jeudi 17 janvier 2019

Budget participatif à #Rennes. Voter c'est possible dès le 18 janvier

Et bien hier, j'étais présente dans une école rennaise, l'école Léon Grimaud, tout près du Landrel et non loin du Blosne, avec une très jolie Samantha, dont le prénom n'est pas sans évoquer le conte et la magie. Inspirante Samantha. je ne dis pas ça pour rien.

Qui dit école, dit enfants ; qui dit Budget Participatif dit choix, qui dit choix ce jour-là  dit vote : vous avez deviné, les enfants étaient appelés à voter. 

À voter ? Pourquoi pas libellule ou papillon.
Non non non Lania reste sérieuse. 
Pourquoi Samantha et moi étions-nous présentes ? 
Pour mettre en avant le projet de l'association "Le Souffle et la Flamme" association auprès de laquelle il nous arrive de collaborer. 
Ce projet se destine à monter une caravane qui permettrait  de devenir  à la fois une scène (spectacles contes, musiques, spam, poésie...), un "studio radio : interview, chronique, billet d'humeur, reportage..., un lieu nomade qui présenterait des expositions artistiques sur le quartier du Blosne en premier lieu, puis d'un quartier à un autre...

Sur un mur 17 affiches exposent 17 projets.
Un papa-basketteur et sa fille Mia présentent le 1er projet : modernisation d'un terrain de basket. 4 à 5 basketteurs étaient présents : Dieu que les basketteurs sont grands. 
Si j'ai bien compris : le terrain existe, du côté d'Italie (le quartier, pas le pays bien sûr) et il faudrait qu'il soit protégé par un toit, transparent de préférence et accompagné d'un arbre à paniers. 
Pourquoi faire le toit transparent ?  
Exactement : pour que les enfants ne dégoulinent pas sous la pluie quand elle viendrait à tomber. 
Comment ça pourquoi faire un arbre à paniers ? 
Ben... avez-vous tous la même taille ? Non, alors oui,  un arbre à paniers pour que tous les enfants de différentes tailles apprennent de mieux en mieux à faire des paniers de plus en plus haut. Applaudissements pour le papa de Mia, sa Mman et les basketteurs venus soutenir leur projet. 
   
Un à un, les projets sont expliqués aux enfants et identifiés au niveau des quartiers (mur à peindre, jardin des possibles à embellir et d'autres actions, tel square, telle rue, tel quartier) : eux posent des questions plutôt pertinentes et après avoir entendu réponses et précisions, crayon et carnet en main, si le projet leur plaît, ils notent le numéro. Par exemple, et tout à fait au hasard :-) un, quatre, cinq soit le chiffre 145.

Quand arrive notre tour, j'ai  proposé à Samantha de l'entraîner dans les méandres d'un conte. Elle joue mes propositions avec subtilité. Nous n'avons rien préparé sauf un genre de structure. Le conte adore la structure. 

Il était une fois un petit garçon qui... Les efforts de Léon 
pour  faire face, à l'interdiction donnée par le roi de se taire, 
sont si grands que le peuple, les petits, les moyens, les grands, 
tout le peuple, a entendu ce qu'il criait en chuchotant 
dans le porte-voix. Le peuple décide d'enregistrer, 
sur le matériel inventé, bricolé bidouillé par Léon Luimême, 
toutes ses doléances ou ses morceaux de chanson, 
de spam ou de poésie. 
Un jour, et à son tour, Moamême Leroy (c'est son nom), 
déguisé en gueux, pour ressembler à son peuple, 
entend les cris silencieux du porte-voix. Il décide 
de rejoindre la séance d'enregistrement au bureau 
pirate de Léon. Au grand étonnement de chacun, 
il lui propose quoi ?  
De mettre à sa disposition une caravane avec tout un matériel d'enregistrement de pro et même des tapis et des miroirs pour qu'on puisse danser devant.
On croirait notre projet la Flamme non ? Ai-je dit en regardant Samantha. 
Oui bien sur Le Souffle, m'a-t-elle répondu, on croirait bien

Le silence et les applaudissements des enfants furent, à nos oreilles, les bienvenus.

La présentation des fiches s'est poursuivit. Elle a terminé sur celle de la Caravane Cultures présentée par l'association "le Grand Soufflet" Deux projets similaires ? Plutôt complémentaires. Si complémentaires qu'à "marier". Ça me fait penser à une petite histoire :

Imaginez-vous un instant en Turquie, près du Bosphore.
Non loin Istambul, sur les hauteurs et en émergeants, les clochers bleus et or de la cathédrale sainte-Sophie, ses mouettes, ses bateaux et justement, le bord du rivage. 
Un matin, un sportif s'y entraîne comme la veille, comme l'avant-veille, comme chaque  matin tchi chu tchi chu 
Ce jour-là à un instant quelque chose retient son attention, comme un mouvement régulier entre lui et le soleil levant. le sportif s'arrête, reprend son souffle et découvre qu'un homme se tient debout dans l'eau, de l'eau jusqu'aux hanches. Très régulièrement il se penche et bat 
la mer avec une massue. 
splash splash splash sploutch 
au rythme des allers et retours de la vague. 
Quelle étrange chose. 
Le sportif interpelle le batteur.  
"Bonjour, qu'est-ce que vous faites ?"  
"Vous le voyez bien, je bats la mer ?"
"Comment ça vous battez la mer, mais pour quoi faire ?"
"Pour qu'elle me donne du lait !"
Stupéfaction du sportif 
"Mais la mer ne donne pas de lait même battue"
La réponse du batteur laisse coi le sportif : 
"Et si c'était possible ?"
Il repart en répétant hébété "et si c'était possible
et si c'était possible tchi chu tchi chu 
et si c'était possible tchi chu tchi chu 
et si c'était possible...tchi chu tchi chu 
On ne ni le voit ni l'entend plus. 

La question est donc posée CaravanArt-Carvane Culture et répondue : il faudra voter pour les deux à la fois.



Revenons au résultat du vote ? Un exaequo exceptionnel entre le projet du Souffle et la Flamme et le Collectif Galicie (des amies) Il faut procéder à un second vote. 
Et devinez qui a fait la totale à la fin du second vote.
Oui, un quatre cinq, soit le n°145. Merci les enfants pour le coup de coeur que vous avez offert à l'association "Le Souffle et la Flamme" dont la flamme est surtout un conteur au coeur généreux, à l'enthousiasme débordant et à l'esprit visionnaire j'ai nommé Victor Cova Correa.  

jeudi 10 janvier 2019

OuiBus et SNCF

Il était une fois

Un aller Rennes-Paris sans encombre, direction Bercy, dans un BUSSOUI sans problème.
Horaire respecté, confort et tranquillité pour observer le paysage de haut et travailler sans difficulté. Une découverte agréable.






Mais un retour Paris-Rennes, en TRAINOUI .




Et cette fois, du genre épique. Voire, digne de croire à Arthur chassant le sanglier à Brocéliande. Le blanc bien évidemment.

Dans le train à quai, inquiétude et étonnement mêlés, les uns regardent les autres : pourquoi le train ne démarre-t-il pas ? L'heure du départ escompté est passée.  Le train ne s'ébranle pas.
Tombe un communiqué Essènecééeffe : du style

"Nous sommes désolés : pour une raison indépendante de notre volonté  
le train ne pourra partir avant un quart d'heure, le train précédent étant arrêté 
suite à la traversée inopinée sur la voie, d'un sanglier. Blanc ? Rien n'est moins sûr.

Discours des uns aux autres sur les compétences de la Essènecééeffe
Passe le quart d'heure, passent deux quart d'heure
Nouveau communiqué Essènecééeffe du même style

"Nous sommes désolés : pour une raison indépendante de notre volonté  
le train ne pourra partir avant un quart d'heure, le train précédent étant arrêté 
suite à la traversée inopinée sur la voie, 



d'un sanglier. Blanc ? Rien n'est moins sûr.

Quelques voyageurs, pleins d'humour, parlent de mise en boîte, de rillettes, de pâté, de sanglier et s'interrogent : pourront-ils avoir quelques boîtes de la cuvée 9 janvier 2019 ? 

Conclusion du voyage : bien arrivés aux alentours de minuit, -soit 2 heures de retard, sacrés sangliers,- l'un des voyageurs doit réveiller son fils pour pouvoir retourner dans sa ville périphérique.

En Afrique on ne dit pas que le conte est vrai
En Afrique on ne dit pas que le conte est faux.
En Afrique le conte on le dit.

Sur  http://lcomlaniablog.blogspot.com 
Conte vrai ou Conte faux 
Lania écrit conte

mardi 8 janvier 2019

8 janvier météorologiquement d'août : #pluie au rendez-vous

Ouvrir la porte
Découvrir la pluie, le temps doux, le temps gris
Revenir en arrière 
Saisir son parapluie
Le fermer pour entrer dans la boulangerie
Saluer d'un souriant "Bonjour madame"
Trouver en face de soi un visage fermé
Un discours mécanique
Acheter une petite couronne des rois (ou des reine, pour lever un sourire : aucun résultat)
Deux pains aux raisins
Une baguette
Sortir avec un "Au revoir Madame, bonne journée"
Réponse : vive la morosité

Chez Camille, le boulanger de la place des Cornières à #Lauzerte,  dans le Tarn et Garonne, les souvenirs s'estompent il est vrai, mais je n'ai toujours que le souvenir d'un sourire bien toqué.
Et d'un souligné rieur "Avec plaisir"

Ce n'était qu'un petit texte, bonjour.



vendredi 28 décembre 2018

La trêve de Noël. La raison de l'hiver. Endormons-nous... Somnolons... rencontrons-nous...

La période du solstice d’hiver n’est plus célébrée comme elle était autrefois, étant entendu qu’il s’agit d’une période de descente et de repos, qui consiste à aller chez nous, à descendre en nous-mêmes  et à absorber tout ce que nous avons vécu, tout ce qui s’est passé. Une année complète qui s'achève ... Comme la nature et le règne animal qui nous entourent, cette période d'hibernation est nécessaire à nos membres fatigués et nos esprits alourdis.

Notre "culture" moderne enseigne au maximum, l'évitement de ce comportement en ce moment :  lumières, shopping,  consumérisme, surmenage, dépenses excessives, plats réconfortants et alcool.
Pourtant, la tendance naturelle à rejoindre l'intérieur - comme le font presque toutes les créatures dont l'ours, les loups, renards, lapins et autres animaux, quasi tous) est forte. Malgré tout,  le temps est amer : nombreux sont ceux qui pensent que Hiver est dur.  Et  pour ceux d'entre nous qui ne peuvent profiter des feux joyeux et ardent de réunions familiales, Hiver est  solitude et isolement. 

En réalité Hiver est une période agréable, Hiver est gentil. Cette période hivernale nous invite de façon douce à nous tourner  vers ce temps annuel de paix et de réflexion, vers notre moi intérieur. Cette période nous invite à embrasser  les ténèbres et à nous tourner vers le pardon. À accepter, ou à pardonner, les événements de cette année passée qui devient dernière.

L’hiver enlève les distractions, les bourdonnements. Il nous offre le temps idéal pour nous reposer et nous replier, foetus dans utérus symbole d'amour. Feu et lumière au sein de nos foyers.

Alors, juste au coin de la rue, la nouvelle année s'apprête à recommencer, et telle une graine plantée au plus profond de la terre, nous nous lèverons tous avec une énergie renouvelée pour danser à nouveau au soleil
La vie est un cadeau  

mercredi 19 décembre 2018

Bar le Panama - Rennes - 20 ans de contes, dés 20 h le 20 décembre 18


2004 Aux Champs-Libres sur le thème de la paresse















 Saint-Suliac
Bar Le Panama, décollage convivial
pour une sélection sur 20 ans

dimanche 2 décembre 2018

2018 Route du Rhum : hommage à #NilsBoyer

Route du Rhum 2018 Hommage conteur à #Nils Boyer et Thierry Besnier #LaRance
Un jeune marin, pris dans la course du rhum, affrontait les intempéries avec 
détermination. Le calme revenu, il se reposait. Parfois il lisait René Char, parfois les 
yeux mi-fermés mi-ouverts il se laissait aller sur les ailes d’un albatros et il imaginait.... la tour de #Solidor, les bords de #Rance, les contours de #SaintMalo... son arrivée à #PointeàPitre.
Il était une fois un royaume. Le roi, un brin guerrier, ne cessait de combattre les 
royaux voisins. Il les avait toujours combattus avec succès. Mais un jour la chance 
tourne. Son armée est décimée. Il va devoir se rendre. Inconcevable.Il décide de 
s’enfuir. Il emprunte un escalier dérobé. La crainte d’être rattrapé lui fait descendre 
les marches deux par deux. Ainsi passe-t-il à toute allure devant la porte entr’ouverte 
de l’’atelier du photographe attitré du royaume. Il remonte les quelques marches et 
découvre, sur un chevalet, une magnifique photo représentant son château, ses 
bosquets, ses buissons, son bord de mer. Mais la mer n’est pas photographiée en son 
entier. Il pense : “Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Longtemps bien longtemps après, ailleurs, bien ailleurs, le roi refait sa vie. Il redevient
roi. Il reconquiert un château. Il a enfant. Auquel il montre dès ses 3 ans, le chevalet, 
la photo le château, les couleurs, ses bosquets, ses buissons, son bord de mer. 
“Plus tard mon enfant, je retournerai dans mon pays j’irai voir mon château” dit-il  
tout en pensant “la mer n’est pas photographiée en son entier. Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Le temps a passé. Le roi est mort. Comme il m’arrivera, comme il arrivera à tout un 
chacun, lecteur ou pas. Le jeune prince chaque matin se penche sur le chevalet, la photographie, le château ses bosquets, ses buissons, son bord de mer. Et il se dit 
“Un jour j’irai voir le château de mon père” Comme le roi il pense 
“La mer n’est pas photographiée en son entier. Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Ce jour se présente enfin. Et c’est la déception : devant lui, sous ses yeux, le château, les bosquets, les buissons, le bord de mer sont bien moins beaux que sur la photo. Le jeune roi est en colère. Il fait appeler le photographe. Le temps n’a pas eu force sur son corps ni sur son visage. Le jeune prince lui fait comprendre son étonnement “T u m’as, par ta photo, complètement plongé dans l’erreur. Le château de mon père est moins beau que celui de ta photo. Pour cette erreur, pour cette illusion, je vais te tuer, mais avant, je veux que tu termines la photo, je veux que tu photographies la mer en son entier” Mais il pense “Peut-on photographier la mer en son entier ?”
Le photographe demande son ordinateur. Dans la grande salle du palais devant le 
jeune roi et tous ses amis, princes et princesses réunies, il réalise les corrections 
demandées. Mais au fur et à mesure où il peint la mer, la mer se met à déborder. 
De l’eau jusqu’au genou, il dessine un trimaran, de l’eau jusqu’aux hanches il dessine 
un mât immense, une voile blanche et il saute dans le trimaran. Il peint un vent à tout rompre et les voiles gonflées, sur la mer bleue en son entier, le photographe disparaît
à l’horizon de sa propre photographie.
La force des applaudissements ont réveillé le jeune marin à moitié aux trois quarts 
endormis. Àu milieu de la nuit, à l’horizon, brillent les lumières de #PointeàPitre
À ses côtés un bâtiment l’accompagne. Des voix amies l’interpellent et un flash 
l’éblouit. “Bravo Nils ! Un p’tit verre de #rhum ?”
(Bon d'accord c'est pas #QuercydesÎles, :j'suis un brin chauvine)
Je laisse là le jeune marin rieur: “Déjà ? Je croyais n’arriver que demain”  
Il a bien mérité fleurs, fruits frais, hourras et flashes de son photographe attitré,
au milieu de la nuit.
Précision : réécriture d’un conte entendu à #Rennes de la merveilleuse parole amicale et généreuse de Julos Beaucarne Julos Beaucarne Fondation

dimanche 25 novembre 2018

"La belle forêt de France" de @ChistianDÉCAMPS

Rien ne va plus dans la Belle forêt de France !... 
J'entends dire partout : "Nous sommes tous frênes" et pourtant j'ai entendu crier "les érables, dehors !"
Il y a longtemps que les hêtres ne sont plus frênes, qu'ils ne vont plus au bouleau avec autant de charme... Il faut dire que ces hêtres étaient peu pliés aux ordre, en particulier sur les chênes des six troènes, bien avant la conférence de la Haie.
...Alors, on fit venir des érables qui, paraît-il, sont plus durs de la feuille, mais qui sont quand-même des bois qui travaillent. On a mis les érables sur les chênes et petit à petit, on les vit derrière l'ébène à ordures, histoire d'ivoire plus clair !...
... Et le temps passa...
Les hêtres se retrouvèrent bien vite sans bouleau... ça on peut palmier ! Que faire ??? 
Il y avait bien des solutions. Que les érables rentrent chez eux ! ... mais c'est jamais facile de commander à des arbres que l'on a déraciné d'aller se faire enraciner ailleurs, surtout quand ils sont protégés par l'Office National des forêts parce qu'ils se sont bien reproduits.
... Malgré tout, plus d'un est reparti chez lui, un noeud dans le coeur, travailler dans d'autres branches...
Pendant ce temps-là, les hêtres pointaient au chômage pour se faire un peu de blé... D'autres préféraient les chiffonniers des maïs...  Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !
... Où est passé le temps quand, pendant la dernière guerre, ils étaient tous frênes devant l'ennemi tandis que des aigles entiers passaient au-dessus de leurs têtes  ?...
Hé oui, tout est bien compliqué dans cette Belle Forêt de France... Les hêtres reprochent aux érables d'être venus manger leurs pins... Mais laissons les conifères.. 





et qu'elles fassent bien c'qu'elles veulent. C'est sûrement  pour ça que l'épine dort sale !... Bien qu'au sud l'épine aide !
... Aussi, devant ce conflit permanent, beaucoup de hêtres, d'érables et d'autres se droguent... et c'est ainsi que l'on trouve les arbres à cames en tête de tous les sondages..;
Ah ! Si seulement la Belle Forêt de France, retrouvait tous ses charmes...  Les hêtres, les érables, les ifs, les ifs-érables redeviendraient tous frênes... On ouvrirait l'acajou aux oiseaux et personne ne serait plus jamais saule !
... Mais sera-ce possible tant qu'il y aura des ormes ...

Christian Descamps in  journal quartier #Rennes 
#LeRuisseauduBlosne