vendredi 6 juillet 2018

#Rennes #Cancale, en #IlleetVilaine, une p'tite bourriche d'#huîtres s'il vous plaît

Le temps n'est pas beau beau beau à se baigner
Nous sommes le 2 juillet.
T'en penses quoi de rejoindre Cancale ou la Guimaurais est à partir à 17 h ?
"Que du bien" répond-Elle, et ce sera Cancale.

Personne sur la route. Elle veille sur mes amendes "Tu es à 117 c'est à 110"La batterie se recharge.

Elle ne connaissait pas la descente par la côte.
Bingo ! Elle découvre et s'en réjouit : les couleurs, merveilleuses, du bleu clair à l'émeraude en passant par le céladon ; le Mont, là-bas tout là-bas au loin, tu peux te garer là ? Ah non, pas de parking, nous traversons Cancale étonnamment les parkings sont vides; Mais bon, normal, nous ne sommes que le 2 et c'est un mardi... Tu pourras marcher un peu ?
"Pas'prablème !"

Alors nous nous garons sur les hauts de Cancale là où il y a la statue qui me fait toujours penser  à Rio, et les belles maisons 1935-60, leurs niches en murs pour abriter des personnages Bretons ou Bretonnes en faïences vernissées et la descente sur le parc à huîtes.

Aux marchés aux huîtres, quelques stands sont encore ouverts.
Tout au bout, un grand jeune homme nous propose "un service ?" : nous commençons par deux huîtres, pour Elle, moi je n'en consomme pas ; elles me rendent malade.

Mais comme disait ma mère "Faut pas dire : fontaine je ne boirai pas de ton eau".
Un échantillon titille un désir d'y revenir. Nous y revenons : là, assiette pleine, citron, huîtres creuses et plates fines se fréquentent. Nous dégustons.
C'est ça le bien-être... non loin, tout prêt une mouette (goéland n'aurait pas rimé mieux avec "être") lorsque soudain... tout comme dans le conte de La Rose Bleue de Chine sur celle de l'Empereur, quelqu'un pose la main sur mon épaule. José m'interpelle ainsi d'un geste affectueux "ça vous dit un petit verre de vin blanc frais ?"
Un visage ouvert, une chevelure brune, des yeux rieurs et pétillants me font face... Auriez-vous refusé ? Moi pas.  Il s'excuse "Bon c'est un verre pour deux..." je pense c'est parfait, surtout que voilà le verre remplit à bord. Mais comment pourrait-t-on refuser ? J'adore cette spontanéité  dénuée de tout interprétation négative. Ahhh la belle histoire de Saad et Saadi, ou, traduction offerte par ma délicieuse amie Nora, de la Chance et la Joie.

Et suivront près de trois quart d'heure et voire, bien plus que davantage, d'un échange entre Étrangers Padissi. Français et Françaises mâtinés matinées d'origines Russe, Espagnoles, Polonaises et Ch'ti : pas banal et très intéressant. La parole est à l'honneur et les conseils  fusent de notre par à toutes deux : faut visiter Brocéliande : expositions, randonnées dans la belle forêt, miroir aux fées, arbre d'or, tombeau et fauteuil de Merlin et conteurs. Nous parlons quotidien aussi, travail, familles, secrets... tiens dans la foulée, à propos de secret, je conte à Isabelle l'histoire du roi March' et de son cheval Morvarch. On est si bien ensemble qu'on a presque du mal à nous séparer. Alors José et Isabelle, avez-vous suivis nos conseils ? Ou bien nous direz-vous ce qui vous a inspiré dans notre Ille et Vilaine si agréable et si belle.

Merci beaucoup à tous deux pour votre générosité et pour ce beau moment. Et allez savoir les doués de Douai car On ne l'oubliera pas cher José, c'est vrai, Onénénus... Onénénus alors à notre tour, un jour, là-bas dans votre Nord et... ! vive les Ch'ti
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