vendredi 17 août 2018

"N'est pas paresseux qui sait qu'il l'est". Conte d'après un texte de Anatole France "La figue et le paresseux"

LA FIGUE ET LE PARESSEUX
LÉGENDE ALGÉRIENNE - d'après le texte  original d' Anatole France. 

En Algérie il y a ….
En Algérie il y a Alger dite "la Blanche", c’est la capitale, mais pas que
En Algérie il y a TiZi OuZou, dite "la ville des livres",  mais pas que,
En Algérie il y a Sétif, dite "ville des Terres Noires",  mais pas que,
En Algérie il y a Oran, dite « La Radieuse » mais pas que,
En Algérie il y a Alger, Tizi Ouzou, Sétif, Oran  mais aussi il y a Blidah ! 
Ah Blidah ! dite "l’indolente",  dite "la voluptueuse" et cela  par les mots d’un écrivain,  les mots d’Anatole France, qui préside à Rennes à la station de métro éponyme.


A Blidah, comme à Alger, Tizi Ouzou, Sétif, Oran vivent des hommes, et des femmes, et des enfants, filles ou garçons. Mais vit au moment où commence l'histoire Sidi Lakdhar. Voici l’histoire, l’histoire vient, écoutez bien. 
On raconte qu’il y a longtemps la ville de Blidah a subi l’invasion des Maures. Parmi les Maures qui sont arrivés vivre à Blidah il y eut le plus remarquable : Sidi Lakdar appelé ainsi parce que 
son père s’appelait Sidi Lakdar parce que
le père de son père s’appelait Sidi Lakdar parce que
le père du père de son père s'appelait Sidi Lakdar parce que chez les Maures Lakdar, tout les hommes s’appelaient Sidi. Nom et prénom se transmettaient de père en fils. 

Mais, le Sidi Lakdar dont le conte parle un jour, il a perdu son nom. Il a fini par s'appeler Le Paresseux
Les Maures d’Algérie ont été dits les hommes les plus indolents de la terre.  Les  hommes Maures de Blidah l'ont été dits davantage. Grâce aux parfums d’oranges ou aux limons doux qui, flottant dans l’air noyaient  la ville et ses habitants, jusqu'à la nonchalance,  jusqu'à la paresse
En matière de paresse, en ce temps-là du Sidi Lakdar du conte, pas un seul des habitant n'arrivait à la ceinture de Sidi-Lakdar  Au stade où en était Sidi Lakdar paresse n’était plus un défaut, paresse était vice. Un vice que Sidi Lakdar a élevé à la hauteur d’une profession.  En ce temps-là, quand certains hommes étaient brodeurs, cafetiers, marchands d’épices, meneurs d'ânes, Sidi-Lakdar, lui, était paresseux. Pas étonnant dès lors que Sidi Lakdar soit appelé Le Paresseux.
À la mort de son père, il avait hérité d’un jardinet sous les remparts de la ville. Ses petits murs blancs tombaient en ruines ; sa porte embroussaillée ne fermait pas ; cependant quelques figuiers, quelques bananiers donnaient leurs fruits délicieux et si l’herbe était haute, c'était parce que deux ou trois sources vives se promenaient entre elle. 
Ce jardinet était un vrai paradis. 
Sidi Lakdar y passait sa vie. 
Il y passait sa vie étendu de tout son long, silencieux, immobile, complètement inattentif aux fourmis rouges qui envahissaient sa barbe grise. Avait-il faim ? Le Paresseux allongeait le bras et ramassait une figue ou une banane écrasée dans le gazon près de lui ; mais s’il avait dû se lever pour cueillir un fruit sur sa branche, il serait plutôt mort de faim. Alors dans le jardin du paresseux, les figues pourrissaient sur place. 
Cette paresse effrénée avait rendu Le Paresseux très populaire. Un saint n'aurait pas davantage été respecté.  Les dames de la ville qui reviennent de manger des confitures au cimetière, mettent leurs mules au pas et baissent leurs voix, en passant devant le petit enclos. Les hommes s’inclinent pieusement. À la sortie de l’école, chaque jour, une volée de garçons s'installe sur les murailles du jardin. En veston de soie rayée et bonnets rouges à pompon noir, ils essaient en riant de déranger la belle paresse : ils appellent Lakdar par son nom ou ils lui jettent des peaux d'oranges. En vain.  
C'est peine perdue ! Le paresseux ne bouge pas. De temps en temps ils l'entendent crier du fond de l’herbe : « Gare, petits garnements, gare tout à l’heure, si je me lève ! » mais il ne se lève pas. 
Un de ces petits drôles, en venant comme cela faire des niches au paresseux, est en quelque sorte touché par la grâce. Pris d’un goût subi pour l’existence horizontale, il déclare un matin à son père qu’il ne veut plus aller à l’école
"et pourquoi ça Mounir mon fils"
"Parce que je veux devenir paresseux" 
Son père s’étonne, 
« Comment ça tu veux devenir paresseux ; paresseux toi, alors que tu me vois travailler à tourner mes tuyaux de pipe ; paresseux toi, alors que tu vois que je travaille avec autant de diligence qu’une abeille et cela dès que le coq chante tôt matin ; paresseux toi, avec le bel exemple de ton père, je ne comprends pas, c’est à n’y pas croire, c’est une invention !!!!
— Non mon père, ce n’est pas une invention c’est une conviction, une passion mon père? Je veux devenir… paresseux, … paresseux comme… comme Sidi-Lakdar... comme

Le père de Mounir manque s’étrangler !
— Sidi Lakdar ! Point du tout, mon garçon. Tu seras tourneur comme ton père, ou greffier au tribunal du Cadi comme ton oncle Ali ; mais jamais je ne ferai de toi un paresseux... Allez, vite, à l’école ; ou je te casse sur les côtes ce beau morceau de merisier tout neuf... il lui montre le morceau de merisier tout neuf et il chante : Arri, bourriquot ! 
Face au morceau de merisier tout neuf, l’enfant n’insiste pas . Il fait semblant d’être convaincu ; mais, si vous croyez qu’il va à l’école, vous vous trompez ; au lieu d’aller à l’école, il entre dans un bazar maure, il se cache à la devanture d’un marchand, entre deux piles de tapis de Smyrne, et il reste là tout le jour. Étendu sur le dos, Il regarde 
les lanternes mauresques, 
les bourses de drap bleu, 
les corsages à plastrons d’or qui luisent au soleil, et  il respire l’odeur pénétrante des flacons d’essence de rose et des bons burnous de laine chaude. C’est ainsi que désormais il passe tout le temps de l’école. 
Au bout de quelques jours, son père apprend la chose
« Sais-tu Abdallah que ton fils ne va plus à l’école ? »
« Comment ça, qu’est-ce que tu dis Tahar, qu’est-ce que tu racontes, comment as-tu su ça, tu te trompes, tu mens, tu es jaloux de moi… » Abdallah est en colère !
Tahar sait de quoi il parle. Abdallah est convaincu. Il faut imaginer ce qu’il dit à son fils quand il l’aperçoit revenir tranquille comme s’il venait de l’école. Il crie, il tempête, il blasphème le nom d’Allah et il va jusqu’à frotter les reins du petit bonhomme avec tous les merisiers de sa boutique. En vain.  L’enfant s’entête et répète sans cesse :  
« Je veux être paresseux... je veux être paresseux » 
Le jour suivant on le retrouve étendu dans quelque coin, manifestant sa vocation avec conviction. C’est clair, Mounir a trouvé sa vocation : il ne changera pas d’idée.    
De guerre lasse, le père en prend son parti. Un jour il parle à son fils. — "Écoute Mounir, puisque tu as trouvé ta vocation, puisque tu veux devenir paresseux à tout prix, il te faut apprendre : je vais te conduire chez Le Paresseux.  Tu passeras un examen en sa compagnie et s’il te trouve des dispositions pour faire même métier que lui, je le prierai de te garder chez lui, en apprentissage.

L’enfant est content. "Merci Papa, merci !" et il lui saute au cou. 
  • "Allah fait bien les choses Mounir !" répond son père

  • Et, le lendemain, un père et son fils partent tous deux la tête rasée de frais  et parfumée verveine, trouver le paresseux au travail dans son petit jardin. 
  • La porte est toujours ouverte. Le père et le fils entrent sans frapper. L’herbe touffue monte très haut, ils ont du mal à découvrir le maître des lieux. 
  • Tu le vois Papa ?
  • Non je ne le vois pas Mounir
  • Tu crois qu’on va le trouver ? 

Le papa de Mounir espère bien qu'ils ne le trouveront pas.  Mounir s’exclame 
  • « Il est là, je le vois ! » et il s’avance. Le paresseux est bien là : Il est allongé sous trois figuiers formant un bosquet au fond du jardin d’où s’échappent un tourbillon d’oiselets et de plantes folles. Le Paresseux ressemble à un paquet de guenilles jaunes : il les accueille sur un grognement.
  • — « Le Seigneur soit avec toi Sidi-Lakdar », dit le père en s’inclinant, la main sur la poitrine. « Voici mon fils, Sidi lakdar, ton travail l’inspire tant qu’il veut  maintenant devenir comme toi : paresseux professionnel. Alors voilà, je te l’amène pour que tu l’examines, et que tu voies s’il a la vocation. Dans ce cas, je te prie de le prendre chez toi comme apprenti. Je paierai ce qu’il faudra. 
Sidi-Lakdar ne répond pas; Il fait un signe au père pour qu’il s’installe à ses côtés, dans l’herbe. Le père s’assoit, l’enfant se couche, c’est un bon signe. Ils se regarent; Mais aucun ne parle. 
Il fut dire qu’il fait chaud : c’est plein midi. La chaleur, la lumière, le petit clos semble somnoler. On n’entendait que le crépitement des genêts sauvages crevant leurs cosses au soleil, on n’entend que les sources chantant sous l’herbe, on ne voit que le vol alourdi des oiseaux : ils volètent  entre les feuilles avec un bruit d’éventail ouvert et refermé. De temps en temps, une figue trop mûre se détache et dégringole de branche en branche. Alors, Sidi-Lakdar tend la main, et, d’un air fatigué, il porte le fruit à sa bouche. 
Alors l’enfant ne prend même pas cette peine. L’enfant, lui, ne prend pas même cette peine. Les plus belles figues tombent à ses côtés : pas question de tourner la tête, il est indolent par essence. SIdi Lakdar observe la magnifique indolence de l’enfant mais il n’en souffle aucun mot. 
Une heure passe ainsi.
Deux heures passent.
Le père de l’enfant, pauvre tourneur de tuyaux de pipe commençe à trouver la séance un peu longue. Mais il n’ose rien dire. Il reste immobile, les yeux fixes, les jambes croisées, envahi lui-même par l’atmosphère de paresse qui flotte dans la chaleur du clos avec une vague odeur de banane et d’orange cuites. 
Soudain ploc, une grosse figue tombe de l’arbre et vient s’aplatir sur la joue de l’enfant. Belle figue, par Allah ! Rose, sucrée, parfumée comme un rayon de miel. Pour faire entrer la bouche dans sa bouche, l’enfant n’a qu’à la pousser du doigt ; trouve-t-il le mouvement beaucoup trop fatigant ? Mounir reste sans réaction devant ce fruit qui  lui embaume la joue. Cependant la tentation devient-elle trop forte, Mounir cligne de l’oeil vers son père et l'interpelant  d’une voix dolente il dit  : 
« Papa, dit-il, papa... mets-la-moi dans la bouche... »

« Mets la moi dans la bouche ! Mets-la moi dans la bouche ! » Sidi-Lakdar tenait une figue à la main : à répéter les mots de Mounir, il jette sa figue au plus loin et se redressant s’adresse au père de l’enfant avec violence :

  • Qu’est-ce que tu me proposes ton fils en apprentissage Abdallah ! As-tu bien entendu ce qu’il vient de dire ? Ton fils sait être plus paresseux que paresseux ! Que veux-tu que je lui enseigne ? Je n’ai pas à le prendre en apprentissage. Je n’ai rien à lui apprendre sur la paresse. Bien au contraire c’est lui qui doit me prendre en apprentissage, c’est lui qui doit m’enseigner, c’est auprès de lui que je dois apprendre ! Enfin j'ai trouvé mon maître ! Il est mon maître ! »
  • Alors Sidi Lakdar, devant le père perplexe, se met à genoux devant l’enfant toujours allongé, s’incline devant lui à toucher le sol de son front et prononce les mots suivants
  •   « Je te salue, ô père de la paresse !... » 

mercredi 18 juillet 2018

Celle qui écrit dit aussi


 Quand Bielka veut réveiller Micha parce que "l'Hiver c'est fini !!!!! Micha réveille-toi !"
#Barabières #LartisteAssoiffé
 Un passage au bar des Gayeulles. Bonjour à Zaza et à tous toutes.
 Akram le Portefaix par #Lania pour L'#ArtdesTournées

samedi 14 juillet 2018

#Abécédaire d'une variation titrée de textes de #contes. (Contes des 5 Continents - #GRUND)

Si l'
Amour inconstant par le
Bateau volant entre
Colibri et cigognes s'éloigne
De la malédiction paternelle
Entre bonheur et malheur... il doit
Fuir hors du labyrinthe sur le Tamis à
Grains quand la
Hache montre la route à la Bouche le bras et la
(I)
Jambe, chassant loin du
Kazakstan le
Lapin en or de l'Azerbaïdjan. Alors les
Métamorphoses insolites du forgeron Sogum lui feront connaître qui est le père de son
Néant. Obligation : suivre le Chemin en
Or et apprendre comment
Petite tête et petite
Queue se rencontrèrent à la
Recherche du père. Au
Sabbat des sorcières la
Traversée du lac sera impérative. Du
Royaume des morts, l'amour pèlerin de l'au-delà, sortira la
Vérité de l'araignée.
WWoublement réelle, de l'
X à l'
Y Grec





jeudi 12 juillet 2018

RangeR RetRouveR coRRigeR #çamanquepasdair #aujourd'hui #écrire #copeaux

cRayon de CouleuR

Bien épointé
du bout du crayon rouge
pré vert

bien taillé
du bout du crayon noir
coquelicot solitaire

bien affiné
du bout du crayon jaune
désir léger du tendre bleuet

bien facetté
du bout du crayon bleu
douce écume 
des blés d'or gonflés

bien découpé
du bout du crayon arc en ciel
lourdes grappes engorgées

bien dessinant
du bout du crayon blanc
gourmande troupe d'oies 

jaune bleu arc-en-ciel blanc tous emmêlés
 du bout de leurs copeaux  
un mot vient


Il s'est taillé.

De la Vendange
N'était point l'heure.

@Lania 2018 






mardi 10 juillet 2018

#CaféAssociatif #GuyRopartz : on y entre à #trottinette

Elle s'appelle.... je vais garder son incognito. Je vais l'appeler Elle. Elle n'est pas venue depuis les dernières vacances dites "de Pâques". Elle est ravie : ça se voit à son grand sourire qui illumine son doux visage.
Elle range sa trottinette, la jolie fillette.
Un jus d'orange Elle ?
J'arrive avec le jus d'orange et quelques livres, apportés pour Elle.

Elle en feuillette un et s'étonne à trouver dedans, comme une carte, une souris verte (elle chantonne), une sourire rouge, une souris bleue, une souris grise.

Veux-tu que je te lise où veux-tu lire Elle ?
Ele éclate de rire et répond qu'elle ne sait pas lire encore.
Alors je te lis, tu écoutes.
Je lis à Elle "La poule qui pond des pommes de terre" de Michel Piquemal 
On se marre bien et Elle garde en mémoire les mots 
"croupion" "couver" 
l'expression "sinon je te passe à la ??? Elle rieuse poursuit le jeu  : 
"à la casserole" 

Bien sûr Elle m'interroge "On peut jouer à cache cache ?"
Bien sûr je joue le jeu. Le rideau du mur, gris jusqu'à l'infini, c'est coton. Il cache bien. Pourtant, Elle gagne.

Je dépose 5 doudous sur une table : elle m'y rejoint, intriguée par une petite assiette en bois de tilleul sur laquelle repose en vrac quatre poulettes.
Il manque la boule motrice ou moteur. Alors on incline le poignet et les poulettes picorent picorent picorent puis ne picorent plus. C'est bien : Elle, elle parle :

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"Il était une fois une girafe à la langue bleue.




Elle était triste.
Pourquoi ?
 car elle n'avait pas d'amis.
Pourquoi ?
parce que sa langue était bleue
Et alors ?
Alors elle part,  à la recherche d'amis.
Et alors ?
Elle marche, marche et dans un champ, elle rencontre Lelapin.

Tu as l'air bien triste Girafe pourquoi ?
Parce que je n'ai pas d'amis

Pourquoi ?
Parce que ma langue est bleue et pas rouge comme toutes les langues !

et bien tu as un ami maintenant, c'est moi.

Et sans prévenir Lelapin saute aussitôt au cou de Girafe pour l'embrasser.  Mais  il saute trop vite, trop haut, trop fort  et Girafe s'étale par terre dans un nuage de poussière
Lelapin est ennuyé. Il ne sait pas quoi dire.
Girafe se redresse

"Ce n'est pas grave" lui dit-elle "Mais la prochaine fois, au lieu de me sauter au cou pour de vrai, Lelapin saute-moi au cou mais pour de faux et suis-moi maintenant mon ami !"




Et alors ?
Alors lGirafe et Lelapin, deux nouveaux amis, arrivent au bord de la mer. Le soleil étincelle, la mer chante et jette sa musique sur le sable. Et qui rencontrent-ils





Deux pinces, deux petits yeux noirs  et une carcasse rouge marron bleue et une petite voix qui salue
Bonjour je m'appelle Albert LeKrabe et je t'aime
et vlan Albert s'avance vers Girafe. Il entoure une de ses patte  d'une de ses pinces.
Et Girafe surprise crie "Aie, tu m'as pincée" 

Albert LeKrabe est tout penaud. Il ne sait pas quoi dire

"Ce n'est pas grave" lrépond Girafe, "Mais au lieu de me pincer pour de vrai, la prochaine-fois, pince-moi pour de faux !  Et suis-moi maintenant avec LeLapin. vous êtes mes amis !" 

Et alors ?



Alors Girafe, Lelapin et LeCrabe remontent le long de la plage.


Ils rencontrent Pieuvre. elle porte un maillot de bain rouge à points blancs et ses 9 tentacules longs longs longs et agités.



"Comment tu t'appelles ?" Je m'appelle Pieuvre  et je t'aime Girafe, dit Pieuvre, en lançant sur elle deux de ses tentacules pendant qu'elle n'en lance qu'une sur LeLapin et LeKrabe.

Tu serres beaucoup trop dit Girafe :-(
Tu serres trop dit Romain LeLapin :-(
Tu serres trop dit Abert Lecrabe :-(

"Je ne serre pas je vous embrasse" PieuVre  fait la tête : un oeil à l'endroit, un oeil à l'envers, elle a l'air bien triste.


Ne sos pas vexée Loeuvre, tu n'as pas fait exprès" dit Girafe "Ce n'est pas grave, j'aime que tu m'aimes" lui dit Girafe, mais au lieu de nous embrasser  pour de vrai la prochaine fois, serre-moi, serre-nous nous pour de faux ! Et Girafe éclate de rire. Et tous éclatent de rire.

Et si on se baignait les amis ? propose Pieuvre
Mais voilà, Girafe, Lapin et LeKrabe répondent chacun l'un après l'autre : "je ne sais pas nager !"

"Ce n'est pas grave" répond Pieuvre, et de dire "les amis, accrochez-vous à mes tentacules"


Sous le soleil Girafe, Lelapin et Lecrabe goûtent l'eau avec plaisir, chacun accroché à une tentacule-bouée de Pieuvre.

Bonnes vacances et bons bains les amis, dit Elle qui a imaginé l'histoire.

FIN de l'histoire, ce 10 juillet 2018

Comme en Écosse le surnaturel devient normal.

Il fait beau
dans l'eau du Bosphore Memet frappe la mer.
il frappe la mer avec un gourdin.
Au même moment, Kadir fait son footing. Bientôt il s'arrête, 
attiré par une forme humaine dans l'eau jusqu'aux cuisses. 
Avec le gourdin la forme humaine soulève des éclats de vague. 
Khadir est intrigué.
Memet, que fais-tu dans l'eau ce matin ?
Tu le vois bien, je bats la mer !
Tu bats la mer , mais pourquoi faire ?
Pour faire du lait !
On ne fait pas du lait avec la mer Memet !!!

Ah bon... et si c'était possible.
Memet se remet à battre la mer.

Oui, et si c'était possible.





vendredi 6 juillet 2018

#Rennes #Cancale, en #IlleetVilaine, une p'tite bourriche d'#huîtres s'il vous plaît

Le temps n'est pas beau beau beau à se baigner
Nous sommes le 2 juillet.
T'en penses quoi de rejoindre Cancale ou la Guimaurais est à partir à 17 h ?
"Que du bien" répond-Elle, et ce sera Cancale.

Personne sur la route. Elle veille sur mes amendes "Tu es à 117 c'est à 110"La batterie se recharge.

Elle ne connaissait pas la descente par la côte.
Bingo ! Elle découvre et s'en réjouit : les couleurs, merveilleuses, du bleu clair à l'émeraude en passant par le céladon ; le Mont, là-bas tout là-bas au loin, tu peux te garer là ? Ah non, pas de parking, nous traversons Cancale étonnamment les parkings sont vides; Mais bon, normal, nous ne sommes que le 2 et c'est un mardi... Tu pourras marcher un peu ?
"Pas'prablème !"

Alors nous nous garons sur les hauts de Cancale là où il y a la statue qui me fait toujours penser  à Rio, et les belles maisons 1935-60, leurs niches en murs pour abriter des personnages Bretons ou Bretonnes en faïences vernissées et la descente sur le parc à huîtes.

Aux marchés aux huîtres, quelques stands sont encore ouverts.
Tout au bout, un grand jeune homme nous propose "un service ?" : nous commençons par deux huîtres, pour Elle, moi je n'en consomme pas ; elles me rendent malade.

Mais comme disait ma mère "Faut pas dire : fontaine je ne boirai pas de ton eau".
Un échantillon titille un désir d'y revenir. Nous y revenons : là, assiette pleine, citron, huîtres creuses et plates fines se fréquentent. Nous dégustons.
C'est ça le bien-être... non loin, tout prêt une mouette (goéland n'aurait pas rimé mieux avec "être") lorsque soudain... tout comme dans le conte de La Rose Bleue de Chine sur celle de l'Empereur, quelqu'un pose la main sur mon épaule. José m'interpelle ainsi d'un geste affectueux "ça vous dit un petit verre de vin blanc frais ?"
Un visage ouvert, une chevelure brune, des yeux rieurs et pétillants me font face... Auriez-vous refusé ? Moi pas.  Il s'excuse "Bon c'est un verre pour deux..." je pense c'est parfait, surtout que voilà le verre remplit à bord. Mais comment pourrait-t-on refuser ? J'adore cette spontanéité  dénuée de tout interprétation négative. Ahhh la belle histoire de Saad et Saadi, ou, traduction offerte par ma délicieuse amie Nora, de la Chance et la Joie.

Et suivront près de trois quart d'heure et voire, bien plus que davantage, d'un échange entre Étrangers Padissi. Français et Françaises mâtinés matinées d'origines Russe, Espagnoles, Polonaises et Ch'ti : pas banal et très intéressant. La parole est à l'honneur et les conseils  fusent de notre par à toutes deux : faut visiter Brocéliande : expositions, randonnées dans la belle forêt, miroir aux fées, arbre d'or, tombeau et fauteuil de Merlin et conteurs. Nous parlons quotidien aussi, travail, familles, secrets... tiens dans la foulée, à propos de secret, je conte à Isabelle l'histoire du roi March' et de son cheval Morvarch. On est si bien ensemble qu'on a presque du mal à nous séparer. Alors José et Isabelle, avez-vous suivis nos conseils ? Ou bien nous direz-vous ce qui vous a inspiré dans notre Ille et Vilaine si agréable et si belle.

Merci beaucoup à tous deux pour votre générosité et pour ce beau moment. Et allez savoir les doués de Douai car On ne l'oubliera pas cher José, c'est vrai, Onénénus... Onénénus alors à notre tour, un jour, là-bas dans votre Nord et... ! vive les Ch'ti

samedi 23 juin 2018

#Vent quel vent oh la la quel #vent

Vent quel vent oh la la quel vent !

Vent, vent oh la la la Quel vent ! 


Sur un balcon il Y AVAIT UNE FOIS
Fiyette.
Elle jouait avec son poupon. 
Dans un geste maladroit, Poupon perd un bras. 
ôh Pauvre poupon ! pense Fiyette.
ôh bravo à toi ! pense LeBras qui ne veut pas rester là
Comme le vent se met à souffler Poupon Lebras interpelle Vent.
« Vent Vent qui souffle fort, emporte-moi en voyage »

D’accord, dit LeVent est obéissant. Il aime bien la voix de Poupon Lebras. Alors fiousch  Vent souffle souffle fort et Poupon Lebras s’envole.


le vent s'emmêle et hop là 
le mène mène emmêle, 
le tourne-mène, l’emporte où ? Jusqu’où ? 
Sur la plus haute tour de l’immeuble Colombia


Sur la place Columbia, il y a une fontaine. Sur le rebord de la fontaine, un jeune enfant y danse danse, les bras tendus. « Bravo l’enfant » Poupon Lebras  applaudit l’enfant, à sa façon, d’un seul bras en tapant sur sa poitrine comme il taperait sur la peau d’un tambour.







Mais déjà le vent s'en mêle, 
hop là, mène mène, 
tournemène-emporte Lebras jusqu’où ? 
Sur la plus haute pointe de la montagne Himalaya


Nez au frais, joues rosies, Poupon LeBras regarde le Gange, célèbre fleuve indien. Il descend des neiges éternelles, il saute de rocher en rocher et file, paisiblement, à travers les plaines pour se marier d’un Delta à l’Océan Indien.



Poupon Lebras désire faire comme le Gange. Il veut sauter de rocher en rocher.







Mais déjà le vent veille, Poupon Lebras pourrait tomber
Vent s’en mêle, 
hop là, mène mène, 
tournemène-emporte Lebras haut très haut, haut jusqu’où ? 
Jusqu’au dernier étage de Miss Toureiffel



"Belle demoiselle joliment tête en l'air, donne-moi un baiser" dit Lebras. 
Miss Toureiffel rit en découvrant Poupon Lebras. Puis  elle se penche et dépose un baiser de feu de fer sur la joue rosie de Poupon Lebras. 
"Merci belle demoiselle joliment TêtenLair" dit-il en regardant le tout Paris, "c'est beau par ici" 


Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Poupon Lebras qui s'en va loin très loin, 
plus loin, au-dessus, au-delà, 
dans le port de New York, jusqu’où ? 
Sur le livre que tient dans sa main la Statue de la Liberté. 
« Bonjour, petit Français de Paris" dit la femme enflammée, 
"Chatouille-moi s'il te plaît il y a longtemps que je n'ai pas ri" 
Poupon Lebras Petit Breton rennais de Paris devenu, chatouille la belle grande dame verte. Les chatouilles l’enchantent. Et le petit fripon de Breton aimerait bien rire aussi quand



le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Lebras qui s'envole vole jusqu’où ? 
Jusqu’en Amérique du sud, sur  les terrasses du Machu Pichu »

« Ho ho, comme c'est haut ici" dit Poupon Lebras « je peux toucher les nuages, j’ai le vertige » alors il descend un par un les escaliers en tournant le dos au vide et en s’appuyant parfois de son seul bras. C’est un exploit.
Pachamama, la déesse de la Terre rit pour saluer cet exploit d’un seul bras !

Les rires de Pachamama éclatent d'un roc à l'autre. Poupon Lebras rit à son tour.
Autour du Machu Pichu leurs rires se répercutent du plus profond des vallées jusqu’au plus haut des sommets. 
Comme une valse d'échos qui ne s’éteignent jamais.
















Mais déjà le vent s'en mêle, hop là, mène mène, 
tourne-mène-emporte Poupon Lebras jusqu’où ? 
Jusque sur le bord des chutes du Niagara. 

LES CHUTES DU NIAGARA 

Quelle humidité, quelle fraîcheur, quels tourbillons dans l’eau, quel ronflements dans la chute des eaux ! Elles moussent sans cesser.



Poupon Lebras enfile un imperméable et un chapeau ciré de couleur jaune -n’est pas breton qui vent, vive les Terre-Neuvas. 
Poupon Lebras descend des escaliers, encore des escaliers, toujours des escaliers, et s’arrête enfin pour observer de plus près le petit bateau qui tourne-danse-remue au plein milieu des tourbillons de mousse blanche. ça mousse tant que l’eau ruisselle sur son visage. Poupon Lebras s’essuie et applaudit d’un bras sur sa poitrine comme il ferait sur la peau d’un tambour. S’il prenait un billet pour aller dans le bateau.









Mais Vent veille. Vent s’en mêle 
« N’y pense pas petit, tu pourrais tomber dans le creux des vagues ! »
et  hop là,
  mène mène, tournemène-emporte Poupon Lebras qui vole s’envole
s'envole jusqu’où ? 

Sur un balcon où il y avait une fois Fiyette qui jouait avec son poupon




Fiyette est là. Elle somnole. 
Fiyette se réveille. Elle baille. Elle dit, la bouche grande ouverte, 
"J'ai fait un beau voyage Maman, écoute ça, tu ne vas pas me croire, j’ai vu 








Et Fiyette dit à sa mère tout ce qu’elle a vu 
La plus haute tour du Colombia
Le plus haut sommet de l'Himmalaya
la Tour Eiffel
La statue de la Liberté
Les terrasses du Machu Pichu
Les chutes du Niagara
et ton balcon maman, j’ai tout vu Maman tout vu tout vu tout ça ! » 

« Jolie menteuse » a dit la Maman de Fiyette, « si tu me dis avoir vu tout ça, pourquoi ne te croirais-je pas
Moi, je me tenais là sous le balcon, j’ai tout écouté, tout entendu, tout écrit. Voilà pourquoi aujourd’hui je vous l’ai tout dit.

Et ri ri, la petite souris a tout pris. 
Voilà le conte fini.