lundi 30 octobre 2017

Petite histoire de non-violence -Rennes- Landrel, "La Flamme et le Souffle, Mouvement de la Paix Bretagne

 Petite histoire de non-violence lors d’un vernissage à ciel ouvert dans un quartier rennais
Non-violence : un concept pas si facile à exploiter. 
Entrer au Mouvement de la Paix, quartier du Blosne, square de Galicie, c’est tout de
même rejoindre l'Histoire,
un historique et une opinion politique et accepter l'utilisation d'un comportement. 
Non violent par exemple. Et justement, à ce propos, un fait “divers” m’a beaucoup 
interrogée sur moi-même au début de l’été.
Le projet de Victor Cova Correa, conteur, sur un quartier voisin du Blosne. Si voisin,
que j’y ai retrouvé l'enfant avec lequel le fait divers s’était produit. Quand il m'aperçoit l'ahurissement se lit sur son visage. Il se questionne; Que va-t-elle dire ? Que faut-il 
que je fasse ?

Je m'approche. Lui parle. Lui demande de m'apprendre à dire "bonjour" ainsi qu'il le
fait avec ses copains. Je lui dis que d'un endroit à un autre on peut être différent et
qu'on peut décider d'être au mieux partout ailleurs. Depuis... ? Quand il me rencontre
sur son visage naît un sourire éblouissant auquel j'offre le mien.

Je l’ai retrouvé lors du vernissage de LA Fresque (par l'association
#LeSouffleetlaFlamme et ses partenaires) à la peinture de laquelle il a participé. Il y
avait des gâteaux, des bonbons, des boissons. Je servais, avec le conteur... 
tout en écoutant les musiciens





... lorsque trois enfants sont venus me demander .... des ciseaux.
Des ciseaux, ici ? Pourquoi faire ?
Pour couper un ballon !
Couper un ballon ? Pourquoi faire ?
Là, moment d’hésitation de tous, puis reprise de parole, maladroite, par l’un
des trois
“Pour faire une fronde”
Regards menaçants des deux autres envers celui qui vient de me répondre et
étonnement de ma part
“Une fronde ! avec un ballon ? Je vous reprends les ciseaux les enfants, 
une fronde, même avec un ballon, c’est une arme et à la Maison de la Paix, 
que vous côtoyez, vous le savez, les armes ne sont pas les bienvenues ! 
Vous êtes d’accord ?”
Ils ont tous hoché de la tête. Ils se sont éloignés. Un, brin dépité. Deux, mécontents.
Quelques instant plus tard, je raconte le petit événement. Une enfant écoute. Elle
s’immisce d’un air mi-grave-mi-rieur
“Ils l’ont quand même faite, la fronde, Lania !”
Naïve : “Ah bon ?”
“Hé oui " me répond-elle, rieuse”
Elle est délicieuse. Je lui ai donc expliqué ma façon de penser.
L’important était d’avoir posé un interdit. Le respecter, ou pas, leur appartenait.
Dans le second cas, s'il arrivait quelque chose, ils devraient assumer
la responsabilité de leur refus .

Fin de l'Instant
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