervenche d'une certaine rue de la Gendarmerie, aujourd'hui disparue.
Je peux la goûter ?
Coquine tu n'es pas endormie.
Sauf la petite dernière, aucun des trois ne l'était.
Maman posait sur la table à la nappe blanche brodée de coquelicots rouges profonds, les assiettes blanches et bleues sur lesquelles on apprenait à lire en découvrant les blagues, pas si fines, de Fernand et Marius
Blague à part, nous aussi eûmes droit à goûter à la nouvelle formule du pastis du Pierrot Bonnet.
Ah chère Annie, si tu savais combien je t'enviais d'avoir un père capable d'offrir tant de douceur. Aujourd'hui je me rends compte que ma mère n'avait rien à lui envier. A sa façon c'était une professionnelle, mais elle oubliait de le dire.

PS : Trouvée dans un forum actuel, une réponse qui illustre bien qu'il y a un secret dans la fabrication du pastis du Tarn et Garonne ou d'ailleurs : très conteur. Soit
As-tu la recette du pastis ?
"ben non malheureusement, j'en mange quand je vais à Mazerolles à côté de Pau. Le fabriquant tient la recette de son père,
qui la tient de sa mère,
qui la tient de........................
et c'est un secret de famille. Mais c'est un régal et les gens viennent de très loin lui en acheter"

Pourquoi ce soir-là ? Pourquoi chez nous ? Pourquoi tout court ? Pourquoi toujours.

http://youtu.be/lSvYGcUXNrM

jeudi 30 juin 2011

Mardi 28 juin du côté du logis de la Poterie, les jeunes Résidents m'accueillent

Je les retrouve. J'ai du plaisir. Joyeux, ils chantent "Bon anniversaire " à mon intention.
Ma chaise est prête. Avec un ballon rose et ce qui pourrait bien être un cadeau. Je me mets en condition et m'installe dans mes nouveaux vêtements. Pieds nus, pantalon noir et souple, tshirt lamé rose arc en ciel et perruque bleue. Silencieuse, j'attends assise tête baissée sur la chaise du ballon rose. Guillaume, Séverine, Chantal, Cédric, Almerinda... Tijanick et les autrEs entrent et s'installent peu à peu autour de moi. Au dernier assis, tout le monde fait silence. Il n'en faut pas plus pour que j'énumére "Alors il y avait il n'y avait pas... il y avait une plage". Et le tapis tatamis volant sort de mon sac et tutti cuanti, je vous le dis, "devient plage". Une plage... Et une vague. Et ma longue écharpe bleue devient, vague. Et d'autres écharpes, reflets de mousse. L'idée plaît à tous. Ils sourient. "Il y avait l'eau il y avait le ciel il y avait plongeon "-je le mime-, "il y avait coin coin, - le canard, je le mime- Et les résidents les miment aussi. Le conte s'emballe. Le poisson est bleu et il chante "je suis le poisson bleu tout bleu tout bleu je suis le beau poisson heureux !" Le fils chante aussi : le voilà dans l'aquarium bleu à son tour. L'histoire avance. Le poisson bleu est fort : il fait plonger la fille, le père, la mère et le ... oui, le chat. Mais moins fort que le chasseur de Sibérie. La randonnée qui vient emporte les Résidents.
A peine le temps de chanter Les Petites filles, poème de Victor Hugo, mis en musique par moi-même, il est déjà l'heure de se quitter. Oui, nous nous retrouverons. Avec plaisir. A bientôt, belles vacances. Lania. Anne Christelle à toi et à tous, à bientôt et merci. Belles vacances.
A bientôt, bel été.

vendredi 24 juin 2011

J'ai conté le Gange, Ganesh et les singes musiciens pour elle

L'association Mira Baï présente son spectacle 2010-2011

Ou ?
A la Maison des Associations , en plein centre de Rennes
Face à l'Esplanade Charles de Gaulle
Face à la sortie du Métro même nom
A peine décalé sur la gauche

Quand ? Ce dimanche 26 juin dès 16 h

J'ai pris moi-même l'autorisation d'emprunter leur affiche. Merci Mira Baï.
La voici, toujours inspirée.



J'irai. Rejoignez-les. Bonheur assuré.

jeudi 23 juin 2011

22 juin 2011 dans un gymnase

Clôture conteuse d'une année de judo.
Les oreilles sont en grand nombre et d'âges mêlés. Ils ont vu " (Muriel Bloch - Gallimard) "le conte aller, le ciel sur la tête et la terre dans la main".
La terre dans la main ? Pas si sûr. N'gouo était à sa recherche. Il la fit chercher. Par Plongeon ? Pas si sûr. Mais par Canard, pas si mal. Après tout faut apprendre à vaincre ses peurs. Et côté Canard, ce fut tout bon pour aller à la chasse avec les trois fils de ma mère. Surtout celui qui aimait raconter les histoires. Dont celle de l'enfant qui voulait que le maître lui donne l'enseignement de l'épée.
P'tite chanson sur la liberté de choisir. Vrai, vaut mieux être un oiseau qu'un veau. Et apprécier celui qui ramène la rose blanche bleue plutôt que seulement la rose bleue. Ou Bérénice qui sait si bien troquer.
Répéter 10 fois "Du beau bon lait bien banc à boire à la bolée" (allitération revendiquée par moi-même) ou "Le bébé de René regarde le nez de son père et tête le lait de sa mère"
P'tit tour de manipulation du gong tibétain. Pas si simple.
Pour finir, belles vacances à vous, jeunes sympathiques TousToutes."Le Rameau Rouge" que j'avais emporté a attiré l'oeil d'un jeune lecteur.
Petit aparté entre nous deux. Il me le demande. Je lui conseille de se le procurer à la bibliothèque. D'un air gourmand, il dit qu'il le fera. Il ajoute "J'espère que je vous reverrai conter !" Sourires : ça fait plaisir, c'est vrai.

jeudi 16 juin 2011

Aux Champs Bleus, à Vezin le Coquet (35), pour la Médiathèque, hier, superbe.

Je suis encore confuse ce matin du retard que j'ai imposé aux Oreilles qui m'espéraient. Je me suis excusée. Bien sûr que j'ai trouvé un responsable. Le phasme de l'abri-bus de République. C'est drôle un phasme. C'est un animal étonnant un phasme. Pourquoi lui ai-je dit "oui" quand il m'a proposé de m'emmener plus vite que le 53 ? Pourquoi ? Sachant que dans cette famille ils sont plutôt lents ? Malgré tout, le sachant pertinemment, quand il s'installe et me dit "allez monte sur mon dos !" je suis montée. Avec mon clavier. Pour la chanson du siècle. Le poème de Victor Hugo, "Les petites filles" musicalement illustré par moi-même. Comment pouvais-je savoir que ce Phasme sauveur, comme la Petite Marie, aimait lui aussi à respirer, jusqu'à l'ivresse, le parfum des roses. Il s'est arrêté au-dessus de tous les bosquets quand il ne s'y est pas fourré -imaginez-moi- s'enivrant à tous les parfums de rosiers, ceux du Thabor, comme ceux de Vezin le Coquet, qu'il s'est plu à visiter à leur tour. Forcément, j'ai respiré comme lui les senteurs "diaboliques" et ce faisant, vous pouvez imaginer dans quel état il m'a déposée. Le clavier, à l'envers. Soudain orphelin de ses dièzes, bécarres bémols. Fort heureusement j'ai gardé le "la" diapason physiologique de Jules Vernes, et la clé de sol. Le cheveu gris, tourneboulé très frisé, à n'y pas croire. Taux d'humidité élevé hier 15 juin.
Malgré cela, les sourires de tous âges ont accueilli cette entrée en matière imprévue, suivie d'un cheminement qui n'avait pour but que d'offrir du plaisir. Et le plaisir existe, je l'ai rencontré hier.
Pour finir, une belle séance, vivante et émouvante, rieuse et réactive, subtilement partagée grâce à ma fée préférée, ma Petite Marie. Elle me pique toujours la vedette. Mais comment ne pas lui tendre la parole, quand elle est si bien reçue.
Vive le Caucase de Badan le Vieux ; vive le nouveau papa du n° 5 d'une certaine place de Coëtquen ; vive le barrage de Combourg -oui oui oui, je me souviens de mes séance d'enfant au confessional de Saint François d'Assises- ; vive la délicieuse Soizic, jeune bretonne aux prises avec une drôle de pénitence ; vive la petite lauzertine

qui, sans le savoir, réconcilie Jean son propre grand-père inconnu, au propre fils de celui-ci ; vive les petits-enfants ; vive enfin ce petit pain doux chaud et sucré de Monsieur Larroque le boulanger de la place des Cornières. Et pour finir, "Dis les rides, ça fait mal ?" même après avoir attendu 107 ans pour se retrouver, je dirai : "Meuh mais non, sinon nous n'aurions pu causer de tout ça en déclenchant de si beaux rires et de si belles rides rieuses. Alors... vive le temps qui passe, faisant les romans. Vive aussi le CD Bordelune et sa chanson "Les Rides".
Vive la poésie de Victor Hugo que voilà
REFRAIN, décidé par moi-même :
Dansez les petites filles, toutes en rond
En vous voyant si gentilles, les bois riront.
1er couplet
Dansez les petites reines, toutes en rond
les amoureux sous les frênes, s'embrasseront
(refrain)
2éme couplet
Dansez les petites folles, toutes en rond
les bouquins dans les écoles bougonneront
(refrain)3ème couplet
Dansez les petites belles, toutes en rond
les oiseaux avec leurs ailes clap clap clap applaudiront
(refrain)
3éme couplet
Dansez les petites fées, toutes en rond
dansez, de bleuets coiffées, l'aurore au front
(refrain)
4éme couplet
Dansez les petites femmes, toutes en rond
les messieurs diront aux dames... ce qu'ils voudront
(Dernier refrain)

Le barrage de Combourg serait-il celui-ci http://wikimapia.org/5141936/fr/Barrage-de-la-Cantache ? Il ne serait donc pas celui de mon imaginaire. Mille excuses pour les puristes. Après tout "Cantache tromper" autant inventer.

Passée par Combourg en Ille et Vilaine, le public aura appris l'existence de l'un de ses curés, de ses confessionnaux et de son presbytère, non loin du château.
Passée par Bouloc le Public aura connu l'existence du fameux petit cochon, mais pas celle, dans ce village du le Tarn et Garonne, où les amoureux du parachutisme s'en donnent à coeur joie, du Curé Rigal de Bouloc. Un curé superbe et si attentif à ses ouailles qu'il leur concocta une tisane de Santé. La voulez-vous ? Je la tiens à votre disposition. Il vous suffit de me la demander, au moyen d'un commentaire. Et puis, si vous êtes sages, revenez. Je l'aurai peut-être déposée à votre intention. A bientôt donc.